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La musique branchée
En son temps, Zazie l’a fait, et
Cyber est né. Une des premières chansons tournées vers le monde de l’informatique, écrite en 1998 par la belle Isabelle (Album Made in Love), si précoce et déjà si prémonitoire.
Des minitels aux logiciels, Zazie y illustre l’éducation des nouvelles générations par la cybernétisation ambiante (si tôt !), et interpelle son public sur notre futur dans ce monde en plein changement.
Mais elle n’a pas été la première. Un an avant, Lara Fabian s’y était déjà collée avec Les amoureux de l’an deux mille. Elle y ose la notion d’ « Internet » dès 1997, lorsque les rares connectés sont encore en 33.6k ou 56k. Elle décrit une dystopie, où les rendez-vous se décident électroniquement, où même l’amour se fait virtuellement – nous n’en sommes pas encore là, mais plus très loin…
De la musique électroniquement branchée… au 20ème siècle, où les suppositions sur l’an 2000 intéressaient un large public, où l’on attendait les voitures volantes avec impatience.
Et puis cette année, Calogero nous sort
Pomme C, nom de l’album paru en mars et du titre qui commence à hanter nos radios. Les
paroles sont simples, tout comme l’enjeu : le but est de reprendre le plus possible de termes du domaine de l’Internet (mots compte-double).
On retrouve les termes informatiques classiques : « copier-coller » (25 points), « e-mail » (10 points), « clavier » (15 points), « programme » (5 points), « machine » (5 points) ; les termes portant sur le virtuel, l’artificiel… et surtout, le pire jeu de mots de tous les temps dans ce domaine : « Ma déesse Elle » (500 points).
Tout cela avec un titre que je n’ai toujours pas compris (Pomme C, quel rapport, quelle signification ?). Si cela m’échappe, je ne dois pas être le seul dans ce cas, et c’est donc un lancement raté.
Petit message aux chanteurs qui ne me lisent pas : pensez à recycler vos sujets, de peur de finir par donner un e-mail à la fin des chansons comme d’autres le font déjà.
Keren Ann : le concert
Keren Ann en concert exclusif à Paris en Décembre et… sauf empêchement je devrais être disponible ;-)
Qui est intéressé pour suivre avec la merveilleuse voix ayant percé aux quatre coins du monde ? Une soirée qui promet d’être douce et relaxante : lay your head down and listen to her music…
Un concert, c’est bien, mais à deux, c’est mieux non ?
Logement : OK
Mon périple vers London-la-magnifique se continue, et désormais le cas du logement semble plus ou moins reglé.
Après le stage, qui se déroulera cet été à
Bloomberg, et que je me ferai un plaisir de vous raconter,
Après
les billets Iourostar, déjà réservés pour profiter d’un prix de 30eur au lieu de 300eur le voyage,
Après la sécurité sociale, prévenue de mon départ (et pas très sympathique sur le coup),
Après l’abonnement au Tube (métro) de Londres, déjà prêt à être mis dans mon portefeuille,
Voici donc un logement qui me sera destiné dans la Zone 2 de Londres, un joli studio chez l’habitant, pour découvrir les joies de la vie seul mais pas totalement, avec théoriquement internet, une cuisine et un lave-linge (il y a de ces choses importantes dans la vie).
Précisons qu’à Londres, le logement peut être :
- Un dortoir à 6 par chambre à 700-800eur par mois
- Une Chambre d’Hôtes (bed & breakfast) à 800-100eur par mois
- Un Studio à 1500-3000eur par mois (seul ou à plusieurs)
Comme la vie en grande communauté m’a lassé (voir mes histoires sur l’internat, un jour peut-être en exclusivité), comme les colocations nécessitent d’avoir des colocataires et que les connaître c’est quand même mieux, j’ai ainsi opté pour le bed & breakfast sans breakfast, nettoyé chaque semaine et avec deux sympathiques chats dans la propriété.
