L’administration numérique : le e-papier à envoyer par La Poste
L’administration numérique, c’est bien. Aujourd’hui encore, on nous annonce une quinzaine de nouveaux services en ligne mis en oeuvre d’ici la fin de l’année*.
L’administration numérique, c’est par exemple le fait de pouvoir payer en ligne ses impôts, à l’image de la redevance qui vient de tomber dans nos boîtes aux lettres… physiques.
L’administration numérique :
- C’est le fait de comprendre que franchement, dépenser un timbre pour envoyer par papier un RIB récupéré sur Internet, c’est quand même has been.
- C’est passer dix minutes sur le site de l’administration fiscale pour trouver sur quelle page payer sa redevance.
- C’est rechercher pendant dix autres minutes d’anciens documents pour connaître son « numéro fiscal », son « numéro de télédéclarant » (ah, non, pour avoir celui-là, il faut leur envoyer un mail…), jusqu’à remarquer qu’il n’est pas nécessaire pour ceux qui ne sont pas dans les « départements pilotes », et enfin son « numéro d’avis d’imposition ».
- C’est re-saisir ces numéros cinq fois parce que franchement, utiliser le bouton « Page précédente » du navigateur, ça doit aussi être tellement has been que ça n’a pas été implémenté sur le site.
- C’est avoir le choix de payer « une seule fois » (et pas automatiquement chaque année en prélèvement) mais en entrant… les informations situées sur son RIB (alors qu’on s’attend plutôt à entrer son numéro de carte bancaire : je n’ai toujours pas compris le principe !)
- C’est faire toutes ces opérations, pour à la fin visualiser le message suivant :
Afin que le montant de votre impôt soit prélevé sur votre compte, vous devez signer une adhésion au télérèglement et la remettre à votre banque le plus rapidement possible, sous peine de rejet des paiements par cette dernière.
Nous vous proposons trois possibilités pour obtenir le formulaire d´adhésion au télérèglement:
- l´imprimer
- le recevoir par message électronique
- le recevoir par courrier
Vous qui n’aviez plus de cartouche dans votre imprimante, ou juste pas envie de dépenser un timbre ; vous qui pensiez que l’e-administration était paperless ; vous qui imaginiez pouvoir règler vos impôts en ligne – vraiment en ligne – voilà ce qui vous attend.
Une feuille à imprimer et à renvoyer en lieu et place de votre RIB, dans une enveloppe à vos frais (alors que l’enveloppe pour le renvoi du RIB est tout de même offerte).
C’est tout ça, l’e-administration.
* ou en 2010 si, au final, on venait à se rendre compte que les temps de production SI sont autrement plus élevés si l’on souhaite un développement de qualité.
Quelle est la différence entre un code-barres et un zèbre ?
Malgré les investissements faits dans le monde entier pour le développement du QR Code, ce code-barres à deux dimensions né au Japon en 1994, malgré ce que veulent bien dire les médias sur la percée du QR Code, rares sont ceux que nous aperçevons flasher un code-barres dans le métro pour se retrouver sur le site web d’une publicité qu’ils ont vue ici ou là.
Certes, il ya bien le Centre des Monuments Nationaux qui s’y est mis il y a quelques mois, mais le manque de praticité et le coût de la communication Web pour l’utilisateur resteront un frein jusqu’à la généralisation des forfaits data illimités et l’intégration plus native avec les téléphones portables.
En attendant leur utilisation dans le monde professionnel, profitons encore quelques instants de nos bons vieux codes-barres à une dimension : les asiatiques nous proposent quelques mises en forme décalées et originales des codes-barres que nous sommes loins de trouver ici-bas.
Un 11 septembre mémorable
Il est des spectacles qu’on commente, dont on parle, qu’on a aimé, mais qu’on oubliera vite.
Il en est d’autres qu’on vit, dans d’immenses salles telles que le Stade de France, entouré de visiteurs de tous horizons et de tous milieux, qui ne s’expliquent pas, qui ne se racontent pas, mais qui resteront longtemps dans nos têtes.
