Archives sorties
Un 11 septembre mémorable
Il est des spectacles qu’on commente, dont on parle, qu’on a aimé, mais qu’on oubliera vite.
Il en est d’autres qu’on vit, dans d’immenses salles telles que le Stade de France, entouré de visiteurs de tous horizons et de tous milieux, qui ne s’expliquent pas, qui ne se racontent pas, mais qui resteront longtemps dans nos têtes.
Ceux pour lesquels l’ambiance est étonnante mais où les décors le sont encore plus.
Ceux qui savent nous émouvoir, nous donner envie d’y retourner voire nous font oublier tout le reste.
Et il est des artistes qui sont aimés ou détestés, voire un peu vite catégorisés, mais qui sont surprenants une fois sur scène.
Link: www.youtube.com
Review : Up! – Là-Haut
Après Ratatouille et Wall-E, il était difficile d’imaginer trouver meilleur scénario. Et pourtant, Up! (Là-Haut) se place à un tout autre niveau (oui – beaucoup plus haut, jusque là c’est normal)
![pixar_up-8[1] pixar_up-8[1]](http://alvin.virtual-positiveness.com/wp-content/uploads/2009/08/pixar_up-81-300x194.jpg)
Up! (
Source)
On y retrouve bien sûr les éléments récurrents Pixar : par exemple, « l’action principale est centrée sur la rencontre entre deux personnages ou deux groupes a priori très différents » – ici Carl, le vieil homme qui veut accomplir son rêve de voyages, et Russell, l’enfant scout qui se retrouve piégé avec Carl.
Mais plus qu’un énième film d’animation simplement « drôle » à la DreamWorks (Madagascar, Kung Fu Panda, Shrek, Bee Movie), ce Disney-Pixar restera probablement dans les archives pour son côté tendre et parfois triste, à la limite du moralisateur, et surtout très émouvant : imaginez-vous versant une larme devant un Pixar !
Certes, la naiveté de Russell fait sourire, certes, le Dabou est exceptionnellement amusant, mais ce film pour enfants est avant tout destiné aux adultes, et c’est probablement à ce niveau-là que Pixar surpasse largement la concurrence.
![pixar_up[1] pixar_up[1]](http://alvin.virtual-positiveness.com/wp-content/uploads/2009/08/pixar_up1-300x167.jpg)
Up! (
Source)
Alors, pour apprécier « Up! », faites comme moi : évitez Charles Aznavour pour plutôt profiter des voix originales d’Edward Asner, de Jordan Nagai et de Bob Peterson, proscrivez toute bande annonce pour ne pas vous gâcher le plaisir – comme souvent, une bonne partie de l’intrigue y est révélée – et sautez vite sur la bande originale de Michael Giacchino, un habitué de la maison Pixar.
D’ailleurs, ne cherchez pas de livre nommé « Up! » puisqu’il s’agit enfin d’un film qui n’est pas adapté d’un bouquin !
Musique : Gaëlle Vignaux : profitez-en avant qu’elle ne devienne célèbre
- Et si on se faisait un concert ?
- Heu, oui, tu me proposes quoi ?
- Attends je regarde… Tiens, j’ai trouvé Gaëlle Vignaux, ça te dit ?
Imaginez cinq cent pages de concerts sur Paris. De tous ces concerts, une seule ligne concernait Gaëlle Vignaux et malgré tout, nos yeux se sont arrêtés sur la pochette de son album. Malgré tout, nous l’avons écoutée chanter, nous avons cru en elle, et nous sommes partis à sa découverte à l’Espace Christian Dente dans le 11ème.
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Source image]
En sortant, nous n’avons pas hésité une seconde à acheter son album. Bien que faisant globalement partie de cette « nouvelle scène française », Gaëlle sort du lot par ses chansons amusantes, légères bien pensées et bien écrites. Il n’est pas question ici de défendre pour la énième fois des causes acquises, mais plutôt de (ra)conter sa vie, ses émotions et ses rêves sur un ton enjoué et entraînant.
