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Le chocolat rend intelligent
En tant qu’inventeur de la Journée sans Chocolat, je ne pouvais pas passer à côté de l’information de la semaine : le chocolat, le vin et le thé améliorent les performances cognitives. ( Via)
Une étude d’Oxford sur les habitudes alimentaires de 2000 personnes âgées de 70 à 74 ans met en effet en avant que les consommateurs de chocolat, vin ou thé - tous trois contenant des flavonoides, déjà réputés pour faire baisser la tension artérielle - ont des meilleurs résultats que les autres aux tests cognitifs, et sont moins prédisposés à la démence (!). Il est à noter que la consommation de vin de manière modérée réduit également les risques d’être atteint de la maladie d’Alzheimer.
Alors n’hésitez plus : faites vous plaisir avec les chocolats que vous avez reçus à Noël.
Un choix d’emploi pour un choix de vie
En sortie d’Ecole, un ingénieur est amené à faire un choix de premier emploi… Il peut débuter :
- Soit chez un grand compte comme Orange, comme une banque ou un groupe industriel - et dans une moindre mesure dans une PME. Les possibilités de progression sont globalement élevées, à un bémol près pour le service public qui gère souvent les carrières des employés sur 30 ou 40 ans et propose une évolution de poste tous les cinq à dix ans seulement.
- Soit dans une société de services (SSII), c’est-à-dire travailler pour un grand compte mais à travers une société intermédiaire, ce qui permet de voir plus d’entreprises différentes, d’avoir un salaire (et une progression salariale) parfois meilleur, et qui laisse une flexibilité plus grande à l’entreprise. Là, par contre, même si l’employé travaille sur le même type de postes que les salariés de l’entreprise, il n’est pas embauché directement par ledit grand compte et ne bénéficie d’aucun de ses avantages (comité d’entreprise, intéressement, …)
- Soit dans une société de conseil ou d’audit, auquel cas notre ingénieur travaille aussi pour un grand compte à la Orange mais sur un projet prédéfini (mise en place de telle solution de sécurité, par exemple), et pour lequel le grand compte n’est qu’un client de la société de conseil. Il y a beaucoup moins d’interactions entre l’ingénieur en question et les salariés du grand compte : il ne fait pas partie de la maison, il n’est là que pour bosser sur son projet (même s’il est souvent présent dans les locaux de la boite pour laquelle il travaille).
Le marché de l’emploi n’étant pas du plus florissant en ce moment*, les entreprises ont tendance à reporter leurs projets, ou à les faire réaliser par des sociétés de services ou de conseil, ce qui fait qu’il y a de moins en moins de recrutements directement au sein des entreprises et en contrepartie de nombreuses places ouvertes en conseil/audit pour les jeunes ingénieurs diplômés.
Une entreprise débourse généralement 800€ à 1000€ par jour pour un ingénieur qui travaille pour elle à travers une société de services ou de conseil, et beaucoup plus si l’ingénieur en question a de l’expérience (rassurez-vous, il est très loin de toucher ces 1000€ !!), mais en retire de nombreux avantages - flexibilité, expertise dans des domaines spécialisés non maîtrisés au sein de l’entreprise, etc. L’ingénieur, quant a lui, y trouve son compte mais effectue des semaines de travail qui peuvent très facilement dépasser les 10 heures par jour et consommer une partie du week-end. C’est un choix de vie à faire.
Un ingénieur peut par ailleurs s’orienter dans deux directions opposées :
- Expert technique dans un domaine particulier : expert en sécurité informatique, par exemple ;
- Manager pour évoluer hiérarchiquement dans l’entreprise et terminer (par exemple) Directeur d’une section de la boite pour laquelle il travaille.
Mais les ingénieurs sont-ils réellement faits pour être experts techniques ? Leur formation généraliste ne les limite-t-elle pas de ce côté ?
C’est toute la question à laquelle je devrai répondre dans les prochains jours, en choisissant mon futur job.
(* en même temps, des fleurs en plein hiver…)
Note : cet article est largement simplifié pour s’adresser au public qui ne connaît pas les choix qui s’offrent à un ingénieur “junior”… Les ingés qui me lisent passeront sur les nombreuses imprécisions qu’ils pourront constater dans cet article !
Énergies fossiles : comment varient les prix ?
