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Légitime défense
Affaire de la Gare du Nord : quelques mois après les évènements précédents dans la gare, un algérien armé attaque un policier et se fait tuer par ses collègues.
Le policier visé confie qu’il s’était vu mort. Une nouvelle qui fait froid dans le dos, d’autant plus lorsqu’on connaît et même fréquente les lieux.
Félicitations à tous ceux qui risquent leur vie au jour le jour pour notre sécurité, à cause d’irresponsables de cet acabit… Un peu moins bravo aux journaux qui caractérisent l’agresseur de « victime », et au foin fait de cette affaire de légitime défense, qui va aller jusqu’à une « expertise technique des armes des policiers ».
Musique : Nightwish – Ever Dream
Pour peu qu’il soit encore nécessaire de prouver mon ouverture musicale, voici un des rares (le seul ?) groupes de pseudo-métal (métal symphonique paraît-il) que mes oreilles m’autorisent à écouter, grâce à la charmante participation de la chanteuse classique Tarja Turunen, récemment renvoyée du groupe (!).
En plus, la vidéo est un AMV, ce qui fera plaisir à certains.
La chanson ne débute réellement qu’aux environs de la première minute.. Il y a des
éditions piano et des
cover au synthé qui sont plutôt appréciables.
PDC (EN) : And you’d like to sit while eating ?
Internship London > Culture > And you’d like to sit while eating ?
While the Tube [FR] is one of the worst public equipment in London, the meals served au déjeuner don’t really help to regain prestige.

English people are known to eat almost nothing at lunch, and to make up for it in the evening. I don’t really know what this is all about at supper, but in the day there is no canteen, no restaurant with a plat du jour (today’s specials) — no restaurant at all, by the way. The meals, consistently* to take away, are grabbed, literally, and sometimes they even offer a fork (!) Then, the employees can just go to a park when it’s not raining (almost never ;-) ), or go back to their firm: it’s how, between 11.30 and 13.00, it’s lunch time at the fourth floor, and probably everywhere, embroiling chicken, salad, crisps, and coffee smells.
English people try to eat equilibrated food: sandwiches with salad, one or two peas in the noodles for the Chinese meals, and voilà. Some dare to move to a snack – we can’t call it with other words – to sit and eat a traditional Fish and Chips (see picture, here to take away) – probably just tourists.
What’s missing, actually, is the notion of Today’s specials (Plat du Jour), where you can eat at a reasonable price (less than 4£=6eur for a sandwich…), something different each day, where you can rest and discuss with colleagues or friends: where you can try to make the most of your meal, instead of just eating to live.
Real « restaurants » like we know them just don’t exist: some pizzerias, some sit-snacks, here and there, some chic restaurants; for the average businessman, it will be a chicken-and-chips, to take away please.
* Consistently: systématiquement
PDC (FR) : Et si on mangeait?
Stage Londres > Point de culture > Et si on mangeait ?
Si le métro est l’un des points négatifs de Londres, les repas servis at lunch ne relèvent pas exactement le niveau…

Les anglais sont connus pour manger peu à midi, et se rattraper le soir. Je ne sais pas exactement ce qu’il en est du soir, mais à midi il n’existe aucune canteen, aucun restaurant avec plat du jour — aucun restaurant tout court, d’ailleurs. Les plats, systématiquement « à emporter », sont attrapés, saisis – grabbed – au vol, et parfois même la fourchette vous est offerte. Ensuite, les employés n’ont qu’à aller manger dans un parc lorsqu’il ne pleut pas (rarement), ou retourner dans leur entreprise : c’est ainsi qu’entre 11h30 et 13h, c’est lunch time au quatrième étage et probablement aux autres, mêlant odeurs de poulet, de salade, de chips, et surtout de café.
Les anglais tentent de manger équilibré: sandwich avec de la salade, un ou deux petits pois dans les nouilles pour les repas chinois, et voilà. Certains osent se déplacer jusqu’à un snack – puisque c’est ainsi qu’il faut les appeler – qui propose de s’asseoir et de manger un traditionnel Fish & Chips (poisson-frites*) – probablement tous des touristes.