La salle fut très intimiste, mais en contrepartie l’enchaînement des chansons était particulièrement travaillé. A défaut d’une vidéo du concert ou d’un clip, je vous fais tout de même profiter d’une de ses chansons, et vous renvoie absolument vers son site pour écouter six titres, et son myspace pour quelques autres.
Link: MP3
[Extrait provenant de son site]
Téléthon 2008 : de Paris à Bagnères-de- Bigorre
Le téléthon, c’est des manifestations dans la rue, c’est quelques dizaines d’heures de direct pour inciter au don, mais c’est aussi des centaines de bénévoles derrière le téléphone pour répondre aux appels au 3637 et prendre les promesses de don.

Hôtel de Ville de Paris illuminé – Image routard.com
Comme l’an dernier, les équipes du téléthon ont installé un plateau téléphonique à l’Hôtel de Ville de Paris où les téléopérateurs se sont relayés du vendredi au samedi soir. Les bénévoles sont répartis comme suit :
- La majorité d’entre eux répond au téléphone et inscrit les adresses des appelants et les montants des promesses sur des enveloppes ;
- Les plus jeunes (7 à 15 ans) amènent des enveloppes vides aux opérateurs et repartent avec les pleines en direction du déliassage ;
- Quelques personnes sont chargées de retirer le premier feuillet de l’enveloppe et de vérifier que tout est rempli correctement. Ce feuillet part vers la compta ; le reste de l’enveloppe part à la poste ;
- L’équipe postale répartit les enveloppes par département ;
- Le service comptabilité confirme les dons les plus élevés et envoie les statistiques au central pour diffusion télé ;
- La caféteria restaure les bénévoles, et leur permet de prendre une pause souvent méritée ;
- Et bien sûr, l’accueil distribue les badges et répartit les opérateurs.
Après quelques années pour ma part à oeuvrer pour le téléthon, les perles continuent d’affluer, de la grand-mère de Bagnères-de-Bigorre à celle qui s’excuse de ne donner « que 50 euros ». Une expérience unique dans un cadre prestigieux, à découvrir dès le téléthon 2009 !
Disneyland Paris : « It’s a Small World »
Disneyland Paris. Sans y être allé, tout le monde connaît le parc – les parcs, en réalité – et imagine l’ambiance qu’il est possible d’y trouver.
S’il m’avait fallu décrire le parc en plusieurs mots, j’aurais dit :
- Univers et féérie Disney : et c’est en fait dans la partie du parc du nom de Fantasyland que les petits s’émerveillent devant les grands classiques disney, de la Belle et la Bête à Enchanted / Il était une fois, à travers des voyages en bâteau, en train, ou en charriot. C’est la partie qui fait le plus Disney, et on regrettera tout de même le peu de personnages du monde Disney qui se promènent dans les rues du parc. Il y a tout de même eu la charmante Mary Poppins et une ou l’autre Minnie.
- Attractions : parce que Disney est un parc d’attractions, finalement. Le nombre d’attractions « à sensations » est cependant très limité, le parc jouant plus sur le point précédent que sur celui-ci. Ceux qui recherchent une fête foraine devraient plutôt se tourner vers le parc Astérix non loin de là. Cette remarque faite, le Space Mountain 2 est tout de même assez violent, autant à la montée (c’est le but) qu’en descente (dans le noir total). On évitera d’y faire entrer les femmes enceintes !
- Etats-Unis : Walt Disney est un américain d’origine irlandaise. Dès lors, Walt Disney et Disneyland font penser aux USA, avec des parcs de taille démesurée… mais follement semblables à Disneyland Paris. Le parc est très américainisé : tous les noms sont en anglais (et la rue principale est nommée « Main Street U.S.A« , tout simplement), tous les dialogues sont en anglais et les attractions sont les répliques miniatures de leurs grandes soeurs américaines. Il est étonnant de voir que certains spectacles, dont celui de clôture, soient essentiellement en anglais avec quelques rares mots de français, probablement dû à la part importante de touristes étrangers en visite à Disneyland. Une manière ou une autre de découvrir une petite partie de l’Amérique !
- Le Château : comment passer à côté du château de la belle au bois dormant de 45m de haut ? Il y a de quoi en profiter avec les feux d’artifice et illuminations clôturant la soirée.
