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Musique : Sara Bareilles à la Maroquinerie


Dans la lignée de Colbie Caillat quelques mois plus tôt, c’est au tour de Sara Bareilles de nous émerveiller, de nous amuser, de nous illuminer de sa robe jaune sur un fond de scène noir, au cours d’un concert plutôt agréable.

Sara Bareilles, c’est tout d’abord Love Song, qu’elle avoue avoir trop chantée, plateau après plateau et tout autour du monde. Mais s’il n’y avait que deux chansons à garder, je penserais à…

  • Between the lines pour la partie douce (“it’s actually about loving someone desperately and dearly, and they just… can’t figure it out… yet… hopefully, someday you get there” - l’histoire d’un amour non réciproque parce que l’autre ne connait pas nos sentiments… pour l’instant) ;
  • Fairytale [ou sa version album] qui donne une bonne idée du reste de l’album (les princesses et leur prince charmant : et après le mariage, alors ?)

Son concert à la Maroquinerie (à Paris), c’était vendredi 26 septembre, 20h… Théoriquement, parce qu’encore une fois, l’incompétence des équipes des “petites salles” gâche tout : plus d’une demi-heure de retard, le staff qui passe sur la scène pendant les premières chansons en faisant semblant de se baisser pour le principe, les projecteurs qui illuminent le dos de l’artiste, … j’en avais déjà parlé en ce qui concerne l’Alhambra, mais à la Maroquinerie il faut rajouter qu’il n’y a strictement aucune place assise et que le volume est le même qu’au Zénith. Intéressant.

Sara a majoritairement parcouru son répertoire, avec une petite dérive sur Genie In A Bottle qu’elle reprend à la perfection en s’excusant de la teneur des paroles de cette chanson datant des débuts de Christina Aguilera. Et pourtant, elle est tout de même arrivée à placer “I kissed a girl, and I liked it” au cours d’un autre titre… !


Image tirée du site Backseat Sandbar



Jeune (29 ans), talentueuse, charmante, plutôt douée pour le piano et la guitare, souriante, amusante, quasiment étonnée d’avoir des fans dans des pays si divers, Sara est proche du public et clairement heureuse de donner ce concert ; l’article sur Backseat Sandbar le détaille mieux que moi :

“Sara has the kind of smile that makes every person in the crowd instantly connect to her and feel as though she honestly values them as both a person and a fan”

C’est aussi l’auteure de son premier (heu, second) album “Little Voice” agréable du début à la fin : dire qu’elle est dans la musique depuis 2003 et que nous ne l’avions pas repérée jusqu’à lors !

C’est tout nouveau : pour découvrir d’autres chanteurs qui me font rêver, ou même des chansons inattendues d’interpretes connus, j’ai ouvert une section “ Musique” disponible par un clic dans le bandeau tout en haut du site. A vous de me proposer ceux que vous appréciez…

Musique : Colbie Caillat à l’Alhambra


D’accord, elle a commencé un peu tard. D’accord, le staff n’a pas été fichu d’expliquer au public qu’il y aurait un retard (d’une heure !), et s’est encore moins excusé.

Mais au final, Colbie Caillat (avec un “t” à la fin qui ne se prononce pas, Nagui !), c’est tout de même une charmante voix californienne et des paroles bien agréables, pour un public plutôt féminin et jeune. Il est étonnant, d’ailleurs, de voir à quel point elle est connue, à quel point les spectateurs l’accompagnent pour chanter ses chansons “non-single”, même s’ils ne parlent pas un mot d’anglais. En bref, c’est une artiste dont on aime plusieurs titres, et pas seulement ceux qui passent à la radio.

Colbie Caillat live - Reprise de Beast of Burden
Medium: www.youtube.com
Link: www.youtube.com



Le concert était un peu intimiste, sans décors impressionnants, en contraste avec ses chansons qui font voyager les spectateurs de thème en thème.

