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Changement d’heure (ter)
S’il existe bien une manière de le voir temps défiler, c’est par les billets qui se répètent régulièrement – comme celui-ci, au rythme de deux posts par an.
Voici donc pour la troisième fois l’heure exacte à laquelle se synchroniser.
Profitons-en pour faire un rapide point historique : le Daylight Saving Time (heure d’été) a été introduit aux environs de la première guerre mondiale, pour économiser l’énergie électrique. Les premiers ont été les allemands et les autrichiens (1916), suivis la même année par une grande partie de l’Europe occidentale*, la Turquie, et un peu plus tard le Royaume-Uni et l’Australie.
L’adoption aux USA n’a eu lieu qu’en 1918 et 1919, le gouvernement ayant ensuite retiré la loi en question et laissé le choix à chaque état. Pendant la seconde guerre mondiale, les USA ont à nouveau généralisé la pratique, jusqu’en 1945. Par la suite, chaque état a de nouveau été libre, causant de nombreux problèmes de gestion (télévisions, compagnies de transport, etc.) dus à la variabilité des dates de début et de fin. En 1975, enfin, les USA ont décidé de mettre une place une date unique de début et de fin de l’heure d’été.
Et pour l’Europe, les dates ont été standardisées par l’UE en 1996, tout simplement.
(* Belgique, Danemark, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Suède)
[ Source]
Grèves : soyons réalistes
Voici quelques résultats intéressants d’un sondage réalisé pour Le Figaro les 19 et 20 octobre (vendredi et samedi de la grève) et passé totalement inaperçu puisque très peu longtemps en page d’accueil de leur site web :
- 85% de la population est favorable à la mise en place d’un (vrai) service minimum
- 68% des sondés n’approuvent pas la grève sur la réforme des régimes spéciaux (79% veulent qu’elle s’arrête)
- 71% souhaite que le gouvernement ne cède pas aux revendications des syndicats, qui sont pour 63% une défense d’interêts particuliers
L’enquête complète est en ligne.
Et le plus intéressant ? 78% souhaitent que les jours de grève ne soient pas payés aux grévistes – chose normale mais souvent contournée par les syndicats pendant les négociations.
Alors, pour cette fois, oui, suivons l’avis de la rue !
Un répit pire : le retour
Après avoir passé une semaine de grèves* à surpolluer en utilisant nos voitures, nous sommes invités par les ONG écologistes à consommer encore plus en jouant une nouvelle fois avec nos interrupteurs entre 19h55 et 20h ce soir.
Cela déjà été dit ici-même en février et un peu partout ailleurs : c’est contre-productif, mais on se sent tellement utile et écologiste en suivant le mouvement…
* Une question de privilèges, il paraît.
Recette : Salon du Chocolat
Recette du Salon au Chocolat
Pour 3 personnes
Temps de cuisson : trois quatre jours par salon

Ingrédients :
- Un hall de Paris Expo, porte de Versailles
- Des dizaines d’exposants dans les domaines du chocolat, des biscuits, de la confiture
- Trois louches de dégustations de spécialités tout au long de la journée, comme la confiture au chocolat ou le saucisson au chocolat
- Quelques expositions de robes et de fontaines au chocolat
- Plusieurs conférences et concerts
- Quelques touches de réalisations en direct d’objets en chocolat
Recette automnale (à éviter en plein été sauf en Alaska), qui a déjà fait le tour du monde, de New-York à Tokyo, le Salon au Chocolat fera plaisir à vos invités tout comme aux professionnels du domaine. Bonne idée de cadeau pour Noël, un Salon remplacera avantageusement un Marché de Noël, dans la mesure où vos connaissances apprécient le chocolat.
Disponible à plusieurs saveurs, du pur chocolat au nougat Pomme-Canelle, le Salon est aussi intéressant visuellement qu’en dégustation, mais attention à l’indigestion !
Bernard Werber: un électron libre
Auteur des Fourmis, des Thanatonautes, et jusqu’à l’Ultime Secret, Bernard Werber tente, sans pour autant prétendre savoir, de nous amener à réfléchir. Vaste projet.
L’histoire de l’électron est encore celle qui le résume le mieux : ouvrir des pistes, lancer des idées, poser des questions, à travers métaphores romanesques et articles pseudo-encyclopédiques. Peut-on avoir la prétention de tout savoir sur la vie humaine ?