Ce qu’il manque, en fait, c’est la notion de plat du jour, où il est possible à un prix raisonnable (inférieur à leurs 4£=6eur pour un sandwich…) de manger quelque chose de différent chaque jour, de se poser tranquillement, de discuter entre collègues ou amis, bref : d’essayer de profiter de son repas, plutôt que de simplement se nourrir de manière alimentaire.
Les vrais restaurants comme nous les connaissons n’existent en fait simplement pas : quelques pizzerias et snacks-assis par-ci et là, quelques restaurants haut-de-gamme (tout est relatif); pour le businessman moyen, ce sera un chicken-and-chips à emporter, s’il vous plaît.
* Voir image pour la version à emporter ; remarquez la touche verte…
Crash de l’Internet
Sauvegarder ses données régulièrement est indispensable, tout le monde le sait mais l’oublie facilement : voici une vidéo plus légère, mettant en images la vie sans internet. ( via)
Métro : à dix pieds sous terre
À l’heure de parler du service minimum dans les transports français – parisiens, en particulier – il serait bon de faire un petit tour d’Europe des transports.
Concentrons-nous donc sur le métro londonien, au sujet duquel un billet a déjà été écrit, et comparons plus précisément le métro parisien et le Tube londonien, en prenant des exemples vécus cette semaine :
- À Paris, il y a des métros toutes les 3 minutes en journée. (Irons-nous jusqu’à avouer qu’à Paris, il y a plus de métros les jours de grève qu’à Londres en conditions normales?)
Londres, hier soir, heure de pointe, Circle Line (une des lignes les plus importantes) : 25 minutes d’attente. Par contre, au moins un métro toutes les trois minutes à destination de Amersham/Watford/Uxbridge, qui en distance représente largement plus que Paris-Évry. Imaginez dix RER de suite, et aucun métro. - À Paris, les métros et RER ne changent pas de destination en plein trajet.
Londres, ce soir, 18h22 (train arrêté) : « Ce train, à destination d’Ealing Broadway ira à Wimbeldon. Changez à Earl’s Court pour aller à Ealing Broadway ».
18h25 (train toujours arrêté) : « Nous avons quelques problèmes, nous ne savons pas trop jusqu’où ce train pourra aller. Il n’y aura plus aucun train pour Richmond. Changez à Earl’s Court. »
18h35 (une station plus loin) : « Cela semble reglé, nous repartons vers Ealing Broadway, sauf avis contraire à venir. Il n’y aura plus aucun train pendant un moment pour Richmond. »
Un autre exemple ? Londres, ce matin, 7h20, en arrivant à une station : « Finalement, ce train va s’arrêter là, prenez le train sur le quai en face pour continuer votre trajet. ».
7h30, lors d’une correspondance : « La correspondance pour la Circle Line est sur le quai 4. C’est le quai ‘direction Ouest’, mais le train va bien vers l’est. » - À Paris, un train qui a une couleur particulière ou un affichage particulier, va à la destination indiquée.
Londres : les trains verts (couleur de la District Line) font parfois office de Circle Line (jaune). Les mauves (Metropolitan) servent de Circle Line (jaunes), les jaunes (Circle line) servent de Hammersmith & City line (mauve)… Pratique pour se repérer. - À Paris, les trains ne s’arrêtent pas sans prévenir, en plein milieu de la voie, pendant environ cinq minutes, sans raison particulière, systématiquement, au moins trois fois pendant chaque trajet.
- À Paris, sauf problème particulier, le temps de trajet est constant.
Londres : mon trajet quotidien varie entre 35 minutes et 45 minutes, le matin, et entre 45 et 1h20 le soir. - À Paris, un quai marqué « Ligne X » ne fait pas circuler de trains de la ligne Y.
- À Paris, enfin, il y a plus d’une douzaine de lignes de métros, et un peu moins d’une demi-douzaine de lignes de RER.
Londres, malgré la population largement supérieure : 12 lignes en tout et pour tout, dont trois qui font exactement le même trajet sur ~9 stations, et deux qui font le même trajet sur 18 stations.
Ceci ne fait que confirmer ce que beaucoup regrettent déjà concernant l’état calamiteux des transports en communs londoniens. Nous sommes passés un peu vite sur l’état piteux des voies, sur les indicateurs des trains à venir très sommaires et parfois archaïques; il y aurait beaucoup plus à en dire.
