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« Conservez votre offre, ce sera plus sûr »


Après les vendeurs Darty et FNAC qui vous « donnent plus d’informations » en lisant les étiquettes des produits, après Samsung qui a un support client rapide ou efficace, au choix, testons aujourd’hui les connaissances des vendeurs de produits d’un grand opérateur téléphonique.

Fidèle abonné à l’offre pré-payée dudit opérateur (quoiqu’il ne s’agisse à vrai dire pas d’un abonnement, les utilisateurs pré-payé étant à peine considérés comme clients), je me suis posé la question pourtant simple de savoir ce qu’allait devenir mon crédit en cas de migration vers un forfait. Question probablement très classique.

Pour la hotline, « c’est reporté »

Mardi soir, je contacte la hotline pour un tout autre sujet. A la fin de la conversation, je pose enfin cette question pour obtenir la réponse suivante :

Opérateur : Le crédit de votre offre, Monsieur, il est reporté.
Moi : Mais reporté comment, en temps de communication, en avoir sur prochaines facture, en… ?
Opérateur : Il est reporté intégralement, Monsieur, j’vous dis, il est reporté.

Pour une enseigne partenaire, « c’est probablement conservé »

De passage dans un grand centre commercial de la Capitale, j’aborde la question dans une enseigne partenaire de l’opérateur, qui commercialise tous les produits mobiles et multimédia de celui-ci. Instructif.

Conseillère : Oh, oui, probablement, ça doit vous être restitué, non ?
Moi : Restitué ? Par virement ? Étrange… Ou en temps de communication, plutôt ?
Conseillère : Ah ça doit être ça : c’est probablement conservé en temps de communication.

Pour une boutique de l’opérateur, « il vaut mieux tout consommer »

Dix minutes plus tard, peu convaincu de la réponse, je me dirige vers la boutique de l’opérateur la plus proche. Même combat pour obtenir une réponse.

Conseiller : Moi je vous conseille de tout consommer, on sait jamais ce que ça devient, le crédit !
Moi : Et sinon, si on ne veut pas tout consommer de suite ?
Conseiller : Alors je vous conseille de conserver votre offre mobile jusqu’à avoir tout consommé, ce sera plus sûr.

Au final, la question n’est toujours pas résolue, et aucun conseiller n’a souhaité s’engager sur la possibilité qu’il a avancée. Preuve s’il en faut que le domaine de la formation des vendeurs sur les dizaines d’offres et de migrations possibles est un sujet particulièrement complexe et difficilement maîtrisable, d’autant plus lorsque certains vendeurs ne dépendent pas directement de l’opérateur.

Coeur de Pirate : plus douce qu’un marin


Auteure, compositrice, interprète et surtout pianiste, la québecoise Béatrice Martin – alias Coeur de Pirate – enchante et envoûte la scène francophone.

Une douzaine de chansons courtes pour décrire une fille d’une vingtaine d’années qui termine à peine ses études d’arts, lettres et communications. Et si nous la découvrons à peine, le Canada s’extasie depuis quelques mois déjà sur ses tatouages et sur son minois (en québecois dans le texte), au point d’avoir parlé d’elle avant même son premier single.

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« Ensemble », dont le très beau clip a été dévoilé, résume toute cette ambiance en apparence joyeuse d’une fille toujours souriante mais qui laisse transparaître ses tourments :

La pianiste immortalise [sur son album] plusieurs chagrins d’amour déchirants. « C’est pour ça que mes chansons sont courtes. Autrement, le disque aurait été assommant », rigole la Montréalaise [...] « Sérieusement, un coeur de pirate, c’est un coeur qui même après avoir été piétiné à maintes reprises peut encore aimer avec autant d’ardeur et de confiance. C’est un coeur qu’on a pillé, mais qui s’est relevé. Parallèlement, un coeur de pirate c’est aussi une facette inhérente de l’âme humaine. C’est triste à dire, mais un pirate, c’est infidèle, et ça ne doit rien à personne. »Voir.ca

Son album éponyme est disponible en écoute légale sur internet. Coeur de Pirate sera en concert à La Cigale (Paris) le 10 octobre.

Distributeurs piratés & fraudes à la carte bancaire


Les fraudes à la carte bancaire deviennent de plus en plus fréquentes, et les banques commencent à peine à sensibiliser les utilisateurs sur les altérations que peuvent subir les distributeurs de billets pour capturer les informations présentes sur les cartes bancaires, qu’il s’agisse du contenu de la piste magnétique ou du code PIN.

Pourtant, ce problème est bel et bien mondial. Une entreprise de sécurité australienne illustre ce sujet via des images de quelques distributeurs de billets attaqués (en anglais : ATM) et quelques conseils pour les repérer : le document est disponible par ici.

Au final, une lecture attentive du PDF amène plusieurs remarques :

  • Il faut de préférence toujours utiliser les mêmes distributeurs, et mémoriser leurs formes ;
  • Seule une comparaison du lecteur de cartes avec l’image située sur l’écran permet de savoir d’une manière fiable s’il y a une installation pirate (mais tous les distributeurs n’affichent pas encore l’image du lecteur) ;
  • Les modifications des lecteurs ne sont pas simples et grossières, mais de plus en plus adaptées aux distributeurs et ainsi discrètes. Certaines techniques ne nécessitent même pas de lecteur de cartes, mais juste des caméras ;
  • Ces cas de piratage ne concernent pas que les distributeurs d’argent, mais aussi les distributeurs de billets (type SNCF), les distributeurs d’essence 24/7, etc.

En cas de fraude, vous avez 70 jours pour faire opposition à votre banque. Selon votre carte, il est possible que ces fraudes soient prises en charge et remboursées, ou qu’elles vous soient facturées jusqu’à un plafond de 150 euros. Renseignez-vous auprès de votre banque pour vous en assurer.

Via.