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L’administration numérique : le e-papier à envoyer par La Poste
L’administration numérique, c’est bien. Aujourd’hui encore, on nous annonce une quinzaine de nouveaux services en ligne mis en oeuvre d’ici la fin de l’année*.
L’administration numérique, c’est par exemple le fait de pouvoir payer en ligne ses impôts, à l’image de la redevance qui vient de tomber dans nos boîtes aux lettres… physiques.
L’administration numérique :
- C’est le fait de comprendre que franchement, dépenser un timbre pour envoyer par papier un RIB récupéré sur Internet, c’est quand même has been.
- C’est passer dix minutes sur le site de l’administration fiscale pour trouver sur quelle page payer sa redevance.
- C’est rechercher pendant dix autres minutes d’anciens documents pour connaître son « numéro fiscal », son « numéro de télédéclarant » (ah, non, pour avoir celui-là, il faut leur envoyer un mail…), jusqu’à remarquer qu’il n’est pas nécessaire pour ceux qui ne sont pas dans les « départements pilotes », et enfin son « numéro d’avis d’imposition ».
- C’est re-saisir ces numéros cinq fois parce que franchement, utiliser le bouton « Page précédente » du navigateur, ça doit aussi être tellement has been que ça n’a pas été implémenté sur le site.
- C’est avoir le choix de payer « une seule fois » (et pas automatiquement chaque année en prélèvement) mais en entrant… les informations situées sur son RIB (alors qu’on s’attend plutôt à entrer son numéro de carte bancaire : je n’ai toujours pas compris le principe !)
- C’est faire toutes ces opérations, pour à la fin visualiser le message suivant :
Afin que le montant de votre impôt soit prélevé sur votre compte, vous devez signer une adhésion au télérèglement et la remettre à votre banque le plus rapidement possible, sous peine de rejet des paiements par cette dernière.
Nous vous proposons trois possibilités pour obtenir le formulaire d´adhésion au télérèglement:
- l´imprimer
- le recevoir par message électronique
- le recevoir par courrier
Vous qui n’aviez plus de cartouche dans votre imprimante, ou juste pas envie de dépenser un timbre ; vous qui pensiez que l’e-administration était paperless ; vous qui imaginiez pouvoir règler vos impôts en ligne – vraiment en ligne – voilà ce qui vous attend.
Une feuille à imprimer et à renvoyer en lieu et place de votre RIB, dans une enveloppe à vos frais (alors que l’enveloppe pour le renvoi du RIB est tout de même offerte).
C’est tout ça, l’e-administration.
* ou en 2010 si, au final, on venait à se rendre compte que les temps de production SI sont autrement plus élevés si l’on souhaite un développement de qualité.
A défaut d’inventer le fil à couper le beurre…
… la Picardie développe la poudre d’eau.

C’est au hasard d’une publicité dans le métro que j’ai découvert l’existence de l’eau en poudre : ce que même Wikipedia prend pour un canular deviendra bientôt monnaie courante grâce à des équipes de chercheurs de Picardie.
Comment est-ce possible ?
Transformer une matière en poudre ne signifie pas nécessairement lyophiliser (i.e, déshydrater à basse température pour obtenir une matière sèche) à l’image d’une soupe instantanée.
Au contraire, l’eau en poudre, bien que sèche en apparence, comporte 98% d’eau, enfermée dans des microcapsules en silice. Pour que cela fonctionne, le silice utilisé doit être hydrophobe (il n’aime pas l’eau). L’eau est libérée par simple frottement ou par évaporation.
Quelles applications ?
Les applications imaginées pour l’instant sont les suivantes :
- Les murs anti-incendies : l’eau est libérée au contact du feu ;
- Le transport de produits tels que des vaccins ;
- L’agriculture, en semant les graines en même temps que la poudre d’eau, ce qui permet de limiter les arrosages.
La poudre d’eau est pour l’instant un projet prometteur, mais la potabilité d’une telle eau est à mon sens à étudier, au vu de la présence de silice, de xylitol et de tréhalose (deux édulcorants) dans la poudre.
Distributeurs piratés & fraudes à la carte bancaire
Les fraudes à la carte bancaire deviennent de plus en plus fréquentes, et les banques commencent à peine à sensibiliser les utilisateurs sur les altérations que peuvent subir les distributeurs de billets pour capturer les informations présentes sur les cartes bancaires, qu’il s’agisse du contenu de la piste magnétique ou du code PIN.
