A défaut d’inventer le fil à couper le beurre…
… la Picardie développe la poudre d’eau.

C’est au hasard d’une publicité dans le métro que j’ai découvert l’existence de l’eau en poudre : ce que même Wikipedia prend pour un canular deviendra bientôt monnaie courante grâce à des équipes de chercheurs de Picardie.
Comment est-ce possible ?
Transformer une matière en poudre ne signifie pas nécessairement lyophiliser (i.e, déshydrater à basse température pour obtenir une matière sèche) à l’image d’une soupe instantanée.
Au contraire, l’eau en poudre, bien que sèche en apparence, comporte 98% d’eau, enfermée dans des microcapsules en silice. Pour que cela fonctionne, le silice utilisé doit être hydrophobe (il n’aime pas l’eau). L’eau est libérée par simple frottement ou par évaporation.
Quelles applications ?
Les applications imaginées pour l’instant sont les suivantes :
- Les murs anti-incendies : l’eau est libérée au contact du feu ;
- Le transport de produits tels que des vaccins ;
- L’agriculture, en semant les graines en même temps que la poudre d’eau, ce qui permet de limiter les arrosages.
La poudre d’eau est pour l’instant un projet prometteur, mais la potabilité d’une telle eau est à mon sens à étudier, au vu de la présence de silice, de xylitol et de tréhalose (deux édulcorants) dans la poudre.