Au final, on y retrouve les classiques des petites salles, à savoir :

  • La possibilité de voir l’artiste. Vraiment. Sans jumelles.
  • Le staff qui monte sur scène même pendant le concert, qui fait les installations sans rideau à l’entracte, qui règle la batterie trois fois plus fort que le micro de la chanteuse. Pas très grave, mais pas très pro.
  • Les projecteurs mal reglés placés par terre, derrière l’artiste, pointés sur les yeux des spectateurs. Pratique.
  • Une partie du public qui ne comprend toujours pas qu’ un flash ne fonctionne pas au dessus de quelques mètres, et qu’il est totalement inutile de gener tous les spectateurs pendant 1h30 histoire de montrer qu’on a un appareil photo. En général, d’ailleurs, les appareils sont à peine tolérés, si ce n’est interdits, et la discrétion est de mise.

Et pour ceux qui auraient manqué le concert, une session de rattrapage sera bientôt disponible par-là pour Septembre, en attendant son album est en écoute, UPDATE 2008-07-01: et quelques vidéos de la soirée sont aussi en ligne !

Musique : Elodie Ruillier, Magique !


Hier soir, vous avez loupé Elodie Ruillier sur la scène du Magique à Paris.

Medium: MP3
Link: MP3
[ Version complète en écoute]


Elodie Ruillier, c’est une interprète à la voix douce et puissante, aux chansons encore inconnues mais déjà entraînantes. C’est une dizaine d’années dans le domaine - et encore très peu de reconnaissance pour son travail.

Elodie Ruillier, c’est une auteure-compositeure qui a écrit toutes ses chansons, dans un style pop-jazz très actuel et très frais, sur des thématiques variées même si pas forcément engagées.

Et cette soirée très très privée (une bonne dizaine de personnes dans une pièce d’une vingtaine de mètres carrés tout au plus), c’était l’occasion de discuter avec elle, de se faire dédicacer un bout de papier à défaut d’un album (qui sort cet été), en bref : d’en profiter avant qu’elle ne soit connue et inaccessible.



Intéressés ?

Musique : Paris de Loin


Paris de Loin, par Poney Express - c’est tout nouveau (ou presque), c’est frais, c’est agréable, et parfait pour ces très belles journées de printemps.

Quitter Paris même pour de faux
Rester assis, se mettre à flots
Couleur azur, à fleur de peau
Compter les chaussures, des doigts en trop
Te prendre en photo, même de dos
Te prendre en photo, même de dos

[Refrain :]
Même si le temps
Même si le froid
Le vent qui mord
Même si tu dors
Même si le gris des nuages part
Même si la pluie tombe, on ira
Loin

T’aimer le jour
Le souffle court
Et agrandir nos alentours
Paris de loin serait plus belle
Depuis au moins le 7e ciel

(refrain)

Mais si c’est au coin de ta rue
Que l’aventure nous tombe dessus
Moi je veux bien laisser derrière
Tous les sentiers battus

(refrain)

Café de la Danse : Keren Ann illumine la scène


Keren Ann est néérlandaise, née en Israël, habitante des États-Unis et francophone : comme prévu, son concert a été très eclectique, alternant agréablement chanson douce et chanson rock au Café de la Danse.

Au niveau de la salle, on regrettera l’amateurisme de l’organisation : problèmes sonores répétés, “oublis” d’objets sur la scène, travail pendant l’entracte sans fermer le rideau, luminosité à revoir, accueil plutôt moyen… En arrivant à 19h30 (pour 20h), la porte est fermée : est-ce bien ici l’entrée ? “Ha, heu, oui”. Le lieu est caché dans des petites ruelles mais il reste difficile de se perdre : ils sont à deux pas du métro et en centre-est de Paris.

En ce qui concerne le concert, on est bien sûr loin d’une grande mise en scène : une batterie, une basse, quelques guitares, et un piédestal au milieu, mais au final cela met en valeur un caractère plutôt intimiste dans une petite salle où, avouons-le, il est possible de voir l’artiste sans jumelles, puisqu’il est à moins de cinq mètres de soi.

Keren Ann reprend quelques titres classiques qui ont fait son succès, chante même ce que le public lui demande () - en particulier les pistes de son dernier album en anglais, et invite Dayna Kurtz en première partie - qui ne s’en sort plutôt pas mal !

Le plus mémorable reste encore le final, dans le noir complet, pour une ultime chanson en acoustique, juste avant le retour dans la vie réelle.