Mais au final, Bernard, c’est aussi un homme plein d’humour, qui pense à son public, qui n’écrit pas dans un but purement commercial (voir son projet sur l’Arbre des Possibles), et qui croit en ce qu’il fait. C’est un auteur qui prend son temps pour se documenter avant d’écrire, tout autant que pour expliquer ses théories lors de séances de dédicaces, et qui saît reconnaitre ses faiblesses et échecs. Il suffit de le rencontrer une fois, au Virgin Mégastore des Champs-Elysées par exemple, pour s’en convaincre.
Mais ça, ce n’est pas donné à tout le monde.
Blog Action Day : écologie et tri
Aujourd’hui ne zappez pas le Blog Action Day, journée où chaque blogueur écrit un billet au sujet de l’environnement…
Par exemple : le tri sélectif. Le tri sélectif, c’est quand vous séparez vos déchets pour les mettre dans des poubelles différentes. C’est quand la concierge a trois à quatre poubelles différentes à cacher dans tout l’immeuble au lieu d’une seule.
C’est quand vous passez la journée à chercher si la poubelle est dehors ou au sous-sol, si elle est dans la pièce avec l’ « Historique des dératisations » collé sur la porte, ou dans celle avec l’autocollant « Historique de la desinfection de la colonne du vide-ordure« , juste après le couloir sombre avec la lumière à minuterie.
La minuterie tiens. Forcément, ça ne fonctionne pas, les minuteries : soit elle est trop courte, et vous vous retrouvez avec votre poubelle à la main, dans le noir le plus total, et une centaine de bestioles prêtes à vous sauter dessus; soit elle est trop longue, et gâchera de l’énergie pendant de nombreuses minutes.
Gâcher de l’électricité, alors qu’on en produit trop – qu’on en exporte, même, et que toute l’électricité non utilisée ne peut pas être conservée pour être réutilisée plus tard. Ce qui gâche un peu mon post pour le Blog Action Day…
UPDATE 19/10/2007 : Tiens, ils sont doués, ils ont supprimé la partie française du site du Blog Action Day…
Bonux, le retour
Entendu à la radio, sur fond musical :
- Hé !
- Ouais ?
- Tu l’as eue où cette musique ?
- Quoi ?
- Tu l’as eue oùùù cette chanson ?
- Dans un paquet de Bonux !
C’est la révolution dans les paquets Bonux !
… Suivi d’une petite explication précisant que pour tout achat de produits de la marque, des titres à télécharger étaient offerts.
Il me semblait pourtant que des phrases du style « tu l’as eu dans un paquet de Bonux ? » n’étaient pas très mélioratives…
Preuve supplémentaire, après McDonald’s qui s’y était également mis, que la musique se rapproche de tout autre produit de consommation, à acheter, à utiliser, à jeter. Dommage.
Velib’ : objectif municipales 2008 ?
Vélib’, tout le monde en parle, en positif autant qu’en négatif – en voici une review supplémentaire, de la plume d’un informaticien.

Systèmes informatiques
D’un point de vue système d’information, chaque borne Vélib’, c’est un ordinateur sous Windows XP Embedded, tournant sous Pentium M 1.75 GHz avec 1 GB de RAM, et utilisant le logiciel « Cyclocity » [1]. Remarquez d’ailleurs les ventilateurs qui tournent en mettant votre main sur la borne…
Toutes les bornes sont reliées en GPRS, c’est-à-dire par une liaison sans-fil (facilité d’implémentation), mais très lente.
L’équipe de développement a visiblement été recrutée en dernière année de fac d’informatique :
- Trois essais sur trois bornes différentes pour faire fonctionner le lecteur de cartes bancaires permettant de recharger son compte. La dernière fois, la carte est restée bloquée trois minutes à l’intérieur avec impossibilité d’annuler à l’écran (écran gelé).
- Dix secondes pour reconnaître la carte Navigo à chaque utilisation. Un plantage tous les cinq lancements (pas d’affichage de l’invite demandant le code).
- La praticité du système de recherche de bornes avoisinantes est largement à revoir: les cartes affichées ne contiennent que deux à cinq rues, sans possibilité de zoom arrière, et sans déplacement gradué dans la carte (défiler page par page n’est pas très utilisable…).
En dehors de ces quelques problèmes, le système fonctionne et apporte quelques éléments intéressants :
- Le site WAP permettant de trouver la borne la plus proche avec géolocalisation instantanée (et ça marche, au mètre près !). Après, la carte affichée n’en est pas moins illisible…
- La carte sur le web (propulsée par Google Maps) donne en temps réel le nombre de vélos et d’accroches disponibles à chaque station – pratique.
Utilisation réelle
En pratique, circuler à Paris relève du parcours du combattant :
- Un vélo de 22.5 kg très lourd à déplacer…
- Des stations grises : d’accord, cela permet de préserver le paysage, mais rend impossible la recherche de stations tout en circulant, même en plein jour !
- Et bien sûr les immenses boulevards où aucun automobiliste ne souhaite vous laisser passer.
Les 30 minutes gratuites obligent à bien chronométrer son temps – entre trois feux rouges (à respecter, of course), et la recherche de la station d’arrivée, ce qui rend la possibilité de reprendre un vélo cinq minutes plus tard intéressante.
Autre point utile : la possibilité d’être en même temps automobiliste (circuler sur la voie) et piéton (circuler à pieds en tenant son vélo sur le trottoir), qui permet de s’arrêter n’importe où, ou même de traverser facilement les grands boulevards.
D’un point de vue automobile…
Ayant tenté personnellement l’expérience « Vélib’, en voiture », je peux confirmer sans hésitation l’intégralité des griefs qu’ont les automobilistes contre les cyclistes : circulation sur le trottoir, ou du côté gauche de la troisième file de voitures alors qu’il y a une voie cyclable, et jusqu’à rouler à contresens au feu rouge pour traverser un carrefour[2]… Sans oublier bien sûr toutes les places de stationnement chipées pour créer les stations, concues pour accueillir près de 20 600 vélos d’ici à fin 2007.
A venir : les vélos publicitaires
Le marché de la publicité sur les vélos devrait rapporter 60 millions d’euros par an, entrant directement dans les caisses de JCDecaux, fournisseur des vélos et bornes. L’exclusivité publicitaire et le logiciel propriétaire mis en place empêchent l’extension à la banlieue[1], et évitent tout changement de gérant… Une bonne affaire.
Une évolution de la part des utilisateurs
Une expérience à tenter, autant en tant qu’automobiliste que cycliste. Un projet intéressant et utile pour les citoyens, même s’il a un but électoral et cache un peu les cadeaux faits à ceux qui ne travaillent pas[3]. Un peu de sport dans la journée ne fera jamais de mal, à condition de respecter le code de la route, et de sanctionner tous les abus.
[1] Source:
Wikipédia.
[2] Expériences vécues.
[3] Dont le métro gratuit pour les RMIstes et toute leur famille, mesure très contestée – et contestable.
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