Un choix d’emploi pour un choix de vie


En sortie d’Ecole, un ingénieur est amené à faire un choix de premier emploi… Il peut débuter :

  • Soit chez un grand compte comme Orange, comme une banque ou un groupe industriel - et dans une moindre mesure dans une PME. Les possibilités de progression sont globalement élevées, à un bémol près pour le service public qui gère souvent les carrières des employés sur 30 ou 40 ans et propose une évolution de poste tous les cinq à dix ans seulement.
  • Soit dans une société de services (SSII), c’est-à-dire travailler pour un grand compte mais à travers une société intermédiaire, ce qui permet de voir plus d’entreprises différentes, d’avoir un salaire (et une progression salariale) parfois meilleur, et qui laisse une flexibilité plus grande à l’entreprise. Là, par contre, même si l’employé travaille sur le même type de postes que les salariés de l’entreprise, il n’est pas embauché directement par ledit grand compte et ne bénéficie d’aucun de ses avantages (comité d’entreprise, intéressement, …)
  • Soit dans une société de conseil ou d’audit, auquel cas notre ingénieur travaille aussi pour un grand compte à la Orange mais sur un projet prédéfini (mise en place de telle solution de sécurité, par exemple), et pour lequel le grand compte n’est qu’un client de la société de conseil. Il y a beaucoup moins d’interactions entre l’ingénieur en question et les salariés du grand compte : il ne fait pas partie de la maison, il n’est là que pour bosser sur son projet (même s’il est souvent présent dans les locaux de la boite pour laquelle il travaille).

Le marché de l’emploi n’étant pas du plus florissant en ce moment*, les entreprises ont tendance à reporter leurs projets, ou à les faire réaliser par des sociétés de services ou de conseil, ce qui fait qu’il y a de moins en moins de recrutements directement au sein des entreprises et en contrepartie de nombreuses places ouvertes en conseil/audit pour les jeunes ingénieurs diplômés.

Une entreprise débourse généralement 800€ à 1000€ par jour pour un ingénieur qui travaille pour elle à travers une société de services ou de conseil, et beaucoup plus si l’ingénieur en question a de l’expérience (rassurez-vous, il est très loin de toucher ces 1000€ !!), mais en retire de nombreux avantages - flexibilité, expertise dans des domaines spécialisés non maîtrisés au sein de l’entreprise, etc. L’ingénieur, quant a lui, y trouve son compte mais effectue des semaines de travail qui peuvent très facilement dépasser les 10 heures par jour et consommer une partie du week-end. C’est un choix de vie à faire.

Un ingénieur peut par ailleurs s’orienter dans deux directions opposées :

  • Expert technique dans un domaine particulier : expert en sécurité informatique, par exemple ;
  • Manager pour évoluer hiérarchiquement dans l’entreprise et terminer (par exemple) Directeur d’une section de la boite pour laquelle il travaille.

Mais les ingénieurs sont-ils réellement faits pour être experts techniques ? Leur formation généraliste ne les limite-t-elle pas de ce côté ?

C’est toute la question à laquelle je devrai répondre dans les prochains jours, en choisissant mon futur job.

(* en même temps, des fleurs en plein hiver…)

Note : cet article est largement simplifié pour s’adresser au public qui ne connaît pas les choix qui s’offrent à un ingénieur “junior”… Les ingés qui me lisent passeront sur les nombreuses imprécisions qu’ils pourront constater dans cet article !

C’était l’hiver (ou presque) à Cannes


Voici à quoi ressemblent les marches de Cannes lors du festival :


Image gouvenelstudio.com

Voici une image du même lieu, prise ce week-end par mes soins :

Rien d’impressionnant, en fait.

(… C’est aussi une des raisons pour lesquelles il n’y a pas eu d’autre mise à jour récemment !)

Des marchés boursiers au marché de l’emploi


“C’était un jour, c’était il y a un an, c’était il y a une éternité. C’était avant la crise. Les jeunes diplômés n’avaient que l’embarras du choix. Les X rêvaient de costumes Paul Smith et de bonus à Wall Street ou à la City. Quant aux élèves d’écoles de commerce, ils ne juraient que par les cabinets de conseil ou les temples de la finance. Et puis le 16 septembre est arrivé. [...] “

Septembre n’est visiblement pas le meilleur mois du monde. Poursuivons.