Ceux pour lesquels l’ambiance est étonnante mais où les décors le sont encore plus.
Ceux qui savent nous émouvoir, nous donner envie d’y retourner voire nous font oublier tout le reste.
Et il est des artistes qui sont aimés ou détestés, voire un peu vite catégorisés, mais qui sont surprenants une fois sur scène.
Link: www.youtube.com
Être client à la RATP
Une fois dans votre vie, vous expérimenterez peut-être cette sensation unique d’enfin être Client de la RATP. Pendant quinze minutes, vous vous sentirez valorisé et écouté, vos moindres demandes seront prises en compte, et un monde nouveau s’ouvrira à vous.

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Source image)
Cet évènement unique se produira lors de votre première souscription à la Carte Navigo Intégrale, l’abonnement annuel des transports d’Île-de-France. Celle-ci a lieu dans une agence Le Club RATP climatisée, dans laquelle vous patienterez assis sur d’agréables fauteuils colorés jusqu’à ce qu’un agent vous appelle, un grand sourire aux lèvres.
Là débuteront vos quinze minutes de rêve pendant lesquelles celui-ci vous invitera à compléter toutes les formalités nécessaires et vous présentera les avantages exclusifs de votre nouvel abonnement. Si vous ne saviez pas que 4.5 millions de passes Navigo sont en circulation (dont 1.6 millions d’abonnés à l’année), vous penseriez être unique, être précurseur d’une technologie nouvelle en plein essor.
Pire encore, l’agent se montrera efficace, aimable et courtois, bien loin de la moyenne des agents en gare que vous rencontrerez une fois abonné. Votre nouveau passe sera imprimé sur le moment, et votre photo (éventuellement prise en direct entre deux sourires) y sera apposée tel un sceau d’unicité.
Et là, vous ressortirez de la boutique, satisfait de votre nouveau statut de client, pour revenir au monde réel une fois les portes automatiques franchies, bousculé par dix autres des milliers de voyageurs quotidiens qui vous rappelleront bien vite à votre réalité d’usager des transports en commun parisiens.
Florence vous raconte ses vacances
Tout en espérant que vos vacances aient été bonnes, je vous laisse écouter le récit de celles de Florence Foresti…
Extraits du spectacle de Florence Foresti à La Cigale
Et depuis la rentrée, le réveil vous semble difficile ? Suivez les conseils de Florence pour paraître bien en forme toute la journée.
Link: www.youtube.com
Florence Foresti est sur scène du 29/09/2009 au 09/01/2010 au Palace, à Paris.
Samedi 15 août 2009 : un jour férié ?
« Votre magasin Monoprix sera ouvert le 15 août de 9h à 20h »
« Les boutiques du centre commercial Bercy2 vous accueillent pour votre shopping de rentrée le samedi 15 août de 10h à 20h et l’hypermarché Carrefour de 8h30 à 21h »
Fnac des Champs-Elysées – « ouverte du lundi au dimanche, 15 août inclus »
« Les galeries Lafayette seront exceptionnellement ouvertes samedi 15 août »
Musée d’Orsay : « Musée ouvert le samedi 15 août »
BHV – « Ouvertures exceptionnelles samedi 15 août de 10h00 à 19h00″
Ikéa – « Votre magasin sera exceptionnellement ouvert le samedi 15 août 2009. Les nouveautés arrivent !!! A partir du 15 août »
Ouf ! Encore un peu, et j’aurais cru que le 15 août était un jour férié en France…
Review : Up! – Là-Haut
Après Ratatouille et Wall-E, il était difficile d’imaginer trouver meilleur scénario. Et pourtant, Up! (Là-Haut) se place à un tout autre niveau (oui – beaucoup plus haut, jusque là c’est normal)
![pixar_up-8[1] pixar_up-8[1]](http://alvin.virtual-positiveness.com/wp-content/uploads/2009/08/pixar_up-81-300x194.jpg)
Up! (
Source)
On y retrouve bien sûr les éléments récurrents Pixar : par exemple, « l’action principale est centrée sur la rencontre entre deux personnages ou deux groupes a priori très différents » – ici Carl, le vieil homme qui veut accomplir son rêve de voyages, et Russell, l’enfant scout qui se retrouve piégé avec Carl.