Pourtant, ce problème est bel et bien mondial. Une entreprise de sécurité australienne illustre ce sujet via des images de quelques distributeurs de billets attaqués (en anglais : ATM) et quelques conseils pour les repérer : le document est disponible par ici.
Au final, une lecture attentive du PDF amène plusieurs remarques :
- Il faut de préférence toujours utiliser les mêmes distributeurs, et mémoriser leurs formes ;
- Seule une comparaison du lecteur de cartes avec l’image située sur l’écran permet de savoir d’une manière fiable s’il y a une installation pirate (mais tous les distributeurs n’affichent pas encore l’image du lecteur) ;
- Les modifications des lecteurs ne sont pas simples et grossières, mais de plus en plus adaptées aux distributeurs et ainsi discrètes. Certaines techniques ne nécessitent même pas de lecteur de cartes, mais juste des caméras ;
- Ces cas de piratage ne concernent pas que les distributeurs d’argent, mais aussi les distributeurs de billets (type SNCF), les distributeurs d’essence 24/7, etc.
En cas de fraude, vous avez 70 jours pour faire opposition à votre banque. Selon votre carte, il est possible que ces fraudes soient prises en charge et remboursées, ou qu’elles vous soient facturées jusqu’à un plafond de 150 euros. Renseignez-vous auprès de votre banque pour vous en assurer.
Via.
Disney : les mêmes scènes, beaucoup de films
Tous les films Disney partagent les mêmes scènes, les mêmes mouvements… C’est en tous cas ce que laisse croire une vidéo qui a désormais fait le tour de l’Internet.
Avant d’aller plus loin, visionnons ensemble ladite vidéo.
Link: www.youtube.com
Passons sur la musique de fond… Et revenons sur quelques uns des films Disney concernés par ce phénomène de copie :
- Blanche-Neige et les sept nains – 1937, 1er long-métrage Disney, budget 1.5M US$
- La Belle au bois dormant – 1959, budget 6M US$
- les 101 dalmatiens – 1961, réalisé part. par W. Reitherman, 4M US$
- Le Livre de la jungle – 1967, par Wolfgang Reitherman, 20M US$
- les Artistochats – 1970, par Wolfgang Reitherman, 4M US$
- Robin des bois – 1973, par Wolfgang Reitherman, 1.5M US$
- La Belle et la Bête – 1991, budget 25M US$
La faiblesse du budget de Robin des bois et la présence du même réaliseur que sur d’autres Disney auront ainsi favorisé les copies et réutilisations. Ce constat n’aura pas attendu l’apparition de cette vidéo : de nombreux articles abordent déjà ce sujet, dont celui de Wikipédia :
As the film allotted a small budget, the artists referenced footage from previous animated features. [...]
- The characters’ movements strongly resemble those from The Jungle Book, The Aristocats, and Snow White and the Seven Dwarfs. [...]
- At the end of the movie, a sound clip of the church bells ringing in Cinderella was used for the wedding church bells.
Un autre facteur déterminant aura été la mort de Walt Disney, fin 1966 : Robin des bois est en effet le premier film créé sans l’implication directe de Walt Disney.
Mais si les mouvements restent les mêmes, n’oublions pas que pendant longtemps, les dessins animés étaient réalisés manuellement image par image. Ce recyclage aura permis de faciliter la conception des scènes, mais n’aura apporté qu’un gain limité du point de vue de la réalisation.
L’honneur est sauf !
Journée sans Chocolat, jamais deux sans trois
Hey, psst, cette année aussi, la Journée sans Chocolat tombe le 12ème jour du mois suivant Pâques – c’est-à-dire demain 12 mai.

Biscotti Al Cioccolato (Chocolate Biscuits), Umbria, Italy (
source)
Nul besoin de vous la présenter à nouveau, vous savez tous qu’il s’agit de tenir deux fois douze heures sans protéger nos artères contre l’athérosclérose… Bonne « JSC » à tous !
Souriez, voici le pigeonnier roulant
Depuis des années, je cumule des S’Miles grâce au programme de fidélité de la SNCF. Chaque euro dépensé à la SNCF ramène 1.5 « S’Miles », l’équivalent roulant des « Miles » aériens (coût du S’Miles : 0.6€). J’ai récemment découvert qu’il était possible d’utiliser cette même carte dans les enseignes Monoprix, où 4 euros dépensés ramènent 1 S’Miles (coût du S’Miles : 4€).