“Un krach au pire moment, celui où les diplômés de frais sont en lice pour un premier vrai job, après des stages plus ou moins passionnants. [...]“

Plutôt plus que moins par ici, mais continuons tout de même à lire cet article.

“Quelques signes épars, quelques confidences recueillies ici et là et quelques statistiques tombées de frais permettent d’effectuer un pré-diagnostic pas vraiment folichon. Il suffisait de se promener récemment sur les forums d’échanges et les salons dédiés à l’emploi et de dresser l’oreille. Les jeunes diplômés rencontrés sont dans l’attente. D’une réponse, favorable ou pas, au sujet d’un CDI d’après stages pour certains. De nouvelles de leur candidature après un entretien pour d’autres. Et pour d’autres encore, d’un simple signe de vie de l’entreprise ou du cabinet où ils ont postulé. La ritournelle de la rentrée ? « On vous rappellera ».”

Tout ça, c’est Cadremploi.fr (le site emploi du même groupe que Le Figaro) qui nous l’écrit, et en faisant un peu le tour des offres d’emploi des grands groupes, j’ai comme l’impression qu’ils n’ont pas tout à fait tort sur le coup.

Réparation d’un câble sous-marin en fibre optique


Internet, c’est avant tout un ensemble de câbles qui relient tous les continents entre eux, et nombreux sont ceux qui passent sous l’eau. Il est de plus en plus question de rupture de câbles sous-marins, isolant des pays, des îles, ou en tous cas limitant grandement leur bande passante en attendant une éventuelle réparation…

Il y a des équipes de marins et d’experts en fibre optique dont c’est le métier, et qui parcourent les océans pour déterrer, réparer, et remettre en place la fibre optique. La division France Télécom Marine (qui s’occupe de 120 000 km de câbles !) consacre ce mois-ci un mini-site interactif qui explique les différentes étapes de la réparation sous la forme d’un reportage télévisuel.



Il n’y a pas des centaines de pages à lire ligne par ligne, pas de longs discours techniques et incompréhensibles, alors jetez-y un oeil !

Accéder au site Orange - Rupture d’un câble… alerte rouge !

Énergies fossiles : comment varient les prix ?


Lorsque chacun y va de ses petits calculs, lorsque chacun devient expert économique du portefeuille des ménages français, on tombe rapidement sur des interrogations de ce type :

Quand le baril de pétrole était à 150$, on payait le litre de gazole 1,50€
Maintenant qu’il est à 90$, pourquoi ne paye-t-on pas le litre 0,90 € ?

Forcément, c’est la faute du gouvernement (logique !), c’est une nouvelle taxe, c’est la faute des producteurs, des distributeurs - bref, à première vue, ça ne semble en tous cas pas normal ! C’est une idée reçue qui revient très souvent et qui mérite un certain développement et un peu de réflexion - alors autant s’y lancer une fois pour toute. Certes, il y aura quelques graphiques dans ce qui suit, mais, promis, je ne serai pas trop lourd.

Décomposition du prix du carburant

Quelle est la part de taxes dans le prix du carburant à la pompe ? Quelle est la part de pétrole brut ?

La réponse est donnée sur le site de l’ UFIP par un schéma très explicite :



Ce que l’on résume ainsi :

  • Le prix à la pompe est composé de 49% de taxes pour la gazole, 59% pour le sans-plomb (incluant TVA et TIPP) ;
  • Le prix du carburant est composé de 18% de coûts de raffinage et distribution pour le gazole, 8.5% pour le sans-plomb ;
  • Il n’y a que 30 à 33% du prix du carburant à la pompe directement lié au coût du pétrole (”Brent”).

Sur un sans-plomb à 1.30€/litre, le pétrole en lui-même n’intervient que pour 0.43€ !