Lorsque chacun y va de ses petits calculs, lorsque chacun devient expert économique du portefeuille des ménages français, on tombe rapidement sur des interrogations de ce type :
Quand le baril de pétrole était à 150$, on payait le litre de gazole 1,50€
Maintenant qu’il est à 90$, pourquoi ne paye-t-on pas le litre 0,90 € ?
Forcément, c’est la faute du gouvernement (logique !), c’est une nouvelle taxe, c’est la faute des producteurs, des distributeurs - bref, à première vue, ça ne semble en tous cas pas normal ! C’est une idée reçue qui revient très souvent et qui mérite un certain développement et un peu de réflexion - alors autant s’y lancer une fois pour toute. Certes, il y aura quelques graphiques dans ce qui suit, mais, promis, je ne serai pas trop lourd.
Décomposition du prix du carburant
Quelle est la part de taxes dans le prix du carburant à la pompe ? Quelle est la part de pétrole brut ?
La réponse est donnée sur le site de l’ UFIP par un schéma très explicite :

Ce que l’on résume ainsi :
- Le prix à la pompe est composé de 49% de taxes pour la gazole, 59% pour le sans-plomb (incluant TVA et TIPP) ;
- Le prix du carburant est composé de 18% de coûts de raffinage et distribution pour le gazole, 8.5% pour le sans-plomb ;
- Il n’y a que 30 à 33% du prix du carburant à la pompe directement lié au coût du pétrole (”Brent”).
Sur un sans-plomb à 1.30€/litre, le pétrole en lui-même n’intervient que pour 0.43€ !
Influence de l’euro
Évidemment, le prix du baril étant donné en dollars, le taux de change euro-dollar intervient : plus l’euro est fort, moins il est coûteux d’acheter des dollars, donc moins le baril est cher. Voici un graphique reprenant l’évolution de ce taux de change :

Evolution du prix du baril en dollar et en euros
Pour tous les graphiques, je suis parti des données librement disponibles sur le site de l’UFIP. Ils se limitaient à donner la valeur en $/baril, là où je vous propose le prix en €/baril. Voyez donc l’évolution du prix du brent (pétrole brut de référence au niveau mondial) :
La différence entre les deux graphiques - et donc l’influence du taux de change euro-dollar - n’est pas spectaculaire. Lorsque le baril a atteint les 80€, le carburant à la pompe pouvait arriver à 1.51€/litre (sans-plomb 95) dont, conformément à mon calcul précédent, seulement 33% = 0.50€ par litre directement liés au prix du baril.
Lorsque le baril est repassé à 60€ (baisse de 25% du brut), la part du prix du carburant liée au baril (soit 0.50€) a aussi baissé de 25% ce qui représente une baisse de seulement 0.125€ à la pompe* (baisse de 8% du prix du carburant). Il est donc tout à fait normal de ne pas constater une répercussion fulgurante des baisses de prix du pétrole brut à la pompe.
Une idée reçue qui a encore de longs jours devant elle…
(* Remarque importante : le calcul est largement simplifié ; il faudrait faire le calcul en “hors taxes” puisque si le prix HT baisse, les taxes qui s’ajoutent baissent également. En pratique, la baisse représente donc légèrement plus de 0.125€)
Boite aux lettres : “la mémoire tout court”
Parce qu’il n’y a pas que les spammeurs qui nous écrivent, mais aussi des vrais gens qui ont des vrais problèmes, apprenons ensemble tout ce qu’il ne faut pas faire pour demander un service à quelqu’un. J’ai en effet récemment reçu l’e-mail suivant.

La pièce à conviction
Voici les questions auxquelles il faut toujours répondre lorsqu’un nouveau document nous est présenté (selon nos anciens professeurs d’histoire-géographie) :
- Qui ? Ça commence mal, je n’en ai presque aucune idée. Pour être honnête, il s’agit d’un cousin éloigné à qui je n’ai pas parlé depuis bien… quatre… cinq… douze… bon, d’accord, je crois que je ne lui ai jamais vraiment parlé plus de deux minutes.
- Où ? Cette adresse e-mail, il l’a probablement eue à travers son frère qui m’écrit au moins une fois par an, et qui l’a lui-même eue de mon père. Avantage notable : c’est une adresse pro qui sera bientôt détruite.
