Journée sans Chocolat, jamais deux sans trois


Hey, psst, cette année aussi, la Journée sans Chocolat tombe le 12ème jour du mois suivant Pâques – c’est-à-dire demain 12 mai.

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Biscotti Al Cioccolato (Chocolate Biscuits), Umbria, Italy ( source)

Nul besoin de vous la présenter à nouveau, vous savez tous qu’il s’agit de tenir deux fois douze heures sans protéger nos artères contre l’athérosclérose… Bonne « JSC » à tous !

Grippe A : du catastrophisme à la modération


C’est bientôt la fin du monde. Préparez-vous à la nouvelle peste, nos 4 cas français confirmés de grippe dite porcine A/H1N1 ne font qu’annoncer des millions d’infections…

… C’est en effet ce que les ‘experts’ ont prédit :

« La situation est pandémique. [...] Lorsqu’il y a une pandémie, plus de la moitié de la population du monde est infectée. [...] Ce virus se propage très vite dans l’espèce humaine. On peut s’attendre à ce qu’il touche le monde entier très rapidement » (Pr. Patrick BERCHE, professeur de microbiologie, chef de service à l’hôpital Necker, le 29/04/2009 pour le Figaro)

Alors que le commun des mortels dévalise les pharmacies et fait ses réserves (ou pas), deux jours plus tard (le 01/05/2009), le même quotidien* annonce :

« Grippe : virus moins virulent que redouté. [...] Cette infection se comporte comme une grippe saisonnière, pas comme la pandémie de 1918 ou même de 1968, alors que la virulence de ce virus (A/H1N1) ne paraît pas extrêmement forte » ( brève le Figaro, 01/05/2009)

Cette brève ne sera pas dans les gros titres avant le 04/05/2009, où elle apparaît complétée de la sorte :

« «Lors de l’arrivée du virus de la grippe aviaire H5N1 il y a quelques années, nous avons beaucoup travaillé pour identifier les marqueurs de la pathogénicité du virus de la grippe, explique le professeur Bruno Lina, directeur du centre de référence de la grippe pour le sud de la France (Lyon). Cela nous permet de voir que le nouveau virus H1N1 ne dispose pas des équipements nécessaires pour être particulièrement virulent.» [...] Aux États-Unis, deuxième pays le plus touché, le directeur des centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Richard Besser, a estimé hier «encourageant de constater que ce virus n’avait pas l’air jusqu’à présent plus sévère qu’une souche de grippe saisonnière». » ( Le Figaro, 04/05/2009)

Le jour suivant, les médias nous expliquent les mesures possibles du niveau d’alerte pandémique 5B (en sachant que nous sommes en 5A depuis le 30/05/2009) :

Niveau 5 B et 6 : le virus se répand en France, l’état de pandémie est déclaré. [...] Les personnes indemnes sont incitées à porter des masques dans les lieux publics. Les mouvements de la population sont restreints : dans les zones les plus gravement touchées les transports en commun restent à quai, on incite les Français à faire des stocks de nourriture pour éviter les sorties trop fréquentes. Les établissements scolaires sont fermés sur tout le territoire, l’enseignement est assuré par vidéo, et les spectacles et les manifestations publiques sont annulés. Le travail à distance est développé. [...] L’Etat met éventuellement en place un contrôle des prix, a le pouvoir de réquisitionner les personnes, biens ou services. ( Le Figaro, 05/05/2009)

Bien que le virus ne soit « pas plus sévère qu’une souche de grippe saisonnière », nous sommes à deux pas du niveau maximal, dans lequel nous serons invités à rester chez nous et à faire des réserves de nourriture…

Pire encore, et c’est là le but de mon article, le gouvernement a ouvert le 30/04/2009 le site web « Pandémie grippale : Guide pratique de la vie quotidienne en cas de pandémie » qui explique ceci :

« Au plus fort de la pandémie, il faudra vous attendre à ce que certains bureaux et guichets soient fermés. De manière générale, ne vous y rendez qu’en cas d’absolue nécessité : vous limiterez ainsi les files d’attente, qui sont des lieux de propagation des virus. Avant de vous déplacer, téléphonez d’abord pour savoir si le bureau ou le guichet fonctionne et, le cas échéant, si votre problème ne peut être réglé à distance ou différé »

« Au restaurant et au café, il conviendra d’observer les règles mises en place par les établissements. Les tables seront plus espacées, ou bien le nombre de chaises à chaque table sera adapté, afin de respecter la distance de protection sanitaire de 2 mètres, nécessaire entre les personnes pour éviter au maximum la contagion.

