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PDC (FR): Taxe à emporter, service non inclus


Stage Londres > Point de culture > Taxe à emporter, service non inclus

Grand classique outre-manche et outre-atlantique, la mention Service Not Included en bas des factures des bars et restaurants. Il est de bonne facture (c’est le cas de le dire…) d’ajouter 10 à 12.5% pour le service, redistribués de manière équitable entre serveurs. Parfois, le restaurant va jusqu’à vous faire payer une Cover Charge, juste pour vous avoir mis le couvert..

Parce qu’ici, et aux États-Unis, le serveur est payé quasi-uniquement sur ce ‘Service’ (compter £15 payés par le restaurant pour le 18h-20h, plus £60 à £100 reçus grâce au ‘Service’). Il est tout de même étrange qu’il faille payer le serveur plus si l’on mange plus cher, vu que le travail pour apporter un plat de £10 et un plat de £30 est le même.

Aux UK, il est admis que le service doit être payé, qu’il ne faut pas faire de scène. Aux USA, le service est une cultural expectation : on s’attend également à ce qu’il soit donné, même si ce n’est pas obligatoire. En France, le service est inclus, et donner un ‘tip’ - ou pourboire - est un bonus.

Par contre, dans la vente à emporter, il n’y a pas de service (à croire que le serveur travaille gratuitement), et il n’y a pas autant de taxe non plus. Ce qui fait que choisir entre manger sur place, et manger le même repas dans le parc juste à côté, peut amener une différence assez élevée de tarif.

Pour rendre le tout plus confus, lorsque vous payez par CB - acceptée de plus en plus, même si parfois ils ne sont pas en mesure de prendre votre PIN… - le service est d’office inclus, mais il vous est possible de ‘rajouter’ du ‘tip’ si cela vous prend… Avec des prix tellement élevés, ce serait étonnant !

PDC (FR) : Péage urbain


Stage Londres > Point de culture > Péage Urbain / Congestion Charge

Circuler à Londres est payant, de l’ordre de 8£ la journée (12eur), avec tout de même 90% de réduction pour les habitants de la zone à péage. Mais… Comment ça marche ?

La technologie du paiement
Pour faire payer cette taxe, Londres n’a pas installé des centaines de (vrais) péages, comme sur nos chères autoroutes. La technologie s’est emparée du dossier :

  • L’utilisateur s’inscrit sur un Site Web
  • Il entre sa plaque d’immatriculation et son numéro de carte de débit
  • Lorsqu’il souhaite traverser Londres, il envoie un SMS à un numéro spécial, et est débité de 8£

Les zones payantes, étendues en février 2007 et couvrant désormais la majeure partie de Londres, sont simplement repérées par un C rouge, comme sur la photographie précédente.

Les caméras au service du TFL*
Pour vérifier que chaque utilisateur a bien payé, il n’a pas non plus été décidé de faire des contrôles inopinés. Des caméras de surveillance (encore !) surveillent l’intégralité du périmètre de la Congestion Zone, et enregistrent les plaques d’immatriculation traversant la zone**, à la manière des radars. Il suffit alors de vérifier que ces plaques ont bien acquitté leur droit de passage… Pour ceux qui ne l’ont pas fait, 50 à 100£ (75 à 150eur) de pénalité sont à prendre en compte.

Une efficacité contestée
Cette taxe, inégalitaire selon certains, n’a toutefois qu’une efficacité limitée : la fréquentation automobile en ville, entre avant le péage et aujourd’hui, n’a baissé que de 8%, alors que le trafic dans les zones périphériques a augmenté. Contourner Londres pour aller de l’autre côté de la zone à péage sans y passer augmente le temps de voyage moyen, et donc la pollution engendrée…

Une idée à l’étude en France
La capitale anglaise influence déjà la France au niveau de l’installation de caméras dans la rue — dans les rues, dans toutes les rues ? — des grandes villes. Le projet de péage urbain pour Paris n’est par contre pas encore à l’étude pour des raisons politiques (municipales à venir), même si l’ autoroute A14, payante, à des tarifs différents selon les horaires, peut déjà servir de premier pas.
Faire payer uniquement le boulevard périphérique serait-il le second ?
Les anglais sont en tous cas persuadés que Paris s’y mettra également.