Après ce petit tour d’Europe du métro à Londres, je propose de continuer à défendre le service minimum, qui est à instaurer en cas de grève en France, et dans tous les cas à Londres.
PDC (EN) : Buy, sell!
Internship London > Culture > Buy, sell !
Far from being a post about the stock exchange (favorite subject of my firm), let’s be for some time very light and talk about the commercial life in London.
Like Paris, the city blends big supermarkets and shopping precincts*, daring Tesco’s (like Intermarchés) in the city, without neglecting the corner shops**.
A thematic organization
In France, every Carrefour provides everything you could need : meals, meat, clothes, fruits, computers, paper, stationery***, quick-frozen meals, canned food, CDs, books, dishes, furniture, etc. As for Tesco, you will just find food in it : to buy your pen, you’ll have to visit another shop.
Each and every retail chain has then its own domain : you’ll have to adapt. The biggest ones dare to try automatic checkouts, more developed than in France (3D, checks, cash, CB), and even checkouts with just enough space to put the bar-code reader and the bags, like in Germany. Note that they haven’t yet stopped to give plastic bags!
The vital caddie is available, but in self-service: you don’t have to give a deposit to use it, like in France. Everything is about confidence — and CCTV****.
A real (French) diversity of products
French people don’t really envy English gastronomy (see one of my future posts on this subject). It’s perhaps one of the reasons why it is possible to find such a big number of French products, like:
- Water: Volvic, Cristaline, …
- The French Baguette, French Brioche and French Croissants,
- Jam from « Bonne-Maman »,
- Cleaning products (as strange as it seems),
- Beauty products (Yves-Rocher),
- Cereals
… and really more than that ;-)
Some products are however unobtainable: chocolate (they just have chocolate to bake with – difficult to deal with that, especially for me…), syrup (you know, the thing with added water, not juice of the fruit cans!), and so on.
Eat it quickly, why not this evening?
If you buy food, it’s in order to eat it, isn’t it? So, go home, and eat: you’ll not have enough time to wait before the expiration date, from three days to one week. Even fruits have a limit; for anglo-saxon bread[5], you’ll have three days (France: two weeks); for meat, one day (France: up to one week); for milk, one week (France: some months, closed[6]). Really enjoyable… especially without freezer!
*
shopping precincts : zones commerciales
**
corner shops : commerces de proximité
***
stationery : fournitures de bureau
**** CCTV : Caméras de surveillance
[5] This bread is our « Pain de mie »
[6] Here, the milk is pasteurized, in France it’s
upérisé.
[ Article traduit du français ]
PDC (FR) : Achetez, vendez !
Stage Londres > Point de Culture > Achetez, vendez !
Loin d’être un billet au sujet de la bourse – pourtant sujet de prédilection de l’entreprise qui m’emploie – soyons pendant quelques minutes plus légers, pour argumenter sur la vie commerçante à Londres.
Tout comme Paris, la ville mélange les grands supermarchés et les zones commerçantes, osant les Tesco (Intermarché) en ville, mais ne négligeant pas pour autant les commerces de proximité.
Une organisation thématique
Si, en France, le Carrefour du coin vous fournit en tout ce de quoi vous pourriez avoir besoin, viande, habits, fruits, informatique, papèterie, surgelés, conserves, CDs, livres, vaisselle, meubles, et autres, les Tescos quant à eux, se limitent aux produits alimentaires (et habits pour les plus grands). Pas de consommables non-alimentaires : pour acheter votre stylo, vous devrez visiter un autre commerce – ça vous fera les pieds.
Chaque chaine de magasins a donc son propre domaine de prédilection, à vous de vous adapter. Les plus grands (alimentaires, le plus souvent) osent les caisses automatiques, bien plus développées qu’ en France (interface 3D, paiement cash, CB, chèque), et même les caisses sans tapis-roulant à l’allemande, où la caissière (ou vous-mêmes pour une automatique) range directement les objets dans un sachet. Sachets en voie de disparition en France, mais toujours distribués outre-Manche.