- Pourquoi ? Parce que celui qui fait de l’ordinateur dans la famille a forcément le temps de servir de technicien informatique gratuit. C’est connu !
- Combien ? Comme c’est de la famille (paraît-il), on va lui proposer un tarif de dépannage informatique avantageux de seulement 20€ par heure (toute heure commencée est due). Je crois que je vais déjà compter 2h pour ce billet.
- Quoi ? Après une étude approfondie du cas qui nous concerne, voici la liste des problèmes affectant l’ordinateur de notre client (s’il paye, c’est un client !) :
- Problème avec le correcteur orthographique de sa messagerie : le correcteur semble positionné sur une langue étrangère connue de lui seul. Solution : configurer le correcteur orthographique et grammatical sur “Français (France)”. Il n’est pas impossible que cette langue ne soit pas installée par défaut sur l’ordinateur du client…
- Mauvais fonctionnement du clavier : la touche “Entrée” est défectueuse, tout le texte ayant été entré sur une ligne. Solution : changer de clavier. Si le problème persiste, changer de client.
- Problème avec la touche “espace” de son clavier : en effet, la typographie française demande des espaces avant et après les signes de ponctuation, et des majuscules en début de phrase (cf. objet du mail). La touche “espace” fonctionne visiblement de manière intermittente. Solution : changer de clavier.
- Problème de disposition des touches : le clavier AZERTY a été remplacé par un clavier de téléphone portable, et le “T9″ a été désactivé, ce qui oblige le client à écrire en “langage SMS”. Solution : se munir d’un clavier comportant plus de 15 touches. Si le problème persiste, expliquer au client que l’e-mail n’est pas facturé au nombre de caractères.
- Problème avec la signature automatique de sa messagerie : celle-ci a visiblement été désactivée sans qu’il ne le remarque, ce qui fait que l’e-mail a été envoyé (contre la volonté du client) sans aucune signature. Solution : réactiver la signature automatique.
- Problème de tact : si Word intègre de nombreux correcteurs et dictionnaires, il n’est cependant pas encore en mesure de distinguer un mail “pour prendre des nouvelles, et en passant poser une question” d’un e-mail purement intéressé. Le “Sinon le boulo ce passe bien ??” (qui obéit à la règle de trois : une faute d’orthographe, une faute de grammaire, une faute de typographie) compense difficilement le reste - surtout quand la personne en question n’a strictement aucune idée de ce que je fais dans la vie, pour être clair.
- Problème de politesse : certains savent difficilement dire (dans notre cas : écrire) un simple “s’il te plaît” ou un “merci d’avance”. Solution : ajouter “Merci et bonne journée” à la signature automatique du client insérée en fin d’e-mail. Même le technicien du support informatique du bureau - pourtant payé pour traiter ce genre de courriers - appréciera.
Tout ceci se résume probablement en un unique “petit problème” d’ interface chaise-clavier. Solution : remplacer l’interface chaise-clavier.
Review : Babylon A.D. ou l’eugénisme électronique
Film de science-fiction classique :
- Débute par la présentation d’un monde idéal, souvent aseptisé, où les machines permettent à l’homme de vivre mieux qu’au temps présent, où les tables graphiques et autres LCD sont partout, immenses, tactiles, et personnalisés. Couleurs : blanc et teintes lumineuses.
- Continue par la description de l’arrière-boutique, des raisons pour lesquelles cette utopie tient debout et permet à tous d’être heureux sans travail (physique). Couleurs : blanc et gris pour l’arrière-boutique, parce que finalement, on ne soigne que ce qui est apparent.
- Arrive ensuite l’élément perturbateur, le problème, qui explique que rien n’est jamais parfait ni tout rose (ni tout blanc, en l’occurrence).
- Et forcément, vers la trentième minute du film, le monde idéal se casse en mille morceaux, et débutent des poursuites interminables pour retrouver sa liberté - comme si la technologie nous en privait. Couleurs : sombres, tristes, celle d’une vie réelle bien trop monotone.
Les amateurs du genre ont forcément reconnu The Island - mais le schéma s’applique à tout un tas de films de science-fiction : le “problème” est connu dès le départ, et les personnages mettent 1h30 à le résoudre.
Sauf qu’ici, pour Babylon A.D., c’est l’inverse :
- Le problème (les raisons du comportement étrange de la femme) est connu dans les quinze dernières minutes.