* TFL : Transport for London, service public qui s’occupe de tous les services de transport (bus, métro, ..) et du péage urbain.
** Technologie ANPR (Automatic Number Plate Recognition), pouvant lire plus de 90% des plaques correctement

PDV (FR) : l’entreprise, un mois apres


Stage Londres > Point de vie > l’entreprise, un mois après

Six semaines sur dix sont passées; faire un premier point sur l’entreprise semble envisageable.

Sans hiérarchie, ou un peu quand même
L’ apparence non-hiérarchisée de l’entreprise, comme décrite précédemment, trouve enfin ses limites :

  • Au niveau officiel, les actions ‘dangereuses’ ou complexes nécessitent validation de la part d’une dizaine de niveaux : le hiérarchique direct (manager), le responsable technique (pour un logiciel), le testeur (pour un code), le reviewer, l’équipe qui s’occupe de la réalisation de l’action, … Peu de choses se font discrètement ou même facilement.
  • Au niveau humain, bien que, soit, chacun parle librement avec ses collègues, la pause café se déroule toujours entre personnes du même niveau hiérarchique, ou qui n’ont au contraire aucun rapport hiérarchique. Ainsi, les interns discutent avec les interns, mangent avec les interns, et causent surtout aux mentors pour leur parler boulot.

Ces limites, probablement nécessaires pour garder un semblant de cohésion, n’enlèvent pas la partie principale : il n’y a pas de ‘peur’ du supérieur, même s’il existe, il n’y aucune barrière à lui parler directement, ou même à organiser une soirée-repas en fin de stage. Et ça, ça ne se trouve pas dans toutes les entreprises.

Changer de poste pour ne pas mourir idiot
L’entreprise favorise les spécialisations : si chacun est spécialisé dans un domaine bien particulier, autant au niveau des News que de la section Recherche et Développement, il en sera d’autant plus productif. Rester lié aux informations sur les relations inter-banques en Asie du Sud n’étant pas forcément un objectif de carrière rêvé, l’entreprise propose cependant aux employés de changer de secteur régulièrement, et de faire profiter aux autres teams de l’expérience acquise ici et là. Un mélange intéressant pour évoluer, tout en connaissant son domaine.

Eviter les restes pour les stagiaires
Le stagiaire moyen a pour objectif de parfaire son expérience, et, peut-être, d’entrer dans l’entreprise par la suite. La meilleure solution est alors de lui donner du travail réel, qui sert à l’entreprise, qu’il aura à maintenir à jour jusqu’à son départ, mais qui n’est pas critique : l’idée est de ne pas donner seulement des ‘restes’ aux stagiaires ! Chaque stagiaire, sur les cent que nous sommes, travaille seul, pour une équipe donnée : il manque peut-être seulement un semblant de travail collaboratif, même s’il y a quelques communications avec les autres équipes ayant besoin du produit développé.

Un bilan plutôt correct, mais appartenant à un chapitre qui est loin d’être clos.

PDC (FR) : French Kiss


Moment doux de la journée: les embrassades du matin, quelques sourires échangés à moitié réveillé, pour attaquer du bon pied les heures quotidiennes de travail…

Nuit passée chez des amis ou arrivée devant la machine à café, toute occasion est bonne pour succomber au plaisir partagé de se frôler délicatement la joue, qui fait ainsi signe d’amitié — plus ou moins profonde — entre deux membres de l’espèce humaine.

En France. Au Brésil aussi. C’est ainsi que tout naturellement, j’embrasse notre amie stagiaire brésilienne tous les matins et certains soirs. Au contraire, les anglais de souche sont horrifiés par toute pratique pouvant rapprocher deux personnes à moins d’un demi-mètre. Il me faut mon espace vital, de la longueur d’un bras me confiait ainsi récemment une autochtone…

Les couples du métro sont bien en reste, pudiques, n’osant pas s’approcher à moins de quinze centimètres l’un de l’autre, et pourtant profondément amoureux. Les seuls s’autorisant à se poser l’un sur l’épaule de l’autre sont encore les étrangers, sous le regard mécontent des passants.

Pratique également bannie de Pologne: je n’ose pas, je suis trop timide, avance douloureusement un polonais (mais pas plombier, cette fois), avec un sourire forcé.

