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Téléthon 2008 : de Paris à Bagnères-de- Bigorre
Le téléthon, c’est des manifestations dans la rue, c’est quelques dizaines d’heures de direct pour inciter au don, mais c’est aussi des centaines de bénévoles derrière le téléphone pour répondre aux appels au 3637 et prendre les promesses de don.

Hôtel de Ville de Paris illuminé - Image routard.com
Comme l’an dernier, les équipes du téléthon ont installé un plateau téléphonique à l’Hôtel de Ville de Paris où les téléopérateurs se sont relayés du vendredi au samedi soir. Les bénévoles sont répartis comme suit :
- La majorité d’entre eux répond au téléphone et inscrit les adresses des appelants et les montants des promesses sur des enveloppes ;
- Les plus jeunes (7 à 15 ans) amènent des enveloppes vides aux opérateurs et repartent avec les pleines en direction du déliassage ;
- Quelques personnes sont chargées de retirer le premier feuillet de l’enveloppe et de vérifier que tout est rempli correctement. Ce feuillet part vers la compta ; le reste de l’enveloppe part à la poste ;
- L’équipe postale répartit les enveloppes par département ;
- Le service comptabilité confirme les dons les plus élevés et envoie les statistiques au central pour diffusion télé ;
- La caféteria restaure les bénévoles, et leur permet de prendre une pause souvent méritée ;
- Et bien sûr, l’accueil distribue les badges et répartit les opérateurs.
Après quelques années pour ma part à oeuvrer pour le téléthon, les perles continuent d’affluer, de la grand-mère de Bagnères-de-Bigorre à celle qui s’excuse de ne donner “que 50 euros”. Une expérience unique dans un cadre prestigieux, à découvrir dès le téléthon 2009 !
Énergies fossiles : comment varient les prix ?
Lorsque chacun y va de ses petits calculs, lorsque chacun devient expert économique du portefeuille des ménages français, on tombe rapidement sur des interrogations de ce type :
Quand le baril de pétrole était à 150$, on payait le litre de gazole 1,50€
Maintenant qu’il est à 90$, pourquoi ne paye-t-on pas le litre 0,90 € ?
Forcément, c’est la faute du gouvernement (logique !), c’est une nouvelle taxe, c’est la faute des producteurs, des distributeurs - bref, à première vue, ça ne semble en tous cas pas normal ! C’est une idée reçue qui revient très souvent et qui mérite un certain développement et un peu de réflexion - alors autant s’y lancer une fois pour toute. Certes, il y aura quelques graphiques dans ce qui suit, mais, promis, je ne serai pas trop lourd.
Décomposition du prix du carburant
Quelle est la part de taxes dans le prix du carburant à la pompe ? Quelle est la part de pétrole brut ?
La réponse est donnée sur le site de l’ UFIP par un schéma très explicite :

Ce que l’on résume ainsi :
- Le prix à la pompe est composé de 49% de taxes pour la gazole, 59% pour le sans-plomb (incluant TVA et TIPP) ;
- Le prix du carburant est composé de 18% de coûts de raffinage et distribution pour le gazole, 8.5% pour le sans-plomb ;
- Il n’y a que 30 à 33% du prix du carburant à la pompe directement lié au coût du pétrole (”Brent”).
Sur un sans-plomb à 1.30€/litre, le pétrole en lui-même n’intervient que pour 0.43€ !
Influence de l’euro
Évidemment, le prix du baril étant donné en dollars, le taux de change euro-dollar intervient : plus l’euro est fort, moins il est coûteux d’acheter des dollars, donc moins le baril est cher. Voici un graphique reprenant l’évolution de ce taux de change :

Evolution du prix du baril en dollar et en euros
Pour tous les graphiques, je suis parti des données librement disponibles sur le site de l’UFIP. Ils se limitaient à donner la valeur en $/baril, là où je vous propose le prix en €/baril. Voyez donc l’évolution du prix du brent (pétrole brut de référence au niveau mondial) :
La différence entre les deux graphiques - et donc l’influence du taux de change euro-dollar - n’est pas spectaculaire. Lorsque le baril a atteint les 80€, le carburant à la pompe pouvait arriver à 1.51€/litre (sans-plomb 95) dont, conformément à mon calcul précédent, seulement 33% = 0.50€ par litre directement liés au prix du baril.
