Avoir du réseau même lorsqu’il n’y en a pas
L’excuse « Désolé, ça va couper, on capte mal ici » pour échapper à un interlocuteur ennuyeux ou une conversation dérangeante n’aura bientôt plus lieu d’être.
L’Assemblée a voté lundi soir le principe d’une prestation de service entre les opérateurs téléphoniques [...] dans les « zones grises » du territoire où l’usager ne peut plus utiliser son téléphone portable parce que son opérateur n’a pas de réseau. [...] Les autres opérateurs présents dans ces zones grises doivent alors prendre le relais pour assurer une continuité de service.
Une information publiée sur Le Figaro, qui est passée inaperçue mais qui a tout de même son importance : il y a encore quelques années, un opérateur était choisi pour sa couverture, souvent proche de 99% de la population et 90% du territoire, soit 67500 km² non couverts (Paris a une superficie de 105.4 km²). L’obligation de prendre un opérateur parce que c’est « le seul qui couvre votre domicile, monsieur » est désormais bien loin !
Ce n’est pas le premier cas de roaming national en France : les opérateurs avaient déjà été sollicités pour s’associer de manière à se répartir la couverture des zones blanches. Pour bien faire la différence, les zones blanches sont des zones qui ne sont couvertes par aucun opérateur, alors que les zones grises sont des zones qui ne sont couvertes que par certains opérateurs.
Il n’y a par contre aucune mention d’un quelconque handover entre les opérateurs : si une personne est en communication, et arrive dans une zone grise, devra-t-elle couper et recommencer son appel, ou le transfert pourra-t-il se faire même en cours de communication ?
Sinon, pour éviter les dérangeurs, il restera toujours les tunnels…



Restera le fameux coup de la panne :x