« Les réunions, les rendez-vous physiques et, de manière générale, tout rassemblement qui génèrera une grande concentration humaine seront déconseillés, différés voire supprimés, au profit de solutions alternatives telles qu’Internet, échanges téléphoniques ou visioconférences. [...] Cependant, pour les réunions où chacun des participants doit être nécessairement présent, certaines dispositions devront être prises : [...] évitez une trop forte concentration humaine dans la salle de réunion en respectant une distance de protection sanitaire de 2 mètres entre les participants. A ce titre, enlever une chaise sur deux ou trois, dans la salle de réunion, pourra être une bonne initiative. »

« Comme il est difficile de savoir qui manquera à son poste, les entreprises et organismes ont intérêt à prévoir une polyvalence au sein de leurs personnels pour assurer les fonctions essentielles au maintien de leur activité. « 

Il y en a d’autres qu’il est intéressant de lire

Tandis que les médias reviennent sur l’importance du phénomène, le gouvernement met en place un site dédié à la vie quotidienne en cas de pandémie. Si ce n’est pas la grippe A/H1N1 qui nous tuera, il est vraisemblable que des épidémies de ce type se reproduiront dans le futur avec des conséquences plus graves. Certains vont jusqu’à dire que la guerre des tranchées est peu à peu remplacée par la guerre de l’information et par la guerre bactériologique ( souvenez-vous)…

* J’ai choisi les articles du Figaro pour de nombreuses raisons, une d’entre elles étant que les articles restent indéfiniment disponibles.

Coco avant Chanel : Amélie a bien changé


Difficile de rater l’affiche du film «  Coco avant Chanel« , visible sur tous les panneaux publicitaires de vos villes respectives… sauf dans le métro.

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Coco avant Chanel – Image du film

Et pourtant ! Est-ce vraiment l’image que nous avons d’Audrey Tautou ?

Audrey, c’est celle qui cultive un goût particulier pour les tout petits plaisirs : plonger la main au plus profond d’un sac de grains, briser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuillère, et faire des ricochets sur le canal Saint-Martin.

Audrey, c’est Amélie. Elle vit dans un monde imaginaire, sans personne avec qui partager son coeur gros comme ça. Désormais, au grand jour, elle répare les cafouillages et désordres de la vie des autres.

Audrey, c’est tout cela, et c’est bien plus encore. C’est celle qui nous a fait découvrir Paris, à nous autres jeunes provinciaux, c’est celle à laquelle on pense en montant les marches de Montmartre ou en passant près d’un photomaton à la Gare de l’Est.

Pour d’autres, Audrey, c’est aussi Mathilde ( Un long dimanche de fiançailles), ou même Marie ( Vénus Beauté (Institut)), mais non, vraiment, non, ce n’est pas Coco Chanel : je ne peux décidément me résoudre à voir Amélie fumer.

La cigarette de la photo m’éloigne peu à peu de mes rêves dans lesquels Amélie insuffle un peu de vie à un aveugle et énonce fièrement :

« Sans toi les émotions d’aujourd’hui ne seraient que la peau morte des émotions d’autrefois. »

L’histoire de l’Internet en vidéo


Pour savoir où nous en sommes aujourd’hui, et comment nous devrons évoluer demain, il faut savoir d’où nous venons. Imaginez-vous seulement à quel point l’histoire de l’Internet est liée aux évenements politiques de ces dernières années ?