- Vu qu’ils mettent 1h15 à découvrir ce qu’il se passe, le problème en question n’est jamais résolu. C’est ce qui fait les critiques négatives du film, émises par ceux qui s’attendent au schéma classique de la SF.
- Les couleurs du début sont donc très sombres, sauf lors de la première rencontre avec la femme en question, et s’éclaircissent uniquement à la fin.
Ce qui m’intéresse ici n’est pas de parler du film, mais plutôt de ce qu’il en reste à la sortie. Pour pouvoir en parler, je pars du principe que vous avez déjà vu le film ou n’irez pas le voir - et dans ce cas, voici la fin…
La femme (la très charmante Mélanie Thierry) est un OGM humain (c’est déjà moins charmant de le dire comme ça), et a été modifiée par implémentation d’une intelligence artificielle, puis programée pour faire naître des jumeaux, de manière à peupler la Terre d’une nouvelle espèce d’êtres humains, plus intelligents, capables d’apprendre instantanément et dès le plus jeune âge (des encyclopédies sur pattes).
Eugénisme : “social philosophy which advocates the improvement of human hereditary traits through various forms of intervention.” - philosophie qui défend l’amélioration des caractères humains à travers diverses formes d’interventions.
Le sujet est posé : l’eugénisme - l’amélioration de l’espèce. Jusque là, l’eugénisme consistait à sélectionner les meilleurs êtres humains et à leur donner un traitement adapté ( Le Meilleur des mondes). Ici, l’auteur (qui n’est pas Mathieu Kassovitz, mais bien Maurice G. Dantec, l’auteur de Babylon Babies, le livre de 1999 à l’origine du film) ne décide pas de choisir les meilleurs de l’espèce humaine, comme nous le faisons déjà avec les animaux, mais bien de créer une nouvelle espèce. Deux espèces d’humains seraient en concurrence, et avec un soupçon de darwinisme, seule la plus adaptée, la plus forte, resterait. Probablement pas l’homo-sapiens actuel.
Choquant ? Nouveau ? Pas vraiment : modifier génétiquement une plante pour qu’elle soit plus résistante, plus forte, pour éviter l’utilisation de pesticides toxiques pour la planète, tout cela existe déjà : ce sont des organismes génétiquement modifiés (OGM). Si ces organismes n’étaient pas contrôlés, ils prendraient en quelques générations le pas sur les plantes “naturelles”, puisque plus adaptés aux conditions extérieures.
Et si changer à tout jamais une plante n’est pas si ennuyeux, et si clôner un animal ne le sera clairement plus non plus, espérons qu’il ne nous viendra pas l’idée de nous changer nous-mêmes…
Neuf TV : question de boutons
Pour ceux qui n’ont pas de Neuf TV HD, la partie télévision de l’offre Neuf Télécom, voici une image de sa télécommande :

Tout le monde reconnaitrait, avec une image de meilleure qualité, le bouton “play/pause”, quatrième en partant du bas, qui sert à mettre en pause le direct, comme dans la pub (“hop, hop, hop, hop”)
Par contre, le dernier bouton de la télécommande, nommé “….”, m’a toujours intrigué : un appui sur ce dernier affiche “Index positionné” à l’écran, comme sur les magnétoscopes.
Problème : la Neuf TV HD n’a pas vraiment l’air d’en tenir compte. Contrairement à un magnétoscope, il semble impossible de la faire revenir à la position définie par cet index.
Et voilà que je découvre que le Staff Neuf Télécom a répondu à cette grande question dans un post du Forum Neuf TV :
pour le moment il ne sert a rien.
bonne soirée.
Au moins, c’est clair.
Cycle de vie des rencontres
Nouveau lieu de travail, nouveaux voisins, amis d’amis : aujourd’hui, vous rencontrez quelqu’un, en vrai ou par internet.
Vous commencez à lui parler de tout et de rien, du temps et de votre trajet quotidien, de votre travail : des banalités sans importance, qu’il (ou elle) aura bien vite oubliées.
Puis vous commencez à parler de votre parcours, de vos études, de vos amours : plus généralement, de votre vie, de ce que vous avez vécu, de vos expériences - et beaucoup de ce qui vous met en valeur, forcément, ou du moins ce à quoi vous souriez aujourd’hui.