Mais plus qu’un énième film d’animation simplement « drôle » à la DreamWorks (Madagascar, Kung Fu Panda, Shrek, Bee Movie), ce Disney-Pixar restera probablement dans les archives pour son côté tendre et parfois triste, à la limite du moralisateur, et surtout très émouvant : imaginez-vous versant une larme devant un Pixar !
Certes, la naiveté de Russell fait sourire, certes, le Dabou est exceptionnellement amusant, mais ce film pour enfants est avant tout destiné aux adultes, et c’est probablement à ce niveau-là que Pixar surpasse largement la concurrence.
![pixar_up[1] pixar_up[1]](http://alvin.virtual-positiveness.com/wp-content/uploads/2009/08/pixar_up1-300x167.jpg)
Up! (
Source)
Alors, pour apprécier « Up! », faites comme moi : évitez Charles Aznavour pour plutôt profiter des voix originales d’Edward Asner, de Jordan Nagai et de Bob Peterson, proscrivez toute bande annonce pour ne pas vous gâcher le plaisir – comme souvent, une bonne partie de l’intrigue y est révélée – et sautez vite sur la bande originale de Michael Giacchino, un habitué de la maison Pixar.
D’ailleurs, ne cherchez pas de livre nommé « Up! » puisqu’il s’agit enfin d’un film qui n’est pas adapté d’un bouquin !
Facebook : des pubs avec ma photo ?
Voici la nouvelle rumeur qui circule actuellement sur Facebook :
« Il paraît que dès vendredi Facebook va se servir de nos photos dans des bannières publicitaires qui apparaîtront sur le profil de nos contacts, c’est légal parce que c’était écrit (en petit) dans le formulaire d’inscription (celui que personne n’a lu mais que tout le monde a accepté). Pour éviter ça: paramètres/confidentialité/Actualité et mur/Publicités facebook, cocher « personne ». »
Cette traduction un peu étrange (vendredi quand ?) dérive bien sûr d’un message similaire en anglais :
« Facebook has agreed to let 3rd party advertisers use your posted photos WITHOUT YOUR PERMISSION. To opt out: Click on SETTINGS (located on top of page in blue bar, next to logout) ; Select PRIVACY SETTINGS; Select NEWS FEEDS and WALL; Select the TAB that reads Facebook Ads. There will be a drop down box; Select NO ONE. Save your changes & then PASS THIS ON. »
Même si Facebook s’est déjà illustré par ses conditions générales parfois douteuses, l’histoire est cette fois-ci bien différente.
Tout est parti de Cheryl Smith, qui a posté une note sur son blog en ce sens :
« Change your Facebook settings or else your husband may just see a Facebook ad with your picture in it advertising hot singles in your area »
Littéralement : « Modifiez vos paramètres Facebook, ou votre mari pourrait voir votre photo dans des publicités Facebook annonçant d’intéressantes rencontres de célibataires dans votre région ». Dans la suite du billet, Cheryl raconte que sa photo a été utilisée pour la promotion de sites de rencontres sans son accord, et généralise malheureusement un peu vite sur l’origine de ces publicités, en les attribuant à tort à Facebook.
Ce billet a été repris, dérivé et déformé sur de nombreux autres blogs, journaux, et même sur les « murs » (Walls) d’une palanquée d’utilisateurs légitimement inquiets qui ont rapidement pris conscience d’un paramètre caché de Facebook. « On complexifie à l’extrême les conditions générales pour qu’on ne soit pas en mesure de les comprendre » – vous imaginez le scénario.