Ce qui a terminé notre journée (avant les feux) reste tout de même l’attraction It’s a Small World, qui est un parcours en barque à travers un nombre impressionnant de tableaux, représentant tous les continents, et où tous les personnages chantent la même chanson, aux variantes régionales près. Dix minutes de joie, de chants entêtants qui restent longtemps, longtemps, longtemps, et de bonne humeur : c’est ce qui rend cette attraction si prenante et qui donne envie de la refaire. Mais une petite vidéo vous l’expliquera mieux que moi…
Link: www.youtube.com
Le plus drôle dans l’histoire : « It’s a Small World » est présenté par France Télécom ( la preuve en images !). Quoi de plus logique quand l’attraction sponsorisée reprend les thèmes de l’ouverture vers le monde, de l’égalité, de la communication instantanée et joyeuse, et de l’échange inter-culturel ? ( ça me dit quelque chose…)
Comme quoi, il est même possible de penser à sa boite en plein week-end à Disneyland Paris…
Un feu d’artifice à un euro (par personne)
Le feu d’artifice du 14 Juillet 2008 à Paris, au Trocadéro, à deux pas de la Tour Eiffel ( ça me dit quelque chose), tout le monde en a entendu parler, au moins à la télé, mais… ça se chiffre à combien tout ça ?
Pour le fun, quelques chiffres :
- 600 000 personnes y ont assisté ;
- 550 000 eur de budget pour le feu d’artifice ;
- 50 techniciens mobilisés ;
- 150 mètres de montée avant d’exploser ;
- 150 autres mètres de montée après l’explosion ;
- 3 tonnes de poudre !
… Et aussi 2h de route pour faire une vingtaine de stations à la fin du feu. Mais quand on regarde les images, quand on pense à la réalisation son et lumière, aux airs d’opéra, aux illuminations du Trocadéro, on s’en voudrait de le manquer. ( Source données chiffrées)
Musique : Colbie Caillat à l’Alhambra
D’accord, elle a commencé un peu tard. D’accord, le staff n’a pas été fichu d’expliquer au public qu’il y aurait un retard (d’une heure !), et s’est encore moins excusé.
Mais au final, Colbie Caillat (avec un « t » à la fin qui ne se prononce pas, Nagui !), c’est tout de même une charmante voix californienne et des paroles bien agréables, pour un public plutôt féminin et jeune. Il est étonnant, d’ailleurs, de voir à quel point elle est connue, à quel point les spectateurs l’accompagnent pour chanter ses chansons « non-single », même s’ils ne parlent pas un mot d’anglais. En bref, c’est une artiste dont on aime plusieurs titres, et pas seulement ceux qui passent à la radio.
Le concert était un peu intimiste, sans
décors impressionnants, en contraste avec ses chansons qui font voyager les spectateurs de thème en thème.
Au final, on y retrouve les classiques des petites salles, à savoir :
- La possibilité de voir l’artiste. Vraiment. Sans jumelles.
- Le staff qui monte sur scène même pendant le concert, qui fait les installations sans rideau à l’entracte, qui règle la batterie trois fois plus fort que le micro de la chanteuse. Pas très grave, mais pas très pro.
- Les projecteurs mal reglés placés par terre, derrière l’artiste, pointés sur les yeux des spectateurs. Pratique.
- Une partie du public qui ne comprend toujours pas qu’ un flash ne fonctionne pas au dessus de quelques mètres, et qu’il est totalement inutile de gener tous les spectateurs pendant 1h30 histoire de montrer qu’on a un appareil photo. En général, d’ailleurs, les appareils sont à peine tolérés, si ce n’est interdits, et la discrétion est de mise.
Et pour ceux qui auraient manqué le concert, une session de rattrapage sera bientôt disponible par-là pour Septembre, en attendant son album est en écoute, UPDATE 2008-07-01: et quelques vidéos de la soirée sont aussi en ligne !
Musique : Elodie Ruillier, Magique !
Hier soir, vous avez loupé Elodie Ruillier sur la scène du Magique à Paris.