Influence de l’euro

Évidemment, le prix du baril étant donné en dollars, le taux de change euro-dollar intervient : plus l’euro est fort, moins il est coûteux d’acheter des dollars, donc moins le baril est cher. Voici un graphique reprenant l’évolution de ce taux de change :

Evolution des taux de change euro-dollar


Evolution du prix du baril en dollar et en euros

Pour tous les graphiques, je suis parti des données librement disponibles sur le site de l’UFIP. Ils se limitaient à donner la valeur en $/baril, là où je vous propose le prix en €/baril. Voyez donc l’évolution du prix du brent (pétrole brut de référence au niveau mondial) :

Evolution du prix du Brent en dollars par baril Evolution du prix du brent en euros par baril

La différence entre les deux graphiques - et donc l’influence du taux de change euro-dollar - n’est pas spectaculaire. Lorsque le baril a atteint les 80€, le carburant à la pompe pouvait arriver à 1.51€/litre (sans-plomb 95) dont, conformément à mon calcul précédent, seulement 33% = 0.50€ par litre directement liés au prix du baril.

Lorsque le baril est repassé à 60€ (baisse de 25% du brut), la part du prix du carburant liée au baril (soit 0.50€) a aussi baissé de 25% ce qui représente une baisse de seulement 0.125€ à la pompe* (baisse de 8% du prix du carburant). Il est donc tout à fait normal de ne pas constater une répercussion fulgurante des baisses de prix du pétrole brut à la pompe.

Une idée reçue qui a encore de longs jours devant elle…

(* Remarque importante : le calcul est largement simplifié ; il faudrait faire le calcul en “hors taxes” puisque si le prix HT baisse, les taxes qui s’ajoutent baissent également. En pratique, la baisse représente donc légèrement plus de 0.125€)

Boite aux lettres : “la mémoire tout court”


Parce qu’il n’y a pas que les spammeurs qui nous écrivent, mais aussi des vrais gens qui ont des vrais problèmes, apprenons ensemble tout ce qu’il ne faut pas faire pour demander un service à quelqu’un. J’ai en effet récemment reçu l’e-mail suivant.

Problème informatique Yannick
La pièce à conviction

Voici les questions auxquelles il faut toujours répondre lorsqu’un nouveau document nous est présenté (selon nos anciens professeurs d’histoire-géographie) :

  • Qui ? Ça commence mal, je n’en ai presque aucune idée. Pour être honnête, il s’agit d’un cousin éloigné à qui je n’ai pas parlé depuis bien… quatre… cinq… douze… bon, d’accord, je crois que je ne lui ai jamais vraiment parlé plus de deux minutes.
  • Où ? Cette adresse e-mail, il l’a probablement eue à travers son frère qui m’écrit au moins une fois par an, et qui l’a lui-même eue de mon père. Avantage notable : c’est une adresse pro qui sera bientôt détruite.
  • Pourquoi ? Parce que celui qui fait de l’ordinateur dans la famille a forcément le temps de servir de technicien informatique gratuit. C’est connu !
  • Combien ? Comme c’est de la famille (paraît-il), on va lui proposer un tarif de dépannage informatique avantageux de seulement 20€ par heure (toute heure commencée est due). Je crois que je vais déjà compter 2h pour ce billet.
  • Quoi ? Après une étude approfondie du cas qui nous concerne, voici la liste des problèmes affectant l’ordinateur de notre client (s’il paye, c’est un client !) :
    • Problème avec le correcteur orthographique de sa messagerie : le correcteur semble positionné sur une langue étrangère connue de lui seul. Solution : configurer le correcteur orthographique et grammatical sur “Français (France)”. Il n’est pas impossible que cette langue ne soit pas installée par défaut sur l’ordinateur du client…
    • Mauvais fonctionnement du clavier : la touche “Entrée” est défectueuse, tout le texte ayant été entré sur une ligne. Solution : changer de clavier. Si le problème persiste, changer de client.
    • Problème avec la touche “espace” de son clavier : en effet, la typographie française demande des espaces avant et après les signes de ponctuation, et des majuscules en début de phrase (cf. objet du mail). La touche “espace” fonctionne visiblement de manière intermittente. Solution : changer de clavier.
    • Problème de disposition des touches : le clavier AZERTY a été remplacé par un clavier de téléphone portable, et le “T9″ a été désactivé, ce qui oblige le client à écrire en “langage SMS”. Solution : se munir d’un clavier comportant plus de 15 touches. Si le problème persiste, expliquer au client que l’e-mail n’est pas facturé au nombre de caractères.
    • Problème avec la signature automatique de sa messagerie : celle-ci a visiblement été désactivée sans qu’il ne le remarque, ce qui fait que l’e-mail a été envoyé (contre la volonté du client) sans aucune signature. Solution : réactiver la signature automatique.
    • Problème de tact : si Word intègre de nombreux correcteurs et dictionnaires, il n’est cependant pas encore en mesure de distinguer un mail “pour prendre des nouvelles, et en passant poser une question” d’un e-mail purement intéressé. Le “Sinon le boulo ce passe bien ??” (qui obéit à la règle de trois : une faute d’orthographe, une faute de grammaire, une faute de typographie) compense difficilement le reste - surtout quand la personne en question n’a strictement aucune idée de ce que je fais dans la vie, pour être clair.
    • Problème de politesse : certains savent difficilement dire (dans notre cas : écrire) un simple “s’il te plaît” ou un “merci d’avance”. Solution : ajouter “Merci et bonne journée” à la signature automatique du client insérée en fin d’e-mail. Même le technicien du support informatique du bureau - pourtant payé pour traiter ce genre de courriers - appréciera.

