« Conservez votre offre, ce sera plus sĂ»r» 


Après les vendeurs Darty et FNAC qui vous « donnent plus d’informations»  en lisant les Ă©tiquettes des produits, après Samsung qui a un support client rapide ou efficace, au choix, testons aujourd’hui les connaissances des vendeurs de produits d’un grand opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonique.

Fidèle abonnĂ© Ă  l’offre prĂ©-payĂ©e dudit opĂ©rateur (quoiqu’il ne s’agisse Ă  vrai dire pas d’un abonnement, les utilisateurs prĂ©-payĂ© Ă©tant Ă  peine considĂ©rĂ©s comme clients), je me suis posĂ© la question pourtant simple de savoir ce qu’allait devenir mon crĂ©dit en cas de migration vers un forfait. Question probablement très classique.

Pour la hotline, « c’est reportĂ©» 

Mardi soir, je contacte la hotline pour un tout autre sujet. A la fin de la conversation, je pose enfin cette question pour obtenir la réponse suivante :

Opérateur : Le crédit de votre offre, Monsieur, il est reporté.
Moi : Mais reportĂ© comment, en temps de communication, en avoir sur prochaines facture, en… ?
OpĂ©rateur : Il est reportĂ© intĂ©gralement, Monsieur, j’vous dis, il est reportĂ©.

Pour une enseigne partenaire, « c’est probablement conservĂ©» 

De passage dans un grand centre commercial de la Capitale, j’aborde la question dans une enseigne partenaire de l’opĂ©rateur, qui commercialise tous les produits mobiles et multimĂ©dia de celui-ci. Instructif.

Conseillère : Oh, oui, probablement, ça doit vous être restitué, non ?
Moi : RestituĂ© ? Par virement ? Étrange… Ou en temps de communication, plutĂ´t ?
Conseillère : Ah ça doit ĂŞtre ça : c’est probablement conservĂ© en temps de communication.

Pour une boutique de l’opĂ©rateur, « il vaut mieux tout consommer» 

Dix minutes plus tard, peu convaincu de la rĂ©ponse, je me dirige vers la boutique de l’opĂ©rateur la plus proche. MĂŞme combat pour obtenir une rĂ©ponse.

Conseiller : Moi je vous conseille de tout consommer, on sait jamais ce que ça devient, le crédit !
Moi : Et sinon, si on ne veut pas tout consommer de suite ?
Conseiller : Alors je vous conseille de conserver votre offre mobile jusqu’Ă  avoir tout consommĂ©, ce sera plus sĂ»r.

Au final, la question n’est toujours pas rĂ©solue, et aucun conseiller n’a souhaitĂ© s’engager sur la possibilitĂ© qu’il a avancĂ©e. Preuve s’il en faut que le domaine de la formation des vendeurs sur les dizaines d’offres et de migrations possibles est un sujet particulièrement complexe et difficilement maĂ®trisable, d’autant plus lorsque certains vendeurs ne dĂ©pendent pas directement de l’opĂ©rateur.

Coeur de Pirate : plus douce qu’un marin


Auteure, compositrice, interprète et surtout pianiste, la quĂ©becoise BĂ©atrice Martin – alias Coeur de Pirate – enchante et envoĂ»te la scène francophone.

Une douzaine de chansons courtes pour dĂ©crire une fille d’une vingtaine d’annĂ©es qui termine Ă  peine ses Ă©tudes d’arts, lettres et communications. Et si nous la dĂ©couvrons Ă  peine, le Canada s’extasie depuis quelques mois dĂ©jĂ  sur ses tatouages et sur son minois (en quĂ©becois dans le texte), au point d’avoir parlĂ© d’elle avant mĂŞme son premier single.

