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Stay-at-Home Servers
Microsoft s’est lancé il y a quelques temps dans le domaine des « serveurs pour la maison« , c’est à dire des petites boites sous Windows qui font des sauvegardes de vos fichiers, et qui vous permettent de partager vos données et photos entre vos ordinateurs et avec des amis. Le tout est proposé à un prix plutôt raisonnable (~370 euros).
Vendre un serveur à une entreprise, on sait faire. Vendre un serveur à un particulier, c’est déjà plus difficile : mais qu’est-ce qu’il irait bien en faire de cette machine supplémentaire ?
Alors Microsoft tente les faux-shows télévisés via un site dédié et propose même un faux-livre nommé Mom, Why is There a Server in the House? à lire absolument, qui explique aux petits que ce n’est pas un serveur miniature – mais bien un vrai, qu’il ne faut pas en avoir honte, même si les voisins sont jaloux.

C’est assez drôle, même si le design du site est très old-school, mais pas forcément assez pour convaincre la masse !
Le Coeur a Ses Raisons
Ce soir, à 17h50 sur NRJ12, ne manquez pas la première diffusion française du Coeur a Ses Raisons, la parodie québecoise des soaps comme Amour, Gloire et Beauté.
L’histoire est tout de même assez dense, alors pensez à les enregistrer tous les soirs (du lundi au vendredi). Et en attendant, voyons comment Brenda s’y prend pour laisser un message sur un répondeur :
Journée sans Chocolat, deuxième édition
Deux carrés de chocolat noir par jour permettent de baisser la tension artérielle sans prise de poids grâce aux flavonoïdes.

Image © jupiterimages.com
Et pourtant… le printemps est signe de régimes en prévision de l’été, et qui dit régime dit généralement privation.
La Journée sans Chocolat, inventée le 12 Mars 2007, vous permettra de profiter de cette substance pendant la saison complète, tout en faisant un léger break le 12 Avril.
Cette date est symbolique puisque choisie chaque année sur la base du premier 12 du mois après Pâques. Lors de la JSC – Journée Sans Chocolat – vous n’aurez pas encore consommé tous les chocolats que vous aurez achetés pour Pâques, et devrez pourtant résister pendant vingt quatre heures… temps jusqu’à la délivrance d’autant plus critique que le 12 avril tombe un samedi, et non pendant une journée classique de semaine (pendant laquelle vous n’auriez même pas eu le temps d’y penser).
Le principe de la JSC est de se séparer pour mieux se retrouver comme l’exprime Juliet dans la chanson Avalon ( paroles). Il ne tient qu’à nous de participer à la deuxième édition de la JSC, et d’ici là d’en parler à nos connaissances pour qu’ils souffrent avec nous, le moment venu.
Review : Modern Love
Modern Love. Juste à lire le titre – et un peu à voir les affiches, on s’attend à une histoire d’amour comme les autres, qui se passe comme dans les films, et où tout finit bien, forcément.
Mais Modern Love c’est surtout une belle comédie à prendre à un degré largement supérieur, parsemée de touches d’humour pile lorsque les scènes auraient pu devenir lourdes et ennuyeuses – et qui peut finalement autant intéresser les hommes, pourtant très peu réputés fleure bleue et eau de rose, que les filles toutes douces douées pour la vie à deux.
Trois histoires en parallèle : deux sont réelles et déchirantes, une est un film… dans le film, avec ses coups de foudre et ses chevaliers qui changent la donne quand tout semble perdu. Les personnages principaux, Eric et Elsa, ont une vision très précise de leur idéal – et leur voeu est exaucé… mais la vie est toujours plus belle en rêve qu’en réalité.
Dans le film, simple et structuré, c’est Alexandra Lamy et Stéphane Rousseau qui s’y collent – ou l’improbable rencontre entre une artiste peintre et le directeur du magazine Modern, séducteur et éternel célibataire. C’est une comédie musicale aux chansons simples mais bien pensées, et pour lesquelles ils s’en sortent plutôt bien, alors qu’ils ne sont à l’origine pas vraiment chanteurs.
Et pour la partie vraie vie, on notera les performances de Bérénice Bejo qui fait un peu penser à Eva Mendes sur son appropriation du rôle – simple et touchante, mais aussi très déterminée.
En plus du second degré qui nous fait rire (ou sourire) de la première à la dernière seconde, en plus de la partie comédie musicale qui nous fait garder les chansons en tête longtemps après la séance, le film en profite pour faire le tour des clichés du genre (visiblement, les hétéros ne sont pas romantiques !) sans tomber dans le kitsch-années-50.
Un film reposant, idéal après une longue semaine de travail !
Bande annonce (attention, révèle une partie de l’histoire…)
The End
Dernière scène : fin du film. Ecran noir. Les veilleuses s’illuminent et demandent au spectateur de s’en aller aussi vite qu’il est venu. La soirée est terminée, charge à lui de la poursuivre encore une heure ou l’autre s’il le souhaite – charge à lui de repousser l’heure de la fin.
