Sécurité routière : tous responsables… de la qualité des spots ?
Depuis longtemps, “sécurité routière” signifie : “images choc”. Il semble absolument nécessaire de montrer des accidents, des familles en pleurs, de faire ressentir au jeune qu’il va tuer tous ses amis s’il prend le volant ce soir pour passer un message de prévention.
Des campagnes pour marquer les esprits, pour qu’on garde cette image de l’accident-qu’on-a-vu-à-la-télé-le-jour-même avant de mettre les pieds dans la machine à tuer qui nous raccompagnera ce soir. Et qui optionnellement permet aussi d’aller faire ses courses les autres jours.
Mais si cette intention est louable (et fonctionne peut-être), il n’en reste pas moins, pour la grande majorité des personnes qui regardent ces publicités, qu’ils :
- Ne sont pas des jeunes fêtards ;
- Et / ou ne prévoient pas de rentrer en voiture après une soirée ;
- Et / ou savent se limiter.
Est-il alors tout à fait judicieux de choquer les âmes les plus sensibles (jeunes ou non) en diffusant ces publicités à des heures de grande écoute et dans des lieux publics ?
Vous n’êtes pas convaincus du problème ? Regardez-moi ça… jusqu’où irons-nous ?
Heureusement, il y a de plus en plus de campagnes soft, comme la fameuse publicité pour le gilet jaune et moche de Lagerfeld, ou la série d’entêtantes et terriblement ennuyeuses pubs pour “Sam, le capitaine de soirée”. A défaut d’être trash, elles sont répétitives, lassantes, et donnent envie de haïr l’agence qui a conseillé un matraquage pour “que ça rentre mieux” sans pour autant nous rendre responsables au volant. L’innovation, ça n’est pas donné à tout le monde.
Pour la peine, on termine sur une des rares publicités qui n’a pas fait trop de bruit mais qui est tout de même assez bien réalisée.




Tout à fait d’accord :-)
Je fais une overdose de ces pubs trash dont l’efficacité n’est pas du tout prouvée. Idem pour les radars partout qui créent des points accidentogènes 200m après leur emplacement…
Je trouve tout aussi stupide de comparer les chiffres d’une année sur l’autre alors que des centaines de facteurs jouent. Les chiffres qu’on donne à manger au quidam sont corrigés des données météo (comprendre : “s’il y a eu plus d’orage on va baisser un peu le chiffre”) et des variations saisonnières, mais pas à ma connaissance de données essentielles, typiquement le nombre de déplacements des ménages (en chute libre vus le prix du pétrole), le nombre de week-end dans le mois (un samedi de plus ou moins ça fait une différence), etc.
Ah, l’Etat..