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Office Intégrale 2007 pour les étudiants
Les américains l’annoncent, mais c’est également valable en France jusqu’au 15 Juin : les étudiants peuvent bénéficier d’Office Intégrale 2007 à 52eur au lieu de 799eur (offre promotionnelle lancée par Microsoft).
Il n’y a aucune raison de ne pas en profiter… ! (ah, si, celle de ne pas être étudiant)
Qu’est-ce qu’une "donnée privée" pour Facebook ?
Installer une application sur son ordinateur présente des risques – et l’utilisateur lambda commence à le comprendre.
Laisser des données personnelles à une entreprise est tout aussi risqué, mais nous prenons bien soin de ne pas cocher n’importe quoi, et de ne partager nos informations qu’avec des entreprises « de confiance ».
Mais quand une entreprise ne sait pas gérer sa sécurité et communique involontairement vos données à un peu n’importe qui, outre le fait qu’elle tombe sous le coup de l’ article 34 de la loi dite Informatique & Libertés (en France)… vos données n’en sont pas moins dans la nature.
Un nouvel exemple avec Facebook, révélé par la BBC et retransmis par Le Monde, est assez édifiant.
Si l’on résume :
- N’importe qui peut créer une « application Facebook »
- Toute application, une fois installée par un de vos amis, peut accéder à vos données personnelles, même marquées privées ;
- Facebook mise sur l’honnêteté des développeurs pour qu’ils ne le fassent pas : « Le site demande en outre aux créateurs d’applications de se conformer à « des conditions d’utilisation » qui leur interdisent notamment de recueillir les coordonnées des utilisateurs«
Intéressant…
Un papillon disparait
L’ effet papillon, vous connaissez ? C’est une théorie selon laquelle de petites causes peuvent mener à un grand effet.
D’un point de vue physique…
Cette théorie est aujourd’hui attribuée à Edward Lorenz, météorologue américain né en 1917. Il a construit un modèle mathématique (patience, la suite de l’article sera plus intéressante !) du mouvement de l’air dans l’atmosphère, et a remarqué que le temps ne changeait pas toujours comme initialement prévu (bonne excuse pour expliquer pourquoi la météo n’est pas très précise ;-) ).
Plus précisément, en 1960, ces modélisations étaient déjà réalisées par informatique : en entrant « 0.506″ au lieu de « 0.506127″, il a découvert que de très petites variations dans les valeurs initiales pouvaient donner des prévisions totalement différentes.
D’où la conférence sur le thème suivant : et si le battement des ailes d’un papillon suffisait à changer les conditions initiales ? Et si ces minuscules changements dans l’atmosphère pouvaient créer ou empêcher l’apparition d’une tornade ? Ces incertitudes ne sont-elles finalement pas inévitables ?
D’un point de vue à peine philosophique…
Entre temps, ce concept a été repris au cinéma via les voyages dans le temps : qu’arriverait-il si nous étions en mesure de modifier le passé – est-ce que le fait de tuer un insecte pourrait changer la face du monde ?
En 1946, dans
It’s a Wonderful Life (
La Vie est Belle), un ange gardien montre à son protégé ce que la vie serait sans lui – un petit élément modificateur qui fait tout changer.
Plus récemment, en 2004,
The Butterfly Effect met en scène une personne capable de modifier une partie de son passé… et d’en subir les conséquences les plus improbables.
Evidemment, on ne pourra conclure cette partie sans mentionner la trilogie
Retour vers le Futur de la fin des années 80, entièrement basée sur ce problème…
Bien évidemment, si la théorie était acceptée telle quelle, le simple fait de voyager dans le passé changerait tout au présent – il n’y aurait pas besoin de toucher à quoi que ce soit ! D’ailleurs, si nos modifications dans le passé nous avaient empêchés de naître, nous n’aurions pu faire ces modifications, et donc serions nés. C’est le paradoxe temporel que je vous laisse le soin d’étudier de votre côté…
La disparition du papillon
Pourquoi ce sujet aujourd’hui ? Simple : le 16 Avril 2008, le père de cette théorie mathématique,
Edward Lorenz, est décédé.
* A l’origine, Lorenz a parlé d’un Goéland, mais un papillon, ça passe quand même mieux…
Comme ça, c’est dit (2)
Encore un site qui vous souhaite de très belles fêtes, et qui ajoute carrément une très belle image pour vous le dire.