Spam sans spam
Avant d’arriver au coeur du billet, un peu d’histoire s’impose. Vous avez dû remarquer que les messages électroniques de spam (les vrais) vantant des produits masculins, des bijoux et autres montres sont devenus de plus en plus courants – et difficiles à détecter…
A l’époque, lorsque le spam commençait à peine à se généraliser, le but du message était clairement indiqué dans l’e-mail : « buy [..] on www… ».
Pour enrayer ce phénomène, deux protections ont été mises en place :
- D’un côté, les serveurs se sont protégés : il est vite devenu impossible d’envoyer un message à partir d’un serveur de mail SMTP en tant que non-abonné du fournisseur proposant le SMTP (plus clairement : un abonné Neuf ne pourra pas utiliser le SMTP d’Orange, même s’il veut écrire un mail à partir d’une adresse @orange.fr).
- De l’autre, au niveau du client, les logiciels anti-spams se sont multipliés, à installer (ou intégré à Outlook) ou directement préconfigurés sur le serveur (GMail et d’autres).
De plus en plus, les anti-spams sont devenus monnaie courante, de manière à détecter et jeter automatiquement ces messages. Les spammeurs ont alors commencé à masquer leurs messages : des 1 à la place des I, des 4 à la place des A, puis carrément des images à la place du texte, ou encore des messages en HTML lisibles pour un lecteur mais difficiles à comprendre pour une machine.
Pour envoyer leur masse de messages, les spammeurs ont également abandonné la machine centralisée qui envoie des milliers de mails à la minute : rapidement détectée, rapidement bloquée et trainé en justice (l’homme, pas la machine), tout ça pour peu de puissance de calcul. Au contraire, ils utilisent aujourd’hui les machines des honnêtes gens, peut-être honnêtes mais pas assez futés pour installer un anti-virus performant : c’est le principe des machines zombies infectées par un ver, pas gênant (pour l’utilisateur, à peine ralenti) mais totalement indétectable.
Et puis… ça. Ce que vous voyez ci-dessous est visiblement un spam, mais qui est tellement bien camouflé qu’il n’y a même pas de spam dans le spam : aucune pub, aucun lien. Pas mal non ?

Ce spam est tout de même personnalisé et visiblement indétectable par un anti-spam : simulation de réponse à un mail, simulation d’envoi à partir d’Outlook Express, utilisation d’un zombie, présence de l’adresse e-mail du destinataire dans « à » puis dans la fausse réponse (ce qui nécessite de générer un message différent pour chaque mail envoyé, et qui est donc très coûteux en ressources), mais par contre des phrases qui n’ont aucun sens, et aucune pub ou aucun site web lié. Une explication ?
Un soupçon d’Europe
Tout est là pour nous rappeler notre sensation d’ « être français ». Tous en ont fait des thèmes de campagne, de ceux qui prônaient la sortie de l’Europe, à ceux qui nous proposaient d’installer des drapeaux chez nous.
Au contraire, très peu d’évenements nous présentent la belle face de l’Europe, ce patriotisme pour son continent, et tout ce que cela nous apporte en termes de stabilité économique ou encore politique.
L’ Eurovision est ainsi l’occasion de partager des cultures, de voir ce qui nous différencie de la Grèce ou de la Russie, de découvrir quelques lieux et comportements différents. C’est aussi une excellente manière de nous monter les effets de la mondialisation musicale, où tous les pays peuvent apprécier la musique d’un autre pays, où tous parlent une seule langue, où l’Europe semble pour une fois unie et loin des problèmes de Constitution ou de politique étrangère commune. Tout ça pour un budget de 14 millions d’Euros aux frais de la Finlande, avec des places à 300 Euros minimum…
L’Eurovision sur France 3, par contre, c’est deux animateurs que rien ne rapproche (Tex et Julien Lepers, animateurs de divertissements ou d’émissions culturelles), c’est deux voix qui empêchent d’écouter les présentateurs de la soirée ou n’importe quel intervenant prenant la parole, c’est quasiment une heure de dépouillement des votes de chaque pays, un à un, sans attrait et de manière plutôt lassante.