Par la suite, vous osez échanger certains points plus personnels : comment vous avez vécu votre dernière rupture, ce que vous pensez de votre ami(e) actuel(le), comment vous voyez votre futur. En parallèle, vous commencez aussi à le (ou la) connaître. Découvrir quelqu’un est une activité passionnante, même si elle demande un temps certain. Savoir que quelqu’un nous écoute, que quelqu’un nous fait confiance, est valorisant.
Parfois vous en dites plus, parfois c’est lui (ou elle). Tout dépend de savoir si vous aimez écouter les gens raconter, ou si vous préférez parler vous-mêmes. Souvent, de toute façon, vous n’arrivez même pas à cette étape.
Et puis un jour, vous savez tout l’un de l’autre - ou du moins assez. Vous n’avez plus vraiment grand-chose de passionnant sur votre vie à raconter (pour peu que le reste l’ait été), et vous revenez vers des discussions plus classiques : des mises à jour de sujets que vous aviez déjà abordés, ou la fabuleuse histoire de votre journée de travail.
Et s’il n’y a plus rien de nouveau, s’il vous n’avez plus rien à partager, s’il n’y a plus de sujet qui vous donne particulièrement envie d’aller lui parler, vous commencez à vous voir de moins en moins, à discuter de manière plus occasionnelle.
Plus ces occasions se font rares, moins vous vous “souvenez”, littéralement, de ce que vous lui avez dit la fois d’avant. Zut, je t’ai déjà raconté ça ? Ah, non, ça, oublie, trop long de revenir sur le début de l’histoire. “Et sinon, toi, ça va ? Ouais, moi aussi. Non, rien de neuf”. C’est à ce moment là que vous vous déportez vers d’autres choses, vers d’autres personnes, et qu’il vous faut de plus en plus de temps pour trouver des idées de conversation avec la personne en question.
Après l’oubli de ce que vous avez raconté, arrive l’oubli de ce qu’elle a bien pu vous dire. “Il faisait quoi dans la vie, lui, déjà ?“. N’osant pas lui re-poser ces questions, vous évitez tout sujet de cet ordre, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun.
Et puis, plus rien.
Alors, quelques années après, vous vous souvenez des bons moments que vous avez passés, et cette personne commence à vous manquer. Ah, le bon vieux temps ! Et, au hasard d’un appel, d’un message, d’une conversation, vous reprenez contact, vous vous demandez ce qu’elle peut bien penser de votre tentative de lui parler, vous guettez sa réaction, et, généralement, arrêtez bien vite, déçu qu’elle n’arrive pas à la cheville du souvenir que vous aviez finalement beaucoup exagéré.
Mais vous ne désesperez pas pour autant : parfois, cela fonctionne ; parfois, il est possible de recommencer à discuter. Le temps est d’une grande aide : il a fait s’effacer les pires choses que nous avons pu nous reprocher…
I, Robot (ou pas très loin)
Dans ce post, trois inventions qui ont fait une dizaine de fois le tour de l’Internet - mais pas toujours ensemble…
D’abord, BigDog, dont vous avez probablement entendu parler : c’est un robot qui ne tombe jamais - qu’il se fasse pousser ou qu’il glisse sur du verglas - et qui sait traverser tous types de terrains, accidentés (fin de la vidéo), en montagne, sous la neige, etc.
Son but : transporter jusqu’à 150 kg d’équipements ou de vivres, même dans les terrains difficiles, sans nécessiter aucune aide humaine.
Son coût : 10 millions de dollars (coût du développement).
Autre signe distinctif : un bruit de tondeuse.
La vidéo vaut largement le coup d’être regardée jusqu’au bout pour voir tout ce de quoi il est capable. Au final, c’est un robot sympathique qui pourra aider les populations en difficulté.
Via.
Link: www.youtube.com
Dans un autre registre, le robot sentinelle : cette fois, c’est toujours pour l’armée, ça ne bouge pas, mais c’est tout aussi efficace. Le robot repère les humains dans son champ de vision, et, pour les moins coopératifs, leur réserve un sort pas très joyeux. Rien de fondamentalement nouveau, d’ailleurs. Histoire de garder l’aspect joyeux de ce blog, je me contenterai d’un lien vers la vidéo du robot que je vous conseille de survoler. Via.
