Vous y croyez, vous ?


Les religions ont été créées pour trouver un dénominateur commun aux peuples, pour leur faire accepter leur situation, entrevoir un futur meilleur, et pouvoir les menacer autrement qu’avec les règles de l’Etat. Certaines règles apportées proviennent de notions élémentaires de santé nécessaires lors de la création de celles-ci, comme l’interdiction de manger du porc dans l’une ou l’autre des religions que nous fréquentons. Si aujourd’hui le pouvoir fédérateur des religions semble baisser, certains suivent encore coûte que coûte ces règles pourtant obsolètes…

La question de la croyance ou de la non croyance m’a souvent été posée, et je vous livre ma réponse, via un extrait de « Nous les Dieux » (1e/3) de Bernard Werber, que je vous recommande chaudement.


Si un électron était doué de conscience, se douterait-il qu’il est inclus dans cet ensemble beaucoup plus vaste qu’est l’atome? Un atome pourrait-il comprendre qu’il est inclus dans cet ensemble plus vaste, la molécule? Et une molécule pourrait-elle comprendre qu’elle est enfermée dans un ensemble plus vaste, par exemple une dent? Et une dent pourrait-elle concevoir qu’elle fait partie d’une bouche humaine? A fortiori, un électron peut-il être conscient qu’il n’est qu’une infime partie d’un corps humain?

Lorsque quelqu’un me dit croire en Dieu, c’est comme s’il affirmait: « J’ai la prétention, moi, petit électron, d’entrevoir ce qu’est une molécule ». Et lorsque quelqu’un me dit être athée, c’ets comme s’il assurait: « J’ai la prétention, moi, petit électron, d’être sûr qu’il n’y a aucune dimension supérieure à celle que je connais. » Mais que diraient-ils, croyants et athées, s’ils savaient combien tout est beaucoup plus vaste, beaucoup plus complexe que leur imagination ne saurait l’appréhender?

Quelle déstabilisation subirait l’électron s’il savait qu’il est non seulement enfermé dans la dimension des atomes, molécules, dents, humains, mais que l’humain est lui-même inclus dans la dimension planète, système solaire, espace, et puis quelque chose d’encore plus grand pour quoi ne ne possédons pour l’heure pas de mot. Nous sommes dans un jeu de poupées russes qui nous transcende. Dès lors, je m’autorise à dire que l’invention par les hommes du concept de dieu n’est peut-être qu’une facade rassurante face au vertige qui les saisit devant l’infinie complexité de ce qui pourrait se trouver effectivement au-dessus d’eux.


Lui au moins, il le dit mieux que moi.

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