L’Eurovision pour la France, c’est le moment d’une grande défaite comme chaque année, c’est une bonne partie de honte pour les citoyens du pays (de ne pas dépasser 20 points lorsque les premiers dépassent 250), et une part d’envie vis-à-vis des meilleurs pays, comme la Russie (ci-dessous), ou les gagnants 2007, la Serbie.
Plusieurs questions se posent alors : les pays de l’Est votent-ils pour l’Est parce qu’ils ont les mêmes goûts musicaux, ou à cause de leur proximité physique avec ces pays ? Vote-t-on pour une chanson ou pour un pays ?
Et la suivante : arrivera-t-on à trouver pire pour représenter la France en 2008 à Belgrade ?
Prolongations
Les Week-End prolongés bousculent énormément mon cycle de vie et mes habitudes qui me sont pourtant si chères (dont l’écriture de quelques posts par ici). Ces fins de semaines qui n’en finissent plus m’empêchent paradoxallement de mener à bien un quelconque projet : trop de temps libre le rend inutilisable.
Toute l’année, l’Homme se plaint du manque de temps libre : il souhaite autant de vacances que les enseignants, et quand il a quelques jours à lui, il n’est même pas capable de les utiliser pleinement. Au moins aura-t-il eu le temps de se reposer pendant cette période…
Parce qu’il en a bien eu besoin : suivre une campagne, du début à la défaite de Celle Qui Maltraitait les Journalistes, n’est pas de tout repos. De simples moments de vie inoubliables vécus d’un oeil admiratif…
Bref – à suivre bientôt avec le retour des posts au débit précédent.
(Remarque : les anglophones aussi sont perturbés par l’écriture rapide et le manque d’application, à ce que je vois… Le pendant de nos « sa va », « ça voiture », « saletee », « ils on », « on s’est pas » et autres…)
Je ne m’énerve pas, je suis en colère
Voici quelques impressions sur le tant attendu débat présidentiel de la journée précédente. Commençons ainsi par les idées avancées, avant d’entrer dans une étude des comportements et positions.
Un billet plutôt long, je vous l’accorde, mais il constituera probablement le seul billet réellement politique de cette campagne. Il sera « plutôt neutre » dans l’exposition des idées, et probablement plus orienté dans la suite.
Ségolène Royal
N. Sarkozy ayant eu la possibilité de débuter le débat télévisé, commençons ici par S. Royal. Voici ses idées en quelques points (regroupées par thèmes), telles que développées lors de la soirée. En italique, quelques statistiques et réflexions à ces propos.
- Economie : Royal table sur une croissance à 2.5%
- La croissance en 2005 a été de 1.2% en volume (i.e sans inclure l’inflation
- Economie : Revalorisation du SMIC
- Dernière idée : 1500EUR brut ou peut-être net, selon F. Hollande ou S. Royal ; mesure dans la logique d’inflation ?
- Economie : Entreprenariat : prêts gratuits
- Economie : Baisse de l’ IS pour les entreprises réinvestissant leurs capitaux
- Délinquance : Augmenter les peines dès le premier délit
- Et non uniquement pour les multirécidivistes (NS)
- Délinquance : Faire suivre chaque femme agent de police par un autre agent pour pouvoir rentrer chez elle en toute sécurité (véridique)
- Argent public : Augmenter le nombre de fonctionnaires ; puis elle a changé d’avis : garder le même nombre mais les réaffecter différemment. Plus de personnel hospitalier et moins de fonctionnaires de bureau (ex : douanes).
- Remarque de NS : les hôpitaux et les douanes ne dépendent pas du même budget
- Travail : partage du temps de travail, les 35h sont suffisantes voir même trop (ex : entreprise qui fait travailler ses employés 32h)
- Travail : Au sujet de la généralisation des 35h : « les partenaires sociaux en discuteront », et celle-ci sera effectuée si les syndicats en décident ainsi
- Travail : Pousser les citoyens à adhérer aux syndicats
- SR s’est rétractée à ce sujet récemment, puisqu’elle proposait de les y obliger
- Délocalisations : augmenter le niveau de vie des pays européens, pour arriver à un SMIC unique en Europe de manière à éviter les délocalisations inter-Europe
- Retraites : remettre à plat le plan Fillon (sans donner plus de détails). Peut nécessiter des une CSG supplémentaire mais ne donne pas de valeur (voir plus bas).