Pour faire ses courses, l’habituel chariot reste disponible, mais en libre-service : pas question de demander une caution de quelques livres pour pouvoir prendre son chariot, la confiance règne… ainsi que les caméras de surveillance.
La diversité française des produits
Il est bien connu que la gastronomie anglaise n’est pas le point que les français envient le plus (et cela fera l’objet d’un autre post). C’est peut-être une des raisons pour lesquelles il est possible de trouver un nombre plutôt impressionnant de produits d’origine française, voyez plutôt :
- Les eaux Volvic et Cristaline sont dans les plus distribuées,
- La fameuse Baguette, la Brioche, et les Croissants français partent comme des petits pains,
- La confiture « Bonne-Maman » est plutôt bien représentée,
- Les produits de nettoyage français sont également plébiscités,
- Les produits de beauté de l’hexagone s’exportent bien (Yves-Rocher, p.ex),
- Les céréales sont pour beaucoup produites en France…
… Et la liste est loin d’être terminée.
Il est ainsi très facile de s’y repérer, même si des produits phares sont introuvables : le chocolat (sauf chocolat de cuisine : on fait avec, surtout pour moi…), le sirop (vous savez, le truc où on rajoute de l’eau… pas le jus des conserves, monsieur !), et d’autres.
A manger rapidement, pourquoi pas ce soir ?
Si vous faites des courses, c’est bien pour manger ce que vous avez acheté, non ? Alors rentrez chez vous, et mangez : vous n’aurez en effet pas tellement de temps avant la date d’expiration, qui va de trois jours à une semaine. Même les fruits ont une date d’expiration ; pour le pain de mie, vous avez trois jours (France : deux semaines), pour la viande, un jour (France : jusqu’à une semaine), pour le lait, une semaine (France : quelques mois, fermé*).
Idéal … surtout sans congélateur at home.
* Rq : leur lait est frais, pasteurisé ; le lait français est upérisé.
PDV (EN) : Life in Poland
Internship London > Life > Life in Poland
[
Version française ]
The French edition of this post is probably more constructed and fluent

Poland entered in the European Union in May 2004. The use of « enter in » can be seen figuratively, of course, but also literally: Polish people entered in the EU, more accurately in the UK.
Three years have thus been enough to transform our French plombier polonais in a real Englishman – but not English speaker.
Et alors? Just going straight forward: it’s about the multicultural environment we spoke about some posts before. Although the « official (internal) talk » is in English, the unofficial interns language is the one of the majority.
And when this majority chooses the Polish language, to talk about IT or to chat about the last holidays of someone, there are just two lost fellows: a Spanish one, and a French one. And what’s two on more than twenty people?
Just imagine that even the restaurants (say — the places to eat at lunch, we would never call that a restaurant in French) are carefully chosen in order to find Polish waitress.
Strange sensation of belonging to a group — but another one, of forcing everyone to talk sometimes in English, with me and between them, what’s kind of irritating, as much for them as for me.
Sensation of being required to answer to every sentence expressed in English, even when the subject does not directly concern or interest us. Just for the effort.
Desire to do the same, to pick the first French guy of the firm, to exchange words that we’ll be the only ones to understand : to show that it’s the same for us, that we exist, by, for, through our mother tongue.
How to get used to a language, when we have to ask for its use? Should we really stretch to search another group, select a real-native-Englishmen, to be internally convinced that (s)he will never divert to another language, even if we slow down this native fellow, with our slow and slightly-constructed sentences?
Fortunately, the international internships are not compulsory in Poland: I would have been disappointed about the (un)fairness of it…
[ Article traduit du français ]
PDV (FR) : Vivre en Pologne
Stage Londres > Point de Vie > Vivre en Pologne

La Pologne est entrée dans l’Union Européenne en mai 2004*. L’utilisation de entrer dans est ici sujette à caution, ou du moins précision : ce pays est en effet entré au sens propre en Europe, et plus précisément entré au Royaume-Uni.
Trois ans auront donc suffi pour transformer notre heureux plombier polonais en parfait anglais – mais pas en anglophone.
What’s the point? Allons-en au but, avant de lasser mon indécis et inexistant public (que je salue au passage), et évoquons plus précisément la multiculture entre-aperçue quelques billets plus tôt.