Musique : Bailey Tzuke - Uninvited


Like anyone would be
I am flattered by your fascination with me
And like any hot-blooded woman
I have simply wanted an object to crave
But you, you’re not allowed
You’re uninvited
An unfortunate slight

Uninvited, c’est à l’origine une jolie chanson douce d’Alanis Morissette (1998), qui a par la suite été retravaillée par les Freemasons sans grande conviction.

C’est probablement la voix de Bailey Tzuke qui a tout changé, pour donner cette piste :

Alanis Morissette, vous l’avez connue avec Ironic ou encore sur Everything ? Pour ma part, c’était avec Hands Clean.

Freemasons, c’est un nom qui ne vous dit rien ? Pourtant, de Watchin’ aux dernières versions de Rain Down Love et Mesmerized, c’est eux !

Bailey Tzuke, cette jeune artiste britannique de 1986 (!), auteure et chanteuse, c’est aussi la version douce de Uninvited, ou encore ses chansons For the Ones I Love, I’m all yours et d’autres à écouter sur son myspace. Une chanteuse en devenir - il n’y a plus qu’à espérer qu’elle puisse profiter de la vague Freemasons !

Zénith : Totem Tour à la Rue de la Paix


Zazie en concert au Zénith, pour une date supplémentaire exceptionnelle, ça ne se loupe pas. Petite compilation de ce que vous avez raté… (la vidéo date d’un concert de juin, appartenant à la même tournée)

Un concert…

C’est une ambiance : 5830 personnes assises et un bon nombre debout dans la fosse, qui n’attendent que l’arrivée de leur idole, et qui partagent leur bonne humeur tout au long de la soirée.. ça s’entend !

C’est une artiste : proche du public, Zazie fait sourire, amuse, intéresse, et varie les styles. Loin de la chanson douce habituelle comme dans ses albums, Zazie s’ose aux versions plus ‘rock’ de ses titres, qu’elle compose généralement elle-même ; s’ose à la guitare et au piano ; alterne les genres et les rythmes. Elle profite du concert pour mettre en exergue son engagement et sa prise de position dans les chansons, ne serait-ce qu’en faisant chanter à la salle “Tout le monde il est beau… Quitte à faire de la peine à Jean-Marie“.
Si son dernier album peut moins plaire au public que les précédents, le concert redonne un second souffle à l’album en en présentant quelques titres phares.

C’est un autre artiste : les premières parties - une demi-heure de show - présentent des artistes plus ou moins intéressants… Ici, c’était une copie de Bénabar sans la voix et sans le charme.

C’est encore d’autres artistes : invités exceptionnels de passage à Paris, Diam’s (!) pour la chanson J’étais Là (pas trop mal, au final) et, comme s’il n’y en avait pas eu assez jusque là, une fermeture de rideau sur Calogero (!) pour Le Saut de l’Ange, composé par lui-même et… Zazie. Petite pensée pour Christophe Willem de qui elle reprend le titre Jacques a dit - également écrit par ses soins.

C’est une scène: une scène qui s’illumine peu à peu chanson après chanson, du noir à la lumière - des totems lumineux derrière elle, à l’écran géant qui recouvre tout l’arrière de la scène. Chaque chanson amène ainsi des émotions différentes à travers une couleur spécifique. Impressionnant !

Mais un concert, c’est aussi la fin, lorsque l’artiste retourne vers les coulisses, lorsque le public, encore retourné de tout ce qu’il a vécu, tente de rentrer chez lui en transports en commun, et retombe sur Terre au moment de constater que les arrêts de bus proches du Zénith sont fermés les soirs de concert pour cause de trafic trop important…

Musique : Bob Sinclar - Give a lil’ love


Message rempli d’amour et de candeur, pour un artiste éclectique plutôt connu pour des titres moins intéressants et plus commerciaux - Bob Sinclar, pour Give a lil’ love.

Point tout à fait appréciable : alors qu’en général, une chanson se répète vers la fin, le coeur d’enfants donne un nouveau souffle à la mélodie - à écouter jusqu’au bout pour en apprécier toute sa substance.

