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Le rond-point avec des mots simples
Êtes-vous plutôt feu rouge ou rond-point ? D’un côté, l’attente ; de l’autre, la fluidité au détriment de la sécurité. Surtout quand on ne sait pas prendre un rond-point…

Place de l’Etoile, Paris (image Google Maps)
Principe : les voitures sur le rond-point sont prioritaires, les voitures sur les axes desservis doivent céder le passage.
Mais tout n’est pas si simple, et nombreux sont ceux qui oublient ces quelques règles de base :
Placement dans le rond-point :
- Pour sortir avant la moitié du rond-point (c’est-à-dire dans le demi-cercle débutant à votre axe d’entrée), il faut rester sur la file de droite du rond-point ;
- Pour sortir après la moitié du rond-point, il faut se positionner sur une file intérieure et mettre son clignotant à gauche ;
- Si l’on ne sait pas encore où sortir, il faut rester sur la file de droite.
Déplacements dans le rond-point :
- Au niveau de la sortie avant celle que l’on veut prendre, il faut se placer sur la file la plus à droite du rond-point et mettre son clignotant vers la droite ;
- Une voiture dans une file intérieure n’a jamais priorité sur une voiture dans une autre file.
Outre l’oubli systématique des clignotants, outre les accidents ou du moins ralentissements dus à des personnes trop timides qui ont du mal à se lancer (et pour certains comme à la Place de l’Etoile, on peut le comprendre), le problème principal des ronds-points est encore le dernier élément cité : une voiture n’a aucune priorité en changeant de file, et d’autant plus si elle n’a pas mis son clignotant.
La plupart du temps – et même de plus en plus, les conducteurs ‘imaginent’ qu’il est normal pour les autres conducteurs de savoir qu’évidemment il allait prendre cette sortie, qu’il est donc totalement logique pour lui, sur la file de gauche, de se rabattre sans prévenir et de prendre la sortie qui est à moins de 10 mètres, en genant tout le monde. Et si l’autre automobiliste n’est pas content, il a droit, même en pleine campagne, à quelques appuis sur le klaxon. Quoi, c’est pas comme ça que ça fonctionne ?
Anecdote vécue : comme présenté ici, une voiture A sur la file de gauche veut se rabattre sans faire attention à ceux qui sont sur la file de droite. Pour éviter l’accident (de justesse !), la file de droite ralentit, A freine brusquement, et une voiture B derrière A, surprise, emboutit A. Malheureusement, dans ce cas, la faute va à B qui n’a pas sû freiner à temps, et non à A qui ne sait pas conduire !
Comme quoi – la dangerosité ne passe pas uniquement par la vitesse, et même un bon conducteur se retrouve facilement en tort face à des énergumènes qui pensent être dans leur droit…
Comme ça, c’est dit (2)
Encore un site qui vous souhaite de très belles fêtes, et qui ajoute carrément une très belle image pour vous le dire.
Bon, ça aussi, c’est fait.
Honeypot : l’histoire d’un petit pot de miel…
En 1986, à l’époque où chacun n’avait pas encore d’ordinateur chez lui, le responsable d’un supercalculateur découvre qu’un de ses anciens utilisateurs, qui n’a pourtant plus de compte actif, continue d’utiliser la machine, et ce en mode administrateur (root) ! Profitant d’une faille dans un logiciel (emacs), l’utilisateur a pu augmenter ses propres privilèges, et navigue désormais sans remords dans les dossiers de ses collègues, consulte leurs mails, etc.
L’administrateur aurait pu s’en tenir à prendre quelques mesures de sécurité, mais combien de temps aurait-il fallu pour que l’utilisateur revienne assez énervé pour se venger de s’être fait jeter ? L’idée qu’il a suivie a été de créer de faux projets et de faux documents, de s’envoyer des faux mails, que le pirate a gentiment pris pour argent comptant, de manière à l’occuper et à gagner du temps… Jusqu’à ce que les services secrets interviennent !