Cette petite vidéo de l’allemand Melih Bilgil, particulièrement bien réalisée même si réservée aux anglophiles, vous en apprendra peut-être beaucoup sur l’origine des technologies actuelles et du réseau des réseaux. A voir en plein écran ! Via.

UPDATE : Une version traduite en français est désormais disponible.

Un condensé de minorités à la Nouvelle Star


Ce soir, en zappant, je suis tombé sur la Nouvelle Star 2009. Loin de moi l’idée de vous parler des talents de l’un ou des horreurs de l’autre, mais revenons tout de même le temps d’un billet sur quelques uns des profils retenus pour l’édition 2009. Voici ceux sur lesquels nous allons nous arrêter :

nouvellestar2009
Source images : site officiel

Chaque candidat cité ici représente un univers particulier, un public privilégié de la Nouvelle Star. Dans l’ordre, de haut en bas et de gauche à droite, nous avons :

Camélia Jordana, dite « Ugly Betty ».
Public cible : les jeunes filles mal dans leur peau qui s’identifient à une fille pas particulièrement jolie. Je suppose que c’est à cause de cela qu’ils ne lui ont pas encore changé ses lunettes.

Dalé, originaire du Rwanda.
Public cible : la communauté noire, africaine, les symathisants, etc. Et ceux qui aiment ceux qui chantent bien.

Mahdi, originaire de Casablanca, au Maroc.
Public cible : la communauté maghrebine française.

Soan, le premier de la seconde ligne, au look « rocker » à tendance gothique (mais je vais me faire frapper par les « vrais »)
Public cible : les jeunes mal dans leur peau qui s’identifient à cette image d’anti-conformisme.

Maria Paz, une jolie chilienne.
Public cible : les mâles.

Mélissa, camerounaise et algérienne, et très… heu… sensible ?
Public cible : les jeunes filles qui aiment la sensibilité et les larmes de Mélissa.

Thomas, le premier de la troisième ligne, gay et toujours accompagné de sa mère.
Public cible : les sympathisants gays qui apprécient le style « je suis gay et ça se voit à 2 kilomètres ». C’est heureusement loin d’être le cas de tous les gays.

Yoann, le « beau gosse ».
Public cible : les jeunes filles, représentées par celles qui crient très fort lors de ses passages.

Mickaël, « diplômé de musicologie », joueur de piano, de harpe, de flûte traversière et de guitare.
Public cible : le public mélomane qui pense que pour être chanteur, il faut tout de même un peu connaître la musique.

De la ménagère à la jeune adolescente, des populations gays aux communautés ethniques, il est difficile de croire que ce casting soit le résultat d’un pur hasard ou uniquement lié aux compétences intrinsèques des candidats ! Espérons qu’il nous sera possible de dépasser leurs différences d’origine ou de parcours pour nous concentrer uniquement sur leurs qualités artistiques.

Morphing animal : les animaux du futur ?


Les mises à jour sont un peu plus sporadiques en ce moment, de manière inversement proportionnelle à ma charge de travail professionnel. En attendant, permettez-moi de partager quelques liens avec vous…

morphinggrenouilleetcochon

Le Sun (UK) publie les résultats d’une compétition de morphing animal, qui a mené à des animaux tels que le Frogodile – une grenouille mêlée à un crocodile – ou encore le Frogpig (en photo ci-dessus).

Toutes ces images particulièrement réalistes ont été créées avec le logiciel d’édition Aviary – logique, lorsqu’on sait que c’est la société éditrice d’Aviary qui est à l’origine de ce concours. Les mieux réussies d’entre elles sont disponibles sur le site du Sun. A découvrir !

( Via)

Souriez, voici le pigeonnier roulant


Depuis des années, je cumule des S’Miles grâce au programme de fidélité de la SNCF. Chaque euro dépensé à la SNCF ramène 1.5 « S’Miles », l’équivalent roulant des « Miles » aériens (coût du S’Miles : 0.6€). J’ai récemment découvert qu’il était possible d’utiliser cette même carte dans les enseignes Monoprix, où 4 euros dépensés ramènent 1 S’Miles (coût du S’Miles : 4€).