- Social : l’Etat devra construire les logements sociaux manquants
- Ecologie : sujet important, chaque citoyen en est responsable (certes)
- Ecologie : suspension de l’EPR
- Selon elle, 16% seulement de notre énergie provient du nucléaire
- International : Chine : boycotter, ou féliciter, pas d’avis précis (?)
- Immigration : pas de régularisation massive
- Contradictoire avec son opinion d’il y a quelques semaines

Nicolas Sarkozy
Idem pour la droite : les idées et quelques commentaires
- Délinquance : peines plancher pour les multirécidivistes
- Emploi : baisse des charges sur les entreprises pour leur permettre d’embaucher
- Emploi : défiscaliser les HS, moins charger les entreprises investissant en France
- Actuellement, les employés ne peuvent réaliser qu’un nombre limité d’heures supplémentaires
- Emploi : « le Nord de l’Europe est arrivé au plein emploi, pourquoi pas nous ? »
- Emploi : fusion de l’ UNEDIC et de l’ANPE ; empêcher les refus successifs d’emploi pour les chômeurs
- Emploi : « travailler plus pour gagner plus », investir dans les projets personnels
- Voir plus bas pour une limite de cette idée…
- Retraites : réforme des régimes spéciaux. L’argent récolté permettra d’augmenter de 25% les petites retraites, et les pensions pour les veuves
- Retraites : Poursuivre le Plan Fillon
- Devrait permettre de financer les retraites pendant encore 20 ans minimum
- Logement : arriver à un pays de propriétaires, proposer des crédits d’impôt sur les emprunts, éviter la visite médicale lors d’emprunts
- Santé : remboursement des prothèses dentaires, plan contre Alzheimer
- Institutions : évaluer les institutions, les parlementaires, tout au long du mandat
- Ecologie : TVA à 5.5% sur les produits propres, sur le bâtiment HQE (Haute Qualité Environnementale)
- Il faut que l’Europe valide ce changement
- Ecologie : éviter de récupérer tout le trafic de poids-lourds d’Europe ; choix du nucléaire : poursuivre l’
EPR
- Plusieurs pays européens ont en effet pris des arrêtés limitant le trafic de poids-lourds dans leurs pays.
- Argent : supprimer les droits de succession et de donation, quel que soit le montant
- Education : respect, parcours adapté aux élèves (limites du collège unique) ; répondre au malaise des professeurs ; mettre en place des études surveillées à la fin des cours pour aider les élèves à faire leurs devoirs, sur la base du volontariat payé des professeurs
- S. Royal veut aussi mettre ces études en place mais sans les payer
- Education : droit de choisir l’école de son enfant
- Limite du modèle : voir plus bas
- Education : lutter contre l’absentéisme
- Europe : opposé à l’entrée de la Turquie en UE, pour des raisons géographiques ; préférence communautaire (à l’Europe) ; tenter de revenir sur l’unanimité nécessaire pour prendre une décision en Europe
- Immigration : pas de regroupement familial si l’on n’a pas de logement, ou pas de revenus de son travail, ou si les membres qui souhaitent venir n’apprennent pas le français
- Immigration : pas de régularisation massive

Attitudes
S. Royal commence le débat sur un monologue bien loin des questions qui lui sont posées. Elle ne parle pas des institutions, comme proposé par PPDA et A. Chabot, elle préfère son discours préparé probablement appris par coeur la veille du débat. Elle mélange dans les premières minutes tous les sujets, au risque d’être « superficielle » ; « Vous avez une capacité à ne pas répondre aux questions qui est incroyable » (N. Sarkozy).
Passé ce monologue, S. Royal se défend plus qu’avancer des points de son programme. Elle attaque N. Sarkozy sur son programme et son bilan, mais ne propose aucune idée particulière. La technique de l’attaque comme « meilleure défense », est-elle vraiment appropriée le jour où tous veulent connaître ses idées ?