Lorsque le baril est repassé à 60€ (baisse de 25% du brut), la part du prix du carburant liée au baril (soit 0.50€) a aussi baissé de 25% ce qui représente une baisse de seulement 0.125€ à la pompe* (baisse de 8% du prix du carburant). Il est donc tout à fait normal de ne pas constater une répercussion fulgurante des baisses de prix du pétrole brut à la pompe.
Une idée reçue qui a encore de longs jours devant elle…
(* Remarque importante : le calcul est largement simplifié ; il faudrait faire le calcul en “hors taxes” puisque si le prix HT baisse, les taxes qui s’ajoutent baissent également. En pratique, la baisse représente donc légèrement plus de 0.125€)
Sécurité routière : tous responsables… de la qualité des spots ?
Depuis longtemps, “sécurité routière” signifie : “images choc”. Il semble absolument nécessaire de montrer des accidents, des familles en pleurs, de faire ressentir au jeune qu’il va tuer tous ses amis s’il prend le volant ce soir pour passer un message de prévention.
Des campagnes pour marquer les esprits, pour qu’on garde cette image de l’accident-qu’on-a-vu-à-la-télé-le-jour-même avant de mettre les pieds dans la machine à tuer qui nous raccompagnera ce soir. Et qui optionnellement permet aussi d’aller faire ses courses les autres jours.
Mais si cette intention est louable (et fonctionne peut-être), il n’en reste pas moins, pour la grande majorité des personnes qui regardent ces publicités, qu’ils :
- Ne sont pas des jeunes fêtards ;
- Et / ou ne prévoient pas de rentrer en voiture après une soirée ;
- Et / ou savent se limiter.
Est-il alors tout à fait judicieux de choquer les âmes les plus sensibles (jeunes ou non) en diffusant ces publicités à des heures de grande écoute et dans des lieux publics ?
Vous n’êtes pas convaincus du problème ? Regardez-moi ça… jusqu’où irons-nous ?
Heureusement, il y a de plus en plus de campagnes soft, comme la fameuse publicité pour le gilet jaune et moche de Lagerfeld, ou la série d’entêtantes et terriblement ennuyeuses pubs pour “Sam, le capitaine de soirée”. A défaut d’être trash, elles sont répétitives, lassantes, et donnent envie de haïr l’agence qui a conseillé un matraquage pour “que ça rentre mieux” sans pour autant nous rendre responsables au volant. L’innovation, ça n’est pas donné à tout le monde.
Pour la peine, on termine sur une des rares publicités qui n’a pas fait trop de bruit mais qui est tout de même assez bien réalisée.
La Tour Eiffel version bleue
Tous les touristes l’ont remarqué : la Tour Eiffel s’illumine chaque soir, entre la tombée de la nuit et 1 heure (hiver) ou 2 heures du matin (été).
Chaque heure, depuis 2003,
un scintillement réalisé par 20 000 lampes a lieu pendant une dizaine de minutes. Son installation a coûté 4.55 millions d’euros.
Le début de la présidence française de l’Union Européenne a été marqué par une illumination bleue (réalisée par des milliers de lumières bleues scintillantes UPDATE: par quelques projecteurs et quelques filtres, constaté par mes soins sur la Tour, il faut tout vérifier soi-même…), complétée par les douze étoiles du drapeau Européen. Il sera encore possible de l’observer pendant deux mois.

C’est aussi ça, Paris.
Pour aller plus loin :
- Les illuminations de la Tour Eiffel (Historique des illuminations, Wikipedia)
- L’article dans Le Figaro (source de l’image)
Avoir du réseau même lorsqu’il n’y en a pas
L’excuse “Désolé, ça va couper, on capte mal ici” pour échapper à un interlocuteur ennuyeux ou une conversation dérangeante n’aura bientôt plus lieu d’être.
L’Assemblée a voté lundi soir le principe d’une prestation de service entre les opérateurs téléphoniques [...] dans les “zones grises” du territoire où l’usager ne peut plus utiliser son téléphone portable parce que son opérateur n’a pas de réseau. [...] Les autres opérateurs présents dans ces zones grises doivent alors prendre le relais pour assurer une continuité de service.
Une information publiée sur Le Figaro, qui est passée inaperçue mais qui a tout de même son importance : il y a encore quelques années, un opérateur était choisi pour sa couverture, souvent proche de 99% de la population et 90% du territoire, soit 67500 km² non couverts (Paris a une superficie de 105.4 km²). L’obligation de prendre un opérateur parce que c’est “le seul qui couvre votre domicile, monsieur” est désormais bien loin !