Bon, ça aussi, c’est fait.
Grèves : manifestons nous aussi !
« Je repense à cette défense du service public dont [les agents du service public] se gargarisent régulièrement. L’esprit de responsabilité supposerait qu’ils ne se servent pas d’une infrastructure qui appartient à la communauté comme d’un moyen de pression à finalité catégorielle. »
« Il n’est plus acceptable d’avoir en France une minorité agissante d’extrème-gauche, totalitaire et antidémocratique, qui puisse infléchir la politique gouvernementale. »
« A la SNCF et à la RATP, certains sont allés jusqu’à menacer la famille de non-grévistes, ou à marquer les non-grévistes, pour qu’ils soient identifiés et traités comme tels durant toute leur journée de travail ! »
Les syndicats de cheminots ont décidé de reconduire encore et encore la grève, incluant désormais ce week-end. Dimanche, 15h, place de la République à Paris, venez soutenir la Manifestation anti-blocages. Plus d’informations par ici.
Changement d’heure (ter)
S’il existe bien une manière de le voir temps défiler, c’est par les billets qui se répètent régulièrement – comme celui-ci, au rythme de deux posts par an.
Voici donc pour la troisième fois l’heure exacte à laquelle se synchroniser.
Profitons-en pour faire un rapide point historique : le Daylight Saving Time (heure d’été) a été introduit aux environs de la première guerre mondiale, pour économiser l’énergie électrique. Les premiers ont été les allemands et les autrichiens (1916), suivis la même année par une grande partie de l’Europe occidentale*, la Turquie, et un peu plus tard le Royaume-Uni et l’Australie.
L’adoption aux USA n’a eu lieu qu’en 1918 et 1919, le gouvernement ayant ensuite retiré la loi en question et laissé le choix à chaque état. Pendant la seconde guerre mondiale, les USA ont à nouveau généralisé la pratique, jusqu’en 1945. Par la suite, chaque état a de nouveau été libre, causant de nombreux problèmes de gestion (télévisions, compagnies de transport, etc.) dus à la variabilité des dates de début et de fin. En 1975, enfin, les USA ont décidé de mettre une place une date unique de début et de fin de l’heure d’été.
Et pour l’Europe, les dates ont été standardisées par l’UE en 1996, tout simplement.
(* Belgique, Danemark, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Suède)
[ Source]
Grèves : soyons réalistes
Voici quelques résultats intéressants d’un sondage réalisé pour Le Figaro les 19 et 20 octobre (vendredi et samedi de la grève) et passé totalement inaperçu puisque très peu longtemps en page d’accueil de leur site web :
- 85% de la population est favorable à la mise en place d’un (vrai) service minimum
- 68% des sondés n’approuvent pas la grève sur la réforme des régimes spéciaux (79% veulent qu’elle s’arrête)
- 71% souhaite que le gouvernement ne cède pas aux revendications des syndicats, qui sont pour 63% une défense d’interêts particuliers
L’enquête complète est en ligne.
Et le plus intéressant ? 78% souhaitent que les jours de grève ne soient pas payés aux grévistes – chose normale mais souvent contournée par les syndicats pendant les négociations.
Alors, pour cette fois, oui, suivons l’avis de la rue !
Un répit pire : le retour
Après avoir passé une semaine de grèves* à surpolluer en utilisant nos voitures, nous sommes invités par les ONG écologistes à consommer encore plus en jouant une nouvelle fois avec nos interrupteurs entre 19h55 et 20h ce soir.
Cela déjà été dit ici-même en février et un peu partout ailleurs : c’est contre-productif, mais on se sent tellement utile et écologiste en suivant le mouvement…
* Une question de privilèges, il paraît.
Blog Action Day : écologie et tri
Aujourd’hui ne zappez pas le Blog Action Day, journée où chaque blogueur écrit un billet au sujet de l’environnement…
Par exemple : le tri sélectif. Le tri sélectif, c’est quand vous séparez vos déchets pour les mettre dans des poubelles différentes. C’est quand la concierge a trois à quatre poubelles différentes à cacher dans tout l’immeuble au lieu d’une seule.
C’est quand vous passez la journée à chercher si la poubelle est dehors ou au sous-sol, si elle est dans la pièce avec l’ « Historique des dératisations » collé sur la porte, ou dans celle avec l’autocollant « Historique de la desinfection de la colonne du vide-ordure« , juste après le couloir sombre avec la lumière à minuterie.