48351_5

« Ensemble» , dont le très beau clip a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©, rĂ©sume toute cette ambiance en apparence joyeuse d’une fille toujours souriante mais qui laisse transparaĂ®tre ses tourments :

La pianiste immortalise [sur son album] plusieurs chagrins d’amour dĂ©chirants. « C’est pour ça que mes chansons sont courtes. Autrement, le disque aurait Ă©tĂ© assommant» , rigole la MontrĂ©alaise [...] « SĂ©rieusement, un coeur de pirate, c’est un coeur qui mĂŞme après avoir Ă©tĂ© piĂ©tinĂ© Ă  maintes reprises peut encore aimer avec autant d’ardeur et de confiance. C’est un coeur qu’on a pillĂ©, mais qui s’est relevĂ©. Parallèlement, un coeur de pirate c’est aussi une facette inhĂ©rente de l’âme humaine. C’est triste Ă  dire, mais un pirate, c’est infidèle, et ça ne doit rien Ă  personne.» Voir.ca

Son album éponyme est disponible en écoute légale sur internet. Coeur de Pirate sera en concert à La Cigale (Paris) le 10 octobre.

Distributeurs piratés & fraudes à la carte bancaire


Les fraudes Ă  la carte bancaire deviennent de plus en plus frĂ©quentes, et les banques commencent Ă  peine Ă  sensibiliser les utilisateurs sur les altĂ©rations que peuvent subir les distributeurs de billets pour capturer les informations prĂ©sentes sur les cartes bancaires, qu’il s’agisse du contenu de la piste magnĂ©tique ou du code PIN.

Pourtant, ce problème est bel et bien mondial. Une entreprise de sécurité australienne illustre ce sujet via des images de quelques distributeurs de billets attaqués (en anglais : ATM) et quelques conseils pour les repérer : le document est disponible par ici.

Au final, une lecture attentive du PDF amène plusieurs remarques :

  • Il faut de prĂ©fĂ©rence toujours utiliser les mĂŞmes distributeurs, et mĂ©moriser leurs formes ;
  • Seule une comparaison du lecteur de cartes avec l’image situĂ©e sur l’Ă©cran permet de savoir d’une manière fiable s’il y a une installation pirate (mais tous les distributeurs n’affichent pas encore l’image du lecteur) ;
  • Les modifications des lecteurs ne sont pas simples et grossières, mais de plus en plus adaptĂ©es aux distributeurs et ainsi discrètes. Certaines techniques ne nĂ©cessitent mĂŞme pas de lecteur de cartes, mais juste des camĂ©ras ;
  • Ces cas de piratage ne concernent pas que les distributeurs d’argent, mais aussi les distributeurs de billets (type SNCF), les distributeurs d’essence 24/7, etc.

En cas de fraude, vous avez 70 jours pour faire opposition Ă  votre banque. Selon votre carte, il est possible que ces fraudes soient prises en charge et remboursĂ©es, ou qu’elles vous soient facturĂ©es jusqu’Ă  un plafond de 150 euros. Renseignez-vous auprès de votre banque pour vous en assurer.

Via.

Disney : les mêmes scènes, beaucoup de films


Tous les films Disney partagent les mĂŞmes scènes, les mĂŞmes mouvements… C’est en tous cas ce que laisse croire une vidĂ©o qui a dĂ©sormais fait le tour de l’Internet.

Avant d’aller plus loin, visionnons ensemble ladite vidĂ©o.

Medium: www.youtube.com
Link: www.youtube.com

Passons sur la musique de fond… Et revenons sur quelques uns des films Disney concernĂ©s par ce phĂ©nomène de copie :

  • Blanche-Neige et les sept nains – 1937, 1er long-mĂ©trage Disney, budget 1.5M US$
  • La Belle au bois dormant – 1959, budget 6M US$
  • les 101 dalmatiens – 1961, rĂ©alisĂ© part. par W. Reitherman, 4M US$
  • Le Livre de la jungle – 1967, par Wolfgang Reitherman, 20M US$
  • les Artistochats – 1970, par Wolfgang Reitherman, 4M US$
  • Robin des bois – 1973, par Wolfgang Reitherman, 1.5M US$
  • La Belle et la BĂŞte – 1991, budget 25M US$

La faiblesse du budget de Robin des bois et la prĂ©sence du mĂŞme rĂ©aliseur que sur d’autres Disney auront ainsi favorisĂ© les copies et rĂ©utilisations. Ce constat n’aura pas attendu l’apparition de cette vidĂ©o : de nombreux articles abordent dĂ©jĂ  ce sujet, dont celui de WikipĂ©dia :

As the film allotted a small budget, the artists referenced footage from previous animated features. [...]

