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Il paraît que c’est ça, l’été


Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus de l’arrivée de l’été, voici le portrait-type d’un été classique :

  • Il fait chaud. Très chaud. Et il n’y a pas de vent. Ce qui fait qu’il fait même chaud à 23h00.
  • Toutes les émissions se sont arrêtées, ou presque. A la radio, le soir, il n’y a plus rien – mais en fait, le matin non plus. Il reste bien BFM, la radio de l’économie, ce qui nous change un peu des mornings musicaux, et qui est plutôt répétitif passé un quart d’heure. J’espère que vous avez fait le plein d’émissions à écouter en podcast sur la route, ou de séries à regarder, parce que sinon l’été s’annonce long et chargé de rediffusions.
  • Les services publics passent à l’heure d’été : un tiers des effectifs, un tiers des transports en commun, des lignes entières coupées un peu n’importe comment, comme ça les arrange. Sauf que vous, cet été, vous ne bossez pas un tiers du temps.
  • Au travail, plus rien n’avance. Il y a toujours quelqu’un en congés (et qui a un remplaçant mou ou surchargé), ce qui retarde tout le monde – surtout vous qui êtes là tout l’été, au frais si vous avez la clim’.
  • Les villes sont surchargées de touristes qui n’ont pas toujours compris les bonnes manières (se tenir à droite dans un escalator n’est pourtant pas typiquement français), mais qui donnent parfois une occasion de montrer la sympathie française ou de discuter en anglais.
  • Vous commencez à planifier des sorties pour la rentrée : concerts (en dehors des festivals et de quelques groupes de musique classique, il y en a plutôt peu en plein été), théâtre, rencontres, évenements, …
  • Vous échangez des SMS du style « Suis en déplacement pro, tranquille à la terrasse d’un restaurant, aux frais de la boite. Et toi ? » (comprendre : évite de me parler de tes vacances, moi cet été je bosse, et là je crève de chaud à Paris parce que la boite qui m’accueille n’a pas la clim). Ou, si c’est vous qui êtes à la plage : « Coucou, moi j’étais tranquillement à la plage en train de lire/bronzer/nager et cet apresm plage, bizz »
  • Votre plus grande sortie de la semaine est un ciné. Seul. Parce que les autres sont partis en vacances (ça c’est pour ceux qui bossent).
  • Vous ne rêvez que d’une chose : la rentrée de Septembre.

Il paraîtrait même que tout le monde ne partage pas cette vision de l’été…

Adobe Reader en français, ou presque


Après HP qui a engagé une voyante d’origine roumaine pour traduire ses logiciels, et les spammeurs qui font du spam beaucoup plus France, voici Adobe qui invente le bouton « Pausez tous » dans son gestionnaire de téléchargements :


Cliquez sur l’image pour l’agrandir


Décidément, il faudrait arrêter de faire confiance aux traducteurs automatiques…

Anecdote : un nouveau passe Navigo à l’oeil


Petite anecdote en direct de Paris, au sujet de la carte de transports « Navigo », carte magnétique possédée par une grande partie des franciliens, et fonctionnant dans le métro (RATP) aussi bien que le train de banlieue (RER et trains SNCF). Dans « Métro, Boulot, Dodo » il y a « Métro », et voici l’anecdote « transports » du mois.

Contexte : une carte magnétique, ça fonctionne un certain temps. Parfois moins d’un an. C’était le cas de ma carte Navigo, sur le point de rendre l’âme, et très difficilement reconnue par les tourniquets. Le problème est simple : comment faire changer sa carte Navigo ?

Etape 1 : gare parisienne, jonction entre les trains Transilien SNCF (~ RER pour faire simple) et les métros RATP, 18h45, à un guichet d’information RATP.

Moi : Bonjour, ma carte Navigo passe difficilement les valideuses. Comment la faire changer ?
Le monsieur : Hm, ici ça marche (évidemment, en frottant la carte sur le lecteur, ça fonctionne, mais c’est pas le principe de ces cartes « sans contact »…), ça vous fait ce problème où ?
Moi : Principalement les gares SNCF de banlieue, et les bus de banlieue. Les lecteurs sont moins puissants là-bas. (c’était déjà trop d’informations techniques pour lui : le monsieur était perdu)
Le monsieur : Aaah, les gares SNCF… Ecoutez, il faut voir avec la gare de banlieue dans laquelle ça ne fonctionne pas. Si ça ne fonctionne pas sur cinq tourniquets consécutifs, hein, consécutifs, pas les mêmes, vous pouvez aller au guichet de cette gare et demander un ticket temporaire.
Moi : Un ticket temporaire. C’est-à-dire ?
Le monsieur (irrité, c’est évident pourtant, de savoir ce qu’est un « ticket temporaire » pour une carte Navigo !) : Ben, un ticket temporaire, quoi. (Certes…) On vous fait un ticket, et comme ça vous pouvez passer.
Moi : D’accord. Et en quoi ça règle le problème de la carte qui ne fonctionne plus ?
Le monsieur : Ah, ça c’est autre chose…
Moi : Donc on peut faire comment pour la faire remplacer ?
Le monsieur : Oh ben, essayez déjà dans la gare de banlieue, et ils vous expliqueront à ce moment là, si ça ne fonctionne toujours pas.

