Archives

EeePC : du geek à la femme ?


Pour être toujours disponible en cas de problème, vous avez un téléphone portable. Pour travailler de chez vous, vous avez un ordinateur. Pour consulter quelques sites lorsque vous êtes en déplacement (news, état du trafic, disponibilité des bornes Vélib, pages jaunes pour confirmer une adresse, cartes google maps ou mappy, …), vous utilisez peut-être votre téléphone portable « intelligent » – SmartPhone ou PDA.

Mais pour travailler pendant que vous vous déplacez, lorsqu’il n’y a ni WiFi ni connexion câblée, vous faites comment ?

La solution, Asus l’a trouvée : il s’agit du Eee PC, ordinateur portable de la taille d’une feuille A5, c’est-à-dire d’une demi-A4, et qui pèse moins d’un kilo.

Dans cet article, il sera question de présenter l’EeePC et le forfait associé, mais aussi de discuter des pratiques marketing et des prestations techniques de SFR, essais à l’appui…

L’EeePC : une cible plutôt variée
Avec plus d’un giga-octets disponible pour le stockage de données, 512 Mo de RAM, un écran 7 pouces (800×480), une carte WiFi et Ethernet, un lecteur de cartes SD, et un processeur 900 MHz (Intel Mobile Celeron), l’EeePC, s’il ne rivalise pas avec un PC de bureau, est parfait comme ordinateur d’appoint. Il faut plutôt le comparer aux PDAs et téléphones intelligents qu’il surpasse largement, puisqu’avec son OS Linux [1], il permet le surf sous Firefox, la consultation d’e-mails via Thunderbird, l’édition [2] de documents via Open Office, la lecture de PDFs, vidéos, musiques, etc.

Au niveau de l’autonomie, Asus table sur 3.5 heures, ce qui est plutôt raisonnable pour un portable. Le clavier, annoncé « très petit » par les différentes reviews disponibles sur internet, est pourtant largement utilisable… Certains accessoires font le charme de cet appareil : de la webcam (ustensile pourtant totalement annexe) aux 3 ports USB, mais surtout au port VGA permettant de connecter un vidéoprojecteur (pratique !)

La cible de cet ordinateur ? Le constructeur avoue cibler les femmes qui seraient séduites par la légèreté du produit, les étudiants, pour le prix vraiment bas de la machine – 199€ seulement [3] ! – et les geeks, parce que finalement, ça reste un bon petit linux.

Et dans ce but, l’interface, même si elle reste basée sur Linux, est accessible à tout public : gros boutons pour lancer les applications, thème très ressemblant à celui de Windows, … Tout en proposant un terminal et une interface « avancée » [4] pour les plus bricoleurs.

SFR : un abonnement illimité dédié
Pour l’EeePC, et uniquement dans ce cadre, SFR propose un abonnement Clé Internet 3G+ à 29.90€/mois. En bref : un accès à internet de n’importe où, ou presque, sans aucune limitation, ou presque. 1Go par mois est utilisable au débit maximal de la ligne téléphonique 3G (jusqu’à 3.6Mb/s), puis l’accès est bridé à 128kb/s. Suffisant pour du surf classique, en sachant que le proxy SFR compresse les images. En dehors du P2P et de la téléphonie en VoIP, tout trafic est autorisé – ce qui est plutôt intéressant.

La même offre 3G+ est disponible hors-EeePC, à des prix dépassant les 50€/mois, ce qui devient somme toute très cher…

SFR : un service commercial et technique étrange…
Voici en vrac, quelques pratiques étranges de la part de SFR, à revoir dans le cadre d’une politique de communication efficace.

Avant la date officielle de sortie, aucun magasin n’a été prévenu des capacités de l’appareil. « Revenez plus tard, on n’a pas encore les infos, on a juste entendu que ça existait » – Merci, moi aussi.

Le jour de sa sortie, chaque Espace SFR / FNAC disposait de 4 à 6 appareils, vendus en quelques heures. Certains Espaces ont accepté de prendre des réservations, et se retrouvaient donc avec des files d’attente de plusieurs semaines. Pour l’Espace SFR Champs-Elysées, le mot d’ordre a été : « Passez aux alentours de l’heure d’ouverture« . Forcément, on n’a que ça à faire.

Le service d’achat par internet refusait une commande sur trois, pour des raisons diverses et variées. « Mais Monsieur, votre commande a été refusée par Fia-Net qui procède à quelques vérifications, on peut rien y faire et on n’a pas le détail des raisons » – bravo. SFR ne sait pas qui il accepte ni refuse, ni pour quelles raisons.

Tous les forfaits (29.9 engagement 24 mois; 34.9 engagement 12 mois) n’étaient pas disponibles dans tous les Espaces SFR. La majorité refusaient de vendre l’appareil nu au prix indiqué de 299€ (alors qu’il est à 199€ avec abonnement) – il semblerait que le réapprovisionnement se soit fait en fonction du nombre d’abonnements vendus, et non du nombre d’appareils vendus, ce qui expliquerait cela. Certains auraient même vendu les appareils 300, ou même 400€ (voir témoignages sur internet).

Et le plus drôle pour la fin : pour accéder à l’espace « Ma facture en ligne » sur le site d’SFR, il faut un mot de passe. Pour recevoir ce mot de passe, il faut recevoir un SMS sur le mobile SFR associé. Les clés USB 3G+ ne permettent pas de recevoir de SMS (version Linux EeePC). Il n’est donc pas possible d’accéder au service en ligne sans changer la carte SIM de téléphone. Et le service technique ne comprend rien à ce problème…

Pour aller plus loin
L’Eee PC pourrait bien être une petite révolution dans le monde de l’utilisation mobile de l’internet – sans contraintes, sans limites, à des prix abordables, comme sur un vrai PC mais sans sortir le PC 17 pouces. Il joue dans la même catégorie que l’iPhone et les SmartPhones, la praticité d’utilisation (pour le surf) en plus, mais la fonction téléphonie en moins.