  • The characters’ movements strongly resemble those from The Jungle Book, The Aristocats, and Snow White and the Seven Dwarfs. [...]
  • At the end of the movie, a sound clip of the church bells ringing in Cinderella was used for the wedding church bells.

Un autre facteur dĂ©terminant aura Ă©tĂ© la mort de Walt Disney, fin 1966 : Robin des bois est en effet le premier film créé sans l’implication directe de Walt Disney.

Mais si les mouvements restent les mĂŞmes, n’oublions pas que pendant longtemps, les dessins animĂ©s Ă©taient rĂ©alisĂ©s manuellement image par image. Ce recyclage aura permis de faciliter la conception des scènes, mais n’aura apportĂ© qu’un gain limitĂ© du point de vue de la rĂ©alisation.

L’honneur est sauf !

C’est jaune, c’est moche, mais ça nous fait bien rire


Ces bouts de carton nommĂ©s « Informations dĂ©partement 75″ ou « Vos services pratiques» , dĂ©posĂ©s rĂ©gulièrement dans nos boĂ®tes aux lettres par des sociĂ©tĂ©s de plomberie, serrurerie ou d’Ă©lectricitĂ©, rĂ©servent souvent quelques surprises.

Pour les moins urbains d’entre nous, voici un exemple de publicitĂ© – pardon, une liste importante de services utiles – dans laquelle des services publics (prĂ©fecture, SAMU, SOS MĂ©decins) cotoient des services bel et bien privĂ©s. Comparez donc les diffĂ©rents numĂ©ros de la colonne de gauche pour vous en convaincre.

informations-departement
Image personnelle – Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Mais n’en voulons pas (trop) Ă  ces entreprises de vouloir faire passer leurs services comme « numĂ©ro unique officiel de contact en cas de bris de glace»  puisqu’en contrepartie, elles nous permettent de rire en lisant ceci :

informations-departement-2

Eh oui, le numĂ©ro de rĂ©servation SNCF doit dĂ©sormais ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un service de santĂ© publique. Dites, c’est remboursĂ© par la sĂ©cu ?

Journée sans Chocolat, jamais deux sans trois


Hey, psst, cette annĂ©e aussi, la JournĂ©e sans Chocolat tombe le 12ème jour du mois suivant Pâques – c’est-Ă -dire demain 12 mai.

jsc-2009
Biscotti Al Cioccolato (Chocolate Biscuits), Umbria, Italy ( source)

Nul besoin de vous la prĂ©senter Ă  nouveau, vous savez tous qu’il s’agit de tenir deux fois douze heures sans protĂ©ger nos artères contre l’athĂ©rosclĂ©rose… Bonne « JSC»  Ă  tous !

Grippe A : du catastrophisme à la modération


C’est bientĂ´t la fin du monde. PrĂ©parez-vous Ă  la nouvelle peste, nos 4 cas français confirmĂ©s de grippe dite porcine A/H1N1 ne font qu’annoncer des millions d’infections…

… C’est en effet ce que les ‘experts’ ont prĂ©dit :

« La situation est pandĂ©mique. [...] Lorsqu’il y a une pandĂ©mie, plus de la moitiĂ© de la population du monde est infectĂ©e. [...] Ce virus se propage très vite dans l’espèce humaine. On peut s’attendre Ă  ce qu’il touche le monde entier très rapidement»  (Pr. Patrick BERCHE, professeur de microbiologie, chef de service Ă  l’hĂ´pital Necker, le 29/04/2009 pour le Figaro)

Alors que le commun des mortels dévalise les pharmacies et fait ses réserves (ou pas), deux jours plus tard (le 01/05/2009), le même quotidien* annonce :