Autant les discussions officielles, en interne, se passent dans la langue du pays, autant les discussions entre internes, officieuses, se passent dans la langue qui arrange une majorité.
Et quand cette majorité choisit le Polonais comme langue de discussion, pour parler d’info ou se raconter ses vacances, il n’y a finalement que deux personnes perdues sur la vingtaine que nous sommes : l’espagnol et le français.
Imaginez, notez, remarquez que même les « restaurants » du Lunch sont soigneusement sélectionnés pour tomber sur des serveurs polonais.
Sensation étrange d’appartenir à un groupe – mais à un autre, d’obliger les gens à parfois (tout de même) parler entre eux en anglais – plutôt pas mal dérangeant, autant pour eux que pour moi.
Sensation d’obligation de répondre à toute phrase formulée en anglais même quand le sujet ne nous intéresse ou concerne pas particulièrement. Pour l’effort.
Envie de faire pareil, de trouver le premier français de passage à l’entreprise, de lui arracher un mot que nous serons les seuls à comprendre : de montrer que nous aussi, nous existons, par, pour, et à travers notre langue maternelle.
Comment s’habituer à une langue lorsqu’il faut réclamer son emploi ? Faut-il vraiment aller jusqu’à chercher un autre groupe et en sélectionner les anglais pur-souche, pour être convaincu intérieurement qu’ils ne dériveront jamais vers une autre langue, au risque de faire patienter le natif avec nos phrases à peine construites et si lentes à apparaître sur nos bouches ?
Heureusement que les stages internationaux ne sont pas obligatoires en Pologne, au risque de me sentir entourloupé.
* C’est le genre d’accroches à faire fuir le public à la première ligne.
PDC (EN) : Bloomberg
Internship London > Culture > Bloomberg (presentation)
Poland, Spain, UK, France: the Interns 2007 team is a mix of a lot of different cultural influences, making this internship more and more international. Or how to discover a lot of countries in only one trip !
The first days of this internship have mostly been composed of lectures and presentations – yeah, lectures, like the ones given in our preferred university – to know everything about Bloomberg, at a technical and human point of view.
For the human part, the firm preens itself on* having less hierarchical stratums than any other company. If everyone indeed has a manager / mentor, up to the big-boss in the US, the stratums are flattened** by several ingenious ideas :
- The use of the first names (given names) is compulsory : you can’t call someone using a last name. On the badges the staff has to wear all the time, the first name is set in bold type, the rest in only here for security-reasons.
- The teamwork with a teamleader, giving directions. There is no one to debrief to, there is just work to do.
- The open-spaces with two to three hundred persons, where each member, independently to his salary or position, has the same privileges and equipment.
- The meritocracy, where the merit and the devotion take precedent on the age and seniority.
- The premises***, from the Kitchen (open-space with free stuff to eat and drink, from breakfast to the last break of the day), to the walls made of transparent glass, just like the transparency of the society.
- And so on…
The firm, principally working in communication, has been able to illustrate its skills inside the company, what’s another good point !
For the technical stuff, we first have to speak about their principal product: the Bloomberg terminals. With them, people can follow the economic evolutions, with real-time news (directly from the press agencies), real-time status of the stock exchanges (and not half an hour late), economical surveys, etc. This terminal is our principal tool, and is permanently corrected, or modified. Bloomberg is leading the market of the economic analysis because of the quality of this product, and that’s just our job : do a clean work, readable, efficient, and correct the bugs as they are discovered.
And starting tomorrow, our first contact with the teams, and perhaps real work to do.
Important information: please note that in agreement with the confidentiality obligation of the firm, no information about the technical functionalities, or information available through the Bloomberg system, will be published here. Every piece of information you’ll find in these lines, is either public ( example of this post), or not in conflict with this obligation.
*
preen oneself on : se targuer de
**
flattened : aplanies
***
premises : locaux
[ Article traduit du français ]
PDC (FR) : Bloomberg
Stage Londres > Point de Culture > Bloomberg (presentation)
Pologne, Espagne, Royaume-Uni, France : l’équipe des Interns 2007, en français courant les « Stagiaires 2007″, est issue d’un mélange assez diversifié, rendant l’objectif du stage d’autant plus « mondialisé ». Ou comment découvrir un nombre élevé d’influences culturelles en une seule fois.
