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Souriez, voici le pigeonnier roulant


Depuis des années, je cumule des S’Miles grâce au programme de fidélité de la SNCF. Chaque euro dépensé à la SNCF ramène 1.5 « S’Miles », l’équivalent roulant des « Miles » aériens (coût du S’Miles : 0.6€). J’ai récemment découvert qu’il était possible d’utiliser cette même carte dans les enseignes Monoprix, où 4 euros dépensés ramènent 1 S’Miles (coût du S’Miles : 4€).

Ces points peuvent être échangés contre des billets, des cartes ou des bons d’achats : la carte 12-25 coûte 49€ ou « 39€ + 1000 S’Miles », et un bon d’achat Monoprix de 10€ coûte 1000 S’Miles. Cela permet donc de positionner la valeur d’1 S’Miles à 0.01€

Chez Monoprix, 4€ dépensés rapportent ainsi 0.01€ : il vous faudra donc débourser 4000€ pour obtenir un bon d’achat de 10€. Pour illustrer, une famille ayant un panier moyen de 100€ par semaine (somme déjà élevée) cumulera à peine plus de 10€ par an.

Après le Club Total qui offre 5€ par an à ses clients fidèles, voici Monoprix qui offre moins de 3€ par an à un célibataire. Et dire que ça marche !

Et si on se mariait… au froid ?


Même si je n’ai pas passé mon enfance à rêver à mon mariage, il m’arrive d’y penser et de l’imaginer comme un moment exceptionnel, surprenant, unique et… différent.

Tenez, prenons par exemple l’église de Jukkasjärvi, en Suède, faite de glace et de neige, et reconstruite chaque hiver pour le plaisir de plus d’une centaine de couples par an.

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« Ice Church » ( source)

Quoi de plus agréable que la transparence de la glace, que la beauté du blanc, pour rompre avec les si traditionnelles cathédrales en pierre ou en briques ?

Et lorsqu’une charmante princesse m’aura donné son coeur, je lui proposerai à mon tour « d’échanger des voeux éternels dans une église éphémère ».

( Source)

Ma vie, mes oeuvres, mes droits


Imaginez la scène : dans le cadre d’un projet en entreprise, vous inventez quelque chose qui va tripler le chiffre d’affaires de votre boite. Qu’il s’agisse d’un développement, d’un article ou d’une simple idée, qui en est vraiment propriétaire ?

Je suis récemment tombé sur une histoire racontée par Joel Spolsky, et en voici le résumé :

Il y a quelques années, Joel a embauché un jeune développeur pour l’été. Au cours de son contrat, celui-ci est venu le voir en lui proposant de mettre en place un système de petites annonces d’emploi sur le site de l’entreprise « Joel on Software » pour laquelle tous deux travaillaient. Un mois plus tard, le module était en place sur ledit site. Deux ans sont passés, et ce projet à l’origine très simple leur a permis de gagner plus d’un million de dollars.

Leur problème a été le suivant : comment récompenser un employé pour une idée de ce type ? Est-ce « son boulot » de trouver de bonnes idées ? Doit-on le récompenser ? Comment quantifier les performances de ses employés dans des cas comme celui-ci, alors que seule une infime partie de leur travail est directement visible de leurs supérieurs ? Et si une récompense est donnée, comment éviter les guerres internes ?

Pour élargir le débat, je me suis longtemps demandé quelle part des idées des employés appartenait à l’entreprise, et quelle part pouvait librement être brevetée et réutilisée par les inventeurs eux-mêmes. La réponse est tout simplement dans le Code de la Propriété Intellectuelle.

Tout d’abord, les créations individuelles des salariés (logos, articles, logiciels, sites, …) :

  • Les créations sont la propriété des employés (ce qui semble étrange puisque l’employeur souhaite pouvoir les utiliser comme bon lui semble)
  • Deux cas particuliers sont à noter : les droits sur les articles journalistiques et sur les logiciels sont automatiquement cédés aux employeurs.
  • Les autres droits sur les créations doivent être cédés au cas par cas aux employeurs, après création : il n’est pas possible de céder a priori « toutes les oeuvres que l’employé créera » dans le futur.

Ensuite, les créations collectives des salariés (oeuvres créées par la contribution de plusieurs employés à l’initiative d’une personne physique ou morale) :

  • Dès qu’il n’est pas possible de déterminer un créateur unique pour une oeuvre (tel qu’un slogan publicitaire ou un guide touristique), l’employeur reçoit les droits d’auteur sans nécessiter de cession de droits.

Enfin, les inventions, qui se répartissent en trois catégories :

  • Les inventions de mission – lorsqu’inventer fait partie du job. Dans ce cas, l’invention appartient intégralement à l’employeur.
  • Les inventions hors mission attribuables : si celles-ci ont lieu dans le cours de l’execution des fonctions de l’employé ou dans le domaine d’activité de l’entreprise – voire même en utilisant les connaissances ou techniques acquises via l’entreprise – les inventions appartiennent à nouveau à l’employeur.
  • Les inventions hors mission non attribuables – les autres. Dans ce dernier cas, les inventions reviennent à l’employé.

Un droit assez complexe et pas toujours logique, mais bon à connaître !

(Remarque : pour être exact, l’attribution des droits à l’employeur permet tout de même à l’employé de conserver des droits moraux sur ses oeuvres : droit de divulgation, droit au respect de l’oeuvre, droit au respect du nom, droit de repentir ou de retrait. Ces paragraphes ont été simplifiés pour être synthétiques et compréhensibles ; pour plus de détails, vous reporter aux articles originaux)

Un diplôme presque en poche


Il est des courriers qu’on ne reçoit qu’une fois dans sa vie (surtout lorsqu’ils sont en exemplaires uniques mais envoyés en deux copies), qu’on plastifie à défaut de perforer, dont on n’aura plus besoin mais qu’on aura toujours rêvé d’avoir.

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Il est des courriers qui marquent une étape, qui nous indiquent qu’une nouvelle vie nous attend. A défaut du vrai diplôme qui nécessitera une cérémonie plus officielle, celui-ci en fait partie.