Musique : Nightwish - Ever Dream


Pour peu qu’il soit encore nécessaire de prouver mon ouverture musicale, voici un des rares (le seul ?) groupes de pseudo-métal (métal symphonique paraît-il) que mes oreilles m’autorisent à écouter, grâce à la charmante participation de la chanteuse classique Tarja Turunen, récemment renvoyée du groupe (!).

En plus, la vidéo est un AMV, ce qui fera plaisir à certains.
La chanson ne débute réellement qu’aux environs de la première minute.. Il y a des éditions piano et des cover au synthé qui sont plutôt appréciables.

La musique branchée


En son temps, Zazie l’a fait, et Cyber est né. Une des premières chansons tournées vers le monde de l’informatique, écrite en 1998 par la belle Isabelle (Album Made in Love), si précoce et déjà si prémonitoire.
Des minitels aux logiciels, Zazie y illustre l’éducation des nouvelles générations par la cybernétisation ambiante (si tôt !), et interpelle son public sur notre futur dans ce monde en plein changement.

Mais elle n’a pas été la première. Un an avant, Lara Fabian s’y était déjà collée avec Les amoureux de l’an deux mille. Elle y ose la notion d’ “Internet” dès 1997, lorsque les rares connectés sont encore en 33.6k ou 56k. Elle décrit une dystopie, où les rendez-vous se décident électroniquement, où même l’amour se fait virtuellement - nous n’en sommes pas encore là, mais plus très loin…

De la musique électroniquement branchée… au 20ème siècle, où les suppositions sur l’an 2000 intéressaient un large public, où l’on attendait les voitures volantes avec impatience.

Et puis cette année, Calogero nous sort Pomme C, nom de l’album paru en mars et du titre qui commence à hanter nos radios. Les paroles sont simples, tout comme l’enjeu : le but est de reprendre le plus possible de termes du domaine de l’Internet (mots compte-double).
On retrouve les termes informatiques classiques : “copier-coller” (25 points), “e-mail” (10 points), “clavier” (15 points), “programme” (5 points), “machine” (5 points) ; les termes portant sur le virtuel, l’artificiel… et surtout, le pire jeu de mots de tous les temps dans ce domaine : “Ma déesse Elle” (500 points).

Tout cela avec un titre que je n’ai toujours pas compris (Pomme C, quel rapport, quelle signification ?). Si cela m’échappe, je ne dois pas être le seul dans ce cas, et c’est donc un lancement raté.

Petit message aux chanteurs qui ne me lisent pas : pensez à recycler vos sujets, de peur de finir par donner un e-mail à la fin des chansons comme d’autres le font déjà.

Keren Ann : le concert


Keren Ann en concert exclusif à Paris en Décembre et… sauf empêchement je devrais être disponible ;-)

Qui est intéressé pour suivre avec la merveilleuse voix ayant percé aux quatre coins du monde ? Une soirée qui promet d’être douce et relaxante : lay your head down and listen to her music…

Un concert, c’est bien, mais à deux, c’est mieux non ?

Un soupçon d’Europe


Tout est là pour nous rappeler notre sensation d’ “être français”. Tous en ont fait des thèmes de campagne, de ceux qui prônaient la sortie de l’Europe, à ceux qui nous proposaient d’installer des drapeaux chez nous.

Au contraire, très peu d’évenements nous présentent la belle face de l’Europe, ce patriotisme pour son continent, et tout ce que cela nous apporte en termes de stabilité économique ou encore politique.

L’ Eurovision est ainsi l’occasion de partager des cultures, de voir ce qui nous différencie de la Grèce ou de la Russie, de découvrir quelques lieux et comportements différents. C’est aussi une excellente manière de nous monter les effets de la mondialisation musicale, où tous les pays peuvent apprécier la musique d’un autre pays, où tous parlent une seule langue, où l’Europe semble pour une fois unie et loin des problèmes de Constitution ou de politique étrangère commune. Tout ça pour un budget de 14 millions d’Euros aux frais de la Finlande, avec des places à 300 Euros minimum…

L’Eurovision sur France 3, par contre, c’est deux animateurs que rien ne rapproche (Tex et Julien Lepers, animateurs de divertissements ou d’émissions culturelles), c’est deux voix qui empêchent d’écouter les présentateurs de la soirée ou n’importe quel intervenant prenant la parole, c’est quasiment une heure de dépouillement des votes de chaque pays, un à un, sans attrait et de manière plutôt lassante.