Elodie Ruillier, c’est une interprète à la voix douce et puissante, aux chansons encore inconnues mais déjà entraînantes. C’est une dizaine d’années dans le domaine – et encore très peu de reconnaissance pour son travail.
Elodie Ruillier, c’est une auteure-compositeure qui a écrit toutes ses chansons, dans un style pop-jazz très actuel et très frais, sur des thématiques variées même si pas forcément engagées.
Et cette soirée très très privée (une bonne dizaine de personnes dans une pièce d’une vingtaine de mètres carrés tout au plus), c’était l’occasion de discuter avec elle, de se faire dédicacer un bout de papier à défaut d’un album (qui sort cet été), en bref : d’en profiter avant qu’elle ne soit connue et inaccessible.

Intéressés ?
- Son myspace (six titres en écoute)
- Son site web
- Sa page deezer (album quatre titres en écoute)
Review : Modern Love
Modern Love. Juste à lire le titre – et un peu à voir les affiches, on s’attend à une histoire d’amour comme les autres, qui se passe comme dans les films, et où tout finit bien, forcément.
Mais Modern Love c’est surtout une belle comédie à prendre à un degré largement supérieur, parsemée de touches d’humour pile lorsque les scènes auraient pu devenir lourdes et ennuyeuses – et qui peut finalement autant intéresser les hommes, pourtant très peu réputés fleure bleue et eau de rose, que les filles toutes douces douées pour la vie à deux.
Trois histoires en parallèle : deux sont réelles et déchirantes, une est un film… dans le film, avec ses coups de foudre et ses chevaliers qui changent la donne quand tout semble perdu. Les personnages principaux, Eric et Elsa, ont une vision très précise de leur idéal – et leur voeu est exaucé… mais la vie est toujours plus belle en rêve qu’en réalité.
Dans le film, simple et structuré, c’est Alexandra Lamy et Stéphane Rousseau qui s’y collent – ou l’improbable rencontre entre une artiste peintre et le directeur du magazine Modern, séducteur et éternel célibataire. C’est une comédie musicale aux chansons simples mais bien pensées, et pour lesquelles ils s’en sortent plutôt bien, alors qu’ils ne sont à l’origine pas vraiment chanteurs.
Et pour la partie vraie vie, on notera les performances de Bérénice Bejo qui fait un peu penser à Eva Mendes sur son appropriation du rôle – simple et touchante, mais aussi très déterminée.
En plus du second degré qui nous fait rire (ou sourire) de la première à la dernière seconde, en plus de la partie comédie musicale qui nous fait garder les chansons en tête longtemps après la séance, le film en profite pour faire le tour des clichés du genre (visiblement, les hétéros ne sont pas romantiques !) sans tomber dans le kitsch-années-50.
Un film reposant, idéal après une longue semaine de travail !
Bande annonce (attention, révèle une partie de l’histoire…)
Café de la Danse : Keren Ann illumine la scène
Keren Ann est néérlandaise, née en Israël, habitante des États-Unis et francophone : comme prévu, son concert a été très eclectique, alternant agréablement chanson douce et chanson rock au Café de la Danse.
Au niveau de la salle, on regrettera l’amateurisme de l’organisation : problèmes sonores répétés, « oublis » d’objets sur la scène, travail pendant l’entracte sans fermer le rideau, luminosité à revoir, accueil plutôt moyen… En arrivant à 19h30 (pour 20h), la porte est fermée : est-ce bien ici l’entrée ? « Ha, heu, oui ». Le lieu est caché dans des petites ruelles mais il reste difficile de se perdre : ils sont à deux pas du métro et en centre-est de Paris.
En ce qui concerne le concert, on est bien sûr loin d’une grande mise en scène : une batterie, une basse, quelques guitares, et un piédestal au milieu, mais au final cela met en valeur un caractère plutôt intimiste dans une petite salle où, avouons-le, il est possible de voir l’artiste sans jumelles, puisqu’il est à moins de cinq mètres de soi.
Keren Ann reprend quelques titres classiques qui ont fait son succès, chante même ce que le public lui demande () – en particulier les pistes de son dernier album en anglais, et invite Dayna Kurtz en première partie – qui ne s’en sort plutôt pas mal !
