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Evry vert
Parce qu’Evry, ce n’est pas qu’une zone de construction d’explosifs, comme les émeutiers ont bien voulu le laisser croire, voici un petit tour à réaliser :
… En hiver

… Ou en été


Et tout ça, parc, arbres, chants des oiseaux, à moins de cent mètre du centre-ville d’Evry… Que demander de plus ?
La Théorie du Chef
Chef de Projet.
Position assez difficile s’il en est – bien que je l’affectionne particulièrement, consistant à organiser une équipe, à régler les soucis internes de celle-ci, à tenter de motiver des indécis et des personnes aux compétences variées.
Plus qu’un travail technique – ce qui forme tout de même la base de mes études – le Chef de Projet a un rôle de manager. Il doit avoir réponse à toute question, il doit centraliser les informations pour mieux les partager : bref, organiser un mini-système d’information (SI) à l’intérieur de l’équipe, pour que personne ne soit lésé au niveau communicatif, pour que personne ne se sente exclu. Le « SI » est souvent constitué d’une liste de diffusion, parfois d’un partage de fichiers, et le Chef de Projet doit y envoyer toute information nouvelle qu’il détient au sujet du projet en cours.
Le Chef doit également s’adapter aux diverses compétences de chacun : personnalité technique ou non, préférant avoir sa partie à elle ou apte à travailler en groupe, devant être accompagnée pour être remotivée ou non.
Dans le cadre de projets étudiants, l’intégralité du temps disponible n’est pas consacré au projet : le Chef tente d’amener tous les membres à travailler équitablement. Il sait se montrer ferme pour tout travail non effectué ou mal fait, et surtout féliciter pour un travail correctement mené. Il ne privilégie personne ; il s’entoure cependant des éléments les plus motivés pour leur donner de plus grandes responsabilités : le Chef sait repérer les éléments de confiance, toujours à l’heure dans leur travail, n’acceptant pas de prendre en charge ce qu’ils ne sauront assumer, et les autres.
Le Chef est aussi – et pour terminer – un lien avec le client, souvent représenté par un enseignant. Il doit être capable d’écrire correctement – ce qui n’est pas inné pour tous, de défendre ses idées, de présenter son projet et d’en tirer le meilleur.
Seulement voilà : les projets étudiants, bien qu’obligatoires, restent ce qu’ils sont : il manque au Chef de Projet la possibilité d’agir contre les éléments inutiles – avertir ou licencier quelqu’un, par exemple, dans le cadre d’une entreprise. L’équipe est un tout, le Chef ne peut pas oublier un élément ou un autre. Mais souvent, l’élément en question remarque que s’il ne fait pas son travail, les autres le feront à sa place. Et puis, finalement, si on fait mon boulot, et que ça ne change pas ma note à la fin, pourquoi irai-je travailler moi-même ?
Tous n’ont pas cette conscience professionnelle, cet esprit de groupe qui évite l’individualisation à l’intérieur d’une équipe. Et, si le Chef de Projet peut donner les meilleures conditions de travail aux membres, par un système de communication adapté et un partage clair du travail, il ne peut forcer personne à travailler.
Il y aurait bien la solution de ne pas effectuer le travail attribué à quelqu’un d’autre, ce qui empêche l’excuse énoncée précédemment ; cependant, les projets ont une durée limitée, et, si certains s’accomodent parfaitement à l’idée de faire leur travail à la dernière minute entre 0h et 5h, si certains sont prêts à rendre des travaux incomplets, juste parce que valider à 10/20 suffit, tous ne sont pas en accord avec ces idées.
Et c’est à nouveau le Chef de Projet qui devra – en plus du travail d’organisation et de sa part personnelle de travail – reprendre à son compte les tâches non effectuées par les autres.
Au final, le Chef de Projet travaille ainsi jusqu’à trois ou quatre fois plus qu’un membre actif lambda. Mais il a la sensation d’avoir la main sur son projet.
Et ça, ça vaut bien quelques sacrifices.
Review : Nos amis les Terriens
Une seconde review dans la semaine, parce que la régularité n’est pas toujours de mise dans les sorties cinéma : c’est Bernard Werber qui s’y colle, pour Nos amis les Terriens.
De Les Fourmis à Nous les Dieux, Werber a tenté à travers ses romans de parcourir l’évolution des êtres, humains, anges, ou même dieux, et nous livre ici son premier film, avec pour but de nous analyser, sous l’angle de vue d’éventuels êtres extra-terrestres.