Tout ceci se résume probablement en un unique “petit problème” d’ interface chaise-clavier. Solution : remplacer l’interface chaise-clavier.

Musique : Sara Bareilles à la Maroquinerie


Dans la lignée de Colbie Caillat quelques mois plus tôt, c’est au tour de Sara Bareilles de nous émerveiller, de nous amuser, de nous illuminer de sa robe jaune sur un fond de scène noir, au cours d’un concert plutôt agréable.

Sara Bareilles, c’est tout d’abord Love Song, qu’elle avoue avoir trop chantée, plateau après plateau et tout autour du monde. Mais s’il n’y avait que deux chansons à garder, je penserais à…

  • Between the lines pour la partie douce (“it’s actually about loving someone desperately and dearly, and they just… can’t figure it out… yet… hopefully, someday you get there” - l’histoire d’un amour non réciproque parce que l’autre ne connait pas nos sentiments… pour l’instant) ;
  • Fairytale [ou sa version album] qui donne une bonne idée du reste de l’album (les princesses et leur prince charmant : et après le mariage, alors ?)

Son concert à la Maroquinerie (à Paris), c’était vendredi 26 septembre, 20h… Théoriquement, parce qu’encore une fois, l’incompétence des équipes des “petites salles” gâche tout : plus d’une demi-heure de retard, le staff qui passe sur la scène pendant les premières chansons en faisant semblant de se baisser pour le principe, les projecteurs qui illuminent le dos de l’artiste, … j’en avais déjà parlé en ce qui concerne l’Alhambra, mais à la Maroquinerie il faut rajouter qu’il n’y a strictement aucune place assise et que le volume est le même qu’au Zénith. Intéressant.

Sara a majoritairement parcouru son répertoire, avec une petite dérive sur Genie In A Bottle qu’elle reprend à la perfection en s’excusant de la teneur des paroles de cette chanson datant des débuts de Christina Aguilera. Et pourtant, elle est tout de même arrivée à placer “I kissed a girl, and I liked it” au cours d’un autre titre… !


Image tirée du site Backseat Sandbar



Jeune (29 ans), talentueuse, charmante, plutôt douée pour le piano et la guitare, souriante, amusante, quasiment étonnée d’avoir des fans dans des pays si divers, Sara est proche du public et clairement heureuse de donner ce concert ; l’article sur Backseat Sandbar le détaille mieux que moi :

“Sara has the kind of smile that makes every person in the crowd instantly connect to her and feel as though she honestly values them as both a person and a fan”

C’est aussi l’auteure de son premier (heu, second) album “Little Voice” agréable du début à la fin : dire qu’elle est dans la musique depuis 2003 et que nous ne l’avions pas repérée jusqu’à lors !