La minuterie tiens. Forcément, ça ne fonctionne pas, les minuteries : soit elle est trop courte, et vous vous retrouvez avec votre poubelle à la main, dans le noir le plus total, et une centaine de bestioles prêtes à vous sauter dessus; soit elle est trop longue, et gâchera de l’énergie pendant de nombreuses minutes.
Gâcher de l’électricité, alors qu’on en produit trop – qu’on en exporte, même, et que toute l’électricité non utilisée ne peut pas être conservée pour être réutilisée plus tard. Ce qui gâche un peu mon post pour le Blog Action Day…
UPDATE 19/10/2007 : Tiens, ils sont doués, ils ont supprimé la partie française du site du Blog Action Day…
Bonux, le retour
Entendu à la radio, sur fond musical :
- Hé !
- Ouais ?
- Tu l’as eue où cette musique ?
- Quoi ?
- Tu l’as eue oùùù cette chanson ?
- Dans un paquet de Bonux !
C’est la révolution dans les paquets Bonux !
… Suivi d’une petite explication précisant que pour tout achat de produits de la marque, des titres à télécharger étaient offerts.
Il me semblait pourtant que des phrases du style « tu l’as eu dans un paquet de Bonux ? » n’étaient pas très mélioratives…
Preuve supplémentaire, après McDonald’s qui s’y était également mis, que la musique se rapproche de tout autre produit de consommation, à acheter, à utiliser, à jeter. Dommage.
Velib’ : objectif municipales 2008 ?
Vélib’, tout le monde en parle, en positif autant qu’en négatif – en voici une review supplémentaire, de la plume d’un informaticien.

Systèmes informatiques
D’un point de vue système d’information, chaque borne Vélib’, c’est un ordinateur sous Windows XP Embedded, tournant sous Pentium M 1.75 GHz avec 1 GB de RAM, et utilisant le logiciel « Cyclocity » [1]. Remarquez d’ailleurs les ventilateurs qui tournent en mettant votre main sur la borne…
Toutes les bornes sont reliées en GPRS, c’est-à-dire par une liaison sans-fil (facilité d’implémentation), mais très lente.
L’équipe de développement a visiblement été recrutée en dernière année de fac d’informatique :
- Trois essais sur trois bornes différentes pour faire fonctionner le lecteur de cartes bancaires permettant de recharger son compte. La dernière fois, la carte est restée bloquée trois minutes à l’intérieur avec impossibilité d’annuler à l’écran (écran gelé).
- Dix secondes pour reconnaître la carte Navigo à chaque utilisation. Un plantage tous les cinq lancements (pas d’affichage de l’invite demandant le code).
- La praticité du système de recherche de bornes avoisinantes est largement à revoir: les cartes affichées ne contiennent que deux à cinq rues, sans possibilité de zoom arrière, et sans déplacement gradué dans la carte (défiler page par page n’est pas très utilisable…).
En dehors de ces quelques problèmes, le système fonctionne et apporte quelques éléments intéressants :
- Le site WAP permettant de trouver la borne la plus proche avec géolocalisation instantanée (et ça marche, au mètre près !). Après, la carte affichée n’en est pas moins illisible…
- La carte sur le web (propulsée par Google Maps) donne en temps réel le nombre de vélos et d’accroches disponibles à chaque station – pratique.
Utilisation réelle
En pratique, circuler à Paris relève du parcours du combattant :
- Un vélo de 22.5 kg très lourd à déplacer…
- Des stations grises : d’accord, cela permet de préserver le paysage, mais rend impossible la recherche de stations tout en circulant, même en plein jour !
- Et bien sûr les immenses boulevards où aucun automobiliste ne souhaite vous laisser passer.
Les 30 minutes gratuites obligent à bien chronométrer son temps – entre trois feux rouges (à respecter, of course), et la recherche de la station d’arrivée, ce qui rend la possibilité de reprendre un vélo cinq minutes plus tard intéressante.
Autre point utile : la possibilité d’être en même temps automobiliste (circuler sur la voie) et piéton (circuler à pieds en tenant son vélo sur le trottoir), qui permet de s’arrêter n’importe où, ou même de traverser facilement les grands boulevards.