Cette intimité bien française est vite montée en grade pour créer le French Kiss, qui nécessite des explications pour bien savoir comment s’y prendre sans mordre le partenaire. How to French Kiss retourne plus de 55.000 résultats sur un moteur de recherche, mais vous n’avez pas besoin d’un dessin, j’imagine…

Joker


Alvin - Je choisis d’utiliser le 50/50
Jean-Pierre - Ordinateur, merci de retirer 50% du stage d’Alvin
Jean-Pierre - Voilà, il ne vous reste plus que cinq semaines à faire

PDV (FR) : Summer Party


Stage Londres > Point de vie > Summer Party

Moment unique dans la vie d’un stagiaire: la fête d’été de son entreprise - principalement lorsque l’entreprise a la taille de Bloomberg.

Entreprise leader dans les domaines financiers, elle n’est pas en reste pour l’organisation d’une journée plus détendue, s’immisçant dans les jardins d’un luxueux château anglais…

Animations, danses, concerts, mais aussi repas chinois, américain, végétarien, bonbons, sucettes, boissons aux fruits frais — vous ai-je parlé du marchand de glaces, qui arpente les rues du parc comme autrefois ?

Au vu de l’organisateur, il va sans dire que l’intégralité des festivités étaient offertes — incluant le karaoké, la grande roue et même l’attraction à sensations fortes.

Diverses animations ponctuelles sont venues agrémenter la journée, entre la course de chameaux et l’exhibition de porcs, et les décors ont été pensés dans les moindres détails, jusqu’à proposer des jeux d’échecs sur certaines tables, ou de confortables coussins où se lover avec délectation*…

Une grande place a été faite aux enfants, avec diverses attractions pour les plus petits, parcours éducatifs et créatifs, et surtout l’impossibilité absolue de les perdre : l’idée d’affubler tous les moins de dix huit ans d’une grande étiquette ‘Venu avec …, téléphone: …’, si elle est particulièrement ingénieuse pour les plus petits, devient plutôt amusante pour les teenagers de dix-sept ans !

Par contre, rien n’a été prévu pour ne pas perdre ses collègues du même âge, ce qui transforme rapidement une merveilleuse journée en parcours non-fléché assez insoluble, chose qui ne pourra cependant en rien retirer le plaisir extrême de la compagnie de certaines personnes de l’entreprise…

Une nouvelle preuve de l’aplanissement des relations hiérarchiques chez Bloomberg — le patron a eu autant de glaces que le stagiaire — et une bonne idée de week-end, même si le personnel est un tant soit peu démotivé le lundi suivant.

* Là on comprend pourquoi je n’ai pas la motivation de traduire ce post en anglais.

PDC (EN) : And you’d like to sit while eating ?


Internship London > Culture > And you’d like to sit while eating ?

[ Version française ]

While the Tube [FR] is one of the worst public equipment in London, the meals served au déjeuner don’t really help to regain prestige.

Fish and Chips

English people are known to eat almost nothing at lunch, and to make up for it in the evening. I don’t really know what this is all about at supper, but in the day there is no canteen, no restaurant with a plat du jour (today’s specials) — no restaurant at all, by the way. The meals, consistently* to take away, are grabbed, literally, and sometimes they even offer a fork (!) Then, the employees can just go to a park when it’s not raining (almost never ;-) ), or go back to their firm: it’s how, between 11.30 and 13.00, it’s lunch time at the fourth floor, and probably everywhere, embroiling chicken, salad, crisps, and coffee smells.

English people try to eat equilibrated food: sandwiches with salad, one or two peas in the noodles for the Chinese meals, and voilà. Some dare to move to a snack - we can’t call it with other words - to sit and eat a traditional Fish and Chips (see picture, here to take away) - probably just tourists.

What’s missing, actually, is the notion of Today’s specials (Plat du Jour), where you can eat at a reasonable price (less than 4£=6eur for a sandwich…), something different each day, where you can rest and discuss with colleagues or friends: where you can try to make the most of your meal, instead of just eating to live.

Real “restaurants” like we know them just don’t exist: some pizzerias, some sit-snacks, here and there, some chic restaurants; for the average businessman, it will be a chicken-and-chips, to take away please.