En réalité, Facebook n’y est pour rien : il s’agit d’applications tierces quelconques et probablement inutiles volontairement ajoutées par les utilisateurs, qui ont soutiré toutes les photos disponibles sur les profils de ceux qui les avaient installées pour les utiliser dans lesdites pubs.
Le problème est posé mais la solution proposée est un placebo. Certes, chacun devrait lire les Conditions Générales avant de s’inscrire, ou au moins parcourir les paramètres de confidentialité proposés par Facebook pour paramétrer correctement son compte. Mais dans notre cas, les paramètres de sécurité Facebook ne résoudront pas le problème. Au contraire, la solution est bien plus complexe : il faut éduquer l’utilisateur pour qu’il n’installe aucune application « amusante » dont il n’a pas expressément besoin.
Sur Facebook, chaque application a accès à toutes vos données et à toutes celles de vos contacts. Toutes les applications installées par vos contacts ont accès à vos photos, à votre mur, à vos informations personnelles, et peuvent les utiliser comme elles le souhaitent et sans limitation. Ça, par contre, ça n’inquiète personne.
A défaut d’inventer le fil à couper le beurre…
… la Picardie développe la poudre d’eau.

C’est au hasard d’une publicité dans le métro que j’ai découvert l’existence de l’eau en poudre : ce que même Wikipedia prend pour un canular deviendra bientôt monnaie courante grâce à des équipes de chercheurs de Picardie.
Comment est-ce possible ?
Transformer une matière en poudre ne signifie pas nécessairement lyophiliser (i.e, déshydrater à basse température pour obtenir une matière sèche) à l’image d’une soupe instantanée.
Au contraire, l’eau en poudre, bien que sèche en apparence, comporte 98% d’eau, enfermée dans des microcapsules en silice. Pour que cela fonctionne, le silice utilisé doit être hydrophobe (il n’aime pas l’eau). L’eau est libérée par simple frottement ou par évaporation.
Quelles applications ?
Les applications imaginées pour l’instant sont les suivantes :
- Les murs anti-incendies : l’eau est libérée au contact du feu ;
- Le transport de produits tels que des vaccins ;
- L’agriculture, en semant les graines en même temps que la poudre d’eau, ce qui permet de limiter les arrosages.
La poudre d’eau est pour l’instant un projet prometteur, mais la potabilité d’une telle eau est à mon sens à étudier, au vu de la présence de silice, de xylitol et de tréhalose (deux édulcorants) dans la poudre.
A suivre
Actuellement en Irlande pour quelques jours de vacances, les mises à jour de cet espace risquent d’être plus sporadiques.
Pour vous faire patienter, voici l’actualité de la journée que vous avez peut-être manquée : Toyota dévoile un fauteuil roulant contrôlable par la pensée. Une excellente nouvelle qui va dans le sens du développement de la neurologie, comme le présentait déjà Bernard Werber dans l’Ultime Secret dès 2001.
« Conservez votre offre, ce sera plus sûr »
Après les vendeurs Darty et FNAC qui vous « donnent plus d’informations » en lisant les étiquettes des produits, après Samsung qui a un support client rapide ou efficace, au choix, testons aujourd’hui les connaissances des vendeurs de produits d’un grand opérateur téléphonique.
Fidèle abonné à l’offre pré-payée dudit opérateur (quoiqu’il ne s’agisse à vrai dire pas d’un abonnement, les utilisateurs pré-payé étant à peine considérés comme clients), je me suis posé la question pourtant simple de savoir ce qu’allait devenir mon crédit en cas de migration vers un forfait. Question probablement très classique.
Pour la hotline, « c’est reporté »
Mardi soir, je contacte la hotline pour un tout autre sujet. A la fin de la conversation, je pose enfin cette question pour obtenir la réponse suivante :
Opérateur : Le crédit de votre offre, Monsieur, il est reporté.
Moi : Mais reporté comment, en temps de communication, en avoir sur prochaines facture, en… ?
Opérateur : Il est reporté intégralement, Monsieur, j’vous dis, il est reporté.