Ces points peuvent être échangés contre des billets, des cartes ou des bons d’achats : la carte 12-25 coûte 49€ ou « 39€ + 1000 S’Miles », et un bon d’achat Monoprix de 10€ coûte 1000 S’Miles. Cela permet donc de positionner la valeur d’1 S’Miles à 0.01€
Chez Monoprix, 4€ dépensés rapportent ainsi 0.01€ : il vous faudra donc débourser 4000€ pour obtenir un bon d’achat de 10€. Pour illustrer, une famille ayant un panier moyen de 100€ par semaine (somme déjà élevée) cumulera à peine plus de 10€ par an.
Après le Club Total qui offre 5€ par an à ses clients fidèles, voici Monoprix qui offre moins de 3€ par an à un célibataire. Et dire que ça marche !
Et si on se mariait… au froid ?
Même si je n’ai pas passé mon enfance à rêver à mon mariage, il m’arrive d’y penser et de l’imaginer comme un moment exceptionnel, surprenant, unique et… différent.
Tenez, prenons par exemple l’église de Jukkasjärvi, en Suède, faite de glace et de neige, et reconstruite chaque hiver pour le plaisir de plus d’une centaine de couples par an.

« Ice Church » (
source)
Quoi de plus agréable que la transparence de la glace, que la beauté du blanc, pour rompre avec les si traditionnelles cathédrales en pierre ou en briques ?
Et lorsqu’une charmante princesse m’aura donné son coeur, je lui proposerai à mon tour « d’échanger des voeux éternels dans une église éphémère ».
( Source)
Ma vie, mes oeuvres, mes droits
Imaginez la scène : dans le cadre d’un projet en entreprise, vous inventez quelque chose qui va tripler le chiffre d’affaires de votre boite. Qu’il s’agisse d’un développement, d’un article ou d’une simple idée, qui en est vraiment propriétaire ?
Je suis récemment tombé sur une histoire racontée par Joel Spolsky, et en voici le résumé :
Il y a quelques années, Joel a embauché un jeune développeur pour l’été. Au cours de son contrat, celui-ci est venu le voir en lui proposant de mettre en place un système de petites annonces d’emploi sur le site de l’entreprise « Joel on Software » pour laquelle tous deux travaillaient. Un mois plus tard, le module était en place sur ledit site. Deux ans sont passés, et ce projet à l’origine très simple leur a permis de gagner plus d’un million de dollars.
Leur problème a été le suivant : comment récompenser un employé pour une idée de ce type ? Est-ce « son boulot » de trouver de bonnes idées ? Doit-on le récompenser ? Comment quantifier les performances de ses employés dans des cas comme celui-ci, alors que seule une infime partie de leur travail est directement visible de leurs supérieurs ? Et si une récompense est donnée, comment éviter les guerres internes ?
Pour élargir le débat, je me suis longtemps demandé quelle part des idées des employés appartenait à l’entreprise, et quelle part pouvait librement être brevetée et réutilisée par les inventeurs eux-mêmes. La réponse est tout simplement dans le Code de la Propriété Intellectuelle.
Tout d’abord, les créations individuelles des salariés (logos, articles, logiciels, sites, …) :
- Les créations sont la propriété des employés (ce qui semble étrange puisque l’employeur souhaite pouvoir les utiliser comme bon lui semble)
- Deux cas particuliers sont à noter : les droits sur les articles journalistiques et sur les logiciels sont automatiquement cédés aux employeurs.
- Les autres droits sur les créations doivent être cédés au cas par cas aux employeurs, après création : il n’est pas possible de céder a priori « toutes les oeuvres que l’employé créera » dans le futur.
Ensuite, les créations collectives des salariés (oeuvres créées par la contribution de plusieurs employés à l’initiative d’une personne physique ou morale) :
- Dès qu’il n’est pas possible de déterminer un créateur unique pour une oeuvre (tel qu’un slogan publicitaire ou un guide touristique), l’employeur reçoit les droits d’auteur sans nécessiter de cession de droits.