Et enfin, RepRap, une machine qui se clône toute seule. Elle fonctionne comme une imprimante d’objets en 3 dimensions qui fonctionne par superposition de couches de plastique. Elle est capable de reproduire 60% de ses composants - les autres composants nécessaires (composants électroniques) étant disponibles à bas prix à peu près partout. Le site officiel signale une petite coincidence avec les humains, capables de créer 60% des protéines qui leur sont nécessaires. Même si vous ne parlez pas anglais, survolez au moins les différents objets que cette machine est capable de réaliser. Via.

Séparément, on peut tout à fait comprendre l’intérêt de ces technologies - la première vidéo donnerait presque envie de l’aider vers la fin. Mais qui imaginerait vraiment une seule seconde les mettre ensemble ?
Qu’est-ce qu’une "donnée privée" pour Facebook ?
Installer une application sur son ordinateur présente des risques - et l’utilisateur lambda commence à le comprendre.
Laisser des données personnelles à une entreprise est tout aussi risqué, mais nous prenons bien soin de ne pas cocher n’importe quoi, et de ne partager nos informations qu’avec des entreprises “de confiance”.
Mais quand une entreprise ne sait pas gérer sa sécurité et communique involontairement vos données à un peu n’importe qui, outre le fait qu’elle tombe sous le coup de l’ article 34 de la loi dite Informatique & Libertés (en France)… vos données n’en sont pas moins dans la nature.
Un nouvel exemple avec Facebook, révélé par la BBC et retransmis par Le Monde, est assez édifiant.
Si l’on résume :
- N’importe qui peut créer une “application Facebook”
- Toute application, une fois installée par un de vos amis, peut accéder à vos données personnelles, même marquées privées ;
- Facebook mise sur l’honnêteté des développeurs pour qu’ils ne le fassent pas : “Le site demande en outre aux créateurs d’applications de se conformer à “des conditions d’utilisation” qui leur interdisent notamment de recueillir les coordonnées des utilisateurs“
Intéressant…
Données personnelles : se protéger soi-même
Prendre un café à Paris :
4.60eur (hors transport)
Racheter Yahoo :
44.6 milliards de dollars
Nos données personnelles (nom, âge, études, emploi, téléphone, …) : quelques dizaines d’euros par personne, mais pour notre tranquilité, ça n’a pas de prix.
Se faire connaître via la publicité en ligne (sites, mails) est payant. Les entreprises tentent évidemment au maximum de :
- Ne pas gâcher leur argent en ciblant le plus précisément possible les destinataires de leurs publicités ;
- Utiliser leurs bases de données internes pour ne pas avoir à payer de campagne.
Pour le premier point, tous les acteurs du domaine (principalement Google via AdSense, Yahoo, et Microsoft) proposent de n’afficher les publicités que sur les sites en rapport avec le domaine de l’entreprise. Certains cas ne se pretent d’ailleurs pas à ce type de marketing - comme les offres d’emploi.
Mais pour le second point, l’entreprise peut :
- Acheter des bases de données de clients potentiels : les données personnelles ont une valeur monétaire !
- Se constituer une base elle-même grâce à ses clients actuels et à leurs amis, à des inscriptions sur ses listes de diffusion (newsletter Alapage), à des promesses de promotions (carte Carrefour), etc.
Il y a donc deux possibilités :
- Soit vous n’êtes pas conscients que l’entreprise s’est procuré un listing avec votre nom y figurant ;
- Soit vous avez volontairement laissé votre adresse à l’entreprise et l’avez autorisée à vous contacter.
… Mais dans les deux cas, vous êtes régulièrement sollicité par l’entreprise en question, qui vous propose promotions et autres offres spéciales et exceptionnelles qui vous sont personnellement dédiées (ainsi qu’à près d’un million d’autres clients). Et d’ici peu, si vous n’avez pas coché la case spécifiant que “vous ne souhaitez pas être contactés par nos partenaires”, vous aurez également droit aux courriers (postaux ou électroniques) de ceux à qui cette base aura été renvendue.
Et pourtant, il est très difficile de changer d’e-mail, de numéro de téléphone, ou encore d’adresse postale, et donc de se débarasser de ces sollicitations. Comment s’en sortir ?