Pour une enseigne partenaire, « c’est probablement conservé »
De passage dans un grand centre commercial de la Capitale, j’aborde la question dans une enseigne partenaire de l’opérateur, qui commercialise tous les produits mobiles et multimédia de celui-ci. Instructif.
Conseillère : Oh, oui, probablement, ça doit vous être restitué, non ?
Moi : Restitué ? Par virement ? Étrange… Ou en temps de communication, plutôt ?
Conseillère : Ah ça doit être ça : c’est probablement conservé en temps de communication.
Pour une boutique de l’opérateur, « il vaut mieux tout consommer »
Dix minutes plus tard, peu convaincu de la réponse, je me dirige vers la boutique de l’opérateur la plus proche. Même combat pour obtenir une réponse.
Conseiller : Moi je vous conseille de tout consommer, on sait jamais ce que ça devient, le crédit !
Moi : Et sinon, si on ne veut pas tout consommer de suite ?
Conseiller : Alors je vous conseille de conserver votre offre mobile jusqu’à avoir tout consommé, ce sera plus sûr.
Au final, la question n’est toujours pas résolue, et aucun conseiller n’a souhaité s’engager sur la possibilité qu’il a avancée. Preuve s’il en faut que le domaine de la formation des vendeurs sur les dizaines d’offres et de migrations possibles est un sujet particulièrement complexe et difficilement maîtrisable, d’autant plus lorsque certains vendeurs ne dépendent pas directement de l’opérateur.
Coeur de Pirate : plus douce qu’un marin
Auteure, compositrice, interprète et surtout pianiste, la québecoise Béatrice Martin – alias Coeur de Pirate – enchante et envoûte la scène francophone.
Une douzaine de chansons courtes pour décrire une fille d’une vingtaine d’années qui termine à peine ses études d’arts, lettres et communications. Et si nous la découvrons à peine, le Canada s’extasie depuis quelques mois déjà sur ses tatouages et sur son minois (en québecois dans le texte), au point d’avoir parlé d’elle avant même son premier single.

« Ensemble », dont le très beau clip a été dévoilé, résume toute cette ambiance en apparence joyeuse d’une fille toujours souriante mais qui laisse transparaître ses tourments :
La pianiste immortalise [sur son album] plusieurs chagrins d’amour déchirants. « C’est pour ça que mes chansons sont courtes. Autrement, le disque aurait été assommant », rigole la Montréalaise [...] « Sérieusement, un coeur de pirate, c’est un coeur qui même après avoir été piétiné à maintes reprises peut encore aimer avec autant d’ardeur et de confiance. C’est un coeur qu’on a pillé, mais qui s’est relevé. Parallèlement, un coeur de pirate c’est aussi une facette inhérente de l’âme humaine. C’est triste à dire, mais un pirate, c’est infidèle, et ça ne doit rien à personne. » – Voir.ca
Son album éponyme est disponible en écoute légale sur internet. Coeur de Pirate sera en concert à La Cigale (Paris) le 10 octobre.
Distributeurs piratés & fraudes à la carte bancaire
Les fraudes à la carte bancaire deviennent de plus en plus fréquentes, et les banques commencent à peine à sensibiliser les utilisateurs sur les altérations que peuvent subir les distributeurs de billets pour capturer les informations présentes sur les cartes bancaires, qu’il s’agisse du contenu de la piste magnétique ou du code PIN.
Pourtant, ce problème est bel et bien mondial. Une entreprise de sécurité australienne illustre ce sujet via des images de quelques distributeurs de billets attaqués (en anglais : ATM) et quelques conseils pour les repérer : le document est disponible par ici.