« Grippe : virus moins virulent que redoutĂ©. [...] Cette infection se comporte comme une grippe saisonnière, pas comme la pandĂ©mie de 1918 ou mĂŞme de 1968, alors que la virulence de ce virus (A/H1N1) ne paraĂ®t pas extrĂŞmement forte»  ( brève le Figaro, 01/05/2009)

Cette brève ne sera pas dans les gros titres avant le 04/05/2009, où elle apparaît complétée de la sorte :

« Â«Lors de l’arrivĂ©e du virus de la grippe aviaire H5N1 il y a quelques annĂ©es, nous avons beaucoup travaillĂ© pour identifier les marqueurs de la pathogĂ©nicitĂ© du virus de la grippe, explique le professeur Bruno Lina, directeur du centre de rĂ©fĂ©rence de la grippe pour le sud de la France (Lyon). Cela nous permet de voir que le nouveau virus H1N1 ne dispose pas des Ă©quipements nĂ©cessaires pour ĂŞtre particulièrement virulent.» [...] Aux États-Unis, deuxième pays le plus touchĂ©, le directeur des centres fĂ©dĂ©raux de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC), Richard Besser, a estimĂ© hier «encourageant de constater que ce virus n’avait pas l’air jusqu’Ă  prĂ©sent plus sĂ©vère qu’une souche de grippe saisonnière».»  ( Le Figaro, 04/05/2009)

Le jour suivant, les mĂ©dias nous expliquent les mesures possibles du niveau d’alerte pandĂ©mique 5B (en sachant que nous sommes en 5A depuis le 30/05/2009) :

Niveau 5 B et 6 : le virus se rĂ©pand en France, l’Ă©tat de pandĂ©mie est dĂ©clarĂ©. [...] Les personnes indemnes sont incitĂ©es Ă  porter des masques dans les lieux publics. Les mouvements de la population sont restreints : dans les zones les plus gravement touchĂ©es les transports en commun restent Ă  quai, on incite les Français Ă  faire des stocks de nourriture pour Ă©viter les sorties trop frĂ©quentes. Les Ă©tablissements scolaires sont fermĂ©s sur tout le territoire, l’enseignement est assurĂ© par vidĂ©o, et les spectacles et les manifestations publiques sont annulĂ©s. Le travail Ă  distance est dĂ©veloppĂ©. [...] L’Etat met Ă©ventuellement en place un contrĂ´le des prix, a le pouvoir de rĂ©quisitionner les personnes, biens ou services. ( Le Figaro, 05/05/2009)

Bien que le virus ne soit « pas plus sĂ©vère qu’une souche de grippe saisonnière» , nous sommes Ă  deux pas du niveau maximal, dans lequel nous serons invitĂ©s Ă  rester chez nous et Ă  faire des rĂ©serves de nourriture…

Pire encore, et c’est lĂ  le but de mon article, le gouvernement a ouvert le 30/04/2009 le site web « PandĂ©mie grippale : Guide pratique de la vie quotidienne en cas de pandĂ©mie»  qui explique ceci :

« Au plus fort de la pandĂ©mie, il faudra vous attendre Ă  ce que certains bureaux et guichets soient fermĂ©s. De manière gĂ©nĂ©rale, ne vous y rendez qu’en cas d’absolue nĂ©cessitĂ© : vous limiterez ainsi les files d’attente, qui sont des lieux de propagation des virus. Avant de vous dĂ©placer, tĂ©lĂ©phonez d’abord pour savoir si le bureau ou le guichet fonctionne et, le cas Ă©chĂ©ant, si votre problème ne peut ĂŞtre rĂ©glĂ© Ă  distance ou diffĂ©rĂ©» 

« Au restaurant et au cafĂ©, il conviendra d’observer les règles mises en place par les Ă©tablissements. Les tables seront plus espacĂ©es, ou bien le nombre de chaises Ă  chaque table sera adaptĂ©, afin de respecter la distance de protection sanitaire de 2 mètres, nĂ©cessaire entre les personnes pour Ă©viter au maximum la contagion.