Ces points peuvent être échangés contre des billets, des cartes ou des bons d’achats : la carte 12-25 coûte 49€ ou « 39€ + 1000 S’Miles », et un bon d’achat Monoprix de 10€ coûte 1000 S’Miles. Cela permet donc de positionner la valeur d’1 S’Miles à 0.01€

Chez Monoprix, 4€ dépensés rapportent ainsi 0.01€ : il vous faudra donc débourser 4000€ pour obtenir un bon d’achat de 10€. Pour illustrer, une famille ayant un panier moyen de 100€ par semaine (somme déjà élevée) cumulera à peine plus de 10€ par an.

Après le Club Total qui offre 5€ par an à ses clients fidèles, voici Monoprix qui offre moins de 3€ par an à un célibataire. Et dire que ça marche !

Et si on se mariait… au froid ?


Même si je n’ai pas passé mon enfance à rêver à mon mariage, il m’arrive d’y penser et de l’imaginer comme un moment exceptionnel, surprenant, unique et… différent.

Tenez, prenons par exemple l’église de Jukkasjärvi, en Suède, faite de glace et de neige, et reconstruite chaque hiver pour le plaisir de plus d’une centaine de couples par an.

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« Ice Church » ( source)

Quoi de plus agréable que la transparence de la glace, que la beauté du blanc, pour rompre avec les si traditionnelles cathédrales en pierre ou en briques ?

Et lorsqu’une charmante princesse m’aura donné son coeur, je lui proposerai à mon tour « d’échanger des voeux éternels dans une église éphémère ».

( Source)

Ma vie, mes oeuvres, mes droits


Imaginez la scène : dans le cadre d’un projet en entreprise, vous inventez quelque chose qui va tripler le chiffre d’affaires de votre boite. Qu’il s’agisse d’un développement, d’un article ou d’une simple idée, qui en est vraiment propriétaire ?

Je suis récemment tombé sur une histoire racontée par Joel Spolsky, et en voici le résumé :

Il y a quelques années, Joel a embauché un jeune développeur pour l’été. Au cours de son contrat, celui-ci est venu le voir en lui proposant de mettre en place un système de petites annonces d’emploi sur le site de l’entreprise « Joel on Software » pour laquelle tous deux travaillaient. Un mois plus tard, le module était en place sur ledit site. Deux ans sont passés, et ce projet à l’origine très simple leur a permis de gagner plus d’un million de dollars.

Leur problème a été le suivant : comment récompenser un employé pour une idée de ce type ? Est-ce « son boulot » de trouver de bonnes idées ? Doit-on le récompenser ? Comment quantifier les performances de ses employés dans des cas comme celui-ci, alors que seule une infime partie de leur travail est directement visible de leurs supérieurs ? Et si une récompense est donnée, comment éviter les guerres internes ?

Pour élargir le débat, je me suis longtemps demandé quelle part des idées des employés appartenait à l’entreprise, et quelle part pouvait librement être brevetée et réutilisée par les inventeurs eux-mêmes. La réponse est tout simplement dans le Code de la Propriété Intellectuelle.

Tout d’abord, les créations individuelles des salariés (logos, articles, logiciels, sites, …) :

  • Les créations sont la propriété des employés (ce qui semble étrange puisque l’employeur souhaite pouvoir les utiliser comme bon lui semble)
  • Deux cas particuliers sont à noter : les droits sur les articles journalistiques et sur les logiciels sont automatiquement cédés aux employeurs.
  • Les autres droits sur les créations doivent être cédés au cas par cas aux employeurs, après création : il n’est pas possible de céder a priori « toutes les oeuvres que l’employé créera » dans le futur.

Ensuite, les créations collectives des salariés (oeuvres créées par la contribution de plusieurs employés à l’initiative d’une personne physique ou morale) :

  • Dès qu’il n’est pas possible de déterminer un créateur unique pour une oeuvre (tel qu’un slogan publicitaire ou un guide touristique), l’employeur reçoit les droits d’auteur sans nécessiter de cession de droits.