Une histoire de pirates comme on les aime (So 1980′s!), qui est une très bonne introduction au sujet des Honeypots – littéralement Pots de miel – ces machines piégées destinées à attraper un pirate en lui faisant croire qu’il a piraté un vrai système…
Il est possible de distinguer deux types de Honeypots : ceux de faible interaction et ceux de forte interaction.
Les Honeypots de faible interaction simulent un réseau, de manière à ce que le pirate imagine qu’il y a plusieurs machines (adresses MAC et IP spécifiques, etc.) alors qu’en réalité il n’y a qu’un logiciel sur un seul ordinateur, qui enregistre toutes les connexions qu’il reçoit. Ces honeypots permettent surtout de détecter des vers (qui se propagent automatiquement sur toutes les machines d’un réseau), puisqu’ils ne piègeront pas bien longtemps un pirate d’un niveau correct. Avantage : il est possible de remarquer rapidement qu’un virus se propage sur le réseau, pour pouvoir l’éradiquer assez vite.
Les Honeypots de forte interaction sont de vraies machines non-protégées (pas de firewalls ou pas d’application des derniers patchs et mises à jour) qu’on laisse à la merci du pirate. Le pirate entre dans la machine, installe ses outils, camoufle son œuvre, et s’ouvre une porte d’entrée pour pouvoir revenir rapidement les fois suivantes. Ceux-ci sont très utiles pour étudier une vraie attaque dans un contexte réel (tout ce que fait le pirate est enregistré et retransféré à un serveur distant qui loggue), ou découvrir de nouvelles failles, mais aussi plutôt dangereux, puisque le pirate peut s’en servir pour attaquer le reste du réseau si la protection du honeypot n’est pas suffisante.
D’autres modèles de Honeypots existent, qui ne sont pas tout à fait destinés aux mêmes buts : les honeyclients par exemple, permettent à une équipe (comme Microsoft) de se connecter à des sites de spam de manière automatique (vous savez, les liens que l’on reçoit dans les mails de spam), pour vérifier que leur navigateur web ne plante pas. S’il plante, c’est que le site utilise des techniques malicieuses, et c’est peut-être un indice pour détecter des failles dans les navigateurs ou les systèmes d’exploitation.
Ceci n’était qu’une introduction destinée aux néophytes du domaine. Il y aurait bien plus à dire sur ce sujet, mais il faut bien commencer quelque part.
Musique : Bailey Tzuke – Uninvited
Like anyone would be
I am flattered by your fascination with me
And like any hot-blooded woman
I have simply wanted an object to crave
But you, you’re not allowed
You’re uninvited
An unfortunate slight
Uninvited, c’est à l’origine une jolie chanson douce d’Alanis Morissette (1998), qui a par la suite été retravaillée par les Freemasons sans grande conviction.
C’est probablement la voix de Bailey Tzuke qui a tout changé, pour donner cette piste :
Alanis Morissette, vous l’avez connue avec Ironic ou encore sur Everything ? Pour ma part, c’était avec Hands Clean.
Freemasons, c’est un nom qui ne vous dit rien ? Pourtant, de Watchin’ aux dernières versions de Rain Down Love et Mesmerized, c’est eux !
Bailey Tzuke, cette jeune artiste britannique de 1986 (!), auteure et chanteuse, c’est aussi la version douce de Uninvited, ou encore ses chansons For the Ones I Love, I’m all yours et d’autres à écouter sur son myspace. Une chanteuse en devenir – il n’y a plus qu’à espérer qu’elle puisse profiter de la vague Freemasons !
Review: Enchanted / Il Etait Une Fois
« Il Etait Une Fois » un monde féérique de dessin-animé, où tout va bien comme dans un conte. Et à côté, la vie réelle, qui n’a rien de magique, entre le boulot et les ennuis.

Et il y a cette princesse, envoyée dans la vie réelle par l’abominable belle-mère (toujours elle !), que son prince charmant va tenter de récupérer. Mais la vie est un monde où tout ne finit pas toujours bien, où ils ne vécurent pas forcément heureux et surtout n’eurent pas beaucoup d’enfants (mais ça, c’est pas grave).
Et pour lui expliquer la dure réalité, quoi de mieux qu’un homme seul, père d’une petite fille, et qui est tout simplement avocat spécialisé en divorces ?
Un conte plein de magie et de candeur, d’humour élaboré et jamais trash, de douceur et de beauté, où le manichéisme des fairy tales s’accompagne d’animaux qui parlent, de pommes empoisonnées, avec une touche de Cendrillon. Les références ne manquent pas de faire rire une salle pleine, jusqu’aux applaudissements en plein milieu de séance et à trois reprises… (!) Une manière comme une autre de remercier les producteurs d’un film prévisible mais complètement différent d’un simple dessin animé, où tout le jeu est fait sur cette différence entre le conte et la vie.
Amy Adams est tout simplement charmante – et d’autant plus dans sa version réelle – mais la fille de l’avocat est encore le plus beau lien entre les deux mondes : une petite que l’on ne veut (ou sait) pas trop laisser rêver, à qui on aimerait conserver les pieds sur Terre sans lui donner d’illusions trop grandes, et à qui il manque une mère qui lui raconterait des histoires. On notera la présence de la sublime Julie Andrews en narratrice pour la version originale, qui n’est autre que… Mary Poppins !
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