« Les rĂ©unions, les rendez-vous physiques et, de manière gĂ©nĂ©rale, tout rassemblement qui gĂ©nèrera une grande concentration humaine seront dĂ©conseillĂ©s, diffĂ©rĂ©s voire supprimĂ©s, au profit de solutions alternatives telles qu’Internet, Ă©changes tĂ©lĂ©phoniques ou visioconfĂ©rences. [...] Cependant, pour les rĂ©unions oĂą chacun des participants doit ĂŞtre nĂ©cessairement prĂ©sent, certaines dispositions devront ĂŞtre prises : [...] Ă©vitez une trop forte concentration humaine dans la salle de rĂ©union en respectant une distance de protection sanitaire de 2 mètres entre les participants. A ce titre, enlever une chaise sur deux ou trois, dans la salle de rĂ©union, pourra ĂŞtre une bonne initiative.» 

« Comme il est difficile de savoir qui manquera Ă  son poste, les entreprises et organismes ont intĂ©rĂŞt Ă  prĂ©voir une polyvalence au sein de leurs personnels pour assurer les fonctions essentielles au maintien de leur activitĂ©. « 

Il y en a d’autres qu’il est intĂ©ressant de lire

Tandis que les mĂ©dias reviennent sur l’importance du phĂ©nomène, le gouvernement met en place un site dĂ©diĂ© Ă  la vie quotidienne en cas de pandĂ©mie. Si ce n’est pas la grippe A/H1N1 qui nous tuera, il est vraisemblable que des Ă©pidĂ©mies de ce type se reproduiront dans le futur avec des consĂ©quences plus graves. Certains vont jusqu’Ă  dire que la guerre des tranchĂ©es est peu Ă  peu remplacĂ©e par la guerre de l’information et par la guerre bactĂ©riologique ( souvenez-vous)…

* J’ai choisi les articles du Figaro pour de nombreuses raisons, une d’entre elles Ă©tant que les articles restent indĂ©finiment disponibles.

Coco avant Chanel : Amélie a bien changé


Difficile de rater l’affiche du film «  Coco avant Chanel« , visible sur tous les panneaux publicitaires de vos villes respectives… sauf dans le mĂ©tro.

coco_avant_chanel_tautou
Coco avant Chanel – Image du film

Et pourtant ! Est-ce vraiment l’image que nous avons d’Audrey Tautou ?

Audrey, c’est celle qui cultive un goĂ»t particulier pour les tout petits plaisirs : plonger la main au plus profond d’un sac de grains, briser la croĂ»te des crèmes brĂ»lĂ©es avec la pointe de la petite cuillère, et faire des ricochets sur le canal Saint-Martin.

Audrey, c’est AmĂ©lie. Elle vit dans un monde imaginaire, sans personne avec qui partager son coeur gros comme ça. DĂ©sormais, au grand jour, elle rĂ©pare les cafouillages et dĂ©sordres de la vie des autres.

Audrey, c’est tout cela, et c’est bien plus encore. C’est celle qui nous a fait dĂ©couvrir Paris, Ă  nous autres jeunes provinciaux, c’est celle Ă  laquelle on pense en montant les marches de Montmartre ou en passant près d’un photomaton Ă  la Gare de l’Est.

Pour d’autres, Audrey, c’est aussi Mathilde ( Un long dimanche de fiançailles), ou mĂŞme Marie ( VĂ©nus BeautĂ© (Institut)), mais non, vraiment, non, ce n’est pas Coco Chanel : je ne peux dĂ©cidĂ©ment me rĂ©soudre Ă  voir AmĂ©lie fumer.

La cigarette de la photo m’Ă©loigne peu Ă  peu de mes rĂŞves dans lesquels AmĂ©lie insuffle un peu de vie Ă  un aveugle et Ă©nonce fièrement :

« Sans toi les Ă©motions d’aujourd’hui ne seraient que la peau morte des Ă©motions d’autrefois.» 

L’histoire de l’Internet en vidĂ©o


Pour savoir oĂą nous en sommes aujourd’hui, et comment nous devrons Ă©voluer demain, il faut savoir d’oĂą nous venons. Imaginez-vous seulement Ă  quel point l’histoire de l’Internet est liĂ©e aux Ă©venements politiques de ces dernières annĂ©es ?