Enfin, les inventions, qui se répartissent en trois catégories :

  • Les inventions de mission – lorsqu’inventer fait partie du job. Dans ce cas, l’invention appartient intégralement à l’employeur.
  • Les inventions hors mission attribuables : si celles-ci ont lieu dans le cours de l’execution des fonctions de l’employé ou dans le domaine d’activité de l’entreprise – voire même en utilisant les connaissances ou techniques acquises via l’entreprise – les inventions appartiennent à nouveau à l’employeur.
  • Les inventions hors mission non attribuables – les autres. Dans ce dernier cas, les inventions reviennent à l’employé.

Un droit assez complexe et pas toujours logique, mais bon à connaître !

(Remarque : pour être exact, l’attribution des droits à l’employeur permet tout de même à l’employé de conserver des droits moraux sur ses oeuvres : droit de divulgation, droit au respect de l’oeuvre, droit au respect du nom, droit de repentir ou de retrait. Ces paragraphes ont été simplifiés pour être synthétiques et compréhensibles ; pour plus de détails, vous reporter aux articles originaux)

Un diplôme presque en poche


Il est des courriers qu’on ne reçoit qu’une fois dans sa vie (surtout lorsqu’ils sont en exemplaires uniques mais envoyés en deux copies), qu’on plastifie à défaut de perforer, dont on n’aura plus besoin mais qu’on aura toujours rêvé d’avoir.

diplome-ingenieur

Il est des courriers qui marquent une étape, qui nous indiquent qu’une nouvelle vie nous attend. A défaut du vrai diplôme qui nécessitera une cérémonie plus officielle, celui-ci en fait partie.

Review : Slumdog Millionaire (fans, s’abstenir !)


Nous distinguons :

  • Les films que vous voulez absolument voir, et qu’en général vous appréciez parce que dans la lignée de ce que vous aimez ;
  • Les films qu’on vous propose de voir, qui sont souvent intéressants car les personnes qui vous les proposent vous connaissent ;
  • Les films que vous devez voir, parce que tout le monde en parle.

Pour moi Slumdog Millionaire est un cas typique de troisième catégorie : le thème me semblait un peu convenu et simpliste, et l’intrigue ne m’a pas attiré outre mesure. Au vu des critiques du public, j’ai profité d’un vendredi soir de plein hiver pour me remettre à niveau.

Preuve que ma première intuition n’est pas tellement mauvaise, je sors effectivement ennuyé, déçu, et étonné du retentissement médiatique autour d’un film tellement cliché et prévisible.

Prévisible, tout d’abord, parce qu’il est évident qu’il va gagner l’émission de télévision à la fin et retrouver sa dulcinée, parce que la question finale est annoncée dès la douzième minute, parce qu’il n’y a aucune intrique, aucun fil rouge, et rien qu’une suite d’anecdotes rapidement pénibles. J’irais jusqu’à dire lassant, par le rythme très convenu : question / anecdote de sa vie pour répondre à la question / autre question / autre anecdote.

Tout sauf réaliste, ensuite par l’enchaînement des questions qui tombent pile dans le même ordre que les événements de sa vie, qui sont tellement simples que n’importe qui pourrait gagner tous ces millions (les indiens seraient-ils si peu cultivés ?). Peu réaliste par l’avancée sociale des deux enfants en quelques années (passant des bidonvilles aux lunettes de soleil et au téléphone portable), par toutes ces coincidences qui résolvent tous les problèmes sans réelle raison. Même les films fantastiques sont plus cohérents.

Particulièrement dégradant et – disons-le franchement – assez dégeulasse : dans la première scène, un enfant saute dans une mare de déjections pour obtenir un autographe ; plus loin, un autre est aveuglé sous nos yeux : le nombre de scènes affreuses de ce type est constant et consternant du début à la fin du film.

Assez mal réalisé, enfin : je passe sur les dizaines d’erreurs et d’anachronismes dans ce film, pour m’arrêter sur ces points précis et particulièrement importants :

  • « Qui veut gagner des millions » n’est jamais en live, mais systématiquement enregistré pour ne pas biaiser l’appel à un ami, ce qui rend caduque la trame de base du film ;
  • Enfant, ledit millionnaire parle uniquement Hindi, et de mémoire uniquement anglais adulte. La raison ? Les acteurs jouant les enfants en question ne parlent pas anglais. Rien de plus. Quelle cohérence !