En France, la loi du 6 Janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (dite loi “Informatique et Libertés”) vous permet de demander à une entreprise possédant des données personnelles vous concernant* :
- (
Article 32) (a) la communication des données qu’elle possède à votre sujet (b) toute information disponible quant à l’origine de ces données ;
- (
Article 39) les finalités du traitement des données personnelles (ce qu’elle en fait), et les destinataires auxquels ces données sont communiquées ;
- ( Article 38) de prendre en compte votre opposition à toute utilisation de vos données à des fins de prospection, ou de supprimer toutes les données personnelles vous concernant.
Cette loi est expliquée très clairement sur le site de la CNIL, mais sa version intégrale est facilement lisible. N’hésitez pas à utiliser l’adresse de contact de l’entreprise pour lui préciser vos souhaits en matière de données personnelles.
Il est intéressant de constater la diversité des réactions à un courrier demandant des informations à ce sujet. Certaines entreprises semblent découvrir l’existence de cette loi, alors que d’autres sont préparées et ont déjà la réponse-type incluant l’ensemble des réponses aux questions posées.
Plus il y aura de demandes d’informations de notre part à tous, plus les entreprises seront sensibilisées à l’existence de cette loi. De là à ce qu’ils la respectent, il y a un gouffre. Déjà qu’en matière de sécurité, il y a du chemin à faire…
Update: Voilà le type de problèmes auxquels s’attendre, même chez les plus grands…
(* Cet article ne se substitue évidemment pas à la loi Informatique & Libertés qu’il est conseillé de lire pour lever toute imprécision)
Un papillon disparait
L’ effet papillon, vous connaissez ? C’est une théorie selon laquelle de petites causes peuvent mener à un grand effet.
D’un point de vue physique…
Cette théorie est aujourd’hui attribuée à Edward Lorenz, météorologue américain né en 1917. Il a construit un modèle mathématique (patience, la suite de l’article sera plus intéressante !) du mouvement de l’air dans l’atmosphère, et a remarqué que le temps ne changeait pas toujours comme initialement prévu (bonne excuse pour expliquer pourquoi la météo n’est pas très précise ;-) ).
Plus précisément, en 1960, ces modélisations étaient déjà réalisées par informatique : en entrant “0.506″ au lieu de “0.506127″, il a découvert que de très petites variations dans les valeurs initiales pouvaient donner des prévisions totalement différentes.
D’où la conférence sur le thème suivant : et si le battement des ailes d’un papillon suffisait à changer les conditions initiales ? Et si ces minuscules changements dans l’atmosphère pouvaient créer ou empêcher l’apparition d’une tornade ? Ces incertitudes ne sont-elles finalement pas inévitables ?
D’un point de vue à peine philosophique…
Entre temps, ce concept a été repris au cinéma via les voyages dans le temps : qu’arriverait-il si nous étions en mesure de modifier le passé - est-ce que le fait de tuer un insecte pourrait changer la face du monde ?
En 1946, dans
It’s a Wonderful Life (
La Vie est Belle), un ange gardien montre à son protégé ce que la vie serait sans lui - un petit élément modificateur qui fait tout changer.
Plus récemment, en 2004,
The Butterfly Effect met en scène une personne capable de modifier une partie de son passé… et d’en subir les conséquences les plus improbables.
Evidemment, on ne pourra conclure cette partie sans mentionner la trilogie
Retour vers le Futur de la fin des années 80, entièrement basée sur ce problème…
Bien évidemment, si la théorie était acceptée telle quelle, le simple fait de voyager dans le passé changerait tout au présent - il n’y aurait pas besoin de toucher à quoi que ce soit ! D’ailleurs, si nos modifications dans le passé nous avaient empêchés de naître, nous n’aurions pu faire ces modifications, et donc serions nés. C’est le paradoxe temporel que je vous laisse le soin d’étudier de votre côté…
La disparition du papillon
Pourquoi ce sujet aujourd’hui ? Simple : le 16 Avril 2008, le père de cette théorie mathématique,
Edward Lorenz, est décédé.
* A l’origine, Lorenz a parlé d’un Goéland, mais un papillon, ça passe quand même mieux…
D’une gare à l’autre
Il y a des gens que l’on rencontre, que l’on découvre, que l’on ne voudrait plus quitter.
Il y a des gens que, finalement, on perd de vue, mais qu’on n’oublie pas pour autant.
Et il y a ces moments où on les revoit, où on leur parle comme si on les cotoyait tous les jours, comme s’il n’y avait pas eu ces trois années d’absence et de vie parallèle, ces 700 km entre nous.