Cette petite vidĂ©o de l’allemand Melih Bilgil, particulièrement bien rĂ©alisĂ©e mĂŞme si rĂ©servĂ©e aux anglophiles, vous en apprendra peut-ĂŞtre beaucoup sur l’origine des technologies actuelles et du rĂ©seau des rĂ©seaux. A voir en plein Ă©cran ! Via.

UPDATE : Une version traduite en français est désormais disponible.

Un condensé de minorités à la Nouvelle Star


Ce soir, en zappant, je suis tombĂ© sur la Nouvelle Star 2009. Loin de moi l’idĂ©e de vous parler des talents de l’un ou des horreurs de l’autre, mais revenons tout de mĂŞme le temps d’un billet sur quelques uns des profils retenus pour l’Ă©dition 2009. Voici ceux sur lesquels nous allons nous arrĂŞter :

nouvellestar2009
Source images : site officiel

Chaque candidat citĂ© ici reprĂ©sente un univers particulier, un public privilĂ©giĂ© de la Nouvelle Star. Dans l’ordre, de haut en bas et de gauche Ă  droite, nous avons :

CamĂ©lia Jordana, dite « Ugly Betty» .
Public cible : les jeunes filles mal dans leur peau qui s’identifient Ă  une fille pas particulièrement jolie. Je suppose que c’est Ă  cause de cela qu’ils ne lui ont pas encore changĂ© ses lunettes.

Dalé, originaire du Rwanda.
Public cible : la communauté noire, africaine, les symathisants, etc. Et ceux qui aiment ceux qui chantent bien.

Mahdi, originaire de Casablanca, au Maroc.
Public cible : la communauté maghrebine française.

Soan, le premier de la seconde ligne, au look « rocker»  Ă  tendance gothique (mais je vais me faire frapper par les « vrais» )
Public cible : les jeunes mal dans leur peau qui s’identifient Ă  cette image d’anti-conformisme.

Maria Paz, une jolie chilienne.
Public cible : les mâles.

MĂ©lissa, camerounaise et algĂ©rienne, et très… heu… sensible ?
Public cible : les jeunes filles qui aiment la sensibilité et les larmes de Mélissa.

Thomas, le premier de la troisième ligne, gay et toujours accompagné de sa mère.
Public cible : les sympathisants gays qui apprĂ©cient le style « je suis gay et ça se voit Ă  2 kilomètres» . C’est heureusement loin d’ĂŞtre le cas de tous les gays.

Yoann, le « beau gosse» .
Public cible : les jeunes filles, représentées par celles qui crient très fort lors de ses passages.

MickaĂ«l, « diplĂ´mĂ© de musicologie» , joueur de piano, de harpe, de flĂ»te traversière et de guitare.
Public cible : le public mélomane qui pense que pour être chanteur, il faut tout de même un peu connaître la musique.

De la mĂ©nagère Ă  la jeune adolescente, des populations gays aux communautĂ©s ethniques, il est difficile de croire que ce casting soit le rĂ©sultat d’un pur hasard ou uniquement liĂ© aux compĂ©tences intrinsèques des candidats ! EspĂ©rons qu’il nous sera possible de dĂ©passer leurs diffĂ©rences d’origine ou de parcours pour nous concentrer uniquement sur leurs qualitĂ©s artistiques.

Morphing animal : les animaux du futur ?


Les mises Ă  jour sont un peu plus sporadiques en ce moment, de manière inversement proportionnelle Ă  ma charge de travail professionnel. En attendant, permettez-moi de partager quelques liens avec vous…

morphinggrenouilleetcochon

Le Sun (UK) publie les rĂ©sultats d’une compĂ©tition de morphing animal, qui a menĂ© Ă  des animaux tels que le Frogodile – une grenouille mĂŞlĂ©e Ă  un crocodile – ou encore le Frogpig (en photo ci-dessus).