Enfin, les inventions, qui se répartissent en trois catégories :
- Les inventions de mission – lorsqu’inventer fait partie du job. Dans ce cas, l’invention appartient intégralement à l’employeur.
- Les inventions hors mission attribuables : si celles-ci ont lieu dans le cours de l’execution des fonctions de l’employé ou dans le domaine d’activité de l’entreprise – voire même en utilisant les connaissances ou techniques acquises via l’entreprise – les inventions appartiennent à nouveau à l’employeur.
- Les inventions hors mission non attribuables – les autres. Dans ce dernier cas, les inventions reviennent à l’employé.
Un droit assez complexe et pas toujours logique, mais bon à connaître !
(Remarque : pour être exact, l’attribution des droits à l’employeur permet tout de même à l’employé de conserver des droits moraux sur ses oeuvres : droit de divulgation, droit au respect de l’oeuvre, droit au respect du nom, droit de repentir ou de retrait. Ces paragraphes ont été simplifiés pour être synthétiques et compréhensibles ; pour plus de détails, vous reporter aux articles originaux)
Support Samsung : vite OU bien
Au début, je me suis dit : et si j’écrivais un article positif au sujet du service après-vente de Samsung ?
Oui, parce que j’ai acheté un très joli lecteur MP3/MP4 Samsung YP-T10 le 14 juillet 2008 – ça ne s’invente pas, n’en déplaise aux défendeurs des jours fériés chômés – qui est récemment tombé en panne. Symptômes : plante à chaque démarrage, et impossible de le connecter au PC pour le formater.

J’ai alors contacté le support Samsung par mail : surprise, ils répondent (vraiment) en moins d’un jour ouvré, avec une vraie réponse humaine et personnalisée et pas un mail préécrit. La solution est pourtant très générique : envoyer le baladeur au SAV par courrier. Un contact téléphonique plus tard, un monsieur me précise qu’« il est aussi possible de le déposer à un des deux centres Samsung de Paris » qui sont « ouverts du lundi au vendredi de 10h à 18h ». Avec des horaires comme ça, l’avantage est qu’il n’est même pas nécessaire de réellement ouvrir le centre : il est bien probable que personne n’ait jamais eu la possibilité d’y aller.
Et le monsieur d’insister : « mais vous pouvez envoyer n’importe qui déposer votre appareil à votre place ». Il est vrai que je connais des centaines de chômeurs qui n’ont rien de mieux à faire que de traverser Paris pour savoir si le mythique centre Samsung existe vraiment. Pour cette fois, le courrier conviendra.
Ainsi, je me retrouve à patienter un samedi matin à la Poste des environs pour envoyer mon lecteur. Une petite lettre, l’adresse, la facture : tout y est, il ne manque qu’une grosse enveloppe à bulles. La conversation avec le personnel est mythique.
(La dame) – Vous voulez envoyer le « téléphone », hein ? Mais il fonctionne ?
(Moi) – Non, justement, c’est pour ça que je l’envoie au support.
(La dame, dans un éclair de génie) – Dans ce cas là, pas besoin de protection, on s’en fiche qu’il soit secoué !
Quelques jours plus tard, l’objet est de retour, comme neuf. Je réfléchissais déjà à l’article édifiant sur le support Samsung, sur son e-mail de prise en charge, sur sa page de suivi en ligne, sur son support en moins d’une semaine, aller-retour du colis inclus, sur son petit mot envoyé avec le colis, d’ailleurs enveloppé dans du papier à bulles. L’appareil connecté, je le charge de musique et de podcasts, mais surprise : il n’accepte plus les fichiers protégés par DRM que me fournit n9ufmusic. Quelques minutes plus tard, je découvre que sa capacité est passée de 4 à 2 gigas octets et qu’en passant, ma facture originale ne m’a pas été retournée : ennuyeux.
Le lendemain matin, me revoici à la même Poste, avec le même colis, à destination de la même adresse et en ayant pris soin de recycler le papier bullé de Samsung.
Samedi dernier, 9h29, un imbécile sonne sans relâche à ma porte jusqu’à ce que je me réveille, me lève et lui ouvre avec en tête une bonne conception des insultes qu’il aurait méritées.
(L’imbécile en question) – Mais m’sieur, y’a marqué ‘à livrer impérativement avant midi’ !