Déménagement : même histoire. Dernier passage dans cette boulangerie, dernières salutations à la concierge, dernière utilisation de cette clé – dernière fois qu’il verra cette fougère, ce bâtiment, ou cette rue.
Chaque évenement de la vie, qu’il s’agisse d’une série télé, d’un emploi, d’une amitié, a une fin, et finalement, il faut s’y faire, et accepter qu’il y a des choses que nous ne ferons plus ou que nous ne verrons plus. Même si le changement est bénéfique, même si l’appartement suivant sera plus grand ou mieux placé, même si nous quittons une personne en sachant que nous la reverrons quelques mois plus tard, nous conservons tout de même ce petit pincement au coeur qui nous fera presque regretter le passé.
Ce sentiment vient – au moins dans mon cas – d’une peur de l’oubli : peur d’oublier les évenements heureux qui ont eu lieu sous ce toit, d’oublier ces personnes ; peur d’un manque à venir, peur du fait que cette situation ne se reproduira peut-être jamais. En conséquence, nous tentons de faire durer le plus possible le présent : repousser la fin une sortie car nous ne reverrons ces personnes que dans un mois, ou même finir un plat que nous n’aurons pas l’occasion de retrouver de sitôt.
Dans d’autres cas, c’est une peur du changement, du futur, de l’inconnu (alors qu’il est si facile de se raccrocher à ce qu’on connaît) – c’est ce qu’explique l’auteur du très court Qui a piqué mon fromage ?, de son nom original Who moved my cheese?, où le fromage représente notre objectif (accomplissement personnel, bonheur, argent, amour, santé ?). Cet objectif se déplace au cours du temps, et il est nécessaire, surtout dans un cadre professionnel, de savoir s’adapter, plutôt que d’attendre cette inévitable fin.
Ce sujet se rapproche beaucoup de la question philosophique du désir et de la recherche du bonheur : le meilleur moment est-il le désir ou son accomplissement ? Le désir est-il une insatisfaction, ou un moteur nous permettant d’atteindre le but suivant ?
Code postal : le dernier refuge de la sécurité
Les sites web vous demandent classiquement, pour vous authentifier, un login et un mot de passe.
Certains sites, par contre, ne sont que des extensions d’un service que vous connaissiez déjà avant l’ère internet (carte de fidélité de votre magasin, compte client sur un site marchand, etc.) et demandent votre numéro client et date de naissance, par exemple.
Avantages: Ces sites partent du principe qu’il est peu probable que quelqu’un tombe sur votre numéro client ET votre date de naissance « par hasard »: la seule manière d’y arriver est de venir consulter vos factures chez vous. L’avantage est qu’il vous suffit d’avoir une facture ou un courrier de leur part, pour pouvoir vous authentifier, sans retenir un 250ème mot de passe.
Inconvénients: Si quelqu’un ouvre votre courrier, tombe sur ledit numéro client, et connaît votre date de naissance, il est quasiment impossible de modifier ces deux valeurs et sécuriser à nouveau votre compte. Mais bon, la facilité prime…
Jusque là, tout va bien (ou presque). Mais dans certains cas, vous n’avez pas accès à votre numéro client, et là, les sites web ont trouvé la bonne solution : vous authentifier à partir de
- Votre nom ;
- Votre prénom ;
- Votre date de naissance ;
- Votre code postal.
C’est tout. En clair : n’importe qui vous connaissant (ou trouvant ces informations en ligne) peut accéder à votre compte sur le site en question. Et ainsi :
- Avoir accès à votre adresse postale complète, e-mail inclus ;
- Modifier votre nom, prénom, adresse, mail, etc.
- Passer commande d’options et débiter autant sur votre compte (cas des prélèvements automatiques) ;
- Modifier votre abonnement (cas des abonnements).
… le tout sans envoyer au propriétaire légitime du compte un seul e-mail, courrier de confirmation, ou autre : il le verra bien en se faisant débiter, et pourra s’amuser à expliquer cette faille au service client téléphonique basé dans un pays du tiers-monde où le français est la langue vivante 7 après le roumain et le serbe.
C’est simplement ahurissant : le code postal devient un élément clé de la sécurité de vos comptes : ne dites à personne où vous habitez, et espérez que les cinq chiffres nécessaires (dont parfois deux ou trois sont triviaux !) seront suffisants pour ne pas vous faire pirater de suite. Ou faites comme moi, et fournissez des données erronnées à ces services (« Alllvin » au lieu d’ « Alvin », 14050 au lieu du 54010, etc.), tant que vous pouvez vous en souvenir vous-mêmes.
P.S.: nous passerons sur les noms des services concernés, mais il ne faut pas chercher trop loin non plus.
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