Les premiers jours de ce stage ont majoritairement été constitués de cours – oui, vous entendez bien, cours ! – pour tout savoir sur l’entreprise, d’un point de vue autant humain que technique.
Au niveau humain, l’entreprise se targue d’avoir le moins de niveaux hiérarchiques possibles. Si chaque personne a tout de même un manager pour arriver jusqu’au grand patron new-yorkais, les strates hiérarchiques sont aplanies à travers plusieurs méthodes plutôt ingénieuses :
- L’utilisation obligatoire des prénoms pour la communication interne. Il n’est pas question d’appeler un membre quelconque par son nom de famille. Sur les badges, à porter obligatoirement, le prénom figure d’ailleurs en gras, et le nom n’est écrit que pour des raisons de sécurité.
- Le teamwork, ou « travail en groupe », avec un teamleader qui oriente le groupe. Il n’y a aucune personne à qui rendre des comptes, juste un travail à accomplir.
- Les espaces ouverts comportant de deux à trois cent personnes, où chaque membre, quel que soit son statut, a droit aux mêmes privilèges et équipements.
- La méritocratie, où le mérite et l’investissement priment sur l’ancienneté.
- Les locaux, de la Kitchen, espace ouvert où grignoter, prendre son petit déjeuner ou son café, à tous les murs de tous les étages en verre pour illustrer la transparence de la société.
- Et bien d’autres points…
L’entreprise, qui travaille principalement dans la communication, a ainsi su profiter de son expérience en interne, ce qui est tout à son mérite.
Au niveau technique, il faut déjà parler de leur produit principal : les terminaux Bloomberg, qui permettent de suivre toutes les évolutions économiques : informations en temps réel en direct des agences de presse (pratique !), évolution de la bourse en temps réel également (et non une demi-heure de décalage), études économiques et outils d’analyses, etc. Ce terminal est notre outil de travail principal, et également l’outil en constante évolution et développement. Les utilisateurs, principalement des entreprises, ont préféré Bloomberg à tous les autres systèmes existants, pour sa praticité, son efficacité, et le service derrière ce système ; voici donc notre boulot : faire du code propre, lisible, efficace, et traiter les bugs le plus rapidement possible.
A ainsi été fait le tour du propriétaire, ou comment découvrir le produit Bloomberg de l’intérieur*.
Et à partir de ce soir 17h, teamwork, premier contact avec les équipes, et bientôt le travail, le vrai.
* Remarque importante : conformément à la charte de confidentialité de l’entreprise, aucune information concernant les fonctionnements techniques précis, ou les informations disponibles sur l’application Bloomberg, ne sera publiée. Toutes les informations présentes ici sont celles en libre-accès sur le site web de l’entreprise (
exemple de ce billet), ou librement accessibles au public.
PDC (EN) : The Tube
Internship London > Culture > Tube
Most of my readers had almost once taken the French Tube in Paris. Sometimes beautiful and open, sometimes old and scary, different populations of different ethnics origins are mixed within the customers. The difference between the « RER » and the « Metro » is that the first one is intended for long distances, coming every ten or twenty minutes (or more, depending on your destination) whereas the second one is for short distances, coming every three to five minutes.

In London, the concept of Zones exists just like Paris, but here « RER » and « Metro » are gathered together under the sign « Tube ». This city, with 9.3M inhabitants (vs. 2M for Paris intra-muros), has only one kind of transport on railways, now subterranean, now emerged. And if the emerged stations are just like the countryside-RERs in Paris (like Juvisy), the subterranean stations have nothing to do with the ones from Paris.
In fact, walking a long time between to railways is exceptional in Paris, and most of the time reserved to the correspondences between a RER and a metro (stations like Châtelet). Here, the exception is more to have a direct correspondence ! Just like in France, they have escalators to help disabled, tired, or lazy persons, but these ones follow each other to the pace of four per correspondence tube/tube : one of the tube is deep inside the ground, the other one is just below the floor. So, your 2-minutes correspondence in Paris takes five, six, or ten minutes of walk in London (depending on your luggage).