J’aime la notion du « toujours pas », comme si ce cher agent avait tenté la moindre opération qui aurait pu regler le problème (autre que celle de tordre ma carte dans tous les sens pour qu’elle passe sur sa valideuse à lui).

Etape 2 : un sage parisien (pas chinois, celui-là) a dit : « si la réponse d’un guichet ne te plaît pas, demande au suivant ». Bon. Certains ont étendu ça au domaine médical, d’où le principe des médecins traitants, mais jusqu’à preuve du contraire, je n’ai aucun « guichet traitant » à la RATP. Seconde étape au guichet d’une station de métro RATP, donc, une demi-heure après.

Moi (faisant très attention à mes mots, cette fois) : Bonjour, ma carte Navigo ne fonctionne plus correctement au niveau des gares de b… heu, au niveau des stations de métro, vous savez, celle de la RATP là, et dans les bus de b…, heu, dans les bus parisiens de la RATP.
La dame (souriante, et désolée du problème) : Oh ! Je vous conseille de voir un « Club RATP », il y en a un pas très loin encore ouvert.

Etape 3 : une autre demi-heure plus tard, dans le fameux « club pas très loin » (« pas très loin » je pense que c’est le nom du club…), l’épilogue.

Moi : Bonjour, ma carte Navigo ne fonctionne plus au niveau des valideuses de la RATP…
La dame (heureuse de voir son seul client du quart d’heure) : Oh ! Je prends votre carte… Votre numéro d’abonné… Attendez… Voilà… En voici une toute neuve en remplacement !

La guerre RATP/SNCF continue : pour se faire changer gratuitement son passe Navigo, il suffit de préciser au guichet RATP que le problème vient de la RATP. Et comme les « Clubs » sont à tendance « plutôt RATP », éviter toute mention au diab… heu, à la SNCF.

Un feu d’artifice à un euro (par personne)


Le feu d’artifice du 14 Juillet 2008 à Paris, au Trocadéro, à deux pas de la Tour Eiffel ( ça me dit quelque chose), tout le monde en a entendu parler, au moins à la télé, mais… ça se chiffre à combien tout ça ?

Pour le fun, quelques chiffres :

  • 600 000 personnes y ont assisté ;
  • 550 000 eur de budget pour le feu d’artifice ;
  • 50 techniciens mobilisés ;
  • 150 mètres de montée avant d’exploser ;
  • 150 autres mètres de montée après l’explosion ;
  • 3 tonnes de poudre !

… Et aussi 2h de route pour faire une vingtaine de stations à la fin du feu. Mais quand on regarde les images, quand on pense à la réalisation son et lumière, aux airs d’opéra, aux illuminations du Trocadéro, on s’en voudrait de le manquer. ( Source données chiffrées)

Test auditif


Un site web du côté d’Oslo vous propose un test auditif gratuit, à réaliser avec un casque (ou des enceintes séparées), et qui vous permettra enfin de savoir si votre lecteur MP3 vous casse les oreilles (ou au moins les pieds de vos voisins dans le métro…).


C’est du « marketing alternatif », c’est loin d’être neuf, c’est en anglais (et pour découvrir l’intérêt réel du site, il faut vraiment comprendre l’anglais) et c’est finalement une jolie réalisation même si très simpliste ( via).

La Tour Eiffel version bleue


Tous les touristes l’ont remarqué : la Tour Eiffel s’illumine chaque soir, entre la tombée de la nuit et 1 heure (hiver) ou 2 heures du matin (été).
Chaque heure, depuis 2003, un scintillement réalisé par 20 000 lampes a lieu pendant une dizaine de minutes. Son installation a coûté 4.55 millions d’euros.

Le début de la présidence française de l’Union Européenne a été marqué par une illumination bleue (réalisée par des milliers de lumières bleues scintillantes UPDATE: par quelques projecteurs et quelques filtres, constaté par mes soins sur la Tour, il faut tout vérifier soi-même…), complétée par les douze étoiles du drapeau Européen. Il sera encore possible de l’observer pendant deux mois.

 

C’est aussi ça, Paris.

Pour aller plus loin :