C’est tout nouveau : pour découvrir d’autres chanteurs qui me font rêver, ou même des chansons inattendues d’interpretes connus, j’ai ouvert une section “ Musique” disponible par un clic dans le bandeau tout en haut du site. A vous de me proposer ceux que vous appréciez…

Le monde vu de Paris en 1989


L’image suivante est tirée d’un livre écrit par le suédois Herman Lindquist et publié en 1989. Elle représente le monde de cette époque… vu de Paris !
Selon l’auteur du livre, cette carte aurait à l’origine été dessinée par un français et publiée dans le magazine “Actuel” courant années 80. Une espèce d’auto-dérision, en somme.


Cliquez sur l’image pour l’agrandir



Le site Strange Maps nous détaille cette carte (ce qui suit est un condensé de leur article) :

  • Le centre du monde est évidemment Paris, reliée à la mer et aux vacances par l’Autoroute du Soleil ;
  • De Paris, l’Espagne est considérée comme pays de vacances, le Royaume-Uni comme “zone pluvieuse” et les pays nordiques comme des “hivers permanents” ; l’Italie est représentée par : “Lock the car” (fermez votre voiture à clé) - un ensemble de présupposés encore valables !
  • Il est fait mention d’un certain nombre de colonies et îles françaises : la Corse (aucune trace de la Sicile ni de la Sardaigne, par contre), la Réunion, la Guyane, la Louisiane (ex-colonie), l’Afrique du nord, ainsi que des zones de tests nucléaires et de nos meilleurs clients du point de vue armement.

Vu la date de publication de cette carte, on comprend la mention du rideau de fer (“iron curtain”), tout le bloc de l’Est étant un immense “gulag” en dehors de la Pologne, très anti-communistes à cette époque - c’est finalement un peu ce qu’on nous apprend de l’URSS.

Petit clin d’oeil pour le Canada qui peine à exister à côté du Québec…

Historique et tellement actuel !

Sticky-Note Experiment, ou comment utiliser les Post-It du bureau


Un petit clip rafraichissant et coloré pour la fin de l’été, simple et pourtant tellement ingénieux… ( vidéo via)



Envie de faire pareil avec vos post-it ? Tout est détaillé par ici. Cette vidéo est l’oeuvre de l’équipe Eepybird que l’on a découverte à travers une utilisation ingénieuse de l’association coca-cola + mentos.

Review : Babylon A.D. ou l’eugénisme électronique


Film de science-fiction classique :

  • Débute par la présentation d’un monde idéal, souvent aseptisé, où les machines permettent à l’homme de vivre mieux qu’au temps présent, où les tables graphiques et autres LCD sont partout, immenses, tactiles, et personnalisés. Couleurs : blanc et teintes lumineuses.
  • Continue par la description de l’arrière-boutique, des raisons pour lesquelles cette utopie tient debout et permet à tous d’être heureux sans travail (physique). Couleurs : blanc et gris pour l’arrière-boutique, parce que finalement, on ne soigne que ce qui est apparent.
  • Arrive ensuite l’élément perturbateur, le problème, qui explique que rien n’est jamais parfait ni tout rose (ni tout blanc, en l’occurrence).
  • Et forcément, vers la trentième minute du film, le monde idéal se casse en mille morceaux, et débutent des poursuites interminables pour retrouver sa liberté - comme si la technologie nous en privait. Couleurs : sombres, tristes, celle d’une vie réelle bien trop monotone.

Les amateurs du genre ont forcément reconnu The Island - mais le schéma s’applique à tout un tas de films de science-fiction : le “problème” est connu dès le départ, et les personnages mettent 1h30 à le résoudre.

Sauf qu’ici, pour  Babylon A.D., c’est l’inverse :

  • Le problème (les raisons du comportement étrange de la femme) est connu dans les quinze dernières minutes.
  • Vu qu’ils mettent 1h15 à découvrir ce qu’il se passe, le problème en question n’est jamais résolu. C’est ce qui fait les critiques négatives du film, émises par ceux qui s’attendent au schéma classique de la SF.
  • Les couleurs du début sont donc très sombres, sauf lors de la première rencontre avec la femme en question, et s’éclaircissent uniquement à la fin.