Mon Samsung a finalement retrouvé ses 4 gigas mais ne lit toujours pas les DRM : le firmware – le logiciel interne du lecteur – installé par le support est mauvais. C’est un firmware « MSC » qui ne supporte pas les fichiers protégés, mais qui ne laisse installer que des firmwares de même nature.
Plutôt que de renvoyer l’appareil pour une troisième fois à mes frais, un petit tour de l’Internet m’aura permis de découvrir une technique assez méconnue permettant de forcer le lecteur à installer le firmware de mon choix – à savoir un firmware « MTP » qui supporte les fichiers protégés.
Problème résolu en 2 semaines et 30mn.
Une histoire de chasse-neige
Maintenant que vous êtes bien au chaud et que votre dure journée sous la neige est achevée, découvrez l’origine du chasse-neige en quelques lignes.
Le premier modèle de chasse-neige à destination de la route est apparu en 1862 dans le Wisconsin. Il était constitué d’ une charrue en bois tirée par des chevaux.
Le chasse-neige sur rails a pour sa part été inventé en 1869 par J.W. Elliot, dentiste à Toronto au Canada, mais n’a pas été construit avant l’année 1883.
Le blizzard de 1888, qui a amené plus d’un mètre de neige au Nord-Est des États-Unis, a forcé les inventeurs à motoriser les chasse-neige en pleine période de développement de l’automobile. Les premiers chasse-neige montés sur des camions sont apparus en 1913, et les voitures ont même été équipées de chasse-neige en 1923 sur une idée norvégienne de Hans et Even Overaasen.
Le Missouri a ensuite inventé le TowPlow, modèle très particulier de chasse-neige inspiré d’équipements de la ferme que je vous laisse découvrir.
Et plus de cent ans après les premiers chasse-neige, la ville de Paris n’a toujours pas découvert leur existence…
Le chocolat rend intelligent
En tant qu’inventeur de la Journée sans Chocolat, je ne pouvais pas passer à côté de l’information de la semaine : le chocolat, le vin et le thé améliorent les performances cognitives. ( Via)
Une étude d’Oxford sur les habitudes alimentaires de 2000 personnes âgées de 70 à 74 ans met en effet en avant que les consommateurs de chocolat, vin ou thé – tous trois contenant des flavonoides, déjà réputés pour faire baisser la tension artérielle – ont des meilleurs résultats que les autres aux tests cognitifs, et sont moins prédisposés à la démence (!). Il est à noter que la consommation de vin de manière modérée réduit également les risques d’être atteint de la maladie d’Alzheimer.
Alors n’hésitez plus : faites vous plaisir avec les chocolats que vous avez reçus à Noël.
Un choix d’emploi pour un choix de vie
En sortie d’Ecole, un ingénieur est amené à faire un choix de premier emploi… Il peut débuter :
- Soit chez un grand compte comme Orange, comme une banque ou un groupe industriel – et dans une moindre mesure dans une PME. Les possibilités de progression sont globalement élevées, à un bémol près pour le service public qui gère souvent les carrières des employés sur 30 ou 40 ans et propose une évolution de poste tous les cinq à dix ans seulement.
- Soit dans une société de services (SSII), c’est-à-dire travailler pour un grand compte mais à travers une société intermédiaire, ce qui permet de voir plus d’entreprises différentes, d’avoir un salaire (et une progression salariale) parfois meilleur, et qui laisse une flexibilité plus grande à l’entreprise. Là, par contre, même si l’employé travaille sur le même type de postes que les salariés de l’entreprise, il n’est pas embauché directement par ledit grand compte et ne bénéficie d’aucun de ses avantages (comité d’entreprise, intéressement, …)
- Soit dans une société de conseil ou d’audit, auquel cas notre ingénieur travaille aussi pour un grand compte à la Orange mais sur un projet prédéfini (mise en place de telle solution de sécurité, par exemple), et pour lequel le grand compte n’est qu’un client de la société de conseil. Il y a beaucoup moins d’interactions entre l’ingénieur en question et les salariés du grand compte : il ne fait pas partie de la maison, il n’est là que pour bosser sur son projet (même s’il est souvent présent dans les locaux de la boite pour laquelle il travaille).
Le marché de l’emploi n’étant pas du plus florissant en ce moment*, les entreprises ont tendance à reporter leurs projets, ou à les faire réaliser par des sociétés de services ou de conseil, ce qui fait qu’il y a de moins en moins de recrutements directement au sein des entreprises et en contrepartie de nombreuses places ouvertes en conseil/audit pour les jeunes ingénieurs diplômés.