L’idée : deux couples sont séparés, un homme d’un couple et une femme de l’autre sont retenus captifs ; les deux derniers sont laissés en liberté. Et l’étude débute, traversant les repas, la toilette, la locomotion, et toutes ces choses qui nous semblent si naturelles et sont pourtant purement culturelles.

Une légère touche d’humour accompagne agréablement le tout, suivie d’une bonne part de réalisme. Le jeu d’acteurs est correct sans être exceptionnel, avec la découverte d’ Audrey Dana, charmante actrice représentant l’être débrouillard qui n’a besoin de personne, et avec la voix de Pierre Arditi qui se prête plutôt bien au sujet.
L’histoire reste cependant un peu maigre et sans surprise, quasiment aussi courte que le livre associé à ce film : il est plus intéressant de chercher l’élément drôle suivant que de réfléchir à la fin du film. Werber reprend une grande partie de ses thèmes préférés, comme l’organisation naturelle adoptée dans n’importe quel groupe (même animal) : à cinq, deux dominants, deux dominés (qui vont chercher la nourriture pour les dominants), un indépendant, et un souffre-douleur (qui ne peut pas aller la chercher ni s’imposer).
Un avis ainsi assez mitigé : un film dans la même lignée que les livres de Werber, mais plutôt pauvre en idées nouvelles, et parfois réducteur. Se voir soi-même comme l’on observerait des animaux à la télévision pose cependant quelques questions, auxquelles nous ne trouverons probablement pas immédiatement de réponse…
Review : Sunshine
Sunshine… Un film qui a le même nom qu’un autre film sorti en 2000, mais qui n’est pas vraiment sur le même sujet : cette fois, Allociné ne l’a pas classé sous « Drame, historique » mais sous « Science-fiction, thriller« .

Voyons ! Quelque part, le film a bien ceci d’historique qu’il évoque un problème susceptible d’arriver : l’extinction prévue du Soleil, menaçant les humains. Une solution possible serait — selon l’auteur — d’envoyer une charge explosive au coeur du Soleil pour relancer son activité. Le film relate ainsi la vie du second vaisseau construit dans ce but, qui loin là haut rencontre le premier engin parti sept ans auparavant.
Mais quelque part, c’est un drame. Un drame — sans révéler une trop grande partie du film — de voir tous ces morts dans l’espace, tous ces problèmes que peut rencontrer une équipe prête à se sacrifier pour sauver l’humanité. Et puis surtout, surtout, un drame de voir à quel point il est possible de gâcher de très bonnes idées.
Parce que voilà : si l’idée de départ semblait séduisante et vouée au succès, si les technologies mises en place et les effets spéciaux déroulés sont impressionnants (Science-fiction qu’ils disaient), la seconde partie du film, marquée par la première disparition d’un membre de l’équipage, rentre plutôt dans la catégorie thriller.
On passe du film plus ou moins cohérent (aux aberrations techniques près : système de création d’oxygène non doublé, ordinateur non redondant, survie sans combinaison dans l’espace, …) à un mauvais film d’horreur, sans trop verser dans le spoil.
Je regrette tout de même les espèces d’images subliminales pendant quelques dizaines de minutes, comme des photos de vacances diffusées par-ci et là à une vitesse empêchant de les perçevoir distinctement : d’une, il n’y a aucun interêt à cela ; de deux, l’impact de ce type d’images sur l’inconscient reste à vérifier*, et, si tel en est le but, décrédibilise le film.
En conclusion : un film correct pendant la première partie ; un scénario abracadabrantesque pour la suite et une fin des plus prévisibles. Dommage.
En tous cas, merci pour la sortie ;-)
* Tiens, un billet à ce sujet pourrait être intéressant.
Review : Seconde période
Après la review plutôt positive de la première période, voici son pendant toujours aussi peu objectif mais beaucoup plus négatif, sur ce mois d’Applications Java.
Un nom évocateur : quelques semaines de développement dans ce langage orienté objets, comment imaginer que cela puisse mal se passer ? Voici les ingrédients du succès :
- Des intervenants « autoritaires », essayant de jouer avec le peu de pouvoir qu’ils disposent sur des étudiants en 4ème année après le bac, pour attirer l’attention sur leur discours ;
- Des diapositives saupoudrées* d’acronymes dont personne ne donne jamais la définition, mais de toute façon que personne ne lit non plus ;
- Une présentation à la RFC, avec une trentaine de tirets donnant l’intégralité des commandes existantes (méthodes et autres) dans toutes les variantes possibles (sauf celles étant réellement utiles) et étudiées une après l’autre ;
- Des interfaces de programmation désuètes dépréciées depuis des lustres, mais utilisées parce qu’ils n’ont pas dû se remettre à jour depuis quinze ou vingt ans ;
- Une méconnaissance du niveau de base des étudiants, des variations de code pouvant être comprises rapidement ou non ; bref : un désinterêt envers les étudiants, qui n’amène qu’un désinterêt réciproque.