Le plus mémorable reste encore le final, dans le noir complet, pour une ultime chanson en acoustique, juste avant le retour dans la vie réelle.
Review: Enchanted / Il Etait Une Fois
« Il Etait Une Fois » un monde féérique de dessin-animé, où tout va bien comme dans un conte. Et à côté, la vie réelle, qui n’a rien de magique, entre le boulot et les ennuis.

Et il y a cette princesse, envoyée dans la vie réelle par l’abominable belle-mère (toujours elle !), que son prince charmant va tenter de récupérer. Mais la vie est un monde où tout ne finit pas toujours bien, où ils ne vécurent pas forcément heureux et surtout n’eurent pas beaucoup d’enfants (mais ça, c’est pas grave).
Et pour lui expliquer la dure réalité, quoi de mieux qu’un homme seul, père d’une petite fille, et qui est tout simplement avocat spécialisé en divorces ?
Un conte plein de magie et de candeur, d’humour élaboré et jamais trash, de douceur et de beauté, où le manichéisme des fairy tales s’accompagne d’animaux qui parlent, de pommes empoisonnées, avec une touche de Cendrillon. Les références ne manquent pas de faire rire une salle pleine, jusqu’aux applaudissements en plein milieu de séance et à trois reprises… (!) Une manière comme une autre de remercier les producteurs d’un film prévisible mais complètement différent d’un simple dessin animé, où tout le jeu est fait sur cette différence entre le conte et la vie.
Amy Adams est tout simplement charmante – et d’autant plus dans sa version réelle – mais la fille de l’avocat est encore le plus beau lien entre les deux mondes : une petite que l’on ne veut (ou sait) pas trop laisser rêver, à qui on aimerait conserver les pieds sur Terre sans lui donner d’illusions trop grandes, et à qui il manque une mère qui lui raconterait des histoires. On notera la présence de la sublime Julie Andrews en narratrice pour la version originale, qui n’est autre que… Mary Poppins !
Zénith : Totem Tour à la Rue de la Paix
Zazie en concert au Zénith, pour une date supplémentaire exceptionnelle, ça ne se loupe pas. Petite compilation de ce que vous avez raté… (la vidéo date d’un concert de juin, appartenant à la même tournée)
Un concert…
C’est une ambiance : 5830 personnes assises et un bon nombre debout dans la fosse, qui n’attendent que l’arrivée de leur idole, et qui partagent leur bonne humeur tout au long de la soirée.. ça s’entend !
C’est une artiste : proche du public, Zazie fait sourire, amuse, intéresse, et varie les styles. Loin de la chanson douce habituelle comme dans ses albums, Zazie s’ose aux versions plus ‘rock’ de ses titres, qu’elle compose généralement elle-même ; s’ose à la guitare et au piano ; alterne les genres et les rythmes. Elle profite du concert pour mettre en exergue son engagement et sa prise de position dans les chansons, ne serait-ce qu’en faisant chanter à la salle « Tout le monde il est beau… Quitte à faire de la peine à Jean-Marie« .
Si son dernier album peut moins plaire au public que les précédents, le concert redonne un second souffle à l’album en en présentant quelques titres phares.
C’est un autre artiste : les premières parties – une demi-heure de show – présentent des artistes plus ou moins intéressants… Ici, c’était une copie de Bénabar sans la voix et sans le charme.
C’est encore d’autres artistes : invités exceptionnels de passage à Paris, Diam’s (!) pour la chanson J’étais Là (pas trop mal, au final) et, comme s’il n’y en avait pas eu assez jusque là, une fermeture de rideau sur Calogero (!) pour Le Saut de l’Ange, composé par lui-même et… Zazie. Petite pensée pour Christophe Willem de qui elle reprend le titre Jacques a dit – également écrit par ses soins.
C’est une scène: une scène qui s’illumine peu à peu chanson après chanson, du noir à la lumière – des totems lumineux derrière elle, à l’écran géant qui recouvre tout l’arrière de la scène. Chaque chanson amène ainsi des émotions différentes à travers une couleur spécifique. Impressionnant !

