Review : Nos amis les Terriens
Une seconde review dans la semaine, parce que la régularité n’est pas toujours de mise dans les sorties cinéma : c’est Bernard Werber qui s’y colle, pour Nos amis les Terriens.
De Les Fourmis à Nous les Dieux, Werber a tenté à travers ses romans de parcourir l’évolution des êtres, humains, anges, ou même dieux, et nous livre ici son premier film, avec pour but de nous analyser, sous l’angle de vue d’éventuels êtres extra-terrestres.
L’idée : deux couples sont séparés, un homme d’un couple et une femme de l’autre sont retenus captifs ; les deux derniers sont laissés en liberté. Et l’étude débute, traversant les repas, la toilette, la locomotion, et toutes ces choses qui nous semblent si naturelles et sont pourtant purement culturelles.

Une légère touche d’humour accompagne agréablement le tout, suivie d’une bonne part de réalisme. Le jeu d’acteurs est correct sans être exceptionnel, avec la découverte d’ Audrey Dana, charmante actrice représentant l’être débrouillard qui n’a besoin de personne, et avec la voix de Pierre Arditi qui se prête plutôt bien au sujet.
L’histoire reste cependant un peu maigre et sans surprise, quasiment aussi courte que le livre associé à ce film : il est plus intéressant de chercher l’élément drôle suivant que de réfléchir à la fin du film. Werber reprend une grande partie de ses thèmes préférés, comme l’organisation naturelle adoptée dans n’importe quel groupe (même animal) : à cinq, deux dominants, deux dominés (qui vont chercher la nourriture pour les dominants), un indépendant, et un souffre-douleur (qui ne peut pas aller la chercher ni s’imposer).
Un avis ainsi assez mitigé : un film dans la même lignée que les livres de Werber, mais plutôt pauvre en idées nouvelles, et parfois réducteur. Se voir soi-même comme l’on observerait des animaux à la télévision pose cependant quelques questions, auxquelles nous ne trouverons probablement pas immédiatement de réponse…