Une entreprise débourse généralement 800€ à 1000€ par jour pour un ingénieur qui travaille pour elle à travers une société de services ou de conseil, et beaucoup plus si l’ingénieur en question a de l’expérience (rassurez-vous, il est très loin de toucher ces 1000€ !!), mais en retire de nombreux avantages – flexibilité, expertise dans des domaines spécialisés non maîtrisés au sein de l’entreprise, etc. L’ingénieur, quant a lui, y trouve son compte mais effectue des semaines de travail qui peuvent très facilement dépasser les 10 heures par jour et consommer une partie du week-end. C’est un choix de vie à faire.
Un ingénieur peut par ailleurs s’orienter dans deux directions opposées :
- Expert technique dans un domaine particulier : expert en sécurité informatique, par exemple ;
- Manager pour évoluer hiérarchiquement dans l’entreprise et terminer (par exemple) Directeur d’une section de la boite pour laquelle il travaille.
Mais les ingénieurs sont-ils réellement faits pour être experts techniques ? Leur formation généraliste ne les limite-t-elle pas de ce côté ?
C’est toute la question à laquelle je devrai répondre dans les prochains jours, en choisissant mon futur job.
(* en même temps, des fleurs en plein hiver…)
Note : cet article est largement simplifié pour s’adresser au public qui ne connaît pas les choix qui s’offrent à un ingénieur « junior »… Les ingés qui me lisent passeront sur les nombreuses imprécisions qu’ils pourront constater dans cet article !
Énergies fossiles : comment varient les prix ?
Lorsque chacun y va de ses petits calculs, lorsque chacun devient expert économique du portefeuille des ménages français, on tombe rapidement sur des interrogations de ce type :
Quand le baril de pétrole était à 150$, on payait le litre de gazole 1,50€
Maintenant qu’il est à 90$, pourquoi ne paye-t-on pas le litre 0,90 € ?
Forcément, c’est la faute du gouvernement (logique !), c’est une nouvelle taxe, c’est la faute des producteurs, des distributeurs – bref, à première vue, ça ne semble en tous cas pas normal ! C’est une idée reçue qui revient très souvent et qui mérite un certain développement et un peu de réflexion – alors autant s’y lancer une fois pour toute. Certes, il y aura quelques graphiques dans ce qui suit, mais, promis, je ne serai pas trop lourd.
Décomposition du prix du carburant
Quelle est la part de taxes dans le prix du carburant à la pompe ? Quelle est la part de pétrole brut ?
La réponse est donnée sur le site de l’ UFIP par un schéma très explicite :

Ce que l’on résume ainsi :
- Le prix à la pompe est composé de 49% de taxes pour la gazole, 59% pour le sans-plomb (incluant TVA et TIPP) ;
- Le prix du carburant est composé de 18% de coûts de raffinage et distribution pour le gazole, 8.5% pour le sans-plomb ;
- Il n’y a que 30 à 33% du prix du carburant à la pompe directement lié au coût du pétrole (« Brent »).
Sur un sans-plomb à 1.30€/litre, le pétrole en lui-même n’intervient que pour 0.43€ !
Influence de l’euro
Évidemment, le prix du baril étant donné en dollars, le taux de change euro-dollar intervient : plus l’euro est fort, moins il est coûteux d’acheter des dollars, donc moins le baril est cher. Voici un graphique reprenant l’évolution de ce taux de change :

Evolution du prix du baril en dollar et en euros
Pour tous les graphiques, je suis parti des données librement disponibles sur le site de l’UFIP. Ils se limitaient à donner la valeur en $/baril, là où je vous propose le prix en €/baril. Voyez donc l’évolution du prix du brent (pétrole brut de référence au niveau mondial) :
La différence entre les deux graphiques – et donc l’influence du taux de change euro-dollar – n’est pas spectaculaire. Lorsque le baril a atteint les 80€, le carburant à la pompe pouvait arriver à 1.51€/litre (sans-plomb 95) dont, conformément à mon calcul précédent, seulement 33% = 0.50€ par litre directement liés au prix du baril.