Ce qui m’intéresse ici n’est pas de parler du film, mais plutôt de ce qu’il en reste à la sortie. Pour pouvoir en parler, je pars du principe que vous avez déjà vu le film ou n’irez pas le voir - et dans ce cas, voici la fin

La femme (la très charmante Mélanie Thierry) est un OGM humain (c’est déjà moins charmant de le dire comme ça), et a été modifiée par implémentation d’une intelligence artificielle, puis programée pour faire naître des jumeaux, de manière à peupler la Terre d’une nouvelle espèce d’êtres humains, plus intelligents, capables d’apprendre instantanément et dès le plus jeune âge (des encyclopédies sur pattes).

Eugénisme : “social philosophy which advocates the improvement of human hereditary traits through various forms of intervention.” - philosophie qui défend l’amélioration des caractères humains à travers diverses formes d’interventions.

Le sujet est posé : l’eugénisme - l’amélioration de l’espèce. Jusque là, l’eugénisme consistait à sélectionner les meilleurs êtres humains et à leur donner un traitement adapté ( Le Meilleur des mondes). Ici, l’auteur (qui n’est pas Mathieu Kassovitz, mais bien Maurice G. Dantec, l’auteur de Babylon Babies, le livre de 1999 à l’origine du film) ne décide pas de choisir les meilleurs de l’espèce humaine, comme nous le faisons déjà avec les animaux, mais bien de créer une nouvelle espèce. Deux espèces d’humains seraient en concurrence, et avec un soupçon de darwinisme, seule la plus adaptée, la plus forte, resterait. Probablement pas l’homo-sapiens actuel.

Choquant ? Nouveau ? Pas vraiment : modifier génétiquement une plante pour qu’elle soit plus résistante, plus forte, pour éviter l’utilisation de pesticides toxiques pour la planète, tout cela existe déjà : ce sont des organismes génétiquement modifiés (OGM). Si ces organismes n’étaient pas contrôlés, ils prendraient en quelques générations le pas sur les plantes “naturelles”, puisque plus adaptés aux conditions extérieures.

Et si changer à tout jamais une plante n’est pas si ennuyeux, et si clôner un animal ne le sera clairement plus non plus, espérons qu’il ne nous viendra pas l’idée de nous changer nous-mêmes

Disneyland Paris : “It’s a Small World”


Disneyland Paris. Sans y être allé, tout le monde connaît le parc - les parcs, en réalité - et imagine l’ambiance qu’il est possible d’y trouver.

S’il m’avait fallu décrire le parc en plusieurs mots, j’aurais dit :

  • Univers et féérie Disney : et c’est en fait dans la partie du parc du nom de Fantasyland que les petits s’émerveillent devant les grands classiques disney, de la Belle et la Bête à Enchanted / Il était une fois, à travers des voyages en bâteau, en train, ou en charriot. C’est la partie qui fait le plus Disney, et on regrettera tout de même le peu de personnages du monde Disney qui se promènent dans les rues du parc. Il y a tout de même eu la charmante Mary Poppins et une ou l’autre Minnie.
Mary Poppins
Mary Poppins
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  • Attractions : parce que Disney est un parc d’attractions, finalement. Le nombre d’attractions “à sensations” est cependant très limité, le parc jouant plus sur le point précédent que sur celui-ci. Ceux qui recherchent une fête foraine devraient plutôt se tourner vers le parc Astérix non loin de là. Cette remarque faite, le Space Mountain 2 est tout de même assez violent, autant à la montée (c’est le but) qu’en descente (dans le noir total). On évitera d’y faire entrer les femmes enceintes !
  • Etats-Unis : Walt Disney est un américain d’origine irlandaise. Dès lors, Walt Disney et Disneyland font penser aux USA, avec des parcs de taille démesurée… mais follement semblables à Disneyland Paris. Le parc est très américainisé : tous les noms sont en anglais (et la rue principale est nommée “Main Street U.S.A“, tout simplement), tous les dialogues sont en anglais et les attractions sont les répliques miniatures de leurs grandes soeurs américaines. Il est étonnant de voir que certains spectacles, dont celui de clôture, soient essentiellement en anglais avec quelques rares mots de français, probablement dû à la part importante de touristes étrangers en visite à Disneyland. Une manière ou une autre de découvrir une petite partie de l’Amérique !
  • Le Château : comment passer à côté du château de la belle au bois dormant de 45m de haut ? Il y a de quoi en profiter avec les feux d’artifice et illuminations clôturant la soirée.

