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Objectif 2009


Et vous, qu’avez-vous prévu pour Nouvel An cette année ?

Fourrure, niveau sonore : de l’émotionnel à l’irrationnel


Radio, télévision, métro, ou simple rue… la publicité est partout, et occupe le voyageur attendant que son feu passe au vert, à défaut de l’exaspérer.

En plus des publicités longues, répétitives, aux mentions légales à rallonge, ou simplement affreuses, nombreuses sont celles qui sont réalisées à la va-vite, exagérées, voire clairement mensongères. Finis, les spots amusants de nos regrettés fournisseurs d’accès

Cette fois, la première qui m’ennuie particulièrement est celle de Brigitte Bardot – oui, vous savez, celle qui défend les animaux – mettant en scène des meurtriers portant de la fourrure avec la petite phrase choc qui va bien. Quelque chose comme cela :

Il y a trois scènes, visibles dans tous les métros :

  • 1 manteau = 10 phoques
  • 1 capuche = 1 loup
  • 1 gilet = 20 lapins, 1 sac = 4 lapins

Très loin de défendre moi-même la fourrure, je souhaiterais cependant rappeler à Brigitte que :

  • Le cuir n’est autre que de la peau animale, généralement en provenance des boeufs et des porcs. Le cuir est utilisé dans la conception d’une écrasante majorité des chaussures, ou encore de sacs, de portefeuilles, et de gants. Il est assez hypocrite de s’attaquer à la fourrure en ne faisant aucun cas du cuir.
  • J’aurais pu concevoir l’axe de réflexion suivant : « ne portons pas de fourrure d’animaux qu’on ne tue que pour leur fourrure ». Mais ces spots ne se battent pas pour cette cause, puisque nous consommons bien l’intégralité du lapin. Et quitte à le manger, autant éviter de jeter sa fourrure, ce serait du gâchis, non ?
  • Le problème le plus grave autour de la fourrure, c’est la maltraitance des bêtes tuées dans ce but – pas l’utilisation de la fourrure elle-même. Mais les mentalités ont depuis longtemps évolué : un des meilleurs exemples est l’ insitut de la fourrure du Canada, qui se bat pour « l’utilisation durable et judicieuse de la ressource-fourrure du Canada », et « l’amélioration soutenue du bien-être des animaux grâce à l’élaboration de normes de piégeage ». Il y a la même chose en Suisse et ailleurs.
  • La création de fourrure synthétique nécessite une quantité élevée de produits chimiques et plusieurs litres de pétrole pour un seul manteau ! [ source]
  • 90% des peaux proviennent d’animaux de fermes et d’élevage (contrôlées strictement). Pour les 10% restants, ils permettent souvent la régulation des prédateurs (élimination des animaux lorsque leur trop grand nombre menace l’équilibre) [ source]
  • Les espèces les plus concernées sont : le vison, le renard, puis les agneaux, lapins, et veaux. Les phoques ne représentent que 0.2% des fourrures, mais 30% de la communication de Brigitte à ce sujet. [ source]

Alors certes, agissons pour la protection des animaux, évitons l’utilisation de peaux d’espèces menacées, mais ne faisons pas dans l’émotionnel à chaque fois !

En parallèle, la seconde publicité qui me fatigue est celle de l’INPES pour la santé de nos oreilles. Il y a probablement un décret qui est tombé obligeant les radios à passer un de leurs trois spots «  écoute ton oreille » au minimum 256 fois par jour, mais il y a surtout de nombreuses incohérences dans leur discours. Voyons plutôt :

Comment régler le volume de mon baladeur pour qu’il soit à un niveau raisonnable ?
Réglez le volume à la moitié du niveau maximum.

Un jour, le service public découvrira la technologie, et saura que chaque MP3 est différent et a un volume variable. Certains titres sont très forts à « la moitié du niveau maximum », et certain très faibles. J’écoute des podcasts de radios comme RTL qui ont un son quasiment inaudible, et d’autres qui ont poussé le bouton du volume trop haut. Alors c’est quoi « la moitié du niveau maximum » ? Pourquoi ai-je été obligé de chercher dans les menus quasiment cachés de mon lecteur MP3 pour qu’il m’autorise à dépasser un volume de 15/30 ?

Evitez de régler le volume dans un endroit bruyant.
Ne cherchez pas à couvrir les bruits extérieurs dans la rue ou dans les transports.