Au final, une lecture attentive du PDF amène plusieurs remarques :
- Il faut de préférence toujours utiliser les mêmes distributeurs, et mémoriser leurs formes ;
- Seule une comparaison du lecteur de cartes avec l’image située sur l’écran permet de savoir d’une manière fiable s’il y a une installation pirate (mais tous les distributeurs n’affichent pas encore l’image du lecteur) ;
- Les modifications des lecteurs ne sont pas simples et grossières, mais de plus en plus adaptées aux distributeurs et ainsi discrètes. Certaines techniques ne nécessitent même pas de lecteur de cartes, mais juste des caméras ;
- Ces cas de piratage ne concernent pas que les distributeurs d’argent, mais aussi les distributeurs de billets (type SNCF), les distributeurs d’essence 24/7, etc.
En cas de fraude, vous avez 70 jours pour faire opposition à votre banque. Selon votre carte, il est possible que ces fraudes soient prises en charge et remboursées, ou qu’elles vous soient facturées jusqu’à un plafond de 150 euros. Renseignez-vous auprès de votre banque pour vous en assurer.
Via.
Disney : les mêmes scènes, beaucoup de films
Tous les films Disney partagent les mêmes scènes, les mêmes mouvements… C’est en tous cas ce que laisse croire une vidéo qui a désormais fait le tour de l’Internet.
Avant d’aller plus loin, visionnons ensemble ladite vidéo.
Link: www.youtube.com
Passons sur la musique de fond… Et revenons sur quelques uns des films Disney concernés par ce phénomène de copie :
- Blanche-Neige et les sept nains – 1937, 1er long-métrage Disney, budget 1.5M US$
- La Belle au bois dormant – 1959, budget 6M US$
- les 101 dalmatiens – 1961, réalisé part. par W. Reitherman, 4M US$
- Le Livre de la jungle – 1967, par Wolfgang Reitherman, 20M US$
- les Artistochats – 1970, par Wolfgang Reitherman, 4M US$
- Robin des bois – 1973, par Wolfgang Reitherman, 1.5M US$
- La Belle et la Bête – 1991, budget 25M US$
La faiblesse du budget de Robin des bois et la présence du même réaliseur que sur d’autres Disney auront ainsi favorisé les copies et réutilisations. Ce constat n’aura pas attendu l’apparition de cette vidéo : de nombreux articles abordent déjà ce sujet, dont celui de Wikipédia :
As the film allotted a small budget, the artists referenced footage from previous animated features. [...]
- The characters’ movements strongly resemble those from The Jungle Book, The Aristocats, and Snow White and the Seven Dwarfs. [...]
- At the end of the movie, a sound clip of the church bells ringing in Cinderella was used for the wedding church bells.
Un autre facteur déterminant aura été la mort de Walt Disney, fin 1966 : Robin des bois est en effet le premier film créé sans l’implication directe de Walt Disney.
Mais si les mouvements restent les mêmes, n’oublions pas que pendant longtemps, les dessins animés étaient réalisés manuellement image par image. Ce recyclage aura permis de faciliter la conception des scènes, mais n’aura apporté qu’un gain limité du point de vue de la réalisation.
L’honneur est sauf !
C’est jaune, c’est moche, mais ça nous fait bien rire
Ces bouts de carton nommés « Informations département 75″ ou « Vos services pratiques », déposés régulièrement dans nos boîtes aux lettres par des sociétés de plomberie, serrurerie ou d’électricité, réservent souvent quelques surprises.
Pour les moins urbains d’entre nous, voici un exemple de publicité – pardon, une liste importante de services utiles – dans laquelle des services publics (préfecture, SAMU, SOS Médecins) cotoient des services bel et bien privés. Comparez donc les différents numéros de la colonne de gauche pour vous en convaincre.

Image personnelle – Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Mais n’en voulons pas (trop) à ces entreprises de vouloir faire passer leurs services comme « numéro unique officiel de contact en cas de bris de glace » puisqu’en contrepartie, elles nous permettent de rire en lisant ceci :

Eh oui, le numéro de réservation SNCF doit désormais être considéré comme un service de santé publique. Dites, c’est remboursé par la sécu ?
Bienvenue
Pour parcourir l'historique, n'hésitez pas à visiter les archives mois par mois avec les liens ci-dessous.
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