Moi qui ai l’habitude de faire des reviews positives sur les films d’animation, décalés, drôles, féériques et même – chose étonnante – sur quelques comédies romantiques françaises, j’espère ne pas m’attirer les foudres des amoureux inconditionnels de ce film ou de Danny Boyle, que, soit dit en passant, je n’ai pas non plus apprécié dans Sunshine.

Musique : Gaëlle Vignaux : profitez-en avant qu’elle ne devienne célèbre


- Et si on se faisait un concert ?
- Heu, oui, tu me proposes quoi ?
- Attends je regarde… Tiens, j’ai trouvé Gaëlle Vignaux, ça te dit ?

Imaginez cinq cent pages de concerts sur Paris. De tous ces concerts, une seule ligne concernait Gaëlle Vignaux et malgré tout, nos yeux se sont arrêtés sur la pochette de son album. Malgré tout, nous l’avons écoutée chanter, nous avons cru en elle, et nous sommes partis à sa découverte à l’Espace Christian Dente dans le 11ème.

gaelle-vignaux[ Source image]

En sortant, nous n’avons pas hésité une seconde à acheter son album. Bien que faisant globalement partie de cette « nouvelle scène française », Gaëlle sort du lot par ses chansons amusantes, légères bien pensées et bien écrites. Il n’est pas question ici de défendre pour la énième fois des causes acquises, mais plutôt de (ra)conter sa vie, ses émotions et ses rêves sur un ton enjoué et entraînant.

La salle fut très intimiste, mais en contrepartie l’enchaînement des chansons était particulièrement travaillé. A défaut d’une vidéo du concert ou d’un clip, je vous fais tout de même profiter d’une de ses chansons, et vous renvoie absolument vers son site pour écouter six titres, et son myspace pour quelques autres.

Medium: MP3
Link: MP3
[Extrait provenant de son site]

Et si Internet fermait la nuit…


Les cinémas UGC ont trouvé la bonne solution pour réduire leurs frais liés à l’informatique et à tous ces trucs compliqués. Au lieu de mettre en place des pages et des pages permettant d’effectuer une réservation en ligne, de contrôler votre numéro de CB ou de carte UGC, et bien sûr de vous renseigner sur les films à l’affiche, UGC innove et propose : un site web fonctionnant uniquement avec des humains. Chez UGC, toutes les commandes sont vérifiées, entrées, validées par des humains, et qui sait, peut-être même que des humains pédalent pour alimenter leurs serveurs.

En effet, il n’y a rien d’autre qui puisse expliquer un message d’erreur de ce type vers 0h20 :

Le service UGC Prompto est disponible tous les jours de 8h à 23h.

Tant pis pour les noctambules qui veulent prévoir leur samedi !

Support Samsung : vite OU bien


Au début, je me suis dit : et si j’écrivais un article positif au sujet du service après-vente de Samsung ?

Oui, parce que j’ai acheté un très joli lecteur MP3/MP4 Samsung YP-T10 le 14 juillet 2008 – ça ne s’invente pas, n’en déplaise aux défendeurs des jours fériés chômés – qui est récemment tombé en panne. Symptômes : plante à chaque démarrage, et impossible de le connecter au PC pour le formater.

J’ai alors contacté le support Samsung par mail : surprise, ils répondent (vraiment) en moins d’un jour ouvré, avec une vraie réponse humaine et personnalisée et pas un mail préécrit. La solution est pourtant très générique : envoyer le baladeur au SAV par courrier. Un contact téléphonique plus tard, un monsieur me précise qu’« il est aussi possible de le déposer à un des deux centres Samsung de Paris » qui sont « ouverts du lundi au vendredi de 10h à 18h ». Avec des horaires comme ça, l’avantage est qu’il n’est même pas nécessaire de réellement ouvrir le centre : il est bien probable que personne n’ait jamais eu la possibilité d’y aller.