L’Eurovision pour la France, c’est le moment d’une grande défaite comme chaque année, c’est une bonne partie de honte pour les citoyens du pays (de ne pas dépasser 20 points lorsque les premiers dépassent 250), et une part d’envie vis-à-vis des meilleurs pays, comme la Russie (ci-dessous), ou les gagnants 2007, la Serbie.

Plusieurs questions se posent alors : les pays de l’Est votent-ils pour l’Est parce qu’ils ont les mêmes goûts musicaux, ou à cause de leur proximité physique avec ces pays ? Vote-t-on pour une chanson ou pour un pays ?

Et la suivante : arrivera-t-on à trouver pire pour représenter la France en 2008 à Belgrade ?

Musique : Andain - You Once Told Me


Vous connaissez cet air, vous avez déjà entendu cette piste, mais vous n’avez probablement pas mémorisé son nom .. .

… Petit intermède avant la reprise ou pendant vos congés ; dans tous les cas, n’oubliez pas vos procurations à remplir à l’Hôtel de Police de votre ville.

Groovera


Vous cherchez une musique relaxante, douce, simple, sur laquelle il est possible de travailler, que vous ne fredonnerez pas, qui ne vous sortira pas par les oreilles au bout de cinq passages d’une chanson dans la même journée, et sans animateur qui n’a d’autre fonction que de vous annoncer la playlist — tout simplement : une musique ambiante ?

Groovera - http://groovera.com/ - c’est la WebRadio qui se définit comme Ultra-modern vibes relaxing and enhancing sophisticated cosmopolitan lifestyles, loin du stress de la vie quotidienne, en mélangeant agréablement des sonorités lounge, deep & ambiant house.

Groovera, en fait, c’est trois WebRadios dans des styles légèrement différents : Jet City Lounge, Ambiant Popsicle & Low Mercury. Dans mon cas, pendant ces derniers temps de partiels, j’ai eu l’occasion de découvrir la première et je ne m’en suis pas (encore) lassé.

Bien sûr, tout cela se passe sans publicités, sans intervention d’animateur, et avec un tracklisting qui ne vous avancera probablement pas énormément…

Clips vidéo


Je me souviens, il y a quelques années, lorsque j’ai (enfin) pu accéder à l’Internet “Haut Débit” (oui, le 512k, on disait que c’était du “Haut Débit”, et seuls quelques privilégiés y avaient accès), de mes quelques tours et détours sur les sites des artistes musicaux, pour y glâner l’un ou l’autre de leurs clips musicaux, prolongation visuelle de leur oeuvre.

Heureux comme nous étions d’enfin ne plus dépendre de la télévision, que certains comparent même aujourd’hui aux flux RSS, de pouvoir choisir de visualiser et revisualiser les clips que nous affectionnions, nous n’imaginions même pas la facilité avec laquelle il serait plus tard possible d’accéder aux contenus multimédias.

Les plateformes de vidéos se sont multipliées (avec plus ou moins de tolérance de la part des majors), l’utilisateur n’a plus à chercher la vidéo, le contenu vient à lui : encore un service qui préexiste presque au besoin.

Seul souci : la pérennité des informations. Avec nos connexions ADSL2+, charger et recharger le clip qui nous intéresse n’inquiète même plus notre bande passante, jusqu’à ce qu’il disparaisse un jour. La plateforme l’aura supprimé, et comme nous en dépendons, il ne sera quasiment plus possible de le retrouver.

Alors certes, des outils comme KeepVid existent, mais combien les utilisent ?

Dans six mois, le clip vidéo que vous visualisez maintenant aura-t-il encore une quelconque valeur à vos yeux ? La consommation est-elle à ce point devenue jetable ?

Je vais regretter cette partie souvenirs: près de quatre ans après, je retombe sur un des premiers clips que j’ai pu visionner (et télécharger) par Internet…

Pour moi, c’était le 4 Juillet 2003.