D’un point de vue automobile…
Ayant tenté personnellement l’expérience « Vélib’, en voiture », je peux confirmer sans hésitation l’intégralité des griefs qu’ont les automobilistes contre les cyclistes : circulation sur le trottoir, ou du côté gauche de la troisième file de voitures alors qu’il y a une voie cyclable, et jusqu’à rouler à contresens au feu rouge pour traverser un carrefour[2]… Sans oublier bien sûr toutes les places de stationnement chipées pour créer les stations, concues pour accueillir près de 20 600 vélos d’ici à fin 2007.
A venir : les vélos publicitaires
Le marché de la publicité sur les vélos devrait rapporter 60 millions d’euros par an, entrant directement dans les caisses de JCDecaux, fournisseur des vélos et bornes. L’exclusivité publicitaire et le logiciel propriétaire mis en place empêchent l’extension à la banlieue[1], et évitent tout changement de gérant… Une bonne affaire.
Une évolution de la part des utilisateurs
Une expérience à tenter, autant en tant qu’automobiliste que cycliste. Un projet intéressant et utile pour les citoyens, même s’il a un but électoral et cache un peu les cadeaux faits à ceux qui ne travaillent pas[3]. Un peu de sport dans la journée ne fera jamais de mal, à condition de respecter le code de la route, et de sanctionner tous les abus.
[1] Source:
Wikipédia.
[2] Expériences vécues.
[3] Dont le métro gratuit pour les RMIstes et toute leur famille, mesure très contestée – et contestable.
Printemps
L’été se termine, la vie reprend peu à peu son cours – en voici les premières preuves : rentrée politique, retour du Zapping RTL, rentrée de l’émission Happy Hour d’Antoine Baduel, retour de Nicolas Poincaré à la tête d’ On Refait le Monde (et probablement de polémistes un peu plus intéressants).

Bientôt, les nouvelles grilles de programme radiophoniques et télévisuelles, le retour à l’écran de nos séries américaines préférées, la réouverture des bibliothèques, musées, et lieux fermés en été, le redémarrage des tournées et concerts, bref : cet espace infiniment vide, ce temps pendant lequel tout s’arrête, arrive à sa fin, et de nouvelles idées fleurissent peu à peu dans toutes les têtes.
Juste avant l’été indien, bienvenue dans le printemps médiatique.
Légitime défense
Affaire de la Gare du Nord : quelques mois après les évènements précédents dans la gare, un algérien armé attaque un policier et se fait tuer par ses collègues.
Le policier visé confie qu’il s’était vu mort. Une nouvelle qui fait froid dans le dos, d’autant plus lorsqu’on connaît et même fréquente les lieux.
Félicitations à tous ceux qui risquent leur vie au jour le jour pour notre sécurité, à cause d’irresponsables de cet acabit… Un peu moins bravo aux journaux qui caractérisent l’agresseur de « victime », et au foin fait de cette affaire de légitime défense, qui va aller jusqu’à une « expertise technique des armes des policiers ».
Métro : à dix pieds sous terre
À l’heure de parler du service minimum dans les transports français – parisiens, en particulier – il serait bon de faire un petit tour d’Europe des transports.
Concentrons-nous donc sur le métro londonien, au sujet duquel un billet a déjà été écrit, et comparons plus précisément le métro parisien et le Tube londonien, en prenant des exemples vécus cette semaine :
- À Paris, il y a des métros toutes les 3 minutes en journée. (Irons-nous jusqu’à avouer qu’à Paris, il y a plus de métros les jours de grève qu’à Londres en conditions normales?)
Londres, hier soir, heure de pointe, Circle Line (une des lignes les plus importantes) : 25 minutes d’attente. Par contre, au moins un métro toutes les trois minutes à destination de Amersham/Watford/Uxbridge, qui en distance représente largement plus que Paris-Évry. Imaginez dix RER de suite, et aucun métro. - À Paris, les métros et RER ne changent pas de destination en plein trajet.
Londres, ce soir, 18h22 (train arrêté) : « Ce train, à destination d’Ealing Broadway ira à Wimbeldon. Changez à Earl’s Court pour aller à Ealing Broadway ».