Toutes ces images particulièrement rĂ©alistes ont Ă©tĂ© créées avec le logiciel d’Ă©dition Aviary – logique, lorsqu’on sait que c’est la sociĂ©tĂ© Ă©ditrice d’Aviary qui est Ă  l’origine de ce concours. Les mieux rĂ©ussies d’entre elles sont disponibles sur le site du Sun. A dĂ©couvrir !

( Via)

Souriez, voici le pigeonnier roulant


Depuis des annĂ©es, je cumule des S’Miles grâce au programme de fidĂ©litĂ© de la SNCF. Chaque euro dĂ©pensĂ© Ă  la SNCF ramène 1.5 « S’Miles» , l’Ă©quivalent roulant des « Miles»  aĂ©riens (coĂ»t du S’Miles : 0.6€). J’ai rĂ©cemment dĂ©couvert qu’il Ă©tait possible d’utiliser cette mĂŞme carte dans les enseignes Monoprix, oĂą 4 euros dĂ©pensĂ©s ramènent 1 S’Miles (coĂ»t du S’Miles : 4€).

Ces points peuvent ĂŞtre Ă©changĂ©s contre des billets, des cartes ou des bons d’achats : la carte 12-25 coĂ»te 49€ ou « 39€ + 1000 S’Miles» , et un bon d’achat Monoprix de 10€ coĂ»te 1000 S’Miles. Cela permet donc de positionner la valeur d’1 S’Miles Ă  0.01€

Chez Monoprix, 4€ dĂ©pensĂ©s rapportent ainsi 0.01€ : il vous faudra donc dĂ©bourser 4000€ pour obtenir un bon d’achat de 10€. Pour illustrer, une famille ayant un panier moyen de 100€ par semaine (somme dĂ©jĂ  Ă©levĂ©e) cumulera Ă  peine plus de 10€ par an.

Après le Club Total qui offre 5€ par an à ses clients fidèles, voici Monoprix qui offre moins de 3€ par an à un célibataire. Et dire que ça marche !

Et si on se mariait… au froid ?


MĂŞme si je n’ai pas passĂ© mon enfance Ă  rĂŞver Ă  mon mariage, il m’arrive d’y penser et de l’imaginer comme un moment exceptionnel, surprenant, unique et… diffĂ©rent.

Tenez, prenons par exemple l’Ă©glise de Jukkasjärvi, en Suède, faite de glace et de neige, et reconstruite chaque hiver pour le plaisir de plus d’une centaine de couples par an.

ice_church07
« Ice Church»  ( source)

Quoi de plus agréable que la transparence de la glace, que la beauté du blanc, pour rompre avec les si traditionnelles cathédrales en pierre ou en briques ?

Et lorsqu’une charmante princesse m’aura donnĂ© son coeur, je lui proposerai Ă  mon tour « d’Ă©changer des voeux Ă©ternels dans une Ă©glise Ă©phĂ©mère» .

( Source)

Ma vie, mes oeuvres, mes droits


Imaginez la scène : dans le cadre d’un projet en entreprise, vous inventez quelque chose qui va tripler le chiffre d’affaires de votre boite. Qu’il s’agisse d’un dĂ©veloppement, d’un article ou d’une simple idĂ©e, qui en est vraiment propriĂ©taire ?

Je suis récemment tombé sur une histoire racontée par Joel Spolsky, et en voici le résumé :

Il y a quelques annĂ©es, Joel a embauchĂ© un jeune dĂ©veloppeur pour l’Ă©tĂ©. Au cours de son contrat, celui-ci est venu le voir en lui proposant de mettre en place un système de petites annonces d’emploi sur le site de l’entreprise « Joel on Software»  pour laquelle tous deux travaillaient. Un mois plus tard, le module Ă©tait en place sur ledit site. Deux ans sont passĂ©s, et ce projet Ă  l’origine très simple leur a permis de gagner plus d’un million de dollars.