Ce n’est pas le premier cas de roaming national en France : les opérateurs avaient déjà été sollicités pour s’associer de manière à se répartir la couverture des zones blanches. Pour bien faire la différence, les zones blanches sont des zones qui ne sont couvertes par aucun opérateur, alors que les zones grises sont des zones qui ne sont couvertes que par certains opérateurs.
Il n’y a par contre aucune mention d’un quelconque handover entre les opérateurs : si une personne est en communication, et arrive dans une zone grise, devra-t-elle couper et recommencer son appel, ou le transfert pourra-t-il se faire même en cours de communication ?
Sinon, pour éviter les dérangeurs, il restera toujours les tunnels…
Eurovision : c’est combien, la place ?
Si ce billet concernant l’évenement culturel européen de l’année - heu, l’Eurovision - arrive une semaine après la finale du concours, c’est probablement par manque de créativité et de surprise de la part des chanteurs. Des styles musicaux formatés aux votes de voisinage, tout y est, comme d’habitude.
Cette année, on retiendra peut-être tout de même la chanson présentée par la Norvège qui aurait pu nous venir tout droit des USA et prendre une belle place dans les charts français. Pour répondre à ma question de l’année dernière : quelle image de la France donnée par Sebastien Tellier ! Nos amis coiffeurs doivent être révoltés de voir ce mépris pour leur profession…
Pour savoir qui a osé accepter sa participation, penchons nous sur l’organisation du concours et sur la sélection des candidats :
- 43 pays ont participé et diffusé le concours en 2008 ;
- 2 demi-finales sont organisées en plus de la finale ;
- 9 pays sont séléctionnés lors de chaque demi-finale par télévote, et un est sélectionné par un jury de professionnels ;
- Le pays organisateur participe d’office.
Un petit calcul s’impose : (9+1)*2 + 1 = 21 pays, alors que 25 pays participent à la finale. D’ailleurs, bizarrement, la France, malgré des prestations parfois ridicules, y est systématiquement.
L’explication date de la création en 1997 du “Big Four” contenant l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et la France. Ces pays sont tout simplement les plus gros contributeurs financiers de l’évenement, ce qui leur donne une place d’office bien au chaud.
De là à dire que la France achète sa place à l’Eurovision… Les temps ont bien changé depuis l’Oiseau et l’Enfant de Marie Myriam.
Voguéo débarque fin Juin à Paris
Voguéo, c’est le nom de la future navette fluviale qui circulera sur la Seine.
Contrairement aux bateaux touristiques classiques, Voguéo est une initiative du STIF - l’autorité organisatrice des transports en Île de France - et fonctionnera donc sur le principe du métro et du RER: un ticket à 3eur pour les utilisateurs occasionnels, et voyages illimités pour les abonnés Navigo Carte Orange, Intégrale et ImagineR.
La fréquence d’une navette toutes les vingt à trente minutes permettra, selon le STIF, d’effectuer ses voyages domicile-travail en bateau, et allègera les bus surchargés qui longent la Seine. D’autre chiffres sont disponibles, comme 75 places par bateau, et cinq arrêts pour commencer, à savoir :
- Gare d’Austerlitz (ligne 5, RER C)
- Bercy (lignes 6, 14) — arrêt direction nord
- Biblothèque (ligne 14, RER C) — arrêt direction sud
- Ivry
- Maisons-Alfort (ligne 8)
40 minutes seront nécessaires pour aller d’un bout à l’autre de la ligne, pour un trajet qui prend actuellement 29 minutes avec le bus 24.

L’expérimentation aurait dû commencer début Juin, mais a déjà été repoussée à la fin du mois de Juin pour “rendre les bateaux confortables”. UPDATE 2008-06-06 : les voyageurs passant par la Gare de Lyon ont déjà le plaisir de voir quelques panneaux directionnels “Voguéo” !
Plus d’informations :
En manque de jours fériés en fin de mois ?
On prend les mêmes, et on recommence : un nouveau préavis de grève à la SNCF vient de tomber pour le 22 Mai (et aussi un peu le 21 et le 23).
Pour la prochaine manifestation anti-grèves, pensons à leur expliquer que grâce à la magie de la SNCF, et au service minimum, on avance souvent mieux en période de grève qu’en période normale.
