Review : Sunshine
Sunshine… Un film qui a le même nom qu’un autre film sorti en 2000, mais qui n’est pas vraiment sur le même sujet : cette fois, Allociné ne l’a pas classé sous « Drame, historique » mais sous « Science-fiction, thriller« .

Voyons ! Quelque part, le film a bien ceci d’historique qu’il évoque un problème susceptible d’arriver : l’extinction prévue du Soleil, menaçant les humains. Une solution possible serait — selon l’auteur — d’envoyer une charge explosive au coeur du Soleil pour relancer son activité. Le film relate ainsi la vie du second vaisseau construit dans ce but, qui loin là haut rencontre le premier engin parti sept ans auparavant.
Mais quelque part, c’est un drame. Un drame — sans révéler une trop grande partie du film — de voir tous ces morts dans l’espace, tous ces problèmes que peut rencontrer une équipe prête à se sacrifier pour sauver l’humanité. Et puis surtout, surtout, un drame de voir à quel point il est possible de gâcher de très bonnes idées.
Parce que voilà : si l’idée de départ semblait séduisante et vouée au succès, si les technologies mises en place et les effets spéciaux déroulés sont impressionnants (Science-fiction qu’ils disaient), la seconde partie du film, marquée par la première disparition d’un membre de l’équipage, rentre plutôt dans la catégorie thriller.
On passe du film plus ou moins cohérent (aux aberrations techniques près : système de création d’oxygène non doublé, ordinateur non redondant, survie sans combinaison dans l’espace, …) à un mauvais film d’horreur, sans trop verser dans le spoil.
Je regrette tout de même les espèces d’images subliminales pendant quelques dizaines de minutes, comme des photos de vacances diffusées par-ci et là à une vitesse empêchant de les perçevoir distinctement : d’une, il n’y a aucun interêt à cela ; de deux, l’impact de ce type d’images sur l’inconscient reste à vérifier*, et, si tel en est le but, décrédibilise le film.
En conclusion : un film correct pendant la première partie ; un scénario abracadabrantesque pour la suite et une fin des plus prévisibles. Dommage.
En tous cas, merci pour la sortie ;-)
* Tiens, un billet à ce sujet pourrait être intéressant.