* Consistently: systématiquement

PDC (FR) : Et si on mangeait?


Stage Londres > Point de culture > Et si on mangeait ?

Si le métro est l’un des points négatifs de Londres, les repas servis at lunch ne relèvent pas exactement le niveau…

Fish and Chips

Les anglais sont connus pour manger peu à midi, et se rattraper le soir. Je ne sais pas exactement ce qu’il en est du soir, mais à midi il n’existe aucune canteen, aucun restaurant avec plat du jour — aucun restaurant tout court, d’ailleurs. Les plats, systématiquement “à emporter”, sont attrapés, saisis - grabbed - au vol, et parfois même la fourchette vous est offerte. Ensuite, les employés n’ont qu’à aller manger dans un parc lorsqu’il ne pleut pas (rarement), ou retourner dans leur entreprise : c’est ainsi qu’entre 11h30 et 13h, c’est lunch time au quatrième étage et probablement aux autres, mêlant odeurs de poulet, de salade, de chips, et surtout de café.

Les anglais tentent de manger équilibré: sandwich avec de la salade, un ou deux petits pois dans les nouilles pour les repas chinois, et voilà. Certains osent se déplacer jusqu’à un snack - puisque c’est ainsi qu’il faut les appeler - qui propose de s’asseoir et de manger un traditionnel Fish & Chips (poisson-frites*) - probablement tous des touristes.

Ce qu’il manque, en fait, c’est la notion de plat du jour, où il est possible à un prix raisonnable (inférieur à leurs 4£=6eur pour un sandwich…) de manger quelque chose de différent chaque jour, de se poser tranquillement, de discuter entre collègues ou amis, bref : d’essayer de profiter de son repas, plutôt que de simplement se nourrir de manière alimentaire.

Les vrais restaurants comme nous les connaissons n’existent en fait simplement pas : quelques pizzerias et snacks-assis par-ci et là, quelques restaurants haut-de-gamme (tout est relatif); pour le businessman moyen, ce sera un chicken-and-chips à emporter, s’il vous plaît.

* Voir image pour la version à emporter ; remarquez la touche verte…

Métro : à dix pieds sous terre


À l’heure de parler du service minimum dans les transports français - parisiens, en particulier - il serait bon de faire un petit tour d’Europe des transports.

Concentrons-nous donc sur le métro londonien, au sujet duquel un billet a déjà été écrit, et comparons plus précisément le métro parisien et le Tube londonien, en prenant des exemples vécus cette semaine :

  • À Paris, il y a des métros toutes les 3 minutes en journée. (Irons-nous jusqu’à avouer qu’à Paris, il y a plus de métros les jours de grève qu’à Londres en conditions normales?)
    Londres, hier soir, heure de pointe, Circle Line (une des lignes les plus importantes) : 25 minutes d’attente. Par contre, au moins un métro toutes les trois minutes à destination de Amersham/Watford/Uxbridge, qui en distance représente largement plus que Paris-Évry. Imaginez dix RER de suite, et aucun métro.

  • À Paris, les métros et RER ne changent pas de destination en plein trajet.
    Londres, ce soir, 18h22 (train arrêté) : “Ce train, à destination d’Ealing Broadway ira à Wimbeldon. Changez à Earl’s Court pour aller à Ealing Broadway”.
    18h25 (train toujours arrêté) : “Nous avons quelques problèmes, nous ne savons pas trop jusqu’où ce train pourra aller. Il n’y aura plus aucun train pour Richmond. Changez à Earl’s Court.”
    18h35 (une station plus loin) : “Cela semble reglé, nous repartons vers Ealing Broadway, sauf avis contraire à venir. Il n’y aura plus aucun train pendant un moment pour Richmond.”
    Un autre exemple ? Londres, ce matin, 7h20, en arrivant à une station : “Finalement, ce train va s’arrêter là, prenez le train sur le quai en face pour continuer votre trajet.”.
    7h30, lors d’une correspondance : “La correspondance pour la Circle Line est sur le quai 4. C’est le quai ‘direction Ouest’, mais le train va bien vers l’est.”