Pour aller plus loin, quelques reviews sont disponibles :

[1] Xandros, une dérivée de Debian.
[2] basique, dû aux limitations d’Open Office…
[3] Offre soumise à abonnement, voir plus bas.
[4] Interface « Full Desktop », à activer manuellement dans les fichiers de configuration

Café de la Danse : Keren Ann illumine la scène


Keren Ann est néérlandaise, née en Israël, habitante des États-Unis et francophone : comme prévu, son concert a été très eclectique, alternant agréablement chanson douce et chanson rock au Café de la Danse.

Au niveau de la salle, on regrettera l’amateurisme de l’organisation : problèmes sonores répétés, « oublis » d’objets sur la scène, travail pendant l’entracte sans fermer le rideau, luminosité à revoir, accueil plutôt moyen… En arrivant à 19h30 (pour 20h), la porte est fermée : est-ce bien ici l’entrée ? « Ha, heu, oui ». Le lieu est caché dans des petites ruelles mais il reste difficile de se perdre : ils sont à deux pas du métro et en centre-est de Paris.

En ce qui concerne le concert, on est bien sûr loin d’une grande mise en scène : une batterie, une basse, quelques guitares, et un piédestal au milieu, mais au final cela met en valeur un caractère plutôt intimiste dans une petite salle où, avouons-le, il est possible de voir l’artiste sans jumelles, puisqu’il est à moins de cinq mètres de soi.

Keren Ann reprend quelques titres classiques qui ont fait son succès, chante même ce que le public lui demande () – en particulier les pistes de son dernier album en anglais, et invite Dayna Kurtz en première partie – qui ne s’en sort plutôt pas mal !

Le plus mémorable reste encore le final, dans le noir complet, pour une ultime chanson en acoustique, juste avant le retour dans la vie réelle.

Jack Bauer ne sort jamais sans son tatoo


Et si « 24H Chrono » avait été réalisé il y a quinze ans ?
Voici peut-être ce que ça aurait donné : Windows 3.1, connexion 56k, PCV, tatoo, il manque juste le minitel… En anglais, et le mieux, c’est vraiment de comprendre les paroles. Pour les autres, il y a les sous-titres ! ( via)

« Gotta go, Jack. We’re paying for the Internet… By the hour. »

Biométrie : point de vue légal


La biométrie, c’est l’utilisation de ce que nous sommes pour nous identifier : empreinte digitale, forme de la main, forme du visage, iris, etc. Les systèmes biométriques fonctionnent de la manière suivante :

  • Acquisition des données (poser son doigt sur un lecteur) ;
  • Extraction des données utiles (les points-clés de l’empreinte qui permettent de distinguer l’individu d’autres individus) ;
  • Comparaison avec l’empreinte enregistrée.

Support sur lequel enregistrer les données biométriques
L’empreinte digitale pose tout particulièrement problème, étant donné qu’un individu laisse des traces tout au long de la journée, ce qui peut permettre de le suivre a posteriori – sans son accord (par relevé d’empreintes, tout simplement). Pour toutes les données biométriques de ce type, la conservation des données ne peut se faire sur un serveur centralisé. La seule solution autorisée par la CNIL – la commission nationale de l’informatique et des libertés – est de sauvegarder l’empreinte sur une carte à puce.

Un exemple d’utilisation classique : l’utilisateur insère légèrement sa carte à puce dans une machine demandant une authentification (une porte d’entrée), et pose son doigt sur le lecteur intégré à la carte à puce. La carte vérifie son identité, et communique à la machine le résultat (nom de la personne authentifiée, …). Ainsi, aucune base de données n’aura eu connaissance de cette empreinte.

Par contre, pour toutes les données ne laissant pas de trace, comme la forme de la main (c’est-à-dire qu’il n’est pas possible de retracer a posteriori où a été et ce qu’a fait une personne, si l’on ne connaît que la forme de sa main), un stockage centralisé est autorisable sous réserve de déclaration à la CNIL.

Dossiers examinés
602 dossiers ont été examinés par la CNIL en 2007. Jusqu’à maintenant, hors services officiels (police, …), aucune entreprise n’a été autorisée à stocker des données laissant des traces sur un serveur centralisé : refusé pour l’accès à une cantine par des élèves, tout comme pour l’accès à la salle des machines d’une banque. Par contre, l’authentification par forme de la main a été acceptée pour une autre cantine.

D’autres pays font bien moins cas de ce problème : souvent, au Royaume-Uni, les employés utilisent leur empreinte pour se logguer sur les serveurs de leur entreprise – stockage pourtant clairement centralisé. La question qui se pose est pourtant : que peut-on faire avec votre empreinte ? Si quelqu’un arrive à forger un faux doigt avec vos empreintes, comment pourrez-vous prouver que ce n’était pas vous ? Contrairement à un mot de passe, les empreintes ne se changent pas… Une fois falsifiées, tout dépendra de la sécurité globale du serveur (qui tente de vérifier que le doigt est bien ‘vivant’ par exemple).

Note de service : commentaires


Les commentaires font partie la vie d’un weblog en permettant à tout utilisateur d’amener diverses réflexions au sujet en cours. Pour des raisons de praticité, un simple compte Google ou OpenID suffit pour commenter.

Quel que soit le mode choisi, merci de bien vouloir signer vos commentaires. Les quatre derniers commentaires proviennent d’Anonymous, alors qu’il serait tellement plus intéractif et intéressant de mettre un pseudo en remplacement…