D’une gare à l’autre, de passage, sans s’arrêter, un sourire, des souvenirs, toute une vie derrière nous… et pourquoi pas devant ?
Journée sans Chocolat : coup d’envoi (again)
(
via)N’oubliez pas : aujourd’hui, c’est la tant attendue Journée Sans Chocolat.
Mettez de côté vos céréales au chocolat, votre traditionnelle tartine de Nutella du matin, vos cookies, vos desserts au chocolat, votre chocolat chaud, et même le petit carré de chocolat dont vous vous délectez avec le café.
Oui, même celui-là.
Courage, tout sera terminé dans moins de dix-sept heures.
Journée sans Chocolat, deuxième édition
Deux carrés de chocolat noir par jour permettent de baisser la tension artérielle sans prise de poids grâce aux flavonoïdes.

Image © jupiterimages.com
Et pourtant… le printemps est signe de régimes en prévision de l’été, et qui dit régime dit généralement privation.
La Journée sans Chocolat, inventée le 12 Mars 2007, vous permettra de profiter de cette substance pendant la saison complète, tout en faisant un léger break le 12 Avril.
Cette date est symbolique puisque choisie chaque année sur la base du premier 12 du mois après Pâques. Lors de la JSC - Journée Sans Chocolat - vous n’aurez pas encore consommé tous les chocolats que vous aurez achetés pour Pâques, et devrez pourtant résister pendant vingt quatre heures… temps jusqu’à la délivrance d’autant plus critique que le 12 avril tombe un samedi, et non pendant une journée classique de semaine (pendant laquelle vous n’auriez même pas eu le temps d’y penser).
Le principe de la JSC est de se séparer pour mieux se retrouver comme l’exprime Juliet dans la chanson Avalon ( paroles). Il ne tient qu’à nous de participer à la deuxième édition de la JSC, et d’ici là d’en parler à nos connaissances pour qu’ils souffrent avec nous, le moment venu.
The End
Dernière scène : fin du film. Ecran noir. Les veilleuses s’illuminent et demandent au spectateur de s’en aller aussi vite qu’il est venu. La soirée est terminée, charge à lui de la poursuivre encore une heure ou l’autre s’il le souhaite - charge à lui de repousser l’heure de la fin.
Déménagement : même histoire. Dernier passage dans cette boulangerie, dernières salutations à la concierge, dernière utilisation de cette clé - dernière fois qu’il verra cette fougère, ce bâtiment, ou cette rue.
Chaque évenement de la vie, qu’il s’agisse d’une série télé, d’un emploi, d’une amitié, a une fin, et finalement, il faut s’y faire, et accepter qu’il y a des choses que nous ne ferons plus ou que nous ne verrons plus. Même si le changement est bénéfique, même si l’appartement suivant sera plus grand ou mieux placé, même si nous quittons une personne en sachant que nous la reverrons quelques mois plus tard, nous conservons tout de même ce petit pincement au coeur qui nous fera presque regretter le passé.
Ce sentiment vient - au moins dans mon cas - d’une peur de l’oubli : peur d’oublier les évenements heureux qui ont eu lieu sous ce toit, d’oublier ces personnes ; peur d’un manque à venir, peur du fait que cette situation ne se reproduira peut-être jamais. En conséquence, nous tentons de faire durer le plus possible le présent : repousser la fin une sortie car nous ne reverrons ces personnes que dans un mois, ou même finir un plat que nous n’aurons pas l’occasion de retrouver de sitôt.
Dans d’autres cas, c’est une peur du changement, du futur, de l’inconnu (alors qu’il est si facile de se raccrocher à ce qu’on connaît) - c’est ce qu’explique l’auteur du très court Qui a piqué mon fromage ?, de son nom original Who moved my cheese?, où le fromage représente notre objectif (accomplissement personnel, bonheur, argent, amour, santé ?). Cet objectif se déplace au cours du temps, et il est nécessaire, surtout dans un cadre professionnel, de savoir s’adapter, plutôt que d’attendre cette inévitable fin.
Ce sujet se rapproche beaucoup de la question philosophique du désir et de la recherche du bonheur : le meilleur moment est-il le désir ou son accomplissement ? Le désir est-il une insatisfaction, ou un moteur nous permettant d’atteindre le but suivant ?
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