  • À Paris, un train qui a une couleur particulière ou un affichage particulier, va à la destination indiquée.
    Londres : les trains verts (couleur de la District Line) font parfois office de Circle Line (jaune). Les mauves (Metropolitan) servent de Circle Line (jaunes), les jaunes (Circle line) servent de Hammersmith & City line (mauve)… Pratique pour se repérer.

  • À Paris, les trains ne s’arrêtent pas sans prévenir, en plein milieu de la voie, pendant environ cinq minutes, sans raison particulière, systématiquement, au moins trois fois pendant chaque trajet.

  • À Paris, sauf problème particulier, le temps de trajet est constant.
    Londres : mon trajet quotidien varie entre 35 minutes et 45 minutes, le matin, et entre 45 et 1h20 le soir.

  • À Paris, un quai marqué “Ligne X” ne fait pas circuler de trains de la ligne Y.

  • À Paris, enfin, il y a plus d’une douzaine de lignes de métros, et un peu moins d’une demi-douzaine de lignes de RER.
    Londres, malgré la population largement supérieure : 12 lignes en tout et pour tout, dont trois qui font exactement le même trajet sur ~9 stations, et deux qui font le même trajet sur 18 stations.

Ceci ne fait que confirmer ce que beaucoup regrettent déjà concernant l’état calamiteux des transports en communs londoniens. Nous sommes passés un peu vite sur l’état piteux des voies, sur les indicateurs des trains à venir très sommaires et parfois archaïques; il y aurait beaucoup plus à en dire.

Après ce petit tour d’Europe du métro à Londres, je propose de continuer à défendre le service minimum, qui est à instaurer en cas de grève en France, et dans tous les cas à Londres.

PDC (EN) : Buy, sell!


Internship London > Culture > Buy, sell !

[ Version française ]

Far from being a post about the stock exchange (favorite subject of my firm), let’s be for some time very light and talk about the commercial life in London.

Like Paris, the city blends big supermarkets and shopping precincts*, daring Tesco’s (like Intermarchés) in the city, without neglecting the corner shops**.

A thematic organization
In France, every Carrefour provides everything you could need : meals, meat, clothes, fruits, computers, paper, stationery***, quick-frozen meals, canned food, CDs, books, dishes, furniture, etc. As for Tesco, you will just find food in it : to buy your pen, you’ll have to visit another shop.

Each and every retail chain has then its own domain : you’ll have to adapt. The biggest ones dare to try automatic checkouts, more developed than in France (3D, checks, cash, CB), and even checkouts with just enough space to put the bar-code reader and the bags, like in Germany. Note that they haven’t yet stopped to give plastic bags!

The vital caddie is available, but in self-service: you don’t have to give a deposit to use it, like in France. Everything is about confidence — and CCTV****.

A real (French) diversity of products
French people don’t really envy English gastronomy (see one of my future posts on this subject). It’s perhaps one of the reasons why it is possible to find such a big number of French products, like:

  • Water: Volvic, Cristaline, …
  • The French Baguette, French Brioche and French Croissants,
  • Jam from “Bonne-Maman”,
  • Cleaning products (as strange as it seems),
  • Beauty products (Yves-Rocher),
  • Cereals

… and really more than that ;-)

Some products are however unobtainable: chocolate (they just have chocolate to bake with - difficult to deal with that, especially for me…), syrup (you know, the thing with added water, not juice of the fruit cans!), and so on.

Eat it quickly, why not this evening?
If you buy food, it’s in order to eat it, isn’t it? So, go home, and eat: you’ll not have enough time to wait before the expiration date, from three days to one week. Even fruits have a limit; for anglo-saxon bread[5], you’ll have three days (France: two weeks); for meat, one day (France: up to one week); for milk, one week (France: some months, closed[6]). Really enjoyable… especially without freezer!

* shopping precincts : zones commerciales
** corner shops : commerces de proximité
*** stationery : fournitures de bureau
**** CCTV : Caméras de surveillance
[5] This bread is our “Pain de mie”
[6] Here, the milk is pasteurized, in France it’s upérisé.

[ Article traduit du français ]

PDC (FR) : Achetez, vendez !


Stage Londres > Point de Culture > Achetez, vendez !

