PDV (FR) : l’entreprise, un mois apres


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Six semaines sur dix sont passées; faire un premier point sur l’entreprise semble envisageable.

Sans hiérarchie, ou un peu quand même
L’ apparence non-hiérarchisée de l’entreprise, comme décrite précédemment, trouve enfin ses limites :

  • Au niveau officiel, les actions ‘dangereuses’ ou complexes nécessitent validation de la part d’une dizaine de niveaux : le hiérarchique direct (manager), le responsable technique (pour un logiciel), le testeur (pour un code), le reviewer, l’équipe qui s’occupe de la réalisation de l’action, … Peu de choses se font discrètement ou même facilement.
  • Au niveau humain, bien que, soit, chacun parle librement avec ses collègues, la pause café se déroule toujours entre personnes du même niveau hiérarchique, ou qui n’ont au contraire aucun rapport hiérarchique. Ainsi, les interns discutent avec les interns, mangent avec les interns, et causent surtout aux mentors pour leur parler boulot.

Ces limites, probablement nécessaires pour garder un semblant de cohésion, n’enlèvent pas la partie principale : il n’y a pas de ‘peur’ du supérieur, même s’il existe, il n’y aucune barrière à lui parler directement, ou même à organiser une soirée-repas en fin de stage. Et ça, ça ne se trouve pas dans toutes les entreprises.

Changer de poste pour ne pas mourir idiot
L’entreprise favorise les spécialisations : si chacun est spécialisé dans un domaine bien particulier, autant au niveau des News que de la section Recherche et Développement, il en sera d’autant plus productif. Rester lié aux informations sur les relations inter-banques en Asie du Sud n’étant pas forcément un objectif de carrière rêvé, l’entreprise propose cependant aux employés de changer de secteur régulièrement, et de faire profiter aux autres teams de l’expérience acquise ici et là. Un mélange intéressant pour évoluer, tout en connaissant son domaine.

Eviter les restes pour les stagiaires
Le stagiaire moyen a pour objectif de parfaire son expérience, et, peut-être, d’entrer dans l’entreprise par la suite. La meilleure solution est alors de lui donner du travail réel, qui sert à l’entreprise, qu’il aura à maintenir à jour jusqu’à son départ, mais qui n’est pas critique : l’idée est de ne pas donner seulement des ‘restes’ aux stagiaires ! Chaque stagiaire, sur les cent que nous sommes, travaille seul, pour une équipe donnée : il manque peut-être seulement un semblant de travail collaboratif, même s’il y a quelques communications avec les autres équipes ayant besoin du produit développé.

Un bilan plutôt correct, mais appartenant à un chapitre qui est loin d’être clos.

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