En ce moment, d’ailleurs, la SNCF diversifie ses excuses suite à ses retards injustifiables :
- Signal d’alarme tiré par un voyageur : compter 30 minutes de retard (aujourd’hui)
- “Incident voyageur” (problème obscur non-identifié, probablement dû à un voyageur qui a fait un malaise en voyant cinq trains d’affilée annulés) : compter 30 minutes à 1 heure (vendredi dernier)
- Foudre : c’est l’excuse qui fonctionne plutôt bien au printemps, et qui permet de se prévaloir d’un “retard de durée indéterminée“. Ca, c’est de l’info trafic (aujourd’hui)
- Incendie : jeudi dernier, excuse joker valable plusieurs jours de suite, permettant de prendre un retard de plusieurs heures sans sourciller
Et tout ça pour atteindre leur quota au niveau du STIF, qui leur demande de ne pas dépasser un certain nombre de retards “causés par la SNCF elle-même” (véridique). Allez, pour les retards dus aux grèves, on va dire que c’est la faute du gouvernement, c’est ça ?
Office Intégrale 2007 pour les étudiants
Les américains l’annoncent, mais c’est également valable en France jusqu’au 15 Juin : les étudiants peuvent bénéficier d’Office Intégrale 2007 à 52eur au lieu de 799eur (offre promotionnelle lancée par Microsoft).
Il n’y a aucune raison de ne pas en profiter… ! (ah, si, celle de ne pas être étudiant)
Qu’est-ce qu’une "donnée privée" pour Facebook ?
Installer une application sur son ordinateur présente des risques - et l’utilisateur lambda commence à le comprendre.
Laisser des données personnelles à une entreprise est tout aussi risqué, mais nous prenons bien soin de ne pas cocher n’importe quoi, et de ne partager nos informations qu’avec des entreprises “de confiance”.
Mais quand une entreprise ne sait pas gérer sa sécurité et communique involontairement vos données à un peu n’importe qui, outre le fait qu’elle tombe sous le coup de l’ article 34 de la loi dite Informatique & Libertés (en France)… vos données n’en sont pas moins dans la nature.
Un nouvel exemple avec Facebook, révélé par la BBC et retransmis par Le Monde, est assez édifiant.
Si l’on résume :
- N’importe qui peut créer une “application Facebook”
- Toute application, une fois installée par un de vos amis, peut accéder à vos données personnelles, même marquées privées ;
- Facebook mise sur l’honnêteté des développeurs pour qu’ils ne le fassent pas : “Le site demande en outre aux créateurs d’applications de se conformer à “des conditions d’utilisation” qui leur interdisent notamment de recueillir les coordonnées des utilisateurs“
Intéressant…
Un papillon disparait
L’ effet papillon, vous connaissez ? C’est une théorie selon laquelle de petites causes peuvent mener à un grand effet.
D’un point de vue physique…
Cette théorie est aujourd’hui attribuée à Edward Lorenz, météorologue américain né en 1917. Il a construit un modèle mathématique (patience, la suite de l’article sera plus intéressante !) du mouvement de l’air dans l’atmosphère, et a remarqué que le temps ne changeait pas toujours comme initialement prévu (bonne excuse pour expliquer pourquoi la météo n’est pas très précise ;-) ).
Plus précisément, en 1960, ces modélisations étaient déjà réalisées par informatique : en entrant “0.506″ au lieu de “0.506127″, il a découvert que de très petites variations dans les valeurs initiales pouvaient donner des prévisions totalement différentes.
D’où la conférence sur le thème suivant : et si le battement des ailes d’un papillon suffisait à changer les conditions initiales ? Et si ces minuscules changements dans l’atmosphère pouvaient créer ou empêcher l’apparition d’une tornade ? Ces incertitudes ne sont-elles finalement pas inévitables ?
D’un point de vue à peine philosophique…
Entre temps, ce concept a été repris au cinéma via les voyages dans le temps : qu’arriverait-il si nous étions en mesure de modifier le passé - est-ce que le fait de tuer un insecte pourrait changer la face du monde ?
En 1946, dans
It’s a Wonderful Life (
La Vie est Belle), un ange gardien montre à son protégé ce que la vie serait sans lui - un petit élément modificateur qui fait tout changer.