Lorsqu’elle commence finalement à apporter des propositions au débat, N. Sarkozy la met devant ses contradictions et manques de connaissances : le fonctionnement des budgets de l’État, ce qui dépend ou ce qui ne dépend pas du rôle de Président (pour elle, tout est possible, même interférer avec les compétences d’autres organismes). Il tente de la faire préciser ses discours : quel niveau pour la CSG supplémentaire à mettre en place ? « Elle sera au niveau de ce qui sera nécessaire ». « C’est d’une précision effrayante » conclut N. Sarkozy.
Une phrase du candidat de l’UMP résume d’ailleurs correctement la première partie de soirée : « Je veux en finir avec les discours creux… Mais sans parler de vous, je ne voudrais pas être irrespectueux ». La seconde partie débute en réalité lorsque S. Royal s’énerve sur le sujet des aides à la scolarisation des enfants handicapés (où leurs idées, au final, ne divergent pas tellement). Voici un succulent extrait de discours, qui inverse les rôles au sujet de la caricature de N. Sarkozy en tant qu’être agressif :
N. Sarkozy : « Madame Royal, ne vous énervez pas… »
S. Royal : « JE NE M’ENERVE PAS ! »
N. Sarkozy : « Qu’est-ce que c’est quand ça doit être le cas… »
S. Royal : « Je ne m’énerve pas, je suis en colère. »
[ Quelques secondes plus tard ]
S. Royal : « Je ne suis pas en colère, je me révolte. »
De son côté, N. Sarkozy a justement tout fait pour aller au revers de cette critique qui lui tient à la peau : il a sû se montrer calme comme un politicien de ce rang se doit de l’être, il a préféré utiliser l’ironie pour se défendre, et aura peut-être apaisé les critiques des hésitants à ce sujet. Il a utilisé une technique bien simpliste mais pourtant efficace : aller le plus possible dans le sens de son adversaire : « vous avez raison », « je vous rejoins sur … ».
Tout n’est pas rose non plus de son côté, puisque quelques imprécisions auront pu être relevées, notamment au sujet de la génération de l’EPR (l’ article de Wikipédia à ce sujet a été modifié plusieurs dizaines de fois dans la soirée). Travailler plus pour gagner plus, d’accord, mais que faire si l’entreprise n’a pas envie de payer des heures supplémentaires même défiscalisées parce qu’elle n’en a pas besoin ? Que faire des cas où les heures ne sont pas comptées ou ne sont pas extensibles ?
La question de la carte scolaire à supprimer, pour laisser le choix aux parents, enlève l’hypocrisie actuelle, où les familles achètent une chambre de bonne dans un quartier pour pouvoir mettre leur enfant dans un bon collège. Cependant, aucune réponse n’a été apportée sur l’élitisation de certains collèges (sauf l’idée que remonter le niveau général limitera probablement les différences). Sa lutte contre l’absentéisme est également une idée intéressante, mais (pour une fois) non suivie par une mesure concrète.
Conclusion générale
Le débat n’a pas été une lapidation d’un côté ni de l’autre. Il a sû se passer dans une ambiance agréable, en dehors de l’excitation qui a enflammé les candidats pendant cinq à dix minutes. Chacun aura pu apprécier les idées et les points de jonction des deux candidats. Au niveau des thèmes abordés, on regrettera le manque de sujets complets traitant des affaires internationales (même si ce sujet est pourtant une des prérogatives du Chef de l’Etat…).
Que l’on rejoigne ses idées ou non, N. Sarkozy a su exposer son projet, là où S. Royal a été plus évasive (nombre de réponses étaient « à discuter avec les partenaires sociaux »). Certains prendront ce point comme une marque d’incohérence de l’une, d’autre se diront qu’un Président n’a pas à avoir « la » réponse à tout, et il y a probablement du vrai dans les deux approches.
F. Bayrou a (de manière si peu masquée) appelé à voter S. Royal ; la grande majorité de ses élus a appelé à voter N. Sarkozy. Quelle que soit votre idée de la politique, ne suivez simplement pas l’avis de J-M. Le Pen, et dimanche, allez voter.
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