Loin d’être un billet au sujet de la bourse - pourtant sujet de prédilection de l’entreprise qui m’emploie - soyons pendant quelques minutes plus légers, pour argumenter sur la vie commerçante à Londres.

Tout comme Paris, la ville mélange les grands supermarchés et les zones commerçantes, osant les Tesco (Intermarché) en ville, mais ne négligeant pas pour autant les commerces de proximité.

Une organisation thématique
Si, en France, le Carrefour du coin vous fournit en tout ce de quoi vous pourriez avoir besoin, viande, habits, fruits, informatique, papèterie, surgelés, conserves, CDs, livres, vaisselle, meubles, et autres, les Tescos quant à eux, se limitent aux produits alimentaires (et habits pour les plus grands). Pas de consommables non-alimentaires : pour acheter votre stylo, vous devrez visiter un autre commerce - ça vous fera les pieds.

Chaque chaine de magasins a donc son propre domaine de prédilection, à vous de vous adapter. Les plus grands (alimentaires, le plus souvent) osent les caisses automatiques, bien plus développées qu’ en France (interface 3D, paiement cash, CB, chèque), et même les caisses sans tapis-roulant à l’allemande, où la caissière (ou vous-mêmes pour une automatique) range directement les objets dans un sachet. Sachets en voie de disparition en France, mais toujours distribués outre-Manche.

Pour faire ses courses, l’habituel chariot reste disponible, mais en libre-service : pas question de demander une caution de quelques livres pour pouvoir prendre son chariot, la confiance règne… ainsi que les caméras de surveillance.

La diversité française des produits
Il est bien connu que la gastronomie anglaise n’est pas le point que les français envient le plus (et cela fera l’objet d’un autre post). C’est peut-être une des raisons pour lesquelles il est possible de trouver un nombre plutôt impressionnant de produits d’origine française, voyez plutôt :

  • Les eaux Volvic et Cristaline sont dans les plus distribuées,
  • La fameuse Baguette, la Brioche, et les Croissants français partent comme des petits pains,
  • La confiture “Bonne-Maman” est plutôt bien représentée,
  • Les produits de nettoyage français sont également plébiscités,
  • Les produits de beauté de l’hexagone s’exportent bien (Yves-Rocher, p.ex),
  • Les céréales sont pour beaucoup produites en France…

… Et la liste est loin d’être terminée.

Il est ainsi très facile de s’y repérer, même si des produits phares sont introuvables : le chocolat (sauf chocolat de cuisine : on fait avec, surtout pour moi…), le sirop (vous savez, le truc où on rajoute de l’eau… pas le jus des conserves, monsieur !), et d’autres.

A manger rapidement, pourquoi pas ce soir ?
Si vous faites des courses, c’est bien pour manger ce que vous avez acheté, non ? Alors rentrez chez vous, et mangez : vous n’aurez en effet pas tellement de temps avant la date d’expiration, qui va de trois jours à une semaine. Même les fruits ont une date d’expiration ; pour le pain de mie, vous avez trois jours (France : deux semaines), pour la viande, un jour (France : jusqu’à une semaine), pour le lait, une semaine (France : quelques mois, fermé*).
Idéal … surtout sans congélateur at home.

* Rq : leur lait est frais, pasteurisé ; le lait français est upérisé.

PDV (EN) : Life in Poland


Internship London > Life > Life in Poland

[ Version française ]
The French edition of this post is probably more constructed and fluent

Poland entered in the European Union in May 2004. The use of “enter in” can be seen figuratively, of course, but also literally: Polish people entered in the EU, more accurately in the UK.

Three years have thus been enough to transform our French plombier polonais in a real Englishman - but not English speaker.

Et alors? Just going straight forward: it’s about the multicultural environment we spoke about some posts before. Although the “official (internal) talk” is in English, the unofficial interns language is the one of the majority.

And when this majority chooses the Polish language, to talk about IT or to chat about the last holidays of someone, there are just two lost fellows: a Spanish one, and a French one. And what’s two on more than twenty people?

Just imagine that even the restaurants (say — the places to eat at lunch, we would never call that a restaurant in French) are carefully chosen in order to find Polish waitress.

Strange sensation of belonging to a group — but another one, of forcing everyone to talk sometimes in English, with me and between them, what’s kind of irritating, as much for them as for me.