Plus récemment, en 2004,
The Butterfly Effect met en scène une personne capable de modifier une partie de son passé… et d’en subir les conséquences les plus improbables.
Evidemment, on ne pourra conclure cette partie sans mentionner la trilogie
Retour vers le Futur de la fin des années 80, entièrement basée sur ce problème…
Bien évidemment, si la théorie était acceptée telle quelle, le simple fait de voyager dans le passé changerait tout au présent - il n’y aurait pas besoin de toucher à quoi que ce soit ! D’ailleurs, si nos modifications dans le passé nous avaient empêchés de naître, nous n’aurions pu faire ces modifications, et donc serions nés. C’est le paradoxe temporel que je vous laisse le soin d’étudier de votre côté…
La disparition du papillon
Pourquoi ce sujet aujourd’hui ? Simple : le 16 Avril 2008, le père de cette théorie mathématique,
Edward Lorenz, est décédé.
* A l’origine, Lorenz a parlé d’un Goéland, mais un papillon, ça passe quand même mieux…
Comme ça, c’est dit (2)
Encore un site qui vous souhaite de très belles fêtes, et qui ajoute carrément une très belle image pour vous le dire.
Bon, ça aussi, c’est fait.
Grèves : manifestons nous aussi !
“Je repense à cette défense du service public dont [les agents du service public] se gargarisent régulièrement. L’esprit de responsabilité supposerait qu’ils ne se servent pas d’une infrastructure qui appartient à la communauté comme d’un moyen de pression à finalité catégorielle.”
“Il n’est plus acceptable d’avoir en France une minorité agissante d’extrème-gauche, totalitaire et antidémocratique, qui puisse infléchir la politique gouvernementale.”
“A la SNCF et à la RATP, certains sont allés jusqu’à menacer la famille de non-grévistes, ou à marquer les non-grévistes, pour qu’ils soient identifiés et traités comme tels durant toute leur journée de travail !”
Les syndicats de cheminots ont décidé de reconduire encore et encore la grève, incluant désormais ce week-end. Dimanche, 15h, place de la République à Paris, venez soutenir la Manifestation anti-blocages. Plus d’informations par ici.
Changement d’heure (ter)
S’il existe bien une manière de le voir temps défiler, c’est par les billets qui se répètent régulièrement - comme celui-ci, au rythme de deux posts par an.
Voici donc pour la troisième fois l’heure exacte à laquelle se synchroniser.
Profitons-en pour faire un rapide point historique : le Daylight Saving Time (heure d’été) a été introduit aux environs de la première guerre mondiale, pour économiser l’énergie électrique. Les premiers ont été les allemands et les autrichiens (1916), suivis la même année par une grande partie de l’Europe occidentale*, la Turquie, et un peu plus tard le Royaume-Uni et l’Australie.
L’adoption aux USA n’a eu lieu qu’en 1918 et 1919, le gouvernement ayant ensuite retiré la loi en question et laissé le choix à chaque état. Pendant la seconde guerre mondiale, les USA ont à nouveau généralisé la pratique, jusqu’en 1945. Par la suite, chaque état a de nouveau été libre, causant de nombreux problèmes de gestion (télévisions, compagnies de transport, etc.) dus à la variabilité des dates de début et de fin. En 1975, enfin, les USA ont décidé de mettre une place une date unique de début et de fin de l’heure d’été.
Et pour l’Europe, les dates ont été standardisées par l’UE en 1996, tout simplement.
(* Belgique, Danemark, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Suède)
[ Source]
Grèves : soyons réalistes
Voici quelques résultats intéressants d’un sondage réalisé pour Le Figaro les 19 et 20 octobre (vendredi et samedi de la grève) et passé totalement inaperçu puisque très peu longtemps en page d’accueil de leur site web :
- 85% de la population est favorable à la mise en place d’un (vrai) service minimum
- 68% des sondés n’approuvent pas la grève sur la réforme des régimes spéciaux (79% veulent qu’elle s’arrête)
- 71% souhaite que le gouvernement ne cède pas aux revendications des syndicats, qui sont pour 63% une défense d’interêts particuliers
L’enquête complète est en ligne.
Et le plus intéressant ? 78% souhaitent que les jours de grève ne soient pas payés aux grévistes - chose normale mais souvent contournée par les syndicats pendant les négociations.
Alors, pour cette fois, oui, suivons l’avis de la rue !
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