Mais un concert, c’est aussi la fin, lorsque l’artiste retourne vers les coulisses, lorsque le public, encore retourné de tout ce qu’il a vécu, tente de rentrer chez lui en transports en commun, et retombe sur Terre au moment de constater que les arrêts de bus proches du Zénith sont fermés les soirs de concert pour cause de trafic trop important…
Recette : Salon du Chocolat
Recette du Salon au Chocolat
Pour 3 personnes
Temps de cuisson : trois quatre jours par salon

Ingrédients :
- Un hall de Paris Expo, porte de Versailles
- Des dizaines d’exposants dans les domaines du chocolat, des biscuits, de la confiture
- Trois louches de dégustations de spécialités tout au long de la journée, comme la confiture au chocolat ou le saucisson au chocolat
- Quelques expositions de robes et de fontaines au chocolat
- Plusieurs conférences et concerts
- Quelques touches de réalisations en direct d’objets en chocolat
Recette automnale (à éviter en plein été sauf en Alaska), qui a déjà fait le tour du monde, de New-York à Tokyo, le Salon au Chocolat fera plaisir à vos invités tout comme aux professionnels du domaine. Bonne idée de cadeau pour Noël, un Salon remplacera avantageusement un Marché de Noël, dans la mesure où vos connaissances apprécient le chocolat.
Disponible à plusieurs saveurs, du pur chocolat au nougat Pomme-Canelle, le Salon est aussi intéressant visuellement qu’en dégustation, mais attention à l’indigestion !
Bernard Werber: un électron libre
Auteur des Fourmis, des Thanatonautes, et jusqu’à l’Ultime Secret, Bernard Werber tente, sans pour autant prétendre savoir, de nous amener à réfléchir. Vaste projet.
L’histoire de l’électron est encore celle qui le résume le mieux : ouvrir des pistes, lancer des idées, poser des questions, à travers métaphores romanesques et articles pseudo-encyclopédiques. Peut-on avoir la prétention de tout savoir sur la vie humaine ?

Mais au final, Bernard, c’est aussi un homme plein d’humour, qui pense à son public, qui n’écrit pas dans un but purement commercial (voir son projet sur l’Arbre des Possibles), et qui croit en ce qu’il fait. C’est un auteur qui prend son temps pour se documenter avant d’écrire, tout autant que pour expliquer ses théories lors de séances de dédicaces, et qui saît reconnaitre ses faiblesses et échecs. Il suffit de le rencontrer une fois, au Virgin Mégastore des Champs-Elysées par exemple, pour s’en convaincre.
Mais ça, ce n’est pas donné à tout le monde.
Review : Rat-a-too-ee
Un rat qui rêve de devenir un grand cuisinier parisien, à l’image d’Auguste Gusteau, chef et auteur de « Tout le monde peut cuisiner », c’est Ratatouille – sous-titré Rat-a-too-ee en anglais, en salle depuis quelques mois en France mais à paraître en Octobre aux UK…

Voici une nouvelle production des studios Pixar, tout en images (de synthèse) et en humour. Au niveau de l’histoire, un clin d’oeil agréable à la France et à sa gastronomie légendaire, à ses critiques aux dents acérées, à ses habitants souriants.
Une bande originale bien sympathique, quelques musiques françaises (même dans la version originale !) de Michael Giacchino, dont Le Festin, interprété par Camille… Et une ouverture sur un extrait de notre hymne national, rapidement détourné vers un joli morceau d’accordéon*.
Un Festin pour les oreilles autant que pour les yeux, comme nous l’a déjà prouvé Pixar. Notez qu’il leur faut plusieurs heures pour compiler une seule image d’un film tel que celui-ci ! La modélisation d’animations comme les mouvements de poils ou cheveux est une vraie plaie pour les animateurs, même s’ils ne les animent pas tous un à un.
Un beau cadeau envers la France, qui rattrape les clichés très simplistes de Two Days in Paris…
* à découvrir sur Deezer > « Ratatouille » > Cliquer sur « Ratatouille » dans Album
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