Ce qui a terminé notre journée (avant les feux) reste tout de même l’attraction It’s a Small World, qui est un parcours en barque à travers un nombre impressionnant de tableaux, représentant tous les continents, et où tous les personnages chantent la même chanson, aux variantes régionales près. Dix minutes de joie, de chants entêtants qui restent longtemps, longtemps, longtemps, et de bonne humeur : c’est ce qui rend cette attraction si prenante et qui donne envie de la refaire. Mais une petite vidéo vous l’expliquera mieux que moi…

Medium: www.youtube.com
Link: www.youtube.com



Le plus drôle dans l’histoire : “It’s a Small World” est présenté par France Télécom ( la preuve en images !). Quoi de plus logique quand l’attraction sponsorisée reprend les thèmes de l’ouverture vers le monde, de l’égalité, de la communication instantanée et joyeuse, et de l’échange inter-culturel ? ( ça me dit quelque chose…)

Comme quoi, il est même possible de penser à sa boite en plein week-end à Disneyland Paris…

Neuf TV : question de boutons


Pour ceux qui n’ont pas de Neuf TV HD, la partie télévision de l’offre Neuf Télécom, voici une image de sa télécommande :

Tout le monde reconnaitrait, avec une image de meilleure qualité, le bouton “play/pause”, quatrième en partant du bas, qui sert à mettre en pause le direct, comme dans la pub (“hop, hop, hop, hop”)

Par contre, le dernier bouton de la télécommande, nommé “….”, m’a toujours intrigué : un appui sur ce dernier affiche “Index positionné” à l’écran, comme sur les magnétoscopes.

Problème : la Neuf TV HD n’a pas vraiment l’air d’en tenir compte. Contrairement à un magnétoscope, il semble impossible de la faire revenir à la position définie par cet index.

Et voilà que je découvre que le Staff Neuf Télécom a répondu à cette grande question dans un post du Forum Neuf TV :

pour le moment il ne sert a rien.
bonne soirée.

Au moins, c’est clair.

Cycle de vie des rencontres


Nouveau lieu de travail, nouveaux voisins, amis d’amis : aujourd’hui, vous rencontrez quelqu’un, en vrai ou par internet.

Vous commencez à lui parler de tout et de rien, du temps et de votre trajet quotidien, de votre travail : des banalités sans importance, qu’il (ou elle) aura bien vite oubliées.

Puis vous commencez à parler de votre parcours, de vos études, de vos amours : plus généralement, de votre vie, de ce que vous avez vécu, de vos expériences - et beaucoup de ce qui vous met en valeur, forcément, ou du moins ce à quoi vous souriez aujourd’hui.

Par la suite, vous osez échanger certains points plus personnels : comment vous avez vécu votre dernière rupture, ce que vous pensez de votre ami(e) actuel(le), comment vous voyez votre futur. En parallèle, vous commencez aussi à le (ou la) connaître. Découvrir quelqu’un est une activité passionnante, même si elle demande un temps certain. Savoir que quelqu’un nous écoute, que quelqu’un nous fait confiance, est valorisant.

Parfois vous en dites plus, parfois c’est lui (ou elle). Tout dépend de savoir si vous aimez écouter les gens raconter, ou si vous préférez parler vous-mêmes. Souvent, de toute façon, vous n’arrivez même pas à cette étape.

Et puis un jour, vous savez tout l’un de l’autre - ou du moins assez. Vous n’avez plus vraiment grand-chose de passionnant sur votre vie à raconter (pour peu que le reste l’ait été), et vous revenez vers des discussions plus classiques : des mises à jour de sujets que vous aviez déjà abordés, ou la fabuleuse histoire de votre journée de travail.

Et s’il n’y a plus rien de nouveau, s’il vous n’avez plus rien à partager, s’il n’y a plus de sujet qui vous donne particulièrement envie d’aller lui parler, vous commencez à vous voir de moins en moins, à discuter de manière plus occasionnelle.