Cette période aura tout de même été l’occasion de :
- Apprendre à taper silencieusement, pour ne pas se faire reprendre par le-monsieur-à-côté-du-vidéoprojecteur ;
- Découvrir l’intégralité des jeux disponibles nativement sous Fedora Linux ;
- Résoudre quelques énigmes (merci Éric !) et faire deviner des personnages à une machine (plutôt efficace !) ;
- Savourer des cookies pendant un partiel (merci Éric bis) ;
- Traiter tout son courrier en retard, continuer son projet industriel, etc.
Une période socialement enrichissante, donc.
* et non « soupoudrées » comme
d’aucuns le laisseraient entendre.
Musique : Andain – You Once Told Me
Vous connaissez cet air, vous avez déjà entendu cette piste, mais vous n’avez probablement pas mémorisé son nom .. .
… Petit intermède avant la reprise ou pendant vos congés ; dans tous les cas, n’oubliez pas vos procurations à remplir à l’Hôtel de Police de votre ville.
JSC : à l’an prochain !
Un immense merci (enfin pas trop gros non plus sinon vous ne pourrez pas lire la suite du post), merci, donc, à tous ceux qui ont suivi la Journée sans Chocolat – phénomène bientôt international mais qui touche à sa fin.
J’apprécie particulièrement l’esprit de certains lecteurs, qui se prennent au jeu et qui n’hésitent pas à (pour)suivre ces petits évenements, entre la création du Syndicat pour un projet étudiant, le développement du réseau de bus entre le bâtiment d’hébergement et l’École, et d’autres créations ephémères mais sociales.
Les lapins en chocolat offerts à tous les participants sont à retirer à mon domicile immédiatement. Attention, il n’y en aura pas pour tout le monde : il en faut pour Wikky qui s’est privé de M&M’s pendant le voyage de retour pour l’occasion, Net qui a dû refuser d’en acheter, Brice qui l’a peut-être suivie, Zoya qui survit mieux que moi, Pauline qui est au régime, Karima qui souffre dans son appart’, et tous ceux que j’aurais oubliés.
Pas merci, cependant, à ceux qui prennent un malin plaisir à aller à l’encontre de ce type d’idées juste pour le fun, et sans rapport, pas merci non plus à Mélo et Carole, ni à la photo du MMS de Mélo (mon téléphone a des traces de dents, maintenant…).
Journée sans Chocolat : coup d’envoi
Petit rappel : la
Journée sans Chocolat c’est parti !
Pendant 24h, les milliers de lecteurs de ce weblog et nos centaines de contacts à qui nous aurons rediffusé l’information se passeront de cette substance cacaotée addictive et calorique mais tellement délicieuse et délectable, et suivront le grand mouvement pour l’indépendance des êtres humains face au chocolat.
Les personnes suivant la JSC seront priées de préciser « [JSC] » dans leur pseudonyme (messagerie instantanée, IRC, signature des e-mails) pour pouvoir comptabiliser de manière fiable et automatique nos fidèles courageux.
La JSC se terminera le 13 au matin, à 00h00, par la Fête du Chocolat (avec open-lapins en chocolat) chez moi.
Pyramides : une construction de l’intérieur
Comment la Grande Pyramide de Gizeh, de 146.8m de haut, a-t-elle été construite ?
Comment les blocs de pierre de 2.5 tonnes chacun ont-ils pu être hissés en haut de la pyramide ?
L’utilisation d’une rampe externe pour faire monter les blocs semble l’idée acceptée jusqu’à lors, mais elle n’est valable que pour les 43 premiers mètres de la pyramide : une rampe permettant de monter les blocs plus haut serait beaucoup trop difficile à construire et nécessiterait autant de matériaux que pour la pyramide elle-même…
Dassault Systems s’est alors intéressé à valider la théorie de Jean-Pierre Houdin, qui consiste à utiliser des rampes intérieures après le 43ème mètre de la pyramide. L’entreprise a utilisé ses logiciels de modélisation 3D, et vous propose de visiter le chantier de construction sur Internet…
Une promenade interactive, animée et intéressante, pour simuler, expliquer et valider la théorie du scientifique.