The confusion between metro and RER makes the time between two tubes very variable : if a metro *can* get *somewhere* out of the Zone 1 (center), it will only arrive in a station every seven to ten minutes, *even if* there are already other stations in Zone 1 to get through. From one station to another one, you have to count more than two minutes (vs. one in Paris) : are there the reasons why the taxis are so developed here ?
But there are also arguments in favor of the Tube : the Oyster Card, a magnetic card which is just like a purse, and can contain the equivalent of our Orange cards (« travelcards »), per example.
Here, all the populations are mixed, but this mix is not reserved to the customers : finding Indian Tube agents is not rare ! It’s a good way to integrate people from different origins, with a useful job in contact of public, but which can (for some jobs) be done without a high qualification.
We’ll finish this (long!) article by underlining that the Tube helps up to memorize our geography of London, by using the terms « East » / « West » to designate the east and west part of a tube railway (instead of just giving the name of the last station like in Paris)… Pourquoi pas ;-)
[ Article traduit du français ]
PDC (FR) : Le Métro
Stage Londres > Point de culture > Le Metro
La plupart de mes lecteurs* a eu l’occasion de prendre le métro parisien. Un lieu parfois convivial et spacieux, parfois austère et minuscule, où se mélangent toutes les populations de voyageurs. Le RER et le Métro sont séparés ; l’un passe toutes les trois à cinq minutes, l’autre toutes les dix ou vingt, et jusqu’à beaucoup plus selon les destinations.
Le Tube londonien, s’il a gardé le concept de zone cher aux possesseurs de cartes Navigo en France, diffère en ceci que le métro et le RER sont confondus : cette ville, pourtant forte de 9.3 millions d’habitants (vs. 2 millions pour Paris, et 9 millions pour Paris et sa banlieue), n’a qu’un moyen de transport ferré urbain, qui est tantôt souterrain, tantôt émergé. Et si les gares en dehors du sol ressemblent aux RER de campagne de l’Île-de-France (comme Juvisy), les gares souterraines n’ont que ce titre en commun avec celles de Paris.
En effet, marcher longuement entre deux lignes ferrées différentes reste exceptionnel à Paris, et souvent réservé aux correspondances entre un RER et un Métro (cas des gares comme Châtelet). Ici, l’exception est plutôt d’avoir une correspondance directe ! Tout comme en France, des escalators et tapis roulants aident les voyageurs les plus fatigués (ou fainéants, selon), mais se succèdent au rythme de quatre escalators pour une simple correspondance Métro/Métro : l’un des métros est très enfoncé dans le sol, l’autre quasiment au niveau de la surface. Une simple correspondance, qui se réalise en deux minutes à Paris, nécessite cinq, six, dix minutes à pieds (selon le nombre de bagages – très pratiques à transporter en escalator, c’est évident) dans la capitale anglaise.
La confusion entre métro et RER rend également la fréquence des passages « très variable » : un métro qui dépasse la Zone 1 (« Centre ») ne passe dans une même gare du centre que toutes les sept à dix minutes, *même* s’il reste des gares en Zone 1 à traverser. D’une gare à l’autre, il est nécessaire de compter plus de deux minutes (vs. une minute à Paris) : est-ce pour toutes ces raisons que les taxis sont tellement développés ici ?
Il reste tout de même de nombreux arguments en défense du métro londonien : l’existence très pratique d’une carte magnétique « Oyster », qui sert de porte-monnaie et peut même contenir des équivalents de nos cartes Orange, en est un exemple. La réutilisation des mêmes quais pour plusieurs métros différents, en est un autre.
Ici aussi se mélangent toutes les populations, mais ce mélange n’est pas limité qu’aux voyageurs : trouver des agents du Tube indiens n’est pas une chose rare. Une manière simple d’intégrer des personnes d’origines différentes, en leur proposant un travail utile, au contact avec le public, mais qui peut (pour certains métiers) ne pas nécessiter de trop grandes connaissances.
Terminons en soulignant que le Tube fait apprendre la géographie londonienne, en orientant les voyageurs vers la partie du métro « allant vers l’est », et la partie « allant vers l’ouest », plutôt que de donner systématiquement des destinations avec des noms… Why not !
* Si tant est qu’il y en ait
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