Et le monsieur d’insister : « mais vous pouvez envoyer n’importe qui déposer votre appareil à votre place ». Il est vrai que je connais des centaines de chômeurs qui n’ont rien de mieux à faire que de traverser Paris pour savoir si le mythique centre Samsung existe vraiment. Pour cette fois, le courrier conviendra.

Ainsi, je me retrouve à patienter un samedi matin à la Poste des environs pour envoyer mon lecteur. Une petite lettre, l’adresse, la facture : tout y est, il ne manque qu’une grosse enveloppe à bulles. La conversation avec le personnel est mythique.

(La dame) – Vous voulez envoyer le « téléphone », hein ? Mais il fonctionne ?
(Moi) – Non, justement, c’est pour ça que je l’envoie au support.
(La dame, dans un éclair de génie) – Dans ce cas là, pas besoin de protection, on s’en fiche qu’il soit secoué !

Quelques jours plus tard, l’objet est de retour, comme neuf. Je réfléchissais déjà à l’article édifiant sur le support Samsung, sur son e-mail de prise en charge, sur sa page de suivi en ligne, sur son support en moins d’une semaine, aller-retour du colis inclus, sur son petit mot envoyé avec le colis, d’ailleurs enveloppé dans du papier à bulles. L’appareil connecté, je le charge de musique et de podcasts, mais surprise : il n’accepte plus les fichiers protégés par DRM que me fournit n9ufmusic. Quelques minutes plus tard, je découvre que sa capacité est passée de 4 à 2 gigas octets et qu’en passant, ma facture originale ne m’a pas été retournée : ennuyeux.

Le lendemain matin, me revoici à la même Poste, avec le même colis, à destination de la même adresse et en ayant pris soin de recycler le papier bullé de Samsung.

Samedi dernier, 9h29, un imbécile sonne sans relâche à ma porte jusqu’à ce que je me réveille, me lève et lui ouvre avec en tête une bonne conception des insultes qu’il aurait méritées.

(L’imbécile en question) – Mais m’sieur, y’a marqué ‘à livrer impérativement avant midi’ !

Mon Samsung a finalement retrouvé ses 4 gigas mais ne lit toujours pas les DRM : le firmware – le logiciel interne du lecteur – installé par le support est mauvais. C’est un firmware « MSC » qui ne supporte pas les fichiers protégés, mais qui ne laisse installer que des firmwares de même nature.

Plutôt que de renvoyer l’appareil pour une troisième fois à mes frais, un petit tour de l’Internet m’aura permis de découvrir une technique assez méconnue permettant de forcer le lecteur à installer le firmware de mon choix – à savoir un firmware « MTP » qui supporte les fichiers protégés.

Problème résolu en 2 semaines et 30mn.

Une histoire de chasse-neige


Maintenant que vous êtes bien au chaud et que votre dure journée sous la neige est achevée, découvrez l’origine du chasse-neige en quelques lignes.

Le premier modèle de chasse-neige à destination de la route est apparu en 1862 dans le Wisconsin. Il était constitué d’ une charrue en bois tirée par des chevaux.

Le chasse-neige sur rails a pour sa part été inventé en 1869 par J.W. Elliot, dentiste à Toronto au Canada, mais n’a pas été construit avant l’année 1883.

Le blizzard de 1888, qui a amené plus d’un mètre de neige au Nord-Est des États-Unis, a forcé les inventeurs à motoriser les chasse-neige en pleine période de développement de l’automobile. Les premiers chasse-neige montés sur des camions sont apparus en 1913, et les voitures ont même été équipées de chasse-neige en 1923 sur une idée norvégienne de Hans et Even Overaasen.

Le Missouri a ensuite inventé le TowPlow, modèle très particulier de chasse-neige inspiré d’équipements de la ferme que je vous laisse découvrir.

Et plus de cent ans après les premiers chasse-neige, la ville de Paris n’a toujours pas découvert leur existence…

(Sources : 1, 2, 3)

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