Lorsque le baril est repassé à 60€ (baisse de 25% du brut), la part du prix du carburant liée au baril (soit 0.50€) a aussi baissé de 25% ce qui représente une baisse de seulement 0.125€ à la pompe* (baisse de 8% du prix du carburant). Il est donc tout à fait normal de ne pas constater une répercussion fulgurante des baisses de prix du pétrole brut à la pompe.
Une idée reçue qui a encore de longs jours devant elle…
(* Remarque importante : le calcul est largement simplifié ; il faudrait faire le calcul en « hors taxes » puisque si le prix HT baisse, les taxes qui s’ajoutent baissent également. En pratique, la baisse représente donc légèrement plus de 0.125€)
Boite aux lettres : « la mémoire tout court »
Parce qu’il n’y a pas que les spammeurs qui nous écrivent, mais aussi des vrais gens qui ont des vrais problèmes, apprenons ensemble tout ce qu’il ne faut pas faire pour demander un service à quelqu’un. J’ai en effet récemment reçu l’e-mail suivant.

La pièce à conviction
Voici les questions auxquelles il faut toujours répondre lorsqu’un nouveau document nous est présenté (selon nos anciens professeurs d’histoire-géographie) :
- Qui ? Ça commence mal, je n’en ai presque aucune idée. Pour être honnête, il s’agit d’un cousin éloigné à qui je n’ai pas parlé depuis bien… quatre… cinq… douze… bon, d’accord, je crois que je ne lui ai jamais vraiment parlé plus de deux minutes.
- Où ? Cette adresse e-mail, il l’a probablement eue à travers son frère qui m’écrit au moins une fois par an, et qui l’a lui-même eue de mon père. Avantage notable : c’est une adresse pro qui sera bientôt détruite.
- Pourquoi ? Parce que celui qui fait de l’ordinateur dans la famille a forcément le temps de servir de technicien informatique gratuit. C’est connu !
- Combien ? Comme c’est de la famille (paraît-il), on va lui proposer un tarif de dépannage informatique avantageux de seulement 20€ par heure (toute heure commencée est due). Je crois que je vais déjà compter 2h pour ce billet.
- Quoi ? Après une étude approfondie du cas qui nous concerne, voici la liste des problèmes affectant l’ordinateur de notre client (s’il paye, c’est un client !) :
- Problème avec le correcteur orthographique de sa messagerie : le correcteur semble positionné sur une langue étrangère connue de lui seul. Solution : configurer le correcteur orthographique et grammatical sur « Français (France) ». Il n’est pas impossible que cette langue ne soit pas installée par défaut sur l’ordinateur du client…
- Mauvais fonctionnement du clavier : la touche « Entrée » est défectueuse, tout le texte ayant été entré sur une ligne. Solution : changer de clavier. Si le problème persiste, changer de client.
- Problème avec la touche « espace » de son clavier : en effet, la typographie française demande des espaces avant et après les signes de ponctuation, et des majuscules en début de phrase (cf. objet du mail). La touche « espace » fonctionne visiblement de manière intermittente. Solution : changer de clavier.
- Problème de disposition des touches : le clavier AZERTY a été remplacé par un clavier de téléphone portable, et le « T9″ a été désactivé, ce qui oblige le client à écrire en « langage SMS ». Solution : se munir d’un clavier comportant plus de 15 touches. Si le problème persiste, expliquer au client que l’e-mail n’est pas facturé au nombre de caractères.
- Problème avec la signature automatique de sa messagerie : celle-ci a visiblement été désactivée sans qu’il ne le remarque, ce qui fait que l’e-mail a été envoyé (contre la volonté du client) sans aucune signature. Solution : réactiver la signature automatique.
- Problème de tact : si Word intègre de nombreux correcteurs et dictionnaires, il n’est cependant pas encore en mesure de distinguer un mail « pour prendre des nouvelles, et en passant poser une question » d’un e-mail purement intéressé. Le « Sinon le boulo ce passe bien ?? » (qui obéit à la règle de trois : une faute d’orthographe, une faute de grammaire, une faute de typographie) compense difficilement le reste – surtout quand la personne en question n’a strictement aucune idée de ce que je fais dans la vie, pour être clair.
- Problème de politesse : certains savent difficilement dire (dans notre cas : écrire) un simple « s’il te plaît » ou un « merci d’avance ». Solution : ajouter « Merci et bonne journée » à la signature automatique du client insérée en fin d’e-mail. Même le technicien du support informatique du bureau – pourtant payé pour traiter ce genre de courriers – appréciera.