Leur problème a Ă©tĂ© le suivant : comment rĂ©compenser un employĂ© pour une idĂ©e de ce type ? Est-ce « son boulot»  de trouver de bonnes idĂ©es ? Doit-on le rĂ©compenser ? Comment quantifier les performances de ses employĂ©s dans des cas comme celui-ci, alors que seule une infime partie de leur travail est directement visible de leurs supĂ©rieurs ? Et si une rĂ©compense est donnĂ©e, comment Ă©viter les guerres internes ?

Pour Ă©largir le dĂ©bat, je me suis longtemps demandĂ© quelle part des idĂ©es des employĂ©s appartenait Ă  l’entreprise, et quelle part pouvait librement ĂŞtre brevetĂ©e et rĂ©utilisĂ©e par les inventeurs eux-mĂŞmes. La rĂ©ponse est tout simplement dans le Code de la PropriĂ©tĂ© Intellectuelle.

Tout d’abord, les crĂ©ations individuelles des salariĂ©s (logos, articles, logiciels, sites, …) :

  • Les crĂ©ations sont la propriĂ©tĂ© des employĂ©s (ce qui semble Ă©trange puisque l’employeur souhaite pouvoir les utiliser comme bon lui semble)
  • Deux cas particuliers sont Ă  noter : les droits sur les articles journalistiques et sur les logiciels sont automatiquement cĂ©dĂ©s aux employeurs.
  • Les autres droits sur les crĂ©ations doivent ĂŞtre cĂ©dĂ©s au cas par cas aux employeurs, après crĂ©ation : il n’est pas possible de cĂ©der a priori « toutes les oeuvres que l’employĂ© crĂ©era»  dans le futur.

Ensuite, les crĂ©ations collectives des salariĂ©s (oeuvres créées par la contribution de plusieurs employĂ©s Ă  l’initiative d’une personne physique ou morale) :

  • Dès qu’il n’est pas possible de dĂ©terminer un crĂ©ateur unique pour une oeuvre (tel qu’un slogan publicitaire ou un guide touristique), l’employeur reçoit les droits d’auteur sans nĂ©cessiter de cession de droits.

Enfin, les inventions, qui se répartissent en trois catégories :

  • Les inventions de mission – lorsqu’inventer fait partie du job. Dans ce cas, l’invention appartient intĂ©gralement Ă  l’employeur.
  • Les inventions hors mission attribuables : si celles-ci ont lieu dans le cours de l’execution des fonctions de l’employĂ© ou dans le domaine d’activitĂ© de l’entreprise – voire mĂŞme en utilisant les connaissances ou techniques acquises via l’entreprise – les inventions appartiennent Ă  nouveau Ă  l’employeur.
  • Les inventions hors mission non attribuables – les autres. Dans ce dernier cas, les inventions reviennent Ă  l’employĂ©.

Un droit assez complexe et pas toujours logique, mais bon à connaître !

(Remarque : pour ĂŞtre exact, l’attribution des droits Ă  l’employeur permet tout de mĂŞme Ă  l’employĂ© de conserver des droits moraux sur ses oeuvres : droit de divulgation, droit au respect de l’oeuvre, droit au respect du nom, droit de repentir ou de retrait. Ces paragraphes ont Ă©tĂ© simplifiĂ©s pour ĂŞtre synthĂ©tiques et comprĂ©hensibles ; pour plus de dĂ©tails, vous reporter aux articles originaux)

Un diplĂ´me presque en poche


Il est des courriers qu’on ne reçoit qu’une fois dans sa vie (surtout lorsqu’ils sont en exemplaires uniques mais envoyĂ©s en deux copies), qu’on plastifie Ă  dĂ©faut de perforer, dont on n’aura plus besoin mais qu’on aura toujours rĂŞvĂ© d’avoir.

diplome-ingenieur

Il est des courriers qui marquent une Ă©tape, qui nous indiquent qu’une nouvelle vie nous attend. A dĂ©faut du vrai diplĂ´me qui nĂ©cessitera une cĂ©rĂ©monie plus officielle, celui-ci en fait partie.

Bienvenue

Pour parcourir l'historique, n'hésitez pas à visiter les archives mois par mois avec les liens ci-dessous.

Pensez également à vous abonner au flux RSS !