Plus ces occasions se font rares, moins vous vous “souvenez”, littéralement, de ce que vous lui avez dit la fois d’avant. Zut, je t’ai déjà raconté ça ? Ah, non, ça, oublie, trop long de revenir sur le début de l’histoire. “Et sinon, toi, ça va ? Ouais, moi aussi. Non, rien de neuf”. C’est à ce moment là que vous vous déportez vers d’autres choses, vers d’autres personnes, et qu’il vous faut de plus en plus de temps pour trouver des idées de conversation avec la personne en question.

Après l’oubli de ce que vous avez raconté, arrive l’oubli de ce qu’elle a bien pu vous dire.Il faisait quoi dans la vie, lui, déjà ?“. N’osant pas lui re-poser ces questions, vous évitez tout sujet de cet ordre, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun.

Et puis, plus rien.

Alors, quelques années après, vous vous souvenez des bons moments que vous avez passés, et cette personne commence à vous manquer. Ah, le bon vieux temps ! Et, au hasard d’un appel, d’un message, d’une conversation, vous reprenez contact, vous vous demandez ce qu’elle peut bien penser de votre tentative de lui parler, vous guettez sa réaction, et, généralement, arrêtez bien vite, déçu qu’elle n’arrive pas à la cheville du souvenir que vous aviez finalement beaucoup exagéré.

Mais vous ne désesperez pas pour autant : parfois, cela fonctionne ; parfois, il est possible de recommencer à discuter. Le temps est d’une grande aide : il a fait s’effacer les pires choses que nous avons pu nous reprocher…

Sécurité routière : tous responsables… de la qualité des spots ?


Depuis longtemps, “sécurité routière” signifie : “images choc”. Il semble absolument nécessaire de montrer des accidents, des familles en pleurs, de faire ressentir au jeune qu’il va tuer tous ses amis s’il prend le volant ce soir pour passer un message de prévention.

Des campagnes pour marquer les esprits, pour qu’on garde cette image de l’accident-qu’on-a-vu-à-la-télé-le-jour-même avant de mettre les pieds dans la machine à tuer qui nous raccompagnera ce soir. Et qui optionnellement permet aussi d’aller faire ses courses les autres jours.

Mais si cette intention est louable (et fonctionne peut-être), il n’en reste pas moins, pour la grande majorité des personnes qui regardent ces publicités, qu’ils :

  • Ne sont pas des jeunes fêtards ;
  • Et / ou ne prévoient pas de rentrer en voiture après une soirée ;
  • Et / ou savent se limiter.

Est-il alors tout à fait judicieux de choquer les âmes les plus sensibles (jeunes ou non) en diffusant ces publicités à des heures de grande écoute et dans des lieux publics ?

Vous n’êtes pas convaincus du problème ? Regardez-moi ça… jusqu’où irons-nous ?

Heureusement, il y a de plus en plus de campagnes soft, comme la fameuse publicité pour le gilet jaune et moche de Lagerfeld, ou la série d’entêtantes et terriblement ennuyeuses pubs pour “Sam, le capitaine de soirée”. A défaut d’être trash, elles sont répétitives, lassantes, et donnent envie de haïr l’agence qui a conseillé un matraquage pour “que ça rentre mieux” sans pour autant nous rendre responsables au volant. L’innovation, ça n’est pas donné à tout le monde.

Pour la peine, on termine sur une des rares publicités qui n’a pas fait trop de bruit mais qui est tout de même assez bien réalisée.


(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Orange - Let’s be happy


Si je vous parlais d’une multinationale présente “All Around the World”, où l’ambiance est plutôt “keep Smilin’” et où l’on se sent comme un poisson dans l’eau ?

Si je vous parlais d’une entreprise qui ouvre des portes vers le monde même au plus relax des tigres ?

Et si je vous la présentais tout simplement avec la publicité la plus émouvante qu’il m’ait été donné de voir ?


“Et si l’on pouvait revivre les meilleurs moments une seconde fois ?”


Alors je pourrais peut-être vous annoncer qu’elle m’accueille depuis près d’un mois… Et si un mois n’est pas suffisant pour tout savoir de l’entreprise, je peux au moins confirmer que leur service communication fait toujours d’aussi jolies publicités, et donne envie de les regarder juste pour le plaisir.

(Les musiques sont tout aussi jolies que les publicités ; je vous invite à cliquer sur tous les liens de cet article pour découvrir leurs plus belles réalisations)

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