18h25 (train toujours arrêté) : « Nous avons quelques problèmes, nous ne savons pas trop jusqu’où ce train pourra aller. Il n’y aura plus aucun train pour Richmond. Changez à Earl’s Court. »
18h35 (une station plus loin) : « Cela semble reglé, nous repartons vers Ealing Broadway, sauf avis contraire à venir. Il n’y aura plus aucun train pendant un moment pour Richmond. »
Un autre exemple ? Londres, ce matin, 7h20, en arrivant à une station : « Finalement, ce train va s’arrêter là, prenez le train sur le quai en face pour continuer votre trajet. ».
7h30, lors d’une correspondance : « La correspondance pour la Circle Line est sur le quai 4. C’est le quai ‘direction Ouest’, mais le train va bien vers l’est. » - À Paris, un train qui a une couleur particulière ou un affichage particulier, va à la destination indiquée.
Londres : les trains verts (couleur de la District Line) font parfois office de Circle Line (jaune). Les mauves (Metropolitan) servent de Circle Line (jaunes), les jaunes (Circle line) servent de Hammersmith & City line (mauve)… Pratique pour se repérer. - À Paris, les trains ne s’arrêtent pas sans prévenir, en plein milieu de la voie, pendant environ cinq minutes, sans raison particulière, systématiquement, au moins trois fois pendant chaque trajet.
- À Paris, sauf problème particulier, le temps de trajet est constant.
Londres : mon trajet quotidien varie entre 35 minutes et 45 minutes, le matin, et entre 45 et 1h20 le soir. - À Paris, un quai marqué « Ligne X » ne fait pas circuler de trains de la ligne Y.
- À Paris, enfin, il y a plus d’une douzaine de lignes de métros, et un peu moins d’une demi-douzaine de lignes de RER.
Londres, malgré la population largement supérieure : 12 lignes en tout et pour tout, dont trois qui font exactement le même trajet sur ~9 stations, et deux qui font le même trajet sur 18 stations.
Ceci ne fait que confirmer ce que beaucoup regrettent déjà concernant l’état calamiteux des transports en communs londoniens. Nous sommes passés un peu vite sur l’état piteux des voies, sur les indicateurs des trains à venir très sommaires et parfois archaïques; il y aurait beaucoup plus à en dire.
Après ce petit tour d’Europe du métro à Londres, je propose de continuer à défendre le service minimum, qui est à instaurer en cas de grève en France, et dans tous les cas à Londres.
Un soupçon d’Europe
Tout est là pour nous rappeler notre sensation d’ « être français ». Tous en ont fait des thèmes de campagne, de ceux qui prônaient la sortie de l’Europe, à ceux qui nous proposaient d’installer des drapeaux chez nous.
Au contraire, très peu d’évenements nous présentent la belle face de l’Europe, ce patriotisme pour son continent, et tout ce que cela nous apporte en termes de stabilité économique ou encore politique.
L’ Eurovision est ainsi l’occasion de partager des cultures, de voir ce qui nous différencie de la Grèce ou de la Russie, de découvrir quelques lieux et comportements différents. C’est aussi une excellente manière de nous monter les effets de la mondialisation musicale, où tous les pays peuvent apprécier la musique d’un autre pays, où tous parlent une seule langue, où l’Europe semble pour une fois unie et loin des problèmes de Constitution ou de politique étrangère commune. Tout ça pour un budget de 14 millions d’Euros aux frais de la Finlande, avec des places à 300 Euros minimum…
L’Eurovision sur France 3, par contre, c’est deux animateurs que rien ne rapproche (Tex et Julien Lepers, animateurs de divertissements ou d’émissions culturelles), c’est deux voix qui empêchent d’écouter les présentateurs de la soirée ou n’importe quel intervenant prenant la parole, c’est quasiment une heure de dépouillement des votes de chaque pays, un à un, sans attrait et de manière plutôt lassante.
L’Eurovision pour la France, c’est le moment d’une grande défaite comme chaque année, c’est une bonne partie de honte pour les citoyens du pays (de ne pas dépasser 20 points lorsque les premiers dépassent 250), et une part d’envie vis-à-vis des meilleurs pays, comme la Russie (ci-dessous), ou les gagnants 2007, la Serbie.
Plusieurs questions se posent alors : les pays de l’Est votent-ils pour l’Est parce qu’ils ont les mêmes goûts musicaux, ou à cause de leur proximité physique avec ces pays ? Vote-t-on pour une chanson ou pour un pays ?
Et la suivante : arrivera-t-on à trouver pire pour représenter la France en 2008 à Belgrade ?
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