Tout ceci se résume probablement en un unique « petit problème » d’ interface chaise-clavier. Solution : remplacer l’interface chaise-clavier.
Review : Babylon A.D. ou l’eugénisme électronique
Film de science-fiction classique :
- Débute par la présentation d’un monde idéal, souvent aseptisé, où les machines permettent à l’homme de vivre mieux qu’au temps présent, où les tables graphiques et autres LCD sont partout, immenses, tactiles, et personnalisés. Couleurs : blanc et teintes lumineuses.
- Continue par la description de l’arrière-boutique, des raisons pour lesquelles cette utopie tient debout et permet à tous d’être heureux sans travail (physique). Couleurs : blanc et gris pour l’arrière-boutique, parce que finalement, on ne soigne que ce qui est apparent.
- Arrive ensuite l’élément perturbateur, le problème, qui explique que rien n’est jamais parfait ni tout rose (ni tout blanc, en l’occurrence).
- Et forcément, vers la trentième minute du film, le monde idéal se casse en mille morceaux, et débutent des poursuites interminables pour retrouver sa liberté – comme si la technologie nous en privait. Couleurs : sombres, tristes, celle d’une vie réelle bien trop monotone.
Les amateurs du genre ont forcément reconnu The Island – mais le schéma s’applique à tout un tas de films de science-fiction : le « problème » est connu dès le départ, et les personnages mettent 1h30 à le résoudre.
Sauf qu’ici, pour Babylon A.D., c’est l’inverse :
- Le problème (les raisons du comportement étrange de la femme) est connu dans les quinze dernières minutes.
- Vu qu’ils mettent 1h15 à découvrir ce qu’il se passe, le problème en question n’est jamais résolu. C’est ce qui fait les critiques négatives du film, émises par ceux qui s’attendent au schéma classique de la SF.
- Les couleurs du début sont donc très sombres, sauf lors de la première rencontre avec la femme en question, et s’éclaircissent uniquement à la fin.
Ce qui m’intéresse ici n’est pas de parler du film, mais plutôt de ce qu’il en reste à la sortie. Pour pouvoir en parler, je pars du principe que vous avez déjà vu le film ou n’irez pas le voir – et dans ce cas, voici la fin…
La femme (la très charmante Mélanie Thierry) est un OGM humain (c’est déjà moins charmant de le dire comme ça), et a été modifiée par implémentation d’une intelligence artificielle, puis programée pour faire naître des jumeaux, de manière à peupler la Terre d’une nouvelle espèce d’êtres humains, plus intelligents, capables d’apprendre instantanément et dès le plus jeune âge (des encyclopédies sur pattes).
Eugénisme : « social philosophy which advocates the improvement of human hereditary traits through various forms of intervention. » – philosophie qui défend l’amélioration des caractères humains à travers diverses formes d’interventions.
Le sujet est posé : l’eugénisme – l’amélioration de l’espèce. Jusque là, l’eugénisme consistait à sélectionner les meilleurs êtres humains et à leur donner un traitement adapté ( Le Meilleur des mondes). Ici, l’auteur (qui n’est pas Mathieu Kassovitz, mais bien Maurice G. Dantec, l’auteur de Babylon Babies, le livre de 1999 à l’origine du film) ne décide pas de choisir les meilleurs de l’espèce humaine, comme nous le faisons déjà avec les animaux, mais bien de créer une nouvelle espèce. Deux espèces d’humains seraient en concurrence, et avec un soupçon de darwinisme, seule la plus adaptée, la plus forte, resterait. Probablement pas l’homo-sapiens actuel.
Choquant ? Nouveau ? Pas vraiment : modifier génétiquement une plante pour qu’elle soit plus résistante, plus forte, pour éviter l’utilisation de pesticides toxiques pour la planète, tout cela existe déjà : ce sont des organismes génétiquement modifiés (OGM). Si ces organismes n’étaient pas contrôlés, ils prendraient en quelques générations le pas sur les plantes « naturelles », puisque plus adaptés aux conditions extérieures.
Et si changer à tout jamais une plante n’est pas si ennuyeux, et si clôner un animal ne le sera clairement plus non plus, espérons qu’il ne nous viendra pas l’idée de nous changer nous-mêmes…
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