Si c’est pour ne pas entendre mon MP3, what’s the point ? Je peux aussi ne pas emmener mon lecteur MP3 et lire un livre. Mais si je lis en marchant, on va me reprocher de traverser sans faire attention…

Si possible, conservez les écouteurs fournis avec le baladeur à l’achat. Il sont conçus pour garantir un niveau maximum règlementaire de 100 dB maximum avec l’appareil.

Ils sont également conçus pour avoir une acoustique affreuse, nécessitant de pousser le volume pour entendre quoi que ce soit. La vraie solution est d’acheter des écouteurs intra-auriculaires qui isolent des bruits extérieurs et permettent réellement de mettre moins fort tout en ne dérangeant pas les voisins (qui n’entendent pas le lecteur MP3 jusqu’à un volume plutôt élevé – ah les intra-auriculaires, ils devraient être obligatoires…)

A quand le retour des publicités drôles et légères en cette fin d’année ?

Un choix d’emploi pour un choix de vie


En sortie d’Ecole, un ingénieur est amené à faire un choix de premier emploi… Il peut débuter :

  • Soit chez un grand compte comme Orange, comme une banque ou un groupe industriel – et dans une moindre mesure dans une PME. Les possibilités de progression sont globalement élevées, à un bémol près pour le service public qui gère souvent les carrières des employés sur 30 ou 40 ans et propose une évolution de poste tous les cinq à dix ans seulement.
  • Soit dans une société de services (SSII), c’est-à-dire travailler pour un grand compte mais à travers une société intermédiaire, ce qui permet de voir plus d’entreprises différentes, d’avoir un salaire (et une progression salariale) parfois meilleur, et qui laisse une flexibilité plus grande à l’entreprise. Là, par contre, même si l’employé travaille sur le même type de postes que les salariés de l’entreprise, il n’est pas embauché directement par ledit grand compte et ne bénéficie d’aucun de ses avantages (comité d’entreprise, intéressement, …)
  • Soit dans une société de conseil ou d’audit, auquel cas notre ingénieur travaille aussi pour un grand compte à la Orange mais sur un projet prédéfini (mise en place de telle solution de sécurité, par exemple), et pour lequel le grand compte n’est qu’un client de la société de conseil. Il y a beaucoup moins d’interactions entre l’ingénieur en question et les salariés du grand compte : il ne fait pas partie de la maison, il n’est là que pour bosser sur son projet (même s’il est souvent présent dans les locaux de la boite pour laquelle il travaille).

Le marché de l’emploi n’étant pas du plus florissant en ce moment*, les entreprises ont tendance à reporter leurs projets, ou à les faire réaliser par des sociétés de services ou de conseil, ce qui fait qu’il y a de moins en moins de recrutements directement au sein des entreprises et en contrepartie de nombreuses places ouvertes en conseil/audit pour les jeunes ingénieurs diplômés.

Une entreprise débourse généralement 800€ à 1000€ par jour pour un ingénieur qui travaille pour elle à travers une société de services ou de conseil, et beaucoup plus si l’ingénieur en question a de l’expérience (rassurez-vous, il est très loin de toucher ces 1000€ !!), mais en retire de nombreux avantages – flexibilité, expertise dans des domaines spécialisés non maîtrisés au sein de l’entreprise, etc. L’ingénieur, quant a lui, y trouve son compte mais effectue des semaines de travail qui peuvent très facilement dépasser les 10 heures par jour et consommer une partie du week-end. C’est un choix de vie à faire.

Un ingénieur peut par ailleurs s’orienter dans deux directions opposées :

  • Expert technique dans un domaine particulier : expert en sécurité informatique, par exemple ;
  • Manager pour évoluer hiérarchiquement dans l’entreprise et terminer (par exemple) Directeur d’une section de la boite pour laquelle il travaille.

Mais les ingénieurs sont-ils réellement faits pour être experts techniques ? Leur formation généraliste ne les limite-t-elle pas de ce côté ?

C’est toute la question à laquelle je devrai répondre dans les prochains jours, en choisissant mon futur job.

(* en même temps, des fleurs en plein hiver…)

Note : cet article est largement simplifié pour s’adresser au public qui ne connaît pas les choix qui s’offrent à un ingénieur « junior »… Les ingés qui me lisent passeront sur les nombreuses imprécisions qu’ils pourront constater dans cet article !

C’était l’hiver (ou presque) à Cannes


Voici à quoi ressemblent les marches de Cannes lors du festival :


Image gouvenelstudio.com

Voici une image du même lieu, prise ce week-end par mes soins :

Rien d’impressionnant, en fait.

(… C’est aussi une des raisons pour lesquelles il n’y a pas eu d’autre mise à jour récemment !)