Boom
Un jeu inutile mais prenant : BoomShine, avec un principe simple : le curseur permet de lancer une explosion, et le but est de créer des réactions en chaîne d’une longueur minimale donnée. Au début, il suffit de faire réagir une boule, puis deux, etc.
3.97% des parties sont totalement terminées (dépasser le niveau 12), sur un total de 3 millions de jeux : y arriverez-vous ?
(Fond musical de Tim Halbert)
Réalité augmentée
Si vous imaginez que créer une image de synthèse prend des centaines d’heures et qu’une interaction entre un humain (film classique) et des images de synthèse est difficile à mettre en place, découvrez la réalité augmentée via cette petite vidéo.
Comme son nom l’indique, c’est un système qui permet de superposer l’image d’un modèle virtuel 3D ou 2D sur une image de la réalité en temps réel ( Wikipédia).
Pour résumer, d’un côté nous avons un système d’acquisition de l’image réelle, de l’autre un logiciel qui analyse les objets qui figurent sur l’image et qui crée un « modèle informatique » de la scène. Les objets virtuels insérés sont transformés pour coller au mieux à l’image source : c’est le principe du respect de l’homogénéité perspectiviste.
La réalité augmentée reste donc proche de l’environnement réel, au contraire de la virtualité augmentée, qui est l’ajout d’éléments réels dans des environnements virtuels.

Diverses applications bien réelles
Une application connue de ce principe : le film Jurassic Park (Spielberg, 1993). On pourra également citer Star Wars (1999), ou Le Seigneur des Anneaux (2001). Les ajouts sont principalement des objets : l’ajout d’humains virtuels n’est pas encore convaincante (problèmes au niveau de la représentation des cheveux, de la peau, des expressions faciales).
L’application principale à l’heure actuelle ? Les publicités sur les terrains de sport, qui sont insérées directement sur les vidéos, quel que soit l’angle de vue choisi : plus besoin de coûteux panneaux réels !
Un logiciel utilisant ce concept ? Plus évolué que l’ outil de conception 3D d’Ikéa ( images du logiciel ici), ARIS permet d’insérer des meubles virtuels dans des photographies réelles de son intérieur. Il en existe d’autres qui replacent les monuments disparus sur des photographies réelles, qui aident au niveau architectural ( Pont Neuf virtuel), ou médical. Certains vont jusqu’à réaliser des conférences avec des participants réels et virtuels, ou ajouter des éléments virtuels dans des musées.
Dans le futur, il sera possible d’interagir avec son PC dans un environnement réel (des icônes visibles et touchables dans l’espace, via des lunettes spéciales), et certains pensent à des plantes virtuelles, des illuminations et des arrières-plans virtuels pour nos murs…
Quel manque de patriotisme !
Parce que parfois, même les étasuniens sont anti-américains,
Parce que parfois, ‘faut bien se convaincre qu’on est meilleurs qu’eux,
Parce que la France, ce serait bien si elle était vraiment en Océanie,
Parce que la France, avec 10 Tours Eiffel, elle serait quand même mieux,
(Merci à PK pour cette vidéo)
Faites imprimer vos mails
Un e-mail important vient d’arriver ? Il vous en faut une copie par mail, mais votre imprimante est en panne, ou vous n’avez simplement pas la motivation d’imprimer ces cinq cent pages de rapport ?
Pas d’inquiétude, Google lance son nouveau service Gmail Paper qui vous permet d’imprimer gratuitement vos mails et leurs pièces jointes (photos, tous documents sauf MP3), et de vous les faire envoyer par La Poste.

C’est bien sûr le poisson d’avril signé Google, qui fait suite entre autres à la boisson Google Glup (2005), et à la recherche de l’âme soeur avec Google Romance (2006).
Google lance également aujourd’hui Google TiSP, service d’accès gratuit à internet utilisant la plomberie de votre maison – ou plus précisément vos toilettes – pour faire passer la connexion.
Du côté de LDLC (vente en ligne de matériel informatique), on nous fait découvrir le Homeliner, l’assistance à la maison : une innovation de leur support technique pour garantir une réponse immédiate.
Chez eux également, le Provirus pour tout éradiquer, le Protègetazeur (système de contrôle parental), le Freezin’DD pour conserver ses données au frais, et enfin le Freehand pour enfin taper avec plus de deux doigts.
Sur le reste du Web, la vente de l’Elysee, vendu « avec les biens laissés par le locataire précédent », incluant quelques Airbus et Falcon, et 61 voitures, pour la modique somme de 1 150 milliards d’Euros. Il y a même une annonce sur eBay à ce sujet (avec un prix faux d’ailleurs).
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