Sensation of being required to answer to every sentence expressed in English, even when the subject does not directly concern or interest us. Just for the effort.

Desire to do the same, to pick the first French guy of the firm, to exchange words that we’ll be the only ones to understand : to show that it’s the same for us, that we exist, by, for, through our mother tongue.

How to get used to a language, when we have to ask for its use? Should we really stretch to search another group, select a real-native-Englishmen, to be internally convinced that (s)he will never divert to another language, even if we slow down this native fellow, with our slow and slightly-constructed sentences?

Fortunately, the international internships are not compulsory in Poland: I would have been disappointed about the (un)fairness of it…

[ Article traduit du français ]

PDV (FR) : Vivre en Pologne


Stage Londres > Point de Vie > Vivre en Pologne

La Pologne est entrée dans l’Union Européenne en mai 2004*. L’utilisation de entrer dans est ici sujette à caution, ou du moins précision : ce pays est en effet entré au sens propre en Europe, et plus précisément entré au Royaume-Uni.

Trois ans auront donc suffi pour transformer notre heureux plombier polonais en parfait anglais - mais pas en anglophone.

What’s the point? Allons-en au but, avant de lasser mon indécis et inexistant public (que je salue au passage), et évoquons plus précisément la multiculture entre-aperçue quelques billets plus tôt.

Autant les discussions officielles, en interne, se passent dans la langue du pays, autant les discussions entre internes, officieuses, se passent dans la langue qui arrange une majorité.

Et quand cette majorité choisit le Polonais comme langue de discussion, pour parler d’info ou se raconter ses vacances, il n’y a finalement que deux personnes perdues sur la vingtaine que nous sommes : l’espagnol et le français.

Imaginez, notez, remarquez que même les “restaurants” du Lunch sont soigneusement sélectionnés pour tomber sur des serveurs polonais.

Sensation étrange d’appartenir à un groupe - mais à un autre, d’obliger les gens à parfois (tout de même) parler entre eux en anglais - plutôt pas mal dérangeant, autant pour eux que pour moi.

Sensation d’obligation de répondre à toute phrase formulée en anglais même quand le sujet ne nous intéresse ou concerne pas particulièrement. Pour l’effort.

Envie de faire pareil, de trouver le premier français de passage à l’entreprise, de lui arracher un mot que nous serons les seuls à comprendre : de montrer que nous aussi, nous existons, par, pour, et à travers notre langue maternelle.

Comment s’habituer à une langue lorsqu’il faut réclamer son emploi ? Faut-il vraiment aller jusqu’à chercher un autre groupe et en sélectionner les anglais pur-souche, pour être convaincu intérieurement qu’ils ne dériveront jamais vers une autre langue, au risque de faire patienter le natif avec nos phrases à peine construites et si lentes à apparaître sur nos bouches ?

Heureusement que les stages internationaux ne sont pas obligatoires en Pologne, au risque de me sentir entourloupé.

* C’est le genre d’accroches à faire fuir le public à la première ligne.

PDC (EN) : Bloomberg


Internship London > Culture > Bloomberg (presentation)

[ Version française ]

Poland, Spain, UK, France: the Interns 2007 team is a mix of a lot of different cultural influences, making this internship more and more international. Or how to discover a lot of countries in only one trip !

The first days of this internship have mostly been composed of lectures and presentations - yeah, lectures, like the ones given in our preferred university - to know everything about Bloomberg, at a technical and human point of view.

For the human part, the firm preens itself on* having less hierarchical stratums than any other company. If everyone indeed has a manager / mentor, up to the big-boss in the US, the stratums are flattened** by several ingenious ideas :

  • The use of the first names (given names) is compulsory : you can’t call someone using a last name. On the badges the staff has to wear all the time, the first name is set in bold type, the rest in only here for security-reasons.
  • The teamwork with a teamleader, giving directions. There is no one to debrief to, there is just work to do.
  • The open-spaces with two to three hundred persons, where each member, independently to his salary or position, has the same privileges and equipment.
  • The meritocracy, where the merit and the devotion take precedent on the age and seniority.
  • The premises***, from the Kitchen (open-space with free stuff to eat and drink, from breakfast to the last break of the day), to the walls made of transparent glass, just like the transparency of the society.
  • And so on…

The firm, principally working in communication, has been able to illustrate its skills inside the company, what’s another good point !

For the technical stuff, we first have to speak about their principal product: the Bloomberg terminals. With them, people can follow the economic evolutions, with real-time news (directly from the press agencies), real-time status of the stock exchanges (and not half an hour late), economical surveys, etc. This terminal is our principal tool, and is permanently corrected, or modified. Bloomberg is leading the market of the economic analysis because of the quality of this product, and that’s just our job : do a clean work, readable, efficient, and correct the bugs as they are discovered.

And starting tomorrow, our first contact with the teams, and perhaps real work to do.

Important information: please note that in agreement with the confidentiality obligation of the firm, no information about the technical functionalities, or information available through the Bloomberg system, will be published here. Every piece of information you’ll find in these lines, is either public ( example of this post), or not in conflict with this obligation.

* preen oneself on : se targuer de
** flattened : aplanies
*** premises : locaux

[ Article traduit du français ]

PDC (FR) : Bloomberg


Stage Londres > Point de Culture > Bloomberg (presentation)

Pologne, Espagne, Royaume-Uni, France : l’équipe des Interns 2007, en français courant les “Stagiaires 2007″, est issue d’un mélange assez diversifié, rendant l’objectif du stage d’autant plus “mondialisé”. Ou comment découvrir un nombre élevé d’influences culturelles en une seule fois.

Les premiers jours de ce stage ont majoritairement été constitués de cours - oui, vous entendez bien, cours ! - pour tout savoir sur l’entreprise, d’un point de vue autant humain que technique.

Au niveau humain, l’entreprise se targue d’avoir le moins de niveaux hiérarchiques possibles. Si chaque personne a tout de même un manager pour arriver jusqu’au grand patron new-yorkais, les strates hiérarchiques sont aplanies à travers plusieurs méthodes plutôt ingénieuses :

  • L’utilisation obligatoire des prénoms pour la communication interne. Il n’est pas question d’appeler un membre quelconque par son nom de famille. Sur les badges, à porter obligatoirement, le prénom figure d’ailleurs en gras, et le nom n’est écrit que pour des raisons de sécurité.
  • Le teamwork, ou “travail en groupe”, avec un teamleader qui oriente le groupe. Il n’y a aucune personne à qui rendre des comptes, juste un travail à accomplir.
  • Les espaces ouverts comportant de deux à trois cent personnes, où chaque membre, quel que soit son statut, a droit aux mêmes privilèges et équipements.
  • La méritocratie, où le mérite et l’investissement priment sur l’ancienneté.
  • Les locaux, de la Kitchen, espace ouvert où grignoter, prendre son petit déjeuner ou son café, à tous les murs de tous les étages en verre pour illustrer la transparence de la société.
  • Et bien d’autres points…

L’entreprise, qui travaille principalement dans la communication, a ainsi su profiter de son expérience en interne, ce qui est tout à son mérite.

Au niveau technique, il faut déjà parler de leur produit principal : les terminaux Bloomberg, qui permettent de suivre toutes les évolutions économiques : informations en temps réel en direct des agences de presse (pratique !), évolution de la bourse en temps réel également (et non une demi-heure de décalage), études économiques et outils d’analyses, etc. Ce terminal est notre outil de travail principal, et également l’outil en constante évolution et développement. Les utilisateurs, principalement des entreprises, ont préféré Bloomberg à tous les autres systèmes existants, pour sa praticité, son efficacité, et le service derrière ce système ; voici donc notre boulot : faire du code propre, lisible, efficace, et traiter les bugs le plus rapidement possible.

A ainsi été fait le tour du propriétaire, ou comment découvrir le produit Bloomberg de l’intérieur*.

Et à partir de ce soir 17h, teamwork, premier contact avec les équipes, et bientôt le travail, le vrai.

* Remarque importante : conformément à la charte de confidentialité de l’entreprise, aucune information concernant les fonctionnements techniques précis, ou les informations disponibles sur l’application Bloomberg, ne sera publiée. Toutes les informations présentes ici sont celles en libre-accès sur le site web de l’entreprise